lundi 13 mai 2019

Ressources de la planète: l’Union européenne vit à crédit depuis ce vendredi

Si toute l’humanité consommait autant de ressources que les Européens, elle utiliserait l’équivalent de 2,8 planètes Terre pour subvenir à ses besoins, alerte un rapport de l’association WWF.


La date est symbolique mais en dit gros sur notre mode de vie. À partir de ce vendredi 10 mai, l’Union européenne entre en «déficit écologique», selon un rapport WWF en partenariat avec l’ONF Global Footprint Network. Ce qui signifie que, si tous les habitants de la planète vivaient comme les Européens, nous aurions épuisé toutes les ressources naturelles que la Terre peut renouveler en un an. En d’autres termes, en cinq mois, les habitants de l’UE ont pêché plus de poissons, abattu plus d’arbres, cultivés plus de terre que ce que la planète peut produire en une année. Ils ont aussi émis plus de gaz à effet de serre que ce que les océans et forêts peuvent absorber en un an, souligne ce rapport. 


Ce 10 mai 2019, «jour du dépassement» européen, est calculé en comparant l’empreinte écologique de l’Union européenne par résident par rapport à la biocapacité disponible dans le monde par personne. Il est ce moment à partir duquel notre empreinte écologique dépasse la biocapacité de la planète. Cette notion d’empreinte écologique «mesure la quantité de surface productive requise pour fournir tout ce que l’humanité utilise, y compris la nourriture, fibres et bois, infrastructures urbaines et absorption des émissions de dioxyde de carbone liées à la consommation d’énergies fossiles», résume un communiqué du think-tank.



Source : Le Figaro, 10/05/2019.

jeudi 9 mai 2019

Renouvellement des ressources naturelles: l'UE s'endette à partir de vendredi

Si le monde entier vivait comme les Européens, nous aurions consommé l’ensemble des ressources naturelles que la planète peut renouveler en un an», alerte ce jeudi le WWF. La date-clé annuelle, dite «jour du dépassement», à partir de laquelle l’Union européenne aura dépassé les limites naturelles, est annoncée pour vendredi 10 mai 2019.


Si l’humanité consommait au rythme des 28, nous aurions besoin de l’équivalent des ressources de 2,8 planètes chaque année, explique un rapport s’appuyant sur les données de l’ONG Global Footprint Network. Dit autrement, 7% de la population (les membres de l’UE) consomment 20% de la biocapacité de la Terre (la capacité des écosystèmes à se renouveler et à absorber les déchets). Et lorsque l’on met en regard l’empreinte écologique de l’UE et la biocapacité à l’intérieur de ses frontières le constat n’est guère plus encourageant, les citoyens consomment encore deux fois plus que ce que les écosystèmes européens peuvent renouveler.
 

Combien utilisons-nous de nature ?


Le niveau de consommation global de l’Européen moyen est nettement supérieur à celui du reste des habitants de la planète puisque le jour du dépassement à l’échelle mondiale est intervenu le 1er août en 2018, ce qui signifie que les humains auraient eu besoin des ressources de 1,7 planète environ cette année-là pour prétendre à la neutralité.

samedi 21 juillet 2018

Vers une planète à 11 milliards d’humains

Nous vivons une époque tout à fait exceptionnelle dans l’histoire de l’humanité : quand l’auteur de ces lignes est né, il y a soixante et un ans, 2,9 milliards d’êtres humains « seulement » peuplaient la Terre. Aujourd’hui, nous sommes 7,6 milliards, 2,6 fois plus... Une hausse inégalée en un temps si court.

Des vies plus longues

La population humaine a en effet oscillé entre 200 et 400 millions d’individus depuis le début de notre ère jusqu’au XVIe siècle, selon les estimations du projet HYDE de la Netherlands Environmental Assessment Agency. Elle n’a fini par dépasser le milliard qu’au seuil du XIXe siècle. Depuis, la croissance démographique n’a cessé de s’accélérer. C’est le résultat, tout d’abord, d’un recul rapide de la mortalité des jeunes enfants : en France, le taux de mortalité infantile1, qui était de l’ordre de 30 % au XVIIIe siècle, est tombé à 0,35 % du fait des progrès de la médecine et des conditions d’accès à celle-ci, ainsi que de l’amélioration des conditions d’hygiène, avec notamment l’eau courante et le traitement des eaux usées. Ce mouvement, qui a d’abord touché les pays industrialisés, se poursuit dans les pays du Sud, en dépit des difficultés qu’ils rencontrent : à l’échelle mondiale, le taux de mortalité infantile, qui était encore de 6,5 % en 1990, a reculé à 3 % en 2016, une division par deux en un quart de siècle.

