samedi 22 décembre 2018

Parcoursup 2019, mode d’emploi

Le site d’inscription est en ligne depuis le 20 décembre. « Le Monde » vous dit tout ce qu’il faut savoir, comment s’inscrire, quel est le calendrier et tout ce qui a changé.


Parcoursup, an II. La plate-forme d’inscription dans l’enseignement supérieur est en ligne depuis le 20 décembre. Les lycéens ne peuvent pas encore faire leurs choix de formations, mais ils peuvent d’ores et déjà s’informer sur la procédure et sur les filières. Ils pourront formuler leurs vœux à partir du 22 janvier 2019. En attendant, voici les principaux éléments à retenir pour comprendre ce processus.

Qui peut s’inscrire sur Parcoursup ?

Parcoursup est la plate-forme dévolue aux élèves de terminale, aux apprentis ou aux étudiants en réorientation qui souhaitent entrer en première année d’enseignement supérieur à la rentrée 2019. Toutefois, les réorientations au sein d’une même université sont souvent traitées en interne.

Comment s’inscrit-on sur Parcoursup ?

L’inscription se fait en ligne en quelques minutes en cliquant sur « Créer mon dossier 2019 ». Le candidat doit accepter la charte de Parcoursup avant d’indiquer sa date de naissance et son numéro INE (identifiant national élève), 11 caractères figurant sur les bulletins de notes ou la carte d’étudiant.
Après avoir complété l’état civil et indiqué un numéro de téléphone mobile qui servira à recevoir des alertes durant la procédure, le candidat obtient un numéro de dossier, à noter. Les titulaires d’une bourse doivent se signaler, les rectorats fixant un nombre de places réservées aux boursiers du secondaire dans chaque formation. Enfin, les futurs bacheliers prendront soin de vérifier l’exactitude des informations sur leur série de bac, leur spécialité, leurs options et leurs langues. En cas d’erreur, le service de la scolarité du lycée rectifiera.

Toutes les formations postbac sont-elles sur Parcoursup ?

Selon la loi orientation et réussite des étudiants (ORE) du 8 mars 2018, toutes les formations postbac ayant une reconnaissance de l’Etat doivent être sur la plate-forme nationale au plus tard le 1er janvier 2019. Toutes… à l’exception de celles ayant obtenu une dérogation du ministère pour la rejoindre au 1er janvier 2020 (le plus souvent pour des questions de réorganisation complète de leur concours d’entrée).

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Source : le Monde, 20/12/2018.
Article intégral en ligne : https://www.lemonde.fr

lundi 23 juillet 2018

Parcoursup au jour le jour

La nouvelle procédure d'accès à l'enseignement supérieur a été mise en place en moins d'un an. Du vote de la loi à son déploiement chaotique, suivez les différentes étapes de cette réforme express.

Accès à l'infographie de l'article : https://www.liberation.fr/apps/2018/06/parcoursup/

Source : Libération.fr

 Illustration de parcoursup

jeudi 12 avril 2018

Éducation. Parcoursup fait décoller le business de l’orientation scolaire

Lettres de motivation, CV, attendus… Les nouvelles règles instaurées par la plate-forme d’accès à l’enseignement supérieur font le beurre des officines privées de « coaching scolaire ». Ce marché florissant, qui surfe sur l’angoisse et les promesses de sélection, menace l’égalité entre élèves.


«Vive Parcoursup ! » Stéphane Boiteux est ravi. Enchanté, même, de la nouvelle plate-forme d’accès à l’enseignement supérieur. Sur son compte Facebook, il ne tarit pas d’éloges. Parcoursup ? « C’est une démarche responsable et engageante », s’enflamme-t-il. Bien plus « réfléchie, sérieuse et argumentée » que son célèbre et décrié prédécesseur ­Admission postbac (APB). Un vrai plaidoyer. Il faut dire que Stéphane Boiteux ne cherche pas à rejoindre la fac. Lui n’est plus un lycéen en quête d’avenir. Mais le patron intéressé de Motivsup.fr, une de ces multiples officines privées de « coaching scolaire » qui promettent aux élèves de terminale de les guider vers la filière de leur rêve, moyennant finance. Chez Motivsup, on reste relativement modeste. Il vous en coûtera 49,90 euros pour obtenir un questionnaire d’auto­évaluation sur les « dix compétences clés identifiées par le World Economic Forum » et un entretien téléphonique avec un « expert ». Le résultat n’est pas garanti. Moins, en tout cas, que le chiffre d’affaires de Stéphane Boiteux et de tout le secteur du « conseil en orientation » qui fait son beurre des nouvelles règles d’entrée à l’université.

Un marché juteux et peu réglementé

Avec ses exigences et sa logique sélective, le portail Parcoursup, ouvert depuis mi-janvier, s’est révélé une aubaine pour ce marché florissant et peu réglementé qui surfe sur l’angoisse des familles. Fondatrice en 2009 de Tonavenir.net, Sophie Laborde-Balen assure que son activité a progressé ces dernières semaines « de 25 % à 30 % » par rapport à 2017. Studyrama, Diplomeo, Quiétude, Recto Versoi… Tous se frottent les mains également. « Clairement, les candidats sont inquiets de ne pas obtenir la formation qu’ils veulent », résume Clotilde du Mesnil, fondatrice de Cowin Coaching, pour expliquer cet afflux. Alors que les quelque 800 000 lycéens ont encore jusqu’au 31 mars pour compléter leur dossier d’inscription, les offres et communications criardes vont continuer d’envahir les réseaux sociaux et autres salons d’orientation…
Présents, pour la plupart, depuis des années sur le créneau, les acteurs privés ont, cette année, tiré un sacré profit des nouvelles règles qui accompagnent Parcoursup. En plus de formuler ses vœux, chaque élève doit désormais rédiger, pour toutes les formations demandées, y compris universitaires, une sorte de lettre de motivation (« projet de formation motivé ») et parfois un curriculum vitae, avec l’obligation de prouver qu’il répond aux « attendus » fixés par la filière visée. Des exigences dont peu de lycéens ont l’habitude. Et qui donnent à la procédure d’inscription des allures de compétition entre postulants, le tout sur fond d’universités aux capacités d’accueil incertaines.

40 % des jeunes orientés vers le privé

Les boîtes de « coaching » en ont fait illico un argument de vente. Et se proposent de « booster » les dossiers afin de mieux se « démarquer » de la concurrence de son voisin. À ce jeu-là, les tarifs et le grotesque marketing atteignent des sommets. Le site Tonavenir.net vend ainsi une « box cadeau dédiée à l’orientation scolaire », qui propose des formules allant de 250 à 620 euros… Mais son produit phare reste le « Pass sérénité ». Une « prise en charge totale » des inscriptions à Parcoursup, avec deux heures d’entretien, l’écriture des lettres de motivation et même la rédaction des vœux sur le portail, le tout pour… 560 euros. Le site va jusqu’à « garantir » l’inscription, tout en précisant, filou, qu’il ne s’agit pas là d’une garantie « au sens juridique du terme ».

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Article intégral en ligne : https://www.humanite.fr
Source : L'Humanité.fr, 21/03/2018.