dimanche 8 mars 2020

« Tu seras mère, ma fille » : un siècle de lutte des Françaises pour obtenir de le droit de maîtriser leur ventre

A l’occasion de la journée pour les droits des femmes, France 5 diffuse un passionnant documentaire nourri d’images d’archives, commentées par Cécile de France.

Le Monde, par , le 08 mars 2020 à 19h00



BROTHERFILMS
 

FRANCE 5 - DIMANCHE 8 MARS À 20 H 50 -DOCUMENTAIRE

 
Depuis presque trois ans et la déferlante #metoo, il faut avouer que la pertinence de la Journée internationale en faveur des droits des femmes, simple date dans un calendrier qui en compte 364 autres (365 cette année !), pose question. Cette journée n’en reste pas moins un excellent prétexte pour la diffusion de contenus thématiques. Bonne nouvelle : avec Tu seras mère, ma fille, France 5 nous en propose un excellent.
« Longtemps, être femme, c’était être mère. » Prenant acte de cet état de fait, tout en reconnaissant qu’il est en train de changer, la belle voix de la comédienne Cécile de France accompagne des images d’archives – certaines colorisées, d’autres non – pour nous raconter un siècle d’histoire des femmes, vue par le prisme de la maternité. L’histoire intime des mères de France se conjugue sous nos yeux avec la grande Histoire du pays, s’entrelace avec les politiques familiales décidées dans les cabinets ministériels et au Parlement, pour mieux nous faire mesurer l’immensité du chemin parcouru.

Lois natalistes

Dans les années 1920, Léontine – 19 enfants – est une mère « supérieure », décorée de la Légion d’honneur pour son rôle dans le repeuplement du pays, exsangue après la première guerre mondiale. Le ventre des Françaises, qui font moins d’enfants que leurs voisines européennes, est devenu « une affaire d’Etat » : les lois natalistes qui régissent ces ventres interdisent non seulement l’avortement, mais également toute publicité pour la contraception. Elles resteront en vigueur près de soixante ans.

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L’histoire de la dernière fille de Léontine, qui traverse le siècle, est l’un des fils rouges de ce passionnant documentaire, qui nous rappelle que, dès les années 1930, les femmes manifestent contre le travail domestique, que la natalité n’a décollé qu’à partir du moment où les allocations familiales ont été créées, que les « trente glorieuses » ont fait de la mère au foyer une consommatrice, amorçant ainsi son émancipation… L’accouchement sans douleur, le droit à l’avortement seront des étapes supplémentaires vers l’autonomie : dans les années 1980, le combat pour l’égalité des sexes sort du foyer pour gagner le monde du travail. Classique mais particulièrement soigné dans sa forme, intelligent et captivant sur le fond, Tu seras mère, ma fille émeut et interroge. Une réussite.

A voir ou revoir jusqu'au 7 mai 2020 : https://www.france.tv


mercredi 27 novembre 2019

Violences conjugales: les associations déplorent l’absence de moyens dégagés par le Grenelle

Les mesures annoncées par Matignon pour lutter contre les violences conjugales sont encore trop floues ou limitées, dénoncent certaines associations. Et l’absence d’enveloppe budgétaire supplémentaire déçoit. 


Ce qui domine, c’est la déception », reconnaît Hélène de Ponsay. Pour la vice-présidente de l’Union nationale des familles de féminicides, après le discours de clôture du Grenelle contre les violences conjugales par Edouard Philippe, le compte n’y est malheureusement pas.

Le 23 novembre 2019. Paris. A l’appel du collectif féministe #Noustoutes et de nombreuses associations, plusieurs dizaines de milliers de personnes manifestent à Paris contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes. Il y aura eu environ 49000 manifestants.