Sources : avant 1950, projet HYDE : après 1950, Nations Unies
Avant 1950, projet HYDE : après 1950, Nations Unies
Parallèlement, l’amélioration des conditions de travail et celle de la médecine ont permis un allongement spectaculaire de la vie. Au début du XIXe siècle, l’espérance de vie n’était que de quarante ans en France, elle a aujourd’hui doublé. Là aussi, la même évolution se poursuit dans les pays du Sud : l’espérance de vie à la naissance, de 52,6 ans en moyenne dans le monde en 1960, est aujourd’hui montée à 71,9 ans, quasiment vingt ans de plus. En 1960, seuls 43 % des hommes et 53 % des femmes dépassaient l’âge de 65 ans. Aujourd’hui, ces taux sont respectivement de 73 % et 81 %. Cet allongement de la vie contribue par lui-même à la hausse de la population : si chacun d’entre nous reste sur Terre quatre-vingts ans au lieu de quarante, la population double à nombre de naissances égal.

(...)

Source : Alternatives économiques, 12/07/2018.
Article intégral en ligne : https://www.alternatives-economiques.fr

dimanche 6 août 2017

À partir du 2 août, l’humanité vit à crédit

Ce mercredi 2 août, les hommes auront consommé toutes les ressources que la planète est capable de renouveler en un an. Une dette qui intervient de plus en plus tôt chaque année.


Cette année, le « jour du dépassement » (« overshoot day » en anglais) tombe mercredi 2 août. À cette date, l’humanité aura consommé la totalité des ressources que la planète peut renouveler en un an. La faute notamment à la déforestation et à la pêche intensives, mais aussi au rejet de carbone dans l’atmosphère, dont le taux est bien supérieur à la capacité d’absorption des forêts et des océans.
Cette « dette » est calculée en fonction de l’empreinte écologique, c’est-à-dire l’unité qui mesure la quantité de surface terrestre nécessaire pour produire les biens et les services que nous consommons et pour absorber les déchets que nous produisons.


Et l’empreinte écologique pour 2017 a parlé : nous vivrons donc « à crédit » jusqu’au 31 décembre, selon les données de l’ONG Global Footprint Network. Un moment qui survient de plus en plus tôt chaque année. Si le rythme de progression a freiné ces six dernières années, « cette journée est passée de fin septembre en 1997 au 2 août cette année », relèvent WWF et Global Footprint Network.


Une dette très chère écologiquement



S’endetter écologiquement n’est évidemment pas sans conséquences sur l’environnement : pour les cinq mois restants, l’Homme va creuser le déficit écologique puisqu’il va puiser dans les stocks de ressources et accumuler le dioxyde de carbone dans l’atmosphère.
« Le coût de cette surconsommation est déjà visible : pénuries en eau, désertification, érosion des sols, chute de la productivité agricole et des stocks de poissons, déforestation, disparition des espèces. Vivre à crédit ne peut être que provisoire parce que la nature n’est pas un gisement dans lequel nous pouvons puiser indéfiniment », mettent en garde les deux ONG.
Toutefois, le phénomène ne semble pas irréversible. En effet, quelques signes encourageants sont à observer, puisque les émissions de CO2 liées à l’énergie n’ont pas augmenté en 2016, et ce, pour la troisième année d’affilée.
Une avancée principalement due au développement des énergies renouvelables. D’autant que la communauté internationale s’était engagée à la Conférence de Paris sur le climat, en 2015, à réduire les émissions de gaz à effet de serre afin d’enrayer le réchauffement climatique.


La Croix, 02/08/2017.




vendredi 4 août 2017

A partir d'aujourd’hui, l’humanité vit à crédit sur Terre

Ce mercredi marque la date à partir de laquelle l’humanité a consommé toutes les ressources que la Terre peut renouveler en 1 an.

Depuis des années, la date ne cesse de reculer. Ce mercredi 2 août, l'humanité a consommé la totalité des ressources que la planète peut renouveler en un an et va donc vivre "à crédit" jusqu'au 31 décembre, a calculé l'ONG Global Footprint Network. D’après l’organisation, il faudrait aujourd’hui "1.7 planète", pour subvenir à nos besoins, compte tenu du niveau de notre consommation.




Pour ses calculs, Global Footprint prend notamment en compte l'empreinte carbone, les ressources consommées pour la pêche, l'élevage, les cultures, la construction et l'utilisation d'eau. En 2016, le "jour du dépassement" était intervenu le 3 août. Même si le rythme de progression s'est un peu ralenti depuis six ans, cette date symbolique "continue inexorablement d'avancer". En effet, elle est passée de la fin du mois de septembre en 1997, au 2 août cette année.

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Article intégral en ligne : http://tempsreel.nouvelobs.com
L'Observateur, 02/08/2017.