« La prohibition du cannabis en France mérite d’être discutée ». Jean-Marie Le Guen a pris position lundi 11 avril sur BFM TV contre la politique actuelle de lutte contre la drogue qui « n’amène pas la diminution de la consommation ».
Jeudi 7 avril, justement, une étude de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) montrait les limites de l’action de l’État. En vingt ans, le nombre d’affaires liées aux stupéfiants a explosé, mais ce sont surtout les simples consommateurs, plus que les trafiquants, qui sont visés. Tour d’horizon en chiffres.
1. L’explosion des affaires d’« usage simple » de drogue
L’un des intérêts de cette étude est qu’elle distingue des catégories
d’affaires : « usage simple », « usage revente », « trafic local »,
« trafic international »…
Un degré de précision qui va au-delà de la loi, qui ne distingue que
l’usage et le trafic de drogue. Principal enseignement : le nombre
d’affaires liées à un « usage simple » a été multiplié par sept en vingt
ans quand les autres types d’affaires ont doublé ou triplé.