jeudi 12 octobre 2017
DOC HEBDO N°137 du 12 au 25 octobre 2017
Retrouvez et téléchargez le bulletin numérique de revue de presse DOC
HEBDO N°137 du DPFI de Lormont qui présente l'actualité dans les
domaines de la santé, de société, du social, de l'emploi, de
l'éducation, de l'emploi et de l'économie du 12 au 25 octobre 2017 via ce
lien : https://drive.google.com/doc_hebdo_137_12_au_25_oct_2017
mercredi 11 octobre 2017
Les Petits Frères des pauvres alertent sur la « mort sociale » de nombreuses personnes âgées
L’association a fait réaliser une étude
inédite auprès de 1 800 personnes. Parmi les plus de 60 ans, 900 000
personnes vivent dans un isolement profond.
En France, 300 000 personnes âgées, soit 2 % des plus de 60 ans, connaissent un isolement qui confine à la « mort sociale » comme la nomme l’association Les Petits Frères des pauvres, qui a publié, jeudi 28 septembre une étude inédite sur la question. Ces personnes n’ont plus que de très rares contacts avec les quatre cercles relationnels essentiels : famille, amis, voisinage et associations. Une quasi-réclusion.
Réalisée auprès des plus de 60 ans – l’entrée dans la vieillesse
selon les institutions comme l’Insee ou l’Organisation mondiale de la
santé –, l’enquête
menée par l’institut de sondage CSA au cours du mois de juin, a
interrogé par téléphone, et surtout pas par Internet, 1 804 personnes
représentatives de cette population. « Nous avons veillé à ce que les éternels oubliés ne le soient pas, explique Armelle de Guibert, déléguée générale de l’association,
c’est-à-dire les personnes très âgées, de plus de 75, 85 et même 95
ans, mais aussi des résidents en maisons de retraite, les malades
hospitalisés, les détenus, toutes ces populations habituellement hors du
radar des sondages. »« Ce n’est pas parce que vous êtes dans une structure collective, comme un Ehpad, que vous n’êtes pas isolé, constate François Debout, bénévole de 63 ans. J’ai connu, étudiant, les affreux hospices des années 1970, avec des chambres de quarante lits. Aujourd’hui, l’Ehpad procure certes le confort matériel mais, même si le personnel soignant est compétent et attentif, ce n’est pas une famille, une relation choisie, et l’on peut s’y sentir très seul. »
« C’est à 85 ans que la vie bascule »
L’enquête révèle que 6 % des plus de 60 ans, soit 900 000 personnes, vivent dans un isolement profond, c’est-à-dire qu’ils n’ont de relation ni avec leur famille ni avec leurs amis. En outre, 22 % des plus de 60 ans sont isolés du cercle familial, et 28 % n’ont plus d’amis. Beaucoup ne connaissent personne pour partager un repas (15 %), pour aller se promener avec eux (27 %) et à qui parler de choses intimes ou personnelles (32 %). La moitié des personnes de plus de 60 ans n’ont aucune activité associative et 11 % expriment le sentiment d’être très souvent seuls.