Avec une quarantaine de familles confrontées au fléau des ­féminicides, elle s’était en particulier mobilisée pour que ce terme, au sens de crime machiste et systémique frappant les femmes, fasse son entrée dans le code pénal. La fin de non-recevoir du gouvernement sur ce point les déçoit donc profondément.
Quant aux mesures annoncées par le premier ministre au terme de cette concertation inédite de près de trois mois, cette sœur d’une victime de féminicide déplore qu’elles soient encore « trop timides ». Qu’il s’agisse de la prise en charge des auteurs, de la réflexion sur l’exercice de l’autorité parentale, plusieurs engagements « vont dans le bon sens », mais s’arrêtent au milieu du gué.

(...)

Article intégral en ligne : https://www.lemonde.fr

mardi 26 novembre 2019

Grenelle contre les violences conjugales : les mesures annoncées

Le 25 novembre 2019, à l'occasion de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, s'est achevé le Grenelle contre les violences conjugales. Édouard Philippe a prononcé un discours annonçant plusieurs mesures de lutte contre ces violences.

 
Le Grenelle contre les violences conjugales, lancé le 3 septembre 2019, a donné lieu à 102 évènements locaux, mobilisant plus de 4 550 personnes et déployant 51 comités locaux d’aides aux victimes. Le 3 septembre, le Premier ministre avait déjà présenté des mesures d'urgence. Le 25 novembre, il a détaillé les mesures du plan gouvernemental contre les violences faites aux femmes.
Femme recroquevillée dans un coin d'une pièce avec en premier plan le poing menaçant d'un homme.

30 mesures contre les violences de genre

Le plan de lutte contre les violences faites aux femmes(nouvelle fenêtre) vise à renforcer la protection des victimes et de leurs enfants, à assurer le suivi et la prise en charge des auteurs, afin d’empêcher la récidive ainsi qu’à prévenir davantage les faits de violences.
Parmi les 30 mesures annoncées :
  • ouverture sans interruption du numéro d’urgence 3919 qui sera rendu accessible aux personnes en situation de handicap ; 
  • possibilité pour les professionnels de santé de lever le secret médical en cas de danger immédiat pour la victime ; 
  • formation à l’accueil des femmes victimes de violences conjugales dispensée aux policiers et gendarmes ; 
  • inscription de la notion d’emprise dans le code pénal et dans le code civil ;  
  • reconnaissance du phénomène de suicide forcé ;
  • suspension de l’autorité parentale des pères violents dans certaines conditions ;
  • formation sur l’égalité entre les filles et les garçons obligatoirement dispensée au personnel de l’éducation nationale.
Quant aux moyens octroyés, le Premier ministre a annoncé, pour 2020, plus de 360 millions d'euros dédiés exclusivement à la lutte contre les violences faites aux femmes. 80 postes supplémentaires d'intervenants sociaux dans les commissariats et les gendarmeries doivent être créés d'ici 2021.
Certaines de ces modifications législatives vont être intégrées dans la proposition de loi visant à agir contre les violences au sein de la famille, actuellement discutée au Parlement.

Source : vie-publique.fr

lundi 25 novembre 2019

Grenelle sur les violences conjugales : ce qu'il faut retenir des mesures annoncées par Edouard Philippe

Protéger les victimes, prendre en charge les auteurs, éduquer à l'égalité femmes-hommes : le Grenelle sur les violences conjugales a permis d'établir une cinquantaine de mesures censées notamment enrayer le fléau des féminicides et de rompre la spirale des violences au sein du couple, dont les femmes sont très majoritairement victimes. 

La protection des victimes et de leurs enfants 

• Une ligne d'écoute étendue. Il sera possible de joindre le 3919, la ligne d'écoute dédiée aux victimes de violences conjugales, 24 heures/24 et 7 jours sur 7, a confirmé le Premier ministre. Depuis le début du Grenelle, la plateforme enregistre en moyennes 600 appels par jours, contre 350 auparavant, a-t-il détaillé. 

