dimanche 18 mars 2018

Le management peut-il être humaniste ?

De plus en plus de managers considèrent que la bienveillance est un ingrédient tant du bien-être des salariés que de la performance de l’entreprise.


Reconnaissance, leadership bienveillant et coopération : tels sont quelques-uns des principes directeurs d’un « management humaniste » qui tentent d’instaurer dans les entreprises des pratiques respectueuses de la personne et cherchent à prendre en compte le bien-être de la personne sans nuire, au contraire, à l’efficacité. Mais n’est-ce pas là une douce utopie qui cadre mal avec les contraintes qui pèsent sur les vieilles routines organisationnelles ? Une enquête que j’ai menée auprès de plusieurs entreprises invite à penser le contraire. Si le paradis n’est pas de ce monde, un monde meilleur est possible en matière de vie au travail comme le montrent les expériences récentes.

 


La reconnaissance

 

Nous avons tous besoin de reconnaissance (1), non seulement dans nos relations privées, mais également au travail. Lors d’une enquête française, 57 professionnels de différents secteurs ont été interrogés sur ce qui leur donnait le sentiment d’être reconnus par leur supérieur hiérarchique (2). Il en ressort que l’appréciation personnelle a plus d’impact que les moyens financiers. Comme le disent certaines de ces personnes : « Le salaire ne fait pas tout » ; « Des primes, c’est vrai, c’est important mais moi j’attends plus, un remerciement, des choses simples » ; « Si j’avais à choisir, je préférerais une hiérarchie bienveillante, un environnement de travail calme et des collègues avec qui on est en harmonie » ; « Quand vous êtes avec un client et que votre chef vous met en valeur, c’est essentiel et cela n’a pas de prix ».

Source : Sciences Humaines, Juin 2017.