Lire aussi :
Les amitiés improbables des étudiants de Sao Paulo
L’isolement s’accroît, bien sûr, avec l’âge. « C’est à 85 ans que la vie bascule, le tissu relationnel s’appauvrit au fil des décès des frères, des sœurs, des amis », analyse Mme de Guibert. « Les
personnes sont de moins en moins autonomes, ne sortent plus guère. Mais
c’est aussi à ce moment-là que les enfants se mobilisent pour entourer leurs aînés », relativise-t-elle :
62 % des 80 ans et plus voient un de leurs enfants une ou plusieurs
fois par semaine, contre 29 %, des 70-79 ans.Fracture numérique
« C’est une bonne nouvelle qui prend à revers le discours défaitiste sur la famille, se félicite Michel Billé, sociologue spécialiste du vieillissement. L’éclatement des familles, la dispersion géographique ne facilitent pas les relations, mais il y a mille manières d’être présent, comme le téléphone et les nouveaux outils numériques qui, eux, permettent aussi de nouer le dialogue avec les petits-enfants. » Smartphones et tablettes, plus faciles à utiliser par une personne âgée qu’un ordinateur, entretiennent le lien : être dans la boucle des mails familiaux ou sur les réseaux sociaux pour se tenir informé des événements, échanger des photos, se parler avec le son et l’image, change tout. La commande vocale rend, en outre, un vrai service aux personnes qui ont du mal à utiliser un clavier. Cette communication, même à distance, fait que les aînés restent « dans le coup », connectés à la vie familiale.Mais, constate l’étude, la fracture numérique pose justement problème, puisque 31 % des plus de 60 ans, 47 % des plus de 75 ans et 68 % des plus de 85 ans n’utilisent jamais Internet pour diverses raisons : faute de connexion, de familiarité avec l’outil mais aussi d’argent pour s’équiper et s’abonner. « Il est impératif de lutter contre le fossé numérique, insiste Mme de Guibert, parce que les administrations multiplient désormais les démarches en ligne, qu’on s’achemine vers la télémédecine… Même les sondages se font de plus en plus souvent par Internet et les exclus du numérique deviennent invisibles. » C’est dans les Hauts-de-France qu’ils sont les plus nombreux : 46 % des plus de 60 ans, contre 31 % de moyenne nationale.
(...)
Le Monde, 29/09/2017.
Article intégral en ligne : http://www.lemonde.fr
mardi 10 octobre 2017
Perturbateurs endocriniens: où les trouve-t-on ?
Dans l’eau, dans l’air, dans les maisons ou dans les parcs. Si les perturbateurs endocriniens sont présents partout, on les trouve particulièrement dans l’alimentation.
Cela ne signifie pas que vous êtes en danger mais le fait est que ces substances sont bien présentes. Et même en l’absence de preuves définitives de toxicité, il est donc raisonnable de limiter l’exposition lorsque c’est possible. Pour tenter de réduire votre niveau d’exposition, lisez cette liste et bon courage !
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| La continuité de l’exposition aux perturbateurs endocriniens maintient une imprégnation permanente. VOISIN/PHANIE/phanie |
Au domicile
Au domicile, les perturbateurs endocriniens sont dans toutes les pièces:● Les enduits de construction, peintures, dalles... sont imprégnés de composés perfluorés, de solvants ou encore de phtalates.
● Les tapis, moquettes, rideaux, coussins, mousses de canapé, de fauteuil ou de literie contiennent des composés polybromés pour les rendre moins inflammables et les textiles sont parfois revêtus de composants antitaches tels que les composés perfluorés.
● Les appareils électroniques: téléviseurs, ordinateurs... contiennent des retardateurs de flammes bromés libérés par la chaleur. Les éteindre complètement en dehors de toute utilisation. Quant aux fils et câbles électriques, ils contiennent des phtalates pour les assouplir.
● L’utilisation de détergents contenant des solvants contamine à peu près toutes les pièces. Les cires à parquet contiennent des composés perfluorés. À noter que ces polluants se retrouvent dans l’air et peuvent être inhalés. Les mesures d’exposition de la population générale sont d’ailleurs parfois effectuées en dosant les substances recherchées dans les poussières de domicile. Bien aérer quotidiennement et passer l’aspirateur une fois par semaine sont des moyens efficaces de réduire la concentration de ces polluants chez soi.
(...)
Le Figaro santé, 07/10/2017.
Article intégral en ligne : http://sante.lefigaro.fr
lundi 9 octobre 2017
La newsletter du mois d'octobre 2017 du GRETA Nord Aquitaine vient de paraître.
Vous y trouverez toute l'actualité du GRETA Nord Aquitaine, les événements locaux en rapport avec les thématiques de l'emploi, des métiers, du social, de la santé ainsi que les différentes dates de concours.