• Plus d'intervenants sociaux dans les commissariats. D'ici 2021, 80 postes supplémentaires d'intervenants sociaux, dans les commissariats et les brigades, vont être créés. La France en compte pour l'instant 271, a précisé Edouard Philippe, ajoutant qu'"ils constituent des maillons essentiels d'accueil, de premières prises en charge de femmes qui déposent plainte". L'identification d'interlocuteurs capables de suivre la victime dans son parcours de plainte se poursuit jusque dans les tribunaux, où des "procureurs référents spécialisés" sont en train d'être désignés.  

• Une grille d'évaluation des dangers. Une "grille d'évaluation" devant permettre aux forces de l'ordre de mieux estimer le danger encouru par les femmes qui se présentent au commissariat ou à la gendarmerie. Cette grille "va être diffusée dès aujourd'hui à toutes les brigades et dans tous les commissariats", a annoncé le chef du gouvernement. Elle comporte 23 questions, que les forces de l'ordre devront poser aux victimes de violences. 

• La fin d'"absurdités juridiques". Les qualifiant d'"absurdités juridiques", le chef du gouvernement a annoncé la suppression de "l'obligation alimentaire présente dans le Code civil et qui contraint les enfants à subvenir aux besoins de leurs parents, donc de leur père, y compris quand ce dernier a assassiné leur mère". 
Dès le 3 septembre, le Premier ministre avait par ailleurs annoncé une révision des modalités d'exercice de l'autorité parentale du père accusé de violences ou de féminicide : en cas de dépôt de plainte, le juge "pourra suspendre ou aménager" l'exercice de cette autorité parentale. En cas de féminicide, l'autorité parentale "sera suspendue de plein droit" dès la phase d'enquête ou d'instruction.
Le Premier ministre a par ailleurs pointé l'inadaptation des processus de médiation dans le cas où des violences conjugales sont observées, expliquant qu'"elles contribuent à faire durer, voire à aggraver une situation de violence". "Dans un certain nombre d'hypothèses," le gouvernement entend interdire le recours à ces médiations.

• La notion d'"emprise" dans le Code civil. Le terme de "violences" devrait être mieux défini dans le droit français, tandis que sera créée une "nouvelle circonstance aggravante pour les auteurs de violences dont les cas de harcèlement ont conduit au suicide ou à une tentative de suicide" Il s'agit de sanctionner "plus lourdement les personnes à l'origine de ce que l'on appelle le suicide forcé."
La notion d'emprise sera inscrite dans le Code civil et le Code pénal : "L'emprise conjugale, c'est la prise de possession d'un membre du couple par l'autre qui s'installe de manière progressive et implacable, parfois même sans que la victime ne s'en aperçoive et qui s'apparente à un enfermement à l'air libre." En le caractérisant dans la loi, le gouvernement entend prendre en compte les violences psychologiques, "étant entendu qu'elles sont souvent le préalable à la violence physique". 

• Une réflexion en cours sur le secret médical. Concernant la question délicate du secret médical, le Premier ministre a indiqué que "lorsque cela peut sauver des vies, [nous devons] offrir la possibilité aux médecins de déroger au secret médical". Il a cité "des cas d'urgences absolues, où il existe un risque sérieux de renouvellement de violences". "Les modalités concrètes de cette levée du secret médical" font déjà l'objet de concertations avec les professionnels, a poursuivi Edouard Philippe, indiquant que ces dernières seront prolongées afin de "parvenir à un dispositif protecteur des victimes et sécurisant pour les professionnels." La ministre de la Santé rencontrera notamment le président de l'Ordre des médecins "pour finaliser le dispositif", a ajouté le chef du gouvernement. 
Par ailleurs, la généralisation du dépôt de plainte à l'hôpital figurait également dans une première liste de mesures annoncées à l'ouverture du Grenelle, mais dont le Premier ministre n'a pas fait mention lundi. 

• La mise à l'abri. Au total, 1 000 nouvelles places d'hébergement et de logement d'urgence pour les femmes victimes devraient voir le jour en janvier. Les députés ont en outre adopté mi-octobre une proposition de loi visant à mettre en place, dès début 2020, le bracelet anti-rapprochement, qui permet de maintenir à distance les conjoints et ex-conjoints violents.

