dimanche 15 octobre 2017

Enquête nationale périnatale 2016. Les naissances et les établissements, situation et évolution depuis 2010

Ce rapport décrit l’état de santé des mères et des nouveau-nés, leurs caractéristiques, et les pratiques médicales durant la grossesse et au moment de l’accouchement, ainsi que les lieux d’accouchement et l’environnement des naissances. Les résultats présentent une description de la situation en 2016 et les évolutions depuis la précédente enquête nationale périnatale de 2010. La rédaction du rapport a été assurée par l’Équipe de recherche en Épidémiologie Obstétricale, Périnatale et Pédiatrique (EPOPé) de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) pour la partie sur les naissances, et par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) pour la partie sur les établissements.


Cette enquête a été mise en oeuvre et financée par la Direction générale de la santé (DGS), la Direction générale de l’offre de soins (DGOS), la DREES, Santé Publique France (SPF) et l’Équipe EPOPé de l’INSERM.

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La réalisation de l’enquête sur le terrain a été possible grâce à la participation des services départementaux de Protection maternelle et infantile (PMI), des réseaux de santé en périnatalité et des professionnels des maternités.


Nous remercions les médecins et les responsables des maternités qui ont accepté que l’enquête ait lieu dans leur service. Nos remerciements s’adressent également à toutes les personnes qui ont apporté leur concours à la réalisation de l’enquête, en particulier toutes les enquêtrices et enquêteurs, les sages-femmes référentes pour l’enquête dans chaque maternité et les écoles de sages-femmes qui ont accepté que leurs étudiant·e·s participent au recueil. Nous remercions également toutes les femmes qui ont accepté de répondre à nos questions après la naissance de leur enfant.


Source : Ministère des Solidarités et de la Santé, 11/10/2017.
Rapport en ligne : http://drees.solidarites-sante.gouv.fr/etudes-et-statistiques/publications/recueils-ouvrages-et-rapports/rapports/article/enquete-nationale-perinatale-2016-les-naissances-et-les-etablissements

samedi 5 septembre 2015

La péridurale, une pratique trop systématique ?

Le recours à la péridurale est-il trop souvent imposé aux femmes qui accouchent ? Le Conseil national de l’ordre des sages-femmes s’est inquiété, lundi 31 août, d’une telle dérive, en s’appuyant sur les conclusions d’une équipe de l’Inserm, selon laquelle la péridurale est fréquente chez les femmes qui souhaitent accoucher sans la demander.


La France, où quelque 800 000 accouchements ont lieu chaque année, est « l’un des pays, peut-être même le pays, où la pratique de la péridurale est la plus fréquente », rappelle l’Inserm. Cette anesthésie permet avant tout de mieux prendre en charge la douleur lors de l’accouchement. Mais elle semble dans certains cas révéler aussi les effets pervers d’une approche sécuritaire de la grossesse, particulièrement prégnante en France, où le taux de césariennes est élevé (21 %) et les durées d’hospitalisation sont longues (4,2 jours pour un accouchement normal en 2011 contre 3 jours en moyenne dans les pays de l’OCDE).
« En 1995, 54 % des femmes ont eu une péridurale. Elles étaient 75 % en 2003 et 81 % en 2010 »
Se fondant sur les dernières enquêtes nationales, l’épidémiologiste de l’Inserm, Béatrice Blondel, relève que le recours à la péridurale ne cesse de progresser : « En 1995, 54 % des femmes ont eu une péridurale. Elles étaient 75 % en 2003 et 81 % en 2010. La question est : est-on bien synchrone avec ce que veulent les femmes ? »
Après avoir écarté les femmes pour lesquelles cette anesthésie paraît incontournable ou obligatoire (césarienne), l’Inserm souligne en effet que, parmi les autres, « un quart avait déclaré pendant leur grossesse ne pas vouloir de péridurale lors de l’accouchement ; 52 % ont finalement reçu une analgésie péridurale au cours de leur travail ».
Les chercheurs ont tâché d’identifier les facteurs expliquant cet écart. L’un des premiers est la présence permanente d’un anesthésiste dans la maternité. Elle est obligatoire dans celles qui pratiquent plus de 2 000 naissances par an, soit la moitié des 530 maternités. Le service de ces anesthésistes est donc plus accessible. « Ils connaissent mieux les risques, notamment de césarienne. Leur présence autorise aussi plus facilement une femme à changer d’avis », développe Mme Blondel. 

Julia Pascual, Journaliste au Monde