Faut-il y voir une libération ? Une aliénation ? La décision de Facebook et d'Apple de financer la congélation d'ovocytes pour leurs employées suscite un débat passionné aux Etats-Unis, à l'heure où les <i>executive women</i> avouent leur frustration de ne pouvoir "tout avoir" en même temps : enfants et carrière. Facebook, dont la numéro deux est la néo-féministe Sheryl Sandberg, a commencé au début de l'année à inclure la congélation des ovocytes dans l'assurance-santé offerte à ses employées. Apple a confirmé qu'il fera de même en janvier 2015. Google a fait savoir qu'il la proposait déjà. Pour ces entreprises, il s'agit d'attirer et de retenir les cadres par des avantages (<i>"perks"</i>) que d'autres employeurs ne sont pas en mesure de proposer. La procédure de congélation sera couverte à concurrence de 20 000 dollars, soit deux collectes d'oeufs, à quoi s'ajoutent 500 dollars annuels pour la conservation.
lundi 27 octobre 2014
États-Unis La vie privée surgelée.
Carrière ou enfants : chaque chose en son temps. facebook, google, et bientôt apple, financent la congélation des ovocytes de leurs salariées. Pour mieux les faire cravacher ?
L'offre de ces groupes réputés avant-gardistes coïncide avec une idée dans l'air du temps aux Etats-Unis : pourquoi ne pas reporter la maternité pour travailler plus intensément ? Grâce aux avancées dans la procréation, les femmes pourraient échapper à l'éternel dilemme enfants/carrière. Le magazine économique Bloomberg Businessweek en a fait une couverture - enthousiaste - en avril :<i> "Congelez vos oeufs, libérez votre carrière." En suspendant l'horloge biologique, la congélation des ovocytes serait, selon lui, une révolution aussi importante que la pilule.</i>
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mardi 2 septembre 2014
Sommet mondial des femmes : la parité contribue à la croissance économique
Le sommet mondial des femmes ( Global Summit of Women) se tient à Paris du 5 au 7 juin 2014, pour sa 24ème édition. Fondé par l’Américaine Irène Natividad, c’est l’occasion de « réfléchir aux moyens de donner davantage accès aux femmes à des fonctions dirigeantes », et réduire les inégalités hommes/femmes dans le milieu professionnel. L’occasion de revenir sur des écarts qui persistent.
Car si l’on fait le compte, même si la société évolue, la parité des sexes pourrait gagner à être plus respectée. Et la croissance économique en bénéficierait. C’est ce que rappelle la ministre des Droits des Femmes, Najat Vallaud-Belkacem : « la convergence des taux d’activité des hommes et des femmes contribuerait à accroître de 10% l’économie de la France d’ici à 2030 ».
En 2013, dans l’Union Européenne, elles sont 40,8% à avoir un niveau de scolarité supérieur, face à 32,4% des hommes. En France, ces chiffres sont à la hausse : « 48,6% des femmes et 38,2% des hommes ont un niveau de scolarité supérieur », selon ....
Lire la suite dans le magazine Marie Claire
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