(...)

Source : Francetvinfo.fr
Article intégral en ligne : https://www.francetvinfo.fr

samedi 12 octobre 2019

En Australie, l’IVG est dorénavant autorisée dans tout le pays

La Nouvelle-Galles du Sud est le dernier État australien à avoir décriminalisé l’avortement, après des semaines d’affrontements entre militants des deux camps. 


« Désolé que cela ait pris tant de temps », a déclaré jeudi Alex Greenwich, député indépendant de Nouvelle-Galles du Sud, après avoir obtenu la dépénalisation de l’avortement dans cet Etat le plus peuplé d’Australie. C’est à l’issue de quarante heures de débat parlementaire, deux mois après l’introduction de sa proposition de loi, mais surtout cent dix-neuf ans après une première législation criminalisant l’interruption volontaire de grossesse (IVG), que la pratique sort du code pénal de cet État, le dernier d’Australie à l’y avoir maintenue.

Inspiré des législations des États voisins, la Nouvelle-Galles du Sud autorise désormais l’avortement jusqu’à vingt-deux semaines de gestation et permet la pratique au-delà avec l’approbation de deux médecins dans un hôpital public. Toute personne cherchant à persuader une femme à avorter ou à l’en dissuader risque deux ans de prison.
La proposition de réforme s’est heurtée à de vives oppositions au sein du Parlement fédéré, particulièrement de mandataires de la coalition conservatrice au pouvoir, appuyés par l’ex-premier ministre Tony Abbott (Parti libéral) et l’ancien vice-premier ministre adjoint Barnaby Joyce (Parti national). Le premier a comparé la proposition de loi à « un infanticide sur demande », le second au « débat sur l’esclavagisme de notre époque », lors d’un rassemblement anti-avortement à Sydney, mi-septembre.

Une centaine d’amendements

Le climat politique houleux a en effet été doublé de mobilisations conséquentes des militants des « pro-choix » et « pro-vie », ces derniers soutenus par des groupes religieux, jusqu’à rassembler plusieurs milliers de manifestants. Fin août, des détracteurs de la réforme ont même eu recours à l’écriture aérienne, en inscrivant les mots « Choose life » dans le ciel de Sydney, capitale de l’État. Deux députés opposés à la décriminalisation ont été la cible de menaces, fin août, qui ont conduit à l’ouverture d’une enquête.

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Source : Le Monde, 27/09/2019.
Article intégral en ligne : https://www.lemonde.fr

mercredi 5 juin 2019

Comment le droit à l’avortement recule dans l’Amérique de Trump

En 2019, quatorze Etats ont signé des lois pour limiter l’accès à l’avortement. Auparavant, les subventions aux centres pratiquant l’IVG avaient été supprimées. 


L’avortement est légal aux Etats-Unis depuis 1973 grâce à une décision historique de la Cour suprême (Roe v. Wade). Les femmes peuvent avorter tant que le fœtus n’est pas viable. Au-delà, c’est à l’appréciation de chaque Etat.
Dans l’Amérique de Donald Trump, ce droit est menacé alors que le nombre d’avortements n’a jamais été aussi bas, selon des chiffres officiels. Le président américain a décidé en 2018 de ne plus accorder de subventions aux centres de santé qui pratiquent des interruptions volontaires de grossesse (IVG). Et la jurisprudence pourrait évoluer avec l’arrivée de deux juges conservateurs, nommés par Donald Trump, à la tête de la Cour suprême.
Depuis le début de l’année, quatorze Etats ont signé des lois pour limiter l’accès à l’avortement quand trois Etats ont signé une loi pour protéger ce droit. L’Alabama a voté, le 14 mai, la loi la plus restrictive du pays en la matière. Elle interdit l’avortement après six semaines de grossesse et ne prévoit pas d’exception en cas de viol ou d’inceste. Le texte a été promulgué dans la foulée par la gouverneure, Kay Ivey ; néanmoins, il n’entrera pas en application avant six mois, délai que les anti-avortements comptent mettre à profit pour l’attaquer en justice, ce qui devrait bloquer son application pour une période indéterminée, mais sans doute pendant des années.
Lire : Derrière la loi anti-avortement de l’Alabama, une guérilla juridique pour forcer la main de la Cour suprême

