Article intégral en ligne : https://www.humanite.fr/sites/default/files/files/documents/decryptage_retraites_humanite.pdf
mercredi 4 décembre 2019
Le Projet Macron-Delevoye Décrypté Point Par Point
Le rapport du haut commissaire aux retraites a jeté les bases du projet que le gouvernement peaufine derrière le paravent des « concertations ». À l’opposé de l’« égalité » et de l’« universalité » prétendues,le système à points créerait les conditions d’une régression des droits jamais vue.
Article intégral en ligne : https://www.humanite.fr/sites/default/files/files/documents/decryptage_retraites_humanite.pdf
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lundi 2 décembre 2019
Réforme des retraites : 48 questions pour comprendre le débat
Les Décodeurs ont décortiqué le système actuel et celui envisagé par le gouvernement, pour vous aider à saisir les enjeux de la réforme.
C’est « la mère de toutes les réformes », « une révolution », un véritable « big bang ». A moins que ce ne soit un « mirage », « une catastrophe », ou même le « hold-up du siècle ».
Les promoteurs comme les contempteurs de la réforme des retraites
voulue par le gouvernement n’hésitent pas à abuser des superlatifs pour
qualifier la mesure, à la veille de la grève du 5 décembre.
Mais
de quoi est-il vraiment question ? Que sait-on vraiment de ce projet,
maintes fois annoncé et maintes fois repoussé, déjà détaillé dans un rapport en juillet,
mais qui fait encore l’objet d’une concertation ? De même, que penser
du système existant, à la fois accusé de tous les maux et défendu comme
un trésor national ?
Pour
tenter d’y voir plus clair et vous aider à vous plonger dans ce débat,
Les Décodeurs répondent à 48 questions sur le système actuel et celui
qui pourrait le remplacer.
Qu’est-ce qu’un régime par répartition ?
Le système de retraite français fonctionne comme une assurance collective.
Les travailleurs (et les employeurs) financent les caisses de retraite
en s’acquittant de cotisations prélevées sur leurs revenus. Ces sommes
servent ensuite à payer les pensions de retraite.
La durée d’activité (calculée par trimestre), le niveau de revenus et toute une série de facteurs sont pris en compte dans le calcul de la pension d’un retraité. Mais elle n’est pas directement payée par les sommes que cette personne aurait elle-même versées. C’est le « pot commun » alimenté par la population active qui paie les pensions des personnes effectivement à la retraite.
La durée d’activité (calculée par trimestre), le niveau de revenus et toute une série de facteurs sont pris en compte dans le calcul de la pension d’un retraité. Mais elle n’est pas directement payée par les sommes que cette personne aurait elle-même versées. C’est le « pot commun » alimenté par la population active qui paie les pensions des personnes effectivement à la retraite.
Quels sont les différents systèmes de retraite ?
Il existe aujourd’hui 42 caisses de retraite en France. Le régime général des salariés du privé est le plus courant : plus de 80 % des retraités en bénéficient. Viennent ensuite la Mutualité sociale agricole (MSA), pour les travailleurs agricoles, et le régime des indépendants (ex-RSI).
Derrière ces trois grandes caisses de retraite, il y a la grande famille des régimes « spéciaux ».
Certains concernent la fonction publique, d’autres des entreprises et
établissements publics, comme la SNCF et la RATP, et d’autres encore des
professions libérales, comme celle des avocats.
Sans oublier les caisses complémentaires, obligatoires pour les salariés, qui versent une pension supplémentaire à certaines catégories de travailleurs. La plus répandue est l’Agirc-Arrco, la complémentaire des salariés du privé. Cet étage ajoute un peu plus de complexité au système puisque ces caisses ont elles aussi leurs propres règles de fonctionnement.
(...)
Article intégral en ligne : https://www.lemonde.fr
Source : 02/12/2019.
Sans oublier les caisses complémentaires, obligatoires pour les salariés, qui versent une pension supplémentaire à certaines catégories de travailleurs. La plus répandue est l’Agirc-Arrco, la complémentaire des salariés du privé. Cet étage ajoute un peu plus de complexité au système puisque ces caisses ont elles aussi leurs propres règles de fonctionnement.
(...)
Article intégral en ligne : https://www.lemonde.fr
Source : 02/12/2019.
dimanche 1 décembre 2019
Le réchauffement climatique lié aux activités humaines est connu depuis 40 ans
La communauté internationale et les politiques ont ignoré les avertissements des scientifiques, et des entreprises ont sciemment semé le doute dans l’opinion.
Sur la question climatique, tout regard rétrospectif sur l’accumulation du savoir depuis un demi-siècle ne peut produire que deux réactions : regret et consternation d’une part, effroi d’autre part. Regret et consternation car, bien que la science sache fermement, depuis au moins la fin des années 1970, que les émissions humaines de gaz à effet de serre modifient profondément le climat terrestre, rien n’a été entrepris à temps pour infléchir le cours des choses. Effroi, car les nouvelles connaissances conduisent presque toujours à aggraver les diagnostics précédents.
Mi-septembre 2019, les deux grandes institutions scientifiques françaises impliquées dans des travaux de modélisation du climat terrestre – le Centre national de recherches météorologiques et l’Institut Pierre-Simon-Laplace – ont rendu publique la mise à jour de leurs projections : dans le pire des scénarios de développement, fondé sur une croissance économique soutenue par la combustion des ressources fossiles, la température moyenne mondiale pourrait s’élever, d’ici à 2100, de 6 °C à 7 °C par rapport au climat préindustriel.
Les dernières simulations de ces deux équipes, utilisées dans le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), sous-estimaient donc l’élévation de la température de près de 1 °C. Comment imaginer l’adaptation des sociétés et des économies dans un monde oppressé par une telle hausse des températures ? Cette question est dangereusement ouverte.
Incendies et canicules
Car, aujourd’hui, le thermomètre terrestre ne pointe qu’à environ 1 °C de réchauffement, mais la situation est déjà difficilement gérable dans les régions du monde les plus exposées aux risques de sécheresses, de canicules ou d’inondations. A 1 °C de réchauffement, les océans se sont en moyenne déjà élevés de 20 cm environ, l’acidité de leurs eaux de surface s’est accrue de 25 % environ et l’avenir réserve d’autres surprises, plus sombres encore. Chaque saison estivale charrie désormais un lot croissant de catastrophes.
Dans un pays comme la France, pourtant moins exposé aux risques du réchauffement que nombre de régions du monde, on comptait moins de deux épisodes caniculaires par décennie entre 1950 et 1990 sur le territoire métropolitain, alors qu’on en dénombre déjà seize entre 2010 et 2019. Soit un taux huit fois plus élevé. En très peu de temps, le changement climatique a cessé de n’offrir aux citoyens occidentaux que le spectacle des malheurs de pays pauvres et lointains, voire la possibilité de dommages éventuels dans un
futur distant.
(...)
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