dimanche 24 novembre 2019

Tout savoir sur la démission du salarié et le droit au chômage

En place depuis le 1er novembre 2019, la réforme de l'Assurance chômage donne de nouveaux droits aux salariés qui démissionnent. Retour en vidéo sur cette mesure.

  https://dai.ly/x7oa4xh

Et un site internet sur les droits des salariés démissionnaires

Pour sa part, le ministère du Travail propose un nouveau site internet pour préparer son projet de reconversion professionnelle avant de démissionner . Les salariés pourront vérifier avant de quitter leur emploi :
  • les conditions à remplir (être salarié en CDI, justifier d'au moins 5 ans d'activité salariée chez un ou plusieurs employeurs, avoir un projet de reconversion professionnelle préparé et reconnu comme étant réel et sérieux) ;
  • les étapes à suivre (demander, avant de démissionner, un conseil en évolution professionnelle, faire valider le caractère réel et sérieux du projet, s'inscrire comme demandeur d'emploi dans les 6 mois qui suivent cette validation).
En savoir + : https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A13690?xtor=EPR-100

samedi 23 novembre 2019

Le gouvernement lance une « appli » sur smartphone pour dynamiser la formation professionnelle

Le premier ministre, Edouard Philippe, et la ministre du travail, Muriel Pénicaud, présentent jeudi une application numérique censée être accessible à 28 millions d’actifs. 


Le gouvernement veut créer l’événement autour d’une thématique souvent snobée par le grand public. Jeudi 21 novembre, le premier ministre, Edouard Philippe, et la ministre du travail, Muriel Pénicaud, ont lancé l’application numérique mobile associée au compte personnel de formation (CPF). Un outil digital présenté comme unique au monde et destiné à faire de la formation un « droit fondamental » de notre modèle social.
Il s’agit d’une étape clé dans les transformations profondes impulsées dans le monde de la formation continue, depuis la promulgation, en septembre 2018, de la loi « avenir professionnel ». L’objectif, à terme, est de permettre à quelque 28 millions d’actifs – salariés, fonctionnaires, indépendants, demandeurs d’emploi – de choisir, « en toute liberté » et avec leur smartphone, un organisme qui leur apportera des compétences supplémentaires.
L’offre mise à disposition par ce truchement s’avère significative : quelque 100 000 sessions, débouchant sur environ un millier de diplômes, titres et certifications.

Les acteurs du secteur exultent

A l’avenir, les personnes seront donc en mesure de se payer une formation en utilisant l’argent porté au crédit de leur CPF, sans devoir passer par un intermédiaire (entreprises, organisme paritaire, etc.).
La somme à laquelle chaque individu à droit peut, au maximum, atteindre 5 000 euros (8 000 euros pour les peu qualifiés). Mais à l’heure actuelle, le montant moyen est nettement moindre : un peu plus de 1 000 euros. En 2020, des changements seront apportés à l’appli mobile pour qu’elle puisse tenir compte des ressources complémentaires éventuellement apportées par les employeurs, les régions, Pôle emploi, etc.

(...)

Article intégral en ligne : https://www.lemonde.fr
En savoir + : https://www.service-public.fr

jeudi 21 novembre 2019

L'essentiel du plan d'urgence pour hôpital public

Le contenu du plan d'urgence pour l'hôpital public a été exposé par le Premier ministre et la ministre de la santé le 20 novembre 2019 à l'issue du Conseil des ministres.

 
Restaurer l'attractivité des carrières de l'hôpital public, déverrouiller son fonctionnement, dégager de nouveaux moyens, tels sont les trois objectifs présentés par le Premier ministre pour le plan d'urgence pour l'hôpital.
Si l'hôpital public est aujourd'hui en crise, c'est selon le Premier ministre parce qu'il a subi une "triple révolution" imposée par la régulation budgétaire, la réorganisation territoriale de l'offre de soins et l'organisation de la gouvernance. Le fonctionnement de l'hôpital a, en outre, été particulièrement affecté par le manque de médecins, conséquence d'un numerus clausus trop bas.

L'attractivité des carrières à l'hôpital

Afin de reconnaître l'engagement des personnels hospitaliers, la ministre de la santé a détaillé les mesures destinées à améliorer leur rémunération :
  • revalorisation de la prime d'engagement dans la fonction publique hospitalière pour des emplois en tension (infirmiers spécialisés, manipulateurs en radiographie, etc.) et révision des critères d'attribution de la prime d'exercice territoriale pour les médecins ;
  • fusion des quatre premiers échelons de la carrière des praticiens hospitaliers ;
  • attribution, en Ile-de-France, d'une prime annuelle de 800 euros par an aux infirmiers et aide-soignants dont le salaire est inférieur à 1900 euros ;
  • attribution d'une enveloppe financière aux établissements pour des primes à verser à leur personnel selon des critères de qualité des soins et de prise en charge ;
  • institution d'une prime, en 2020, de 100 euros par mois pour les aide-soignants en gériatrie.
Par ailleurs, deux chantiers sont lancés : sur le statut du médecin à l'hôpital et sur la situation des CHU.

Réformer la gouvernance des hôpitaux

Il s'agit de renforcer la place du médecin dans la gouvernance de l'hôpital, notamment à travers la commission médicale d'établissement.
La ministre a annoncé l'ouverture aux médecins du vivier des chefs d'établissement.
Plus largement, une plus grande liberté doit être accordée aux professionnels de santé. La gestion du quotidien et les recrutements doivent être simplifiés.
À l'inverse, la ministre souhaite davantage de contrôle de l'intérim médical.

De nouveaux moyens pour l'hôpital public

C'est le Premier ministre qui a détaillé les mesures budgétaires :
  • dans le cadre du PLFSS 2020, 1,5 milliard d'euros supplémentaires sur trois ans sont décidés en faveur de l'hôpital public ;
  • les recettes des hôpitaux sont garanties jusqu'en 2022 ;
  • un plan de reprise de dette est mis en place dès 2020 avec une reprise de 10 milliards d'euros sur trois ans (3,3 milliards par an) pour permettre aux hôpitaux d'investir ;
  • 150 millions d'euros par an sont attribués pour les investissements coutants (enveloppe à la main des chefs de service).
Source : Vie-publique.fr, 20/11/2019.