Seulement 4 États sur 50 favorables à l’avortement

L’Institut Guttmacher publie des statistiques sur le contrôle des naissances et l’avortement aux Etats-Unis. Il a pu classer les Etats selon l’aspect restrictif ou favorable au droit à l’avortement.
Les « protections » regroupent :
  • l’inscription du droit à l’avortement dans les Constitutions des Etats ;
  • les normes juridiques pour protéger l’accès à l’IVG ;
  • la couverture médicale par Medicaid ;
  • l’autorisation aux professionnels de santé de pratiquer l’avortement ;
  • l’obligation d’assurances maladies ;
  • la protection des cliniques.
Du côté des « restrictions », l’institut y a inscrit :
  • les limites d’accès à l’avortement pour les mineures sans autorisation parentale ;
  • la diminution des aides de Medicaid ;
  • l’obligation de deux rendez-vous avant l’IVG ;
  • l’interdiction de la télémédecine pour l’avortement médicamenteux ;
  • les restrictions auprès des cliniques.
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Source : Le Monde, 17/05/2019
Article intégral en ligne : https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/05/17/le-droit-a-l-avortement-perd-du-terrain-aux-etats-unis_5463554_4355770.html

lundi 22 avril 2019

Contraception: les femmes doivent avoir le choix

Mieux informées mais aussi plus inquiètes, les patientes demandent une contraception efficace, mais peu risquée et confortable.


«Faire participer la femme à son choix contraceptif est aujourd’hui indispensable», insiste le Pr Blandine Courbière, gynécologue-obstétricienne à l’hôpital de la Conception, à Marseille. «Nous pouvons désormais proposer beaucoup de solutions différentes adaptées à chaque femme.»
S’il y a finalement peu d’innovations dans le domaine de la contraception, la révélation en 2013 des risques cardio-vasculaires associés aux pilules de 3e et 4e générations a quand même largement changé la donne. «C’était un électrochoc nécessaire, qui a permis de rappeler à tout le monde que la pilule est un médicament, avec des effets indésirables et des contre-indications», rappelle le Pr Courbière. Les femmes, désormais mieux informées mais aussi plus inquiètes, demandent une contraception efficace mais peu risquée et confortable. Les médecins ont dû revoir leurs techniques de prescription pour prendre le temps d’expliquer à chaque patiente les risques et les avantages de chaque solution contraceptive.

La contraception reste en effet majoritairement une affaire de femmes puisque, même en couple, cette responsabilité leur incombe dans plus de 75 % des cas. En France, elles choisissent en premier lieu la pilule (pour 78 % d’entre elles avant 30 ans, 50 % tous âges confondus). Après 25 ans, les femmes choisissent plus facilement le stérilet (avec ou sans hormones) qui concerne ainsi 25 % des patientes. Aussi efficace en théorie que la pilule (moins d’une grossesse par an pour 100 femmes), il garde cette efficacité en pratique car il agit en permanence, sans risque d’oubli, tandis que la pilule conduit en réalité à 8 grossesses par an pour 100 femmes. Le préservatif, utilisé par 20 % des femmes, est difficile à utiliser et conduit à 15 grossesses par an pour 100 femmes ; il est donc doublé par une autre méthode contraceptive chez les plus jeunes. L’éventail de solutions disponibles permet désormais de choisir la contraception la plus fiable pour chacune: comme le stérilet, un anneau, un implant ou un patch hormonal permettent de ne pas avoir à y penser tous les jours.

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Article intégral en ligne : http://sante.lefigaro.fr

Source : Le Figaro, 08/04/2019.