mercredi 12 décembre 2018

Le taux d’emploi des travailleurs handicapés augmente lentement

80 % des entreprises emploient directement au moins un travailleur handicapé, une part quasi stable depuis 2015.


Selon le rapport du service statistique du ministère du travail (Dares), 459 100 travailleurs handicapés étaient employés en 2016.
Selon le rapport du service statistique du ministère du travail (Dares),
459 100 travailleurs handicapés étaient employés en 2016


Les entreprises du secteur privé de plus de vingt salariés sont tenues à une obligation d’emploi de personnes en situation de handicap à hauteur de 6 %. Toutefois, ce seuil imposé aux entreprises depuis 1987 prévoit un arrondi à l’unité inférieure, soit une part des travailleurs réelle de 5,5 %.Selon le rapport du service statistique du ministère du travail (Dares), 459 100 travailleurs handicapés – 343 400 en équivalent temps pleins – étaient employés en 2016 dans les 102 100 établissements de 20 salariés ou plus, assujettis (...)

Article intégral en ligne : https://www.la-croix.com

samedi 1 décembre 2018

Emploi des handicapés, qu'en est-il 13 ans après la loi handicap de 2005 ?

Le taux d’emploi des travailleur(euse)s handicapé(e)s est de 3,4%, loin des 6% obligatoires et du principe de non-discrimination prévu par la loi handicap de 2005. Le point sur les obligations des employeurs et sur ce que prévoit la loi Avenir pro.


Les travailleurs handicapées ne sont pas uniquement des salariés en fauteuils roulants, sont également concernés les trisomiques, les autistes et autres handicapés mentaux, les sourds et malentendants, les aveugles et malvoyants, les personnes ayant des difficultés motrices, des maladies invalidantes (comme le diabète, le cancer par exemple) y compris professionnelles sans oublier les accidentés du travail. En savoir + sur https://informations.handicap.fr/art-definition-du-handicap-874-6028.php 
 
C'est la semaine pour l'emploi des personnes handicapées - SEEPH 2018


Son but est, comme l'année dernière et l'année d'avant et ainsi depuis 13 ans (loi handicap de 2005) de rappeler l’obligation d'emploi  par les entreprises des travailleurs reconnus handicapés
Cela a d’ailleurs fait l’objet d’une Convention nationale 2017-2020 de mobilisation pour l’emploi des personnes en situation de handicap entre l’Etat, l’Agefiph, Pôle emploi, les régions, la CNSA (caisse nationale de solidarité pour l’autonomie), les départements, la caisse nationale d’assurance maladie, la caisse centre de MSA, le RSI, le Cheops (Conseil national handicap et emploi des organismes de placement spécialisés) et l’UNML (union nationale des missions locales). 


Petit historique législatif


C'est la loi du 10 juillet 1987 en faveur de l'emploi des travailleurs handicapés qui a mis en place l'obligation d'emploi des travailleurs handicapées (OETH).
Cette loi a été confortée par la « grande » loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Celle-ci imposait (articles 25 à 40) "le principe de non-discrimination dans l'emploi, l'insertion professionnelle et l'obligation d'emploi".
Elle-même a fait l’objet de nombreuses autres lois, décrets et arrêtés  codifiés dans le code du travail visant à renforcer cette obligation d’emploi assortie de sanctions en cas de manquements.
Ces sanctions prennent la forme d’une contribution Agefiph (association qui gère le fond pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées) qui peut être majorée de 1 500 fois le SMIC horaire par travailleur(euse) handicapé(e) non embauché.
Précisons au passage que cette obligation d’emploi est remplie dès lors qu’un employeur accueille des personnes handicapées en stage ou passe des contrats de sous-traitance avec des centres ou des entreprises des secteurs protégés ou adaptés employant des handicapés… pour ne citer que ces exemples permettant aux entreprises de boter en touche.
Quant à l’argent récolté par l’Agefiph pour aider à l’emploi de travailleurs handicapés, on se demande bien ce qu’en fait l’Etat. Cela fera l’objet d’une prochaine enquête.


dimanche 19 novembre 2017

"13h15 le samedi". La femme qui a dit non

Céline Boussié a travaillé pendant neuf ans dans un centre d’accueil pour jeunes handicapés. En 2013, elle a témoigné des mauvais traitements dont ils sont victimes. Le début du cauchemar…


Le magazine "13h15 le samedi" (Facebook, Twitter, #13h15) est allé à la rencontre de cette jeune femme licenciée par son employeur, qui a porté plainte contre elle pour diffamation. Harcelée, elle a dû déménager. Une vie brisée pour avoir refusé de fermer les yeux…

https://mobile.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/13h15/13h15-du-samedi-25-novembre-2017_2474352.html

Un verdict déterminant pour les lanceurs d’alerte

Mardi 21 novembre 2017, son procès s’est tenu devant le tribunal correctionnel de Toulouse. Le verdict prononcé est déterminant pour tous les lanceurs d’alerte, ces citoyen-ne-s qui, un jour, ont décidé de sortir du silence pour dénoncer ce qu’ils estiment inacceptable.
Renaud Villain, Nicolas Ducrot, Henri Desaunay et Marielle Krouk font le portrait de Céline Boussié, qui a pu compter sur ses deux filles et un comité de soutien sans faille. Son dernier espoir, que la justice lui rende son honneur. 

Source : France 2 : 25/11/2017.
Voir L'émission : https://mobile.francetvinfo.fr