vendredi 4 janvier 2019

De nouvelles sanctions pour les chômeurs

L'incapacité à justifier une recherche d'emploi entraîne désormais la suppression pure et simple des allocations pendant un mois au premier manquement, pendant deux mois au deuxième et quatre mois au troisième.


Alors que le patronat et les syndicats négocient actuellement une nouvelle refonte du régime d'assurance-chômage, un décret qui revoit le barème des sanctions s'appliquant aux chômeurs qui ne respectent pas leurs obligations vient d'être publié au Journal officiel. Un décret qui découle de la loi avenir professionnel votée cet été dont l'idée, sur ce volet, est non seulement de rendre les sanctions plus cohérentes mais aussi d'appliquer le programme présidentiel d'Emmanuel Macron qui prévoyait un durcissement des règles en vigueur.

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Article intégral en ligne : http://www.lefigaro.fr
Source: Le Figaro, 02/01/2019.

jeudi 3 janvier 2019

Contrôle des chômeurs : comment ça marche ailleurs en Europe ?

Alors que de nouvelles règles relatives au contrôle des chômeurs entrent en vigueur en ce début janvier 2019, Le Figaro se penche sur la manière dont fonctionnent certains de nos voisins européens sur cette question.


Le décret qui revoit le barème des sanctions s'appliquant aux chômeurs ne respectant pas leurs obligations vient d'être publié au Journal officiel. Ce décret découle de la loi avenir professionnel votée cet été. Sur ce volet, l'idée est non seulement de rendre les sanctions plus cohérentes mais également d'appliquer le programme présidentiel d'Emmanuel Macron, qui prévoyait un durcissement des règles en vigueur. L'occasion pour Le Figaro de revenir sur ce que font certains de nos voisins européens en la matière.
Chaque pays a sa culture et la façon de contrôler qui va avec:
  • Au Royaume-Uni

Outre-Manche, où le taux de chômage est actuellement de 4,2%, c'est en quelque sorte la «tolérance 0». Pour bénéficier d'allocations, les chômeurs britanniques sont en effet soumis à un régime drastique de recherche d'emploi.
Tout d'abord, les chômeurs doivent se rendre au «Jobcentre Plus» (l'équivalent britannique de Pôle emploi) pour passer un entretien: ils signent notamment une déclaration selon laquelle ils cherchent bien un emploi et sont prêts à travailler. Le versement de l'allocation peut cesser si les bénéficiaires ne respectent pas leurs engagements sans «bonne raison». Dans ce «Jobcentre», les chômeurs rencontrent toutes les deux semaines (au moins) un conseiller. Ils doivent se présenter dès qu'ils sont convoqués, au risque de perdre leur allocation. Même un retard de dix minutes à un entretien peut entraîner la suspension des aides. 

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Source : Le Figaro, 03/01/2019.
Article intégral en ligne : http://www.lefigaro.fr

lundi 29 septembre 2014

Coup de rabot généralisé sur les allocations familiales

Le gouvernement a décidé d’économiser sur les prestations familiales. Marisol Touraine, ministre de la santé et des affaires sociales, et Christian Eckert, secrétaire d’Etat chargé du budget, ont confirmé lundi 29 septembre que plusieurs prestations allaient subir un large coup de rabot dans le cadre du projet de budget de la Sécurité sociale pour 2015.

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), présenté officiellement lundi, prévoit environ 700 millions d’euros d’économies sur la branche famille. Plusieurs prestations vont être diminuées. Ces mesures seront examinées à partir d’octobre par le Parlement et pourront donc être modifiées avant leur entrée en vigueur, normalement le 1er janvier 2015.
  • Baisse des aides à la garde d’enfant 
  • Partage du congé parental 
  • Baisse de la prime à la naissance
  • Réduction de la majoration pour âge des allocations familiales
  • Pas de gel généralisé des allocations
  • Des économies sur la santé

Lire aussi : Le gouvernement s’attaque au coût exorbitant d’un médicament innovant contre l’hépatite C

Cependant, une réforme est prévue pour « rendre plus équitable le capital décès » - une mesure dont est attendue une économie de 160 millions d’euros. Le capital décès, versé aux proches par les régimes d’assurance maladie lors de la mort d’un salarié, est jusqu’à présent fixé en fonction des revenus que percevait l'assuré décédé.  A partir de 2015, la référence au salaire du défunt sera remplacée par un montant forfaitaire, fixé par référence au SMIC. Pour les salariés gagnant plus que le SMIC, le montant sera plus faible. Pour les salariés à temps partiel ou au chômage, le montant sera plus élevé. 

Une réduction limitée du déficit.

Dans le Monde électronique du 29 septembre 2014 au Centre de Ressource.

dimanche 1 juin 2014

L'emploi des femmes recule fortement dans les zones urbaines sensibles





Diana a le regard qui devient flou quand elle évoque son parcours. Voilà plus de six ans que cette grande et belle Bulgare ne trouve pas de travail. Des petits boulots, des contrats aidés dans des associations, des vacations de cantine mais pas de véritable embauche. Cette mère de famille a pourtant un CV exceptionnel dans la cité de la Thibaude à Vaulx-en-Velin (Rhône) : ancienne directrice de scène de l'Opéra national de Sofia, arrivée en France pour suivre un master professionnel, elle avait décroché un CDI à Tourcoing (Nord) comme régisseuse générale d'un théâtre. La préfecture a fait opposition à son embauche. Depuis, Diana galère.
Mariem, 37 ans, est dans la même situation. Titulaire d'un diplôme d'éducatrice, voilà dix ans qu'elle enchaîne des contrats précaires et prend tout ce qu'on lui propose : comptable, livreuse, auxiliaire de petite enfance… Elle est " au bout du rouleau ". Car, pour ces femmes vivant dans les quartiers populaires, la crise frappe plus dur encore que pour les hommes.
Deux études viennent de tirer le signal d'alarme sur la situation de l'emploi des femmes dans les quartiers. L'Observatoire national des zones urbaines sensibles (Onzus) a publié pour la première fois une note spécifique qui montre que près d'une femme sur deux en âge de travailler (âgée de 15 à 64 ans) y est inactive. Ce taux d'inactivité est en hausse de 5 points depuis 2008.
Dans le même temps, l'activité des femmes habitant dans les agglomérations environnantes s'est maintenue, comme celle des hommes vivant en ZUS (zone urbaine sensible). " Une proportion croissante de femmes ne se déclare ni en emploi ni en recherche d'emploi ", écrivent ainsi les auteurs de l'étude, estimant " préoccupante "cette évolution qui dénote un véritable découragement.
Le Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes fait le même constat, en observant que l'écart entre les femmes et les hommes dans l'accès à l'emploi est de 16 points en ZUS, contre 8 points en moyenne hexagonale. Le niveau de diplôme joue à plein. Les femmes peu diplômées peinent plus que leurs homologues masculins à trouver un emploi. Et quand elles en trouvent un, c'est majoritairement dans les services. Or, depuis 2008, ce sont les emplois faiblement qualifiés qui ont le plus reculé.
A Vaulx-en-Velin, dans le " top 3 des métiers féminins ", comme l'appelle Laurent Visocchi, directeur de l'antenne Pôle emploi, on trouve agent de propreté, aide maternelle et aide à domicile. Des emplois peu qualifiés, mal payés, qui ont reculé massivement. Quant aux plus diplômées, même jeunes, leur situation, moins dramatique, s'aggrave aussi : elles se retrouvent plus souvent dans des contrats précaires, à temps partiel ou le dimanche – ce dernier taux a augmenté de 4 points en quatre ans.
Chômage ou retrait du marché du travail ? Les deux phénomènes s'imbriquent, et les femmes passent d'une situation à l'autre, car il ne semble plus y avoir de postes pour elles. Cette chute inquiétante est trop récente pour avoir fait l'objet de recherches dans les différents quartiers prioritaires. Mais le constat semble général dans les antennes de Pôle emploi, les missions locales, les associations.
A Grigny, bassin d'emploi plus industriel et donc plus masculin, le nombre de femmes inscrites à Pôle emploi est supérieur à celui des hommes et croît depuis trois ans. " Mais nous n'avons pas de dispositif particulier de suivi car ce serait compliqué de faire de la discrimination dans un sens, alors, on se débrouille ", note Franck Locher, de la mission locale.
" Ces femmes n'arrivent plus à trouver quoi que ce soit, et elles se découragent. De plus en plus, elles ne s'inscrivent même plus au chômage ", insiste Naziha Chalabi, médiatrice du réseau Femmes de l'espace, un projet interassociatif de Vaulx-en-Velin. Au manque de diplôme s'ajoutent des obstacles spécifiques : le " manque de mobilité "– elles sont 47 % à détenir le permis de conduire à Vaulx, contre 71 % des hommes – et de véhicule, et la responsabilité d'enfants. " Plus le nombre d'enfants augmente, plus l'activité diminue pour les femmes ", souligne l'Onzus.
Les observations du terrain sont plus nuancées. " Cela contraint les femmes à avoir un emploi dans le secteur où elles habitent, et pourtant, on sent une détermination à chercher plus forte que dans la population masculine ", remarque Annie Lopez, responsable de l'agence Pôle emploi du 14e arrondissement de Marseille.
En ZUS, une jeune femme de 18 à 25 ans sur cinq est mère de famille. " On voit de plus en plus de jeunes femmes qui lâchent tout après le diplôme et se marient ou font un enfant. Devant le chômage qui les attend, c'est leur porte de sortie ", lâche Radostina Siorat, animatrice socioculturelle à Vaulx-en-Velin. Le constat est prudemment partagé par plusieurs observateurs. Certaines missions locales ou antennes de Pôle emploi commencent à proposer des modes de garde temporaires pour la recherche d'emploi, mais elles sont encore rares.
Sylvia Zappi
© Le Monde

mercredi 2 avril 2014

Les classes moyennes / Principales victimes de la réforme des allocations familiales

Les premiers effets de la baisse des dépenses publiques sur les ménages, c'est maintenant. 
L'essentiel de la réforme des allocations familiales, présentée en juin 2013, entre en effet en vigueur ce mardi 1er avril. Pour redresser les finances de la branche famille de la Sécu - 2,5 milliards de déficit l'année dernière - le gouvernement a mis à contribution les familles. D'ici à la fin de la décennie, 3,5 millions d'entre elles sentiront l'effet de ce plan de rigueur qui générera 1,54 milliard d'euros d'économies, d'après les dernières estimations de la Caisse nationale des allocations familiales. Le gouvernement a toutefois revalorisé les aides familiales en faveur des plus pauvres aussi, avec 400.000 «gagnants» à la clé.

Extrait du lefigaro.fr
Article en ligne: Allocations...

Allocations familiales / Ce qui change (peut-être) pour vous le 1er avril

La réforme des allocations familiales décidée en juin 2013 par le gouvernement entre en vigueur ce mardi 1er avril. Revalorisation du complément familial, baisse de l'allocation de base pour les parents de jeunes enfants aux revenus élevés, hausse de l'allocation de rentrée scolaire... La nouvelle redistribution devrait générer 1,54 milliard d'euros d"économies pour les finances publiques dans les dix prochaines années, rapporte "Le Figaro". Les ménages les plus aisés vont voir leur prestations diminuer. Les plus modestes leurs allocations augmenter.


Extrait du Nouvelobs.com
Article en ligne: Allocations familiales...