lundi 6 mai 2019

En France, des milliers d’enfants privés d’accès à l’école

La Commission consultative nationale des droits de l’homme (CNCDH) pointe du doigt, dans un rapport publié mardi 23 avril, les difficultés d’accès à l’école de milliers d’enfants basés en Outre-mer, de jeunes roms ou encore de mineurs isolés.

En France, « le système éducatif ne garantit pas encore l’accès à l’école pour tous sans distinction d’origine ». Ce constat, largement méconnu, est tiré du rapport annuel de la Commission consultative nationale des droits de l’homme (CNCDH) – que La Croix a pu consulter en exclusivité. « En France, vu le manque d’infrastructures scolaires et le manque de personnel, certaines écoles pratiquent la rotation entre élèves : les uns ayant classe le matin, les autres l’après-midi. Le tout sur quelques heures condensées. C’est par exemple le cas en Guyane ou à Mayotte », explique ainsi Louise Savri, en charge des questions de scolarisation à la CNCDH.Si le phénomène touche en priorité des populations particulièrement précarisées – les Amérindiens en Guyane et les mineurs isolés à Mayotte –, il est loin d’être marginal puisqu’on dénombre près de 5 000 enfants dans ce cas à Mayotte et autour de 10 000 en Guyane.

En France, des milliers d’enfants privés d’accès à l’école

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Article intégral en ligne : https://www.la-croix.com
Source : Lacroix.com, 23/04/2019.

lundi 20 novembre 2017

Droits des enfants : le rapport 2017 du Défenseur des droits

Comme chaque 20 novembre, journée internationale des droits de l’enfant, le Défenseur des droits et la Défenseure des enfants rendent public leur rapport annuel consacré aux droits de l’enfant. Le rapport 2017 dresse le bilan du suivi par la France des recommandations du Comité des droits de l’enfant de l’Organisation des Nations-Unies (ONU), publiées en 2016. Ce bilan porte en particulier sur le droit à la santé et sur l’éducation à la sexualité.


Un droit à la santé consacré mais loin d’être toujours effectif

En France, le cadre juridique applicable aux enfants a connu récemment des évolutions favorables, comme la création du Conseil national de la protection de l’enfance par la loi du 14 mars 2016. De même, différents plans et stratégies nationales ont été lancés (par exemple le volet dédié aux enfants dans la stratégie nationale de santé en 2016). Malgré tout, un déséquilibre persiste entre les droits énoncés et ceux dont bénéficient réellement les enfants.
Le Défenseur des droits juge en particulier nécessaire de développer la prévention, le soutien et l’aide aux parents et la participation des enfants, tout en garantissant les budgets suffisants à la conduite de ces actions. Il alerte notamment sur la situation inquiétante des services de protection maternelle et infantile (PMI) et de médecine scolaire, qui faute de moyens, sont "en péril".
De plus, il souligne les difficultés persistantes d’accès à la santé pour les enfants en situation de vulnérabilité. C’est le cas des enfants en Guyane et à Mayotte et sur tout le territoire des enfants Rom et mineurs non-accompagnés, qui vivent dans la rue ou dans des bidonvilles. Le même constat vaut pour les enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance.

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Source : http://www.vie-publique.fr
Article intégral en ligne : http://www.vie-publique.fr
Rapport intégral en ligne : https://www.defenseurdesdroits.fr