vendredi 25 septembre 2015

Quiz : dix fautes d’orthographe à ne plus commettre

Saviez-vous que le niveau de langue comme les connaissances orthographiques des étudiants ont baissé, avec une moyenne de fautes sur cent mots passée de 2,73 % à 5,92 % en vingt ans ?

Ne pas faire de fautes d'orthographe facilite la recherche d'emploi. AFP PHOTO / FADEL SENNA
Ne pas faire de fautes d'orthographe facilite la recherche d'emploi. 
AFP PHOTO / FADEL SENNA FADEL SENNA / AFP

Et qu’à compétences égales, des CV sans fautes d’orthographe suscitent 60 % de réponses des recruteurs de plus que ceux qui en comportent, selon une expérience menée par l’enseignant-chercheur Loïc Drouallière pour son ouvrage Orthographe en chute, orthographe en chiffres. Deux expériences édifiantes ?

Puisque cette rentrée est l’occasion de partir du bon pied, Le Monde.fr Campus vous propose ce quiz, élaboré en collaboration avec le Projet Voltaire, service en ligne de remise à niveau en orthographe que de nombreuses écoles et universités proposent à leurs étudiants. Vous n’y trouverez pas les erreurs les plus basiques (mais fréquentes) des « a » sans accent et autres oublis de « s », mais dix questions piquantes sur la langue. A vos marques…

Pour vous évaluer, faites le test suivant : http://www.lemonde.fr/campus/article/2015/09/24/quiz-dix-fautes-d-orthographe-a-ne-plus-commettre_4770021_4401467.html

mercredi 17 septembre 2014

Pas easy

Une commission se réunit tous les deux mois pour traduire les mots du Net. Et c'est beau comme un accident de chemin de fer. " Cette comparaison, que l'on doit à un article de Slate.fr publié en janvier 2010, n'aurait pas convaincu Albert Camus, dont la citation : " Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde " figure en tête du site de la Commission spécialisée de terminologie et de néologie de l'informatique et des composants électroniques (ensmp.net/cstic/).

Cette entité, créée par arrêté du 5 août 1997, a notamment pour mission d'" établir l'inventaire des cas dans lesquels il est souhaitable de compléter le vocabulaire français, compte tenu des besoins exprimés ", constituant un " firewall " , oups… un " pare-feu " !, à l'intrusion galopante des anglicismes et du jargon informatique dans nos quotidiens numériques (lemde.fr/1qaGxG2).
Les archives de Legifrance.gouv.fr, qui conserve les fac-similés du Journal officiel, permettent de consulter les avis rendus par les commissions de terminologie, jusqu'à cet ancestral arrêté du 22 décembre 1981 relatif à l'enrichissement du vocabulaire de l'informatique par lequel les termes " off line " ou " serial access " avaient trouvé leurs équivalents français " autonome " et " accès séquentiel " (lemde.fr/1tYh9Lp).
Plus récemment, les termes " hashtag ", " pure player ", " big data " et " crowdsourcing " ont obtenu la naturalisation française, pour devenir " mot-dièse ", " tout en ligne ", " mégadonnées " et " production participative " (culture.fr/franceterme).
Jargonnage ambiant
Dix-huit nouvelles recommandations ont été adoptées depuis le 16 septembre : " cyberconférence " tire un trait sur " e-conference ", " fureteur " sur " lurker " – personne qui, dans un forum ou un blog (ou blogue), suit les discussions sans apporter de contribution – ou encore " guichet " pour éradiquer tout " front office ", interface permettant d'accéder aux services en ligne d'une entreprise ou d'une organisation (lemde.fr/1tYifXi).
Ces préconisations auront-elles le dernier mot sur le jargonnage ambiant ? Comprenne qui veut le " Vise un peu les thumbnails… Le back office est down, troubleshooting asap ! ", entendu à l'instant sur mon " plateau ouvert " (exit " open space "). Attendez voir que je dégaine mes " imagettes ", " arrière-guichet " et " traitement des incidents " !
Par Marlène Duretz,duretz@lemonde.fr
Journal Le Monde du 18 septembre 2014