mardi 8 octobre 2019

La toute-puissance d’Amazon à la loupe

Le Monde en face. Le Monde selon AMAZON France 5, 20 h 50

Le Monde en face propose un voyage dans les coulisses de la plus grosse plateforme de vente en ligne, l’empire tentaculaire de Jeff Bezos. Et ce n’est pas reluisant.

 Il n’aura fallu que quelques années à Jeff Bezos pour conquérir le monde. En 1994, il est assis dans son garage, il empaquette des livres prêts à être déposés dans la boîte postale la plus proche. En 2017, il devient officiellement l’homme le plus riche du monde. Et dans le monde de Jeff Bezos, richesse rime avec puissance. Dans cette nouvelle édition, le Monde en face a tenté de décrypter les secrets de la fulgurante ascension d’Amazon.

Amazon expédie 158 colis par seconde à travers le monde.


Et d’abord, qu’est-ce qu’Amazon ? Amazon, c’est le nom d’une plateforme. Mais pas seulement. C’est devenu aujourd’hui celui d’un empire, celui de Jeff Bezos, l’ex-libraire du Web. Sa puissance, il la doit à son ambition et à sa ténacité sans mesure. Jeff Bezos voit plus loin, plus grand, et n’est pas près de jeter l’ancre. Mais à quel prix ? L’intérêt de comprendre le fonctionnement de la machine Amazon est devenu essentiel, car force est de constater que ce qui se cache derrière ce succès n’est pas reluisant. En parallèle du livre de Benoît Berthelot, l’émission le Monde en face s’est également intéressée aux secrets et à la stratégie du géant de l’Internet. Jeff Bezos a conquis le monde en contournant toutes les règles, et ne cesse de gagner en pouvoir et en territoires. Désormais, Amazon est partout.

La plateforme de vente en ligne a envahi l’Amérique, puis l’Europe, et s’attaque désormais à l’Inde. Mais ce n’est que la face cachée de l’iceberg : si sa puissance de tir commerciale est aujourd’hui reconnue, Jeff Bezos ne s’assoupit pas et cherche le développement constant. Amazon est aujourd’hui une plateforme vidéo. Amazon est aujourd’hui un acteur de l’économie. Amazon est aujourd’hui un pôle de développement technologique. Amazon est aujourd’hui un cloud, qui héberge jusqu’aux données du ministère de l’Intérieur américain. Amazon est aujourd’hui un acteur de la conquête spatiale. Amazon, c’est aujourd’hui une immensité qui étend ses tentacules partout sur le monde. Mais les tentacules ne peuvent s’emparer d’une chose sans en étouffer une autre. À commencer par les droits des travailleurs, sacrifiés partout dans le monde par Amazon.

Documentaire à voir ou revoir en replay : https://www.france.tv/documentaires/societe/1074021-le-monde-selon-amazon.html

Colombine Balcaen
Source : L'Humanité, 08/10/2019.

jeudi 27 septembre 2018

“L’Hôpital à fleur de peau” : son réalisateur commente deux scènes-clés

Codage et urgences : Cyril Denvers revient sur deux extraits de son documentaire choc sur le désarroi de l’hôpital public. Le film est diffusé ce mardi 25 septembre à 20h55 sur France 5.



Obsession de la rentabilité, détresse du personnel, perte de valeurs et de sens : L’Hôpital à fleur de peau, remarquable documentaire de Cyril Denvers tourné en immersion au centre hospitalier de Gonesse, dans le Val-d’Oise, et diffusé mardi 25 septembre sur France 5, interroge notre système de santé. A travers le quotidien des soignants, des membres des services administratifs et des malades, le film lance un cri d’alarme sur l’état de l’hôpital public et les moyens qui lui sont alloués. Pour Télérama, Cyril Denvers en commente deux scènes fortes.

Les petits comptes du codage

 

 


« Développé depuis 2009, le codage (effectué dans le cadre de la “tarification à l’acte”, dite T2A) correspond à un schéma financier : plus les médecins pratiquent d’actes médicaux, plus la Sécurité sociale paiera l’hôpital en retour. A chaque acte correspond un prix de remboursement de la Sécurité sociale. Le vice du système, c’est que le prix d’un soin donné varie d’une année à l’autre. C’est le tonneau des Danaïdes pour les médecins, qui essayent de renseigner leur système informatique sur le nombre d’actes médicaux réalisés avec des prix à la baisse, donc de moins en moins bien remboursés. Pour tenir l’assiette des financements, il leur faut donc les multiplier.