Pour la télécharger, cliquez via ce lien : Quoi de neuf_Newsletter GRETA Nord Aquitaine_Octobre_2017
Pour retrouver l'ensemble des publications du DPFI, cliquez via le lien suivant : http://actu33.blogspot.fr/p/blog-page_40.html
dimanche 8 octobre 2017
Comprendre la GPA et la PMA en trois minutes
PMA, GPA, ces deux sigles font les gros titres et déchaînent les passions au risque d’entretenir la confusion.
Alors, pour tous ceux qui sont un peu perdus sur le sujet et qui voudraient se faire un avis, on vous explique dans cette vidéo d’un peu plus de trois minutes ce que sont la PMA (procréation médicalement assistée) et la GPA (gestation pour autrui). Nous faisons par ailleurs le point sur la législation européenne en la matière ainsi que sur la législation française, l’une des plus restrictive en Europe.
Source : Le Monde, 29/09/2017.
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samedi 7 octobre 2017
Le long chemin vers la reconnaissance des proches aidants
En France, le terme « d’aidant » apparaît pour la première fois dans la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. La loi d’adaptation de la société au vieillissement du 28 décembre 2015 a été plus loin, en leur donnant un véritable statut légal.
Est désormais « considéré comme proche aidant d’une personne âgée son conjoint, le partenaire avec qui elle a conclu un pacte civil de solidarité et son concubin, un parent ou un allié, définis comme aidants familiaux, ou une personne résidant avec elle ou entretenant avec elle des liens étroits et stables, qui lui vient en aide, de manière régulière et fréquente, à titre non professionnel, pour accomplir tout ou partie des actes ou des activités de la vie quotidienne. »
| © Ocskay-Mark-Fotolia |
Les aidants manquent d’informations
Selon l’Association française des aidants (1), ils seraient ainsi 8,3 millions à accompagner au quotidien « un proche en situation de maladie ou de handicap quel que soit son âge ».Et pourtant pour Jacques Rastoul, de la CFDT Retraités, qui a récemment mené une enquête auprès de 1 521 proches aidants, « de nombreux aidants ignorent qu’ils le sont et donc leurs droits », notamment pour l’APA, l’aide au logement, ou au répit… « Il y a du travail pour leur faire connaître les dispositifs, dont certains existent depuis la loi de 2002. De nombreux droits ne sont donc pas connus ni activés. »
Les difficultés d’accès aux informations et leur mauvaise visibilité sont un constat répandu, notamment au sein d’Eurocarers, réseau européen regroupant 65 organisations d’aidants ou laboratoires de recherche spécialisés, qui a mis en ligne une plateforme européenne d’informations.
Pour rompre l’isolement, il faut développer des moments d’échanges. C’est l’objectif des Cafés des Aidants®, dispositif créé par l’Association française des aidants. Selon une étude d’impact publiée en avril 2017, il en existerait désormais 125 sur le territoire, répartis sur 45 départements.
« Dès la première venue, les aidants relativisent leur situation et trouvent un réconfort : 74 % des aidants affirment que le Café leur a permis de réaliser qu’ils ne sont pas seuls à vivre cette situation » et 72 % ont répondu qu’ils considéraient mieux vivre leur situation depuis qu’ils le fréquentent.
Répercutions sur la santé
Selon l’enquête de la CFDT, les femmes seraient plus nombreuses à mener cette activité (64 %), 74,5 % sont retraités, 58,5 % viennent en aide à l’un de leurs parents, 6,8 % à un conjoint et 6,8 % à un enfant ou un adulte handicapé. Nombreux sont ceux qui ont évoqué des répercussions sur leur santé (47,7 %). Un chiffre qui rejoint celui d’un travail d’analyse réalisé par l’Association française des aidants en 2015, où 48 % des interrogés avaient répondu rencontrer des problèmes de santé qu’ils n’avaient pas avant d’être aidants (61 % des problèmes de sommeil, et 63,5 % des douleurs physiques).Pour l’association, il serait ainsi nécessaire de former les professionnels à la prise en compte des aidants, mais aussi de renforcer la dynamique de coopération entre les différents acteurs sur les territoires, afin de faciliter leur orientation. Autant de projets qui, en améliorant les conditions d’exercice de cette activité, rendraient plus aisée sa conciliation avec leur vie sociale et professionnelle, et leur permettraient ainsi de préserver leur santé.
De fait, la relation avec les professionnels est au cœur des préoccupations de nombre d’entre eux. Près de 30 % des enquêtés de la CFDT les ont en effet jugées « parfois » ou « souvent » difficiles. Ce qui explique que parmi les principales attentes figure « une meilleure coopération entre les personnes aidées, leurs aidants et l’ensemble des intervenants professionnels » (34,6 %), avant l’augmentation de l’APA par un dédommagement du montant horaire (33 %), davantage de temps d’aidants professionnels (29 %), ou encore la prise en compte pour la retraite du temps passé avec l’aidé (29 %).
(...)
Source : Gazette Santé Social, 06/10/2017.
Article intégral en ligne : http://www.gazette-sante-social.fr
vendredi 6 octobre 2017
Dans le ventre de l'hôpital
Au bloc opératoire de l'hôpital Saint-Louis, à Paris, le "burn out" menace à tous les échelons. D'une intervention qui voit fuser les noms d'oiseaux à des réunions de crise où se déversent des doléances concurrentes, le réalisateur Jérôme le Maire a su capter le mal-être général des soignants.
Le
réalisateur Jérôme le Maire a passé deux ans au sein de la très réputée
unité chirurgicale de l’hôpital Saint-Louis, l’un des grands
établissements parisiens. Pendant un an, sans filmer, il s'est
familiarisé avec l'ensemble du personnel qui travaille à flux tendu dans
les quatorze salles d'opération du bloc, chacune accueillant huit à dix
interventions par jour au fil d'une organisation très complexe. Il a
ensuite tourné seul, toute une année, au cœur de ce collectif
professionnel chevronné, qui tient chaque jour entre ses mains la vie et
la mort des patients. D'une intervention qui voit fuser les noms
d'oiseaux à des réunions de crise où se déversent des doléances
concurrentes, il capte un mal-être général qui, des aides-soignantes aux
chirurgiens, "déborde, déborde, déborde", comme le planning que les
gestionnaires du service n'ont de cesse de vouloir "optimiser". Entre
deux prises de bec, les protagonistes confient leurs états d'âme ou
leurs réflexions et s'accordent à reconnaître, en dépit de leurs
différends, une commune origine à la pathologie qui les affecte tous.
"Les conditions de travail se sont dégradées mais le travail, lui, ne
doit pas se dégrader". Car même si les patients semblent se réduire à la
partie tranchée et recousue de leur anatomie, ces soignants n'oublient
jamais la responsabilité extrême qui est la leur. La direction diligente
alors un audit sur la qualité de vie au travail, qui se recentre
bientôt sur l'analyse des "process" et de leur "efficience"…
Urgence
Cette
fascinante tragi-comédie humaine dévoile au profane ce qu'il ne voit
jamais d'ordinaire : la souffrance de ceux qui soignent, d'abord, mais
aussi la réalité crue d'une salle d'opération, car le réalisateur y est
accueilli comme un membre de la famille, devant qui on n'a pas besoin de
cacher le linge sale. S'il pointe des causes maintes fois dénoncées par
les syndicats – augmentation continue de la charge de travail, gestion
technocratique imposée d'en haut, atomisation d'équipes autrefois
soudées…–, Jérôme le Maire, en laissant s'exprimer des points de vue
contradictoires, met aussi en évidence la complexité du problème. Ce
portrait intensément vivant d'un hôpital au bord de la crise de nerfs se
veut plus largement la métaphore d'un monde du travail ravagé par la
perte de sens et désormais en état d'urgence, selon le livre de Pascal
Chabot qui l'a inspiré, "Global burn-out".
Source : Arte, en ligne jusqu'au 2 décembre 2017.
Source : Arte, en ligne jusqu'au 2 décembre 2017.
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