L’accélération de la croissance de l’économie française reste dépendante du calendrier sanitaire.
Parfois, la prudence est bonne conseillère. Les économistes, qu’ils émargent à l’Insee, à la Banque de France ou à l’OFCE, ont sans doute bien fait de s’en souvenir ces derniers mois en établissant prévisions et diagnostics. Quand certains − ceux de l’Insee − préféraient ne pas tenter de prévoir l’imprévisible, d’autres voyaient la crise effacée début 2022. A quinze jours de la fin de 2020, un consensus prévaut : la récession liée à la pandémie de Covid-19 aura coûté environ dix points de PIB à l’économie française.
L’Insee, dans la note de conjoncture publiée mardi 15 décembre, estime à 9 % la chute du PIB sur cette année funeste, en accord avec les prévisions de la Banque de France publiées la veille, tandis que l’Observatoire français des conjonctures économiques se montre un peu plus pessimiste, avec un recul du PIB de 9,5 % sur l’année.
Voilà pour 2020. Et ensuite ? Relativement optimiste à la rentrée de septembre en raison du fort rebond enregistré après le premier confinement, la Banque de France ne voit pas de retour à la situation d’avant-crise avant mi-2022. La reprise en 2021 sera progressive, avec une croissance de l’activité de 5 % sur l’année, a prévenu lundi 14 décembre le gouverneur François Villeroy de Galhau, tout en insistant sur le fait qu’il s’agissait d’un scénario « prudent ».