L'« affaire » du Sovaldi (sofosbuvir), ce médicament commercialisé par l'américain Gilead pour traiter l'hépatite C dont le coût fait s'étrangler le gouvernement français, remet en avant la question de la fixation du prix de vente des médicaments : suivant quel processus ce prix est-il fixé ? Comment évalue-t-on le « juste prix » ? Qui le fixe ?
- Un médicament reçoit d'abord deux notes
En France, le prix d'un nouveau médicament - le princeps dans le jargon - est principalement lié à sa « valeur ajoutée thérapeutique ».
Cette dernière est reflétée par deux « notes », qui sont attribuées par la Commission de transparence de la Haute autorité de santé (HAS).
La première note - le « service médical rendu » ou SMR - apprécie l'efficacité intrinsèque du médicament.
La seconde - l' « amélioration du service rendu » ou ASMR - évalue l'intérêt de la molécule par rapport aux traitements existants.