L'incapacité
à justifier une recherche d'emploi entraîne désormais la suppression
pure et simple des allocations pendant un mois au premier manquement,
pendant deux mois au deuxième et quatre mois au troisième.
Alors que le patronat et les syndicats négocient actuellement une nouvelle refonte du régime d'assurance-chômage,
un décret qui revoit le barème des sanctions s'appliquant aux chômeurs
qui ne respectent pas leurs obligations vient d'être publié au Journal
officiel. Un décret qui découle de la loi avenir professionnel votée cet
été dont l'idée, sur ce volet, est non seulement de rendre les
sanctions plus cohérentes mais aussi d'appliquer le programme
présidentiel d'Emmanuel Macron qui prévoyait un durcissement des règles
en vigueur.
(...)
Article intégral en ligne : http://www.lefigaro.fr
Source: Le Figaro, 02/01/2019.
Alors que de nouvelles règles relatives au contrôle des chômeurs entrent en vigueur en ce début janvier 2019, Le Figaro se penche sur la manière dont fonctionnent certains de nos voisins européens sur cette question.
Le décret qui revoit le barème des sanctions
s'appliquant aux chômeurs ne respectant pas leurs obligations vient
d'être publié au Journal officiel. Ce décret découle de la loi avenir
professionnel votée cet été. Sur ce volet, l'idée est non seulement de
rendre les sanctions plus cohérentes mais également d'appliquer le
programme présidentiel d'Emmanuel Macron, qui prévoyait un durcissement
des règles en vigueur. L'occasion pour Le Figaro de revenir sur ce que font certains de nos voisins européens en la matière.
Chaque pays a sa culture et la façon de contrôler qui va avec:
Outre-Manche,
où le taux de chômage est actuellement de 4,2%, c'est en quelque sorte
la «tolérance 0». Pour bénéficier d'allocations, les chômeurs
britanniques sont en effet soumis à un régime drastique de recherche
d'emploi.
Tout d'abord, les chômeurs doivent se rendre au
«Jobcentre Plus» (l'équivalent britannique de Pôle emploi) pour passer
un entretien: ils signent notamment une déclaration selon laquelle ils
cherchent bien un emploi et sont prêts à travailler. Le versement de
l'allocation peut cesser si les bénéficiaires ne respectent pas leurs
engagements sans «bonne raison». Dans ce «Jobcentre», les chômeurs
rencontrent toutes les deux semaines (au moins) un conseiller. Ils
doivent se présenter dès qu'ils sont convoqués, au risque de perdre leur
allocation. Même un retard de dix minutes à un entretien peut entraîner
la suspension des aides.
(...)
Source : Le Figaro, 03/01/2019.
Article intégral en ligne : http://www.lefigaro.fr