mardi 30 octobre 2018

Comment le taux de pauvreté est-il calculé ?

La France compte 5 millions de pauvres si le seuil de pauvreté est fixé à 50% du niveau de vie médian. Leur nombre monte à 8,8 millions si ce seuil est fixé à 60%.


Alors que l'Observatoire des inégalités a publié ce jeudi son premier rapport sur la pauvreté en France, Le Figaro revient sur la manière dont est calculé le taux de pauvreté. Très utilisé dans le débat public, cet indicateur macroéconomique permet notamment de faire des comparaisons entre groupes sociaux et au niveau international, mais aussi de mieux cibler les politiques publiques de lutte contre la pauvreté. Voici ce qu'il faut savoir : 

• Niveau de vie, seuil de pauvreté et pauvreté relative
Comme l'explique l'Insee, «le taux de pauvreté correspond à la proportion d'individus dont le niveau de vie est inférieur pour une année donnée à un seuil, dénommé seuil de pauvreté (exprimé en euros)». Pour rappel, le niveau de vie désigne le revenu disponible, c'est-à-dire les revenus liés à l'activité, au patrimoine, les pensions de retraite et les prestations sociales, desquels sont soustraits les impôts directs (impôt sur le revenu, CSG, taxe d'habitation...). L'Insee calcule ensuite le niveau de vie de chaque personne en prenant en compte la taille du ménage.

L'Insee, comme Eurostat (NLDR: une direction de la Commission européenne chargée de l'information statistique) et les autres pays européens, mesure la pauvreté monétaire de manière relative: cela veut dire qu'une personne est considérée comme pauvre quand elle s'écarte du niveau de vie médian. Le niveau de vie médian sépare la population en deux parts égales: une moitié gagne moins, l'autre moitié gagne davantage. À l'inverse, d'autres pays, comme les États-Unis ou l'Australie, ont une approche en termes de pauvreté absolue. 

 Comment le taux de pauvreté est-il calculé ?
• L'importance du «seuil de pauvreté»
 
En Europe, pour mesurer la pauvreté, le seuil de 60% du niveau de vie médian est privilégié. En d'autres termes, tous les individus qui ont un niveau de vie inférieur à 60% du niveau de vie médian dans leur pays sont considérés comme «pauvres».
En France et en Europe, le seuil de pauvreté à 60% du niveau de vie médian est privilégié (capture d'écran d'une vidéo de l'Insee).


vendredi 21 septembre 2018

Stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté

La stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté a pour ambition de lutter contre les inégalités de destin et de permettre une égalité des chances réelles. Pour ce faire, 8,5 milliards d'euros sont consacrés à cette stratégie ambitieuse dont les maitres-mots sont "prévention" et "accompagnement".

Plan pauvreