La France en cartes – Près d’un quart des parents n’ont pas accès à la solution qu’ils
souhaitent pour faire garder leur enfant. 230 000 places supplémentaires seraient
nécessaires dans les cinq ans à venir.
Avant même sa naissance, c’est l’un des casse-tête auxquels doivent s’astreindre les
parents : trouver un mode de garde pour leur futur bébé. Aujourd’hui, en France, la
très grande majorité des enfants de moins de 3 ans sont gardés par leurs parents,
majoritairement leur mère, avant leur entrée à l’école maternelle. Les assistantes
maternelles (elles sont 425 000), puis les crèches arrivent en deuxième et troisième
position.
(...)
Article intégral en ligne : https://www.lemonde.fr
Source : Le Monde.fr, 09/09/2019.
lundi 16 septembre 2019
mercredi 14 mars 2018
Les auxiliaires de puériculture territoriaux et hospitaliers
Relevant du corps des aides-soignants dans la fonction publique hospitalière ou du cadre d’emplois des auxiliaires de puériculture dans la fonction publique territoriale, ces agents ont vocation à exercer leurs fonctions au sein des structures hospitalières ou territoriales (crèche, halte-garderie, centres de protection maternelle et infantile).
S’ils obéissent à des statuts différents, les auxiliaires de puériculture relèvent de la catégorie C et se répartissent en deux grades.
Missions
Les auxiliaires de puériculture territoriaux participent à l’élaboration et au suivi du projet de vie de l’établissement où ils exercent leurs fonctions. Ils prennent en charge l’enfant individuellement et en groupe, collaborent à la distribution des soins quotidiens et mènent les activités d’éveil qui contribuent au développement de l’enfant.
Selon leur statut particulier, les auxiliaires de puériculture hospitaliers collaborent aux soins infirmiers dans les conditions prévues par le code de la santé publique.
| © Dominique_Vernier-Adobestock |
Recrutement
Dans la fonction publique territoriale (FPT), l’obtention d’un concours ne vaut pas recrutement. Ainsi, le recrutement en qualité d’auxiliaire de puériculture territorial principal de 2e classe (premier grade) intervient après inscription sur une liste d’aptitude établie à l’issue d’un concours sur titres avec épreuves.
Ce concours est ouvert aux candidats titulaires du diplôme d’État d’auxiliaire de puériculture, du certificat d’aptitude aux fonctions d’auxiliaire de puériculture ou du diplôme professionnel d’auxiliaire de puériculture. Il est également ouvert aux personnes ayant satisfait, après 1971, à l’examen de passage de première en deuxième année du diplôme d’État d’infirmier ou, après 1979, du diplôme d’infirmier de secteur psychiatrique.
Les auxiliaires de puériculture hospitaliers sont recrutés parmi les élèves aides-soignants, titulaires entre autres du diplôme d’État d’auxiliaire de puériculture, du certificat d’aptitude aux fonctions d’auxiliaire de puériculture ou du diplôme professionnel d’auxiliaire de puériculture. Dans le respect d’un quota, ils sont également recrutés parmi les agents des services hospitaliers qualifiés justifiant d’une certaine ancienneté et après sélection professionnelle.
Enfin, dans la limite des emplois qui ne peuvent être pourvus par ces différentes voies, des concours sur titres peuvent également être ouverts.
(...)
La Gazette Santé Social, 26/02/2018.
Article intégral en ligne : http://www.gazette-sante-social.fr/44798/les-auxiliaires-de-puericulture-territoriaux-et-hospitaliers
mercredi 29 novembre 2017
Investir dans la petite enfance : une urgence pour l’avenir
Un enfant sur cinq vit sous le seuil de pauvreté en France, soit 30 % de plus qu’il y a cinq ans, selon l’Unicef. Un colloque organisé le 17 novembre 2017 à Paris par le Centre français des fonds et fondations insiste sur l’urgence économique et sociale à briser le cercle de reproduction des inégalités en investissant dans un accueil de qualité dès la prime enfance. Mais il ne suffira pas d’ouvrir les crèches aux plus démunis pour qu’ils s’y sentent légitimes.
Si les conférences se sont succédé ces dernières années pour alerter sur l’urgence à investir dans la petite enfance pour casser le cercle vicieux de la reproduction des inégalités, le message peine à atteindre nos dirigeants politiques, vu le sous-investissement chronique dans le développement des crèches. Or, le constat semble être le même du côté des fonds et fondations privés.
« La logique de remédiation prévaut dans le champ de l’éducation, tandis que la prévention est un domaine très peu investi », a concédé Agnès Lamy, responsable du cercle Éducation du Centre français des Fonds et Fondations, le 17 novembre 2017, à l’occasion d’un colloque consacré à l’investissement social dans la petite enfance. De fait, si 40% de l’action des fonds privés est dirigée vers les 0-6 ans, seuls 15 % touchent les enfants de moins de 4 ans. C’était d’ailleurs l’objet de ce colloque que de sensibiliser les fondations sur le rôle qu’elles peuvent tenir en matière d’intervention précoce chez le jeune enfant.
Un système de protection sociale en décalage avec les besoins
À ce titre, Bruno Palier, chercheur au CNRS et codirecteur du laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques (Liepp) de Sciences Po, s’est livré à une démonstration très efficace de l’utilité sociale, mais aussi économique, de focaliser nos efforts sur la petite enfance.Selon le chercheur, notre système de protection sociale, conçu pour une économie industrielle, et un marché de plein emploi des hommes en CDI, est en total décalage avec les besoins actuels. « Aujourd’hui ce sont d’abord les enfants, les jeunes, et les femmes seules qui sont victimes de la pauvreté : alors que notre système de protection sociale protège surtout des hommes vieux qui ont travaillé toute leur vie ! » a-t-il dénoncé.
De nos jours, 54 % des pauvres sont des femmes. La pauvreté touche surtout les faiblement qualifiés, avec un taux de pauvreté de 10,9 % chez les personnes sans diplôme contre 3 % pour les Bac+2. Mais ce sont les enfants les plus touchés. Chez eux, le taux de pauvreté est deux fois plus élevé que chez les personnes âgées, a rappelé Bruno Palier.
Le cercle vicieux de la pauvreté commence dès la naissance
« Il faut faire comprendre aux journalistes, aux hommes politiques, que le monde a changé depuis les années 1970. Ils ne connaissent pas le nombre d’enfants pauvres ! Or, le cercle vicieux de la pauvreté commence dès la naissance ! » a martelé le chercheur.Dans notre système actuel, les enfants les plus pauvres sont les moins accueillis en crèche. De fait, le niveau de vie des familles fréquentant les établissements d’accueil du jeune enfant est en moyenne 20 % plus élevé que celui des familles ayant un enfant de moins de 3 ans, et les enfants de familles monoparentales ne représentent que 9 % à 10 % des enfants accueillis en crèche a expliqué Bruno Palier.
« Beaucoup de choses se passent dès la prime enfance : le plaisir d’apprendre, de parler, la vie en commun, la tolérance, tout cela s’apprend avant 3 ans. Nous avons tous ici parlé à nos enfants, beaucoup joué avec eux, nous leur avons lu des histoires le soir… Or, il y a des milieux sociaux où cela ne se passe pas ainsi. Les inégalités se reproduisent donc déjà dès la prime enfance ! », a-t-il souligné.
(...)
Source : Gazette Santé Social, 21/11/2017.
Article intégral en ligne : http://www.gazette-sante-social.fr
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vendredi 17 février 2017
Fatigue, maux de dos : ma vie d'Atsem est dure, mais j'adore travailler avec les enfants
La ministre de la Fonction publique, Annick Girardin, a promis de "trouver des solutions" pour améliorer les conditions d’exercice du métier d’agent territorial spécialisé des écoles maternelles (Atsem). Des mesures qui seraient les bienvenues, estime Nathalie, Atsem et syndiquée CFDT.
Femme de ménage, surveillante, dame cantine, dame pipi, dame de service... sont nos anciennes dénominations. Au fil du temps, nos casquettes d’Atsem (Agent territorial spécialisé des écoles maternelles) sont devenues nombreuses. D’autant plus, depuis la réforme des rythmes scolaires de 2013, qui a profondément bouleversé nos missions et notre métier.
Une Atsem en début de carrière touche environ 1556 euros brut par mois, pour 39 heures par semaine, et ses perspectives d’évolution sont limitées.
Pourtant, nous ne sommes pas que des techniciennes de surface, nous sommes indispensables au bien être des enfants de maternelle. Sans le binôme enseignant-Atsem, la classe ne serait pas ce qu'elle est.
Annick Girardin nous a entendus
Épuisées, sur-sollicitées, peu reconnues dans nos nouvelles missions, nous avons demandé à travers des revendications syndicales, une revalorisation de notre statut et une mise à jour de nos missions.
La ministre de la fonction publique nous a entendus et elle a promis de prendre des mesures qui permettraient de clarifier nos missions et de nous apporter plus de reconnaissance et de perspectives d'évolution professionnelle.
Dans les semaines à venir, des groupes de travail, dont je ferai partie, seront organisés afin de trouver un accord sur les mesures efficaces et réalisables qui sont à notre portée pour améliorer notre quotidien d’Atsem. L'occasion pour moi de revenir sur l’évolution importante de mon métier.
Notre métier a changé
Dans l’école maternelle où je travaille, nous sommes une Atsem par classe. Du grand luxe, beaucoup d’établissements n’ont pas cette chance. Ces quotas dépendent des communes.
À l’origine, notre principale mission était l'entretien des locaux et du matériel destinés aux enfants. Nous n'assistions pas les enseignants dans les classes, sauf pour préparer et ranger les activités et nous faisions de la surveillance à la cantine et la garderie en fin de journée.
Aujourd’hui, du fait de la nouvelle répartition du temps scolaire, notre présence en responsabilité auprès des enfants est plus longue, glissant sur des missions d'animation. Avec la loi de 2005 sur l'intégration des enfants handicapés en maternelle, les enseignants nous sollicitent davantage.
(...)
L'Observateur, 17/02/2017.
Article intégral en ligne : http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1657553-fatigue-maux-de-dos-ma-vie-d-atsem-est-dure-mais-j-adore-travailler-avec-les-enfants.html
lundi 23 janvier 2017
Doit-on craindre la privatisation de l’accueil des moins de 3 ans ?
Baisse des dotations et complexité de gestion se combinent pour inciter les collectivités à déléguer la gestion de leurs établissements d’accueil du jeune enfant au secteur privé, lucratif ou non. Parallèlement, les entreprises de crèche n’ont jamais été aussi dynamiques qu’en 2015 et ne ménagent pas leurs efforts pour conquérir un marché en plein bouleversement.
Depuis 2013, les collectivités territoriales peinent à créer des places en crèches. Selon les derniers chiffres de la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf), 9 042 places auront été créées entre 2013 et 2014 et 7 071 entre 2014 et 2015 alors que la Convention d’objectifs et de gestion 2013-2017 (COG) en prévoyait respectivement 19 588 et 18 203. L’année 2015 marque aussi un changement d’équilibre : en 2014, les collectivités étaient en effet responsables de 41,6 % des créations de places, contre 37,5 % pour les entreprises privées et 14 % pour les associations et mutuelles. En 2015, les collectivités ne créent que 29 % des places, tandis que les entreprises privées en assument plus de la moitié (52,9 %), alors qu’elles ne gèrent que 8,5 % du stock de places. De leur côté, les associations et mutuelles perdent du terrain, avec 388 places en moins par rapport à l’année précédente. Une première.
Déferlante
Certes, en 2015, les collectivités territoriales gèrent encore les deux tiers des places mais elles n’ont jamais autant délégué la gestion de leurs crèches. La Fédération française des entreprises de crèches (FFEC) a étudié le nombre d’appels d’offres publiés aux Journaux officiels concernant un établissement d’accueil du jeune enfant (EAJE). Sur les 404 appels d’offres publiés de 2011 à 2014, les deux tiers concernaient des délégations de services publics (DSP).Sylvain Forestier, président de la FFEC, prédit une augmentation du phénomène dans les années à venir. « Avant, les maires construisaient un établissement, et le plaçaient en DSP. Comme les communes créent beaucoup moins d’EAJE, elles ont maintenant tendance à déléguer les crèches existantes, le plus souvent gérées par des associations. On s’attend à une déferlante de DSP avec des lots beaucoup plus importants. Cinq villes sont en train de préparer un appel d’offres avec au total plusieurs dizaines de crèches ! » Bruno Johannes, consultant, qui a réalisé une étude sur les DSP pour la Cnaf en 2013 (lire Repères) relativise : « il ne s’agit pas d’un raz-de-marée. Sur les 11 000 crèches en France, on n’en compte que 600 à 700 seulement en DSP. Les associations noircissent le tableau, invoquant la menace de privatisation du secteur. Mais elles restent pour l’instant majoritaires par rapport au privé lucratif ».
Vente de berceaux
Beaucoup plus confidentielle est la tentation pour les communes, asphyxiées par la baisse des dotations, et dans certains territoires, par la suppression de subventions départementales, de vendre quelques berceaux de leurs crèches municipales à des entreprises de crèches pour en diminuer le coût. Saint-Nom-la-Bretèche (Yvelines) vient de s’y résoudre pour compenser les 45 000 euros que ne verse plus le département. À compter de janvier 2017, trois places seront mises à disposition du délégataire « dans la mesure où nous n’avons pas de liste d’attente et à condition de favoriser les habitants de la commune ou de l’intercommunalité », précise Nadine Merle-Demoor, directrice générale des services.« C’est intéressant pour tout le monde. Cela allège les charges de la collectivité et permet aux entreprises de crèches d’étendre leur réseau pour vendre des places en gros aux employeurs », affirme Bruno Johannes. Un phénomène encore embryonnaire, mais qui montre les difficultés croissantes des collectivités à assumer financièrement l’accueil des moins de 3 ans.
(...)
Article intégral en ligne : http://www.gazette-sante-social.fr/34956/doit-on-craindre-la-privatisation-de-laccueil-des-moins-de-3-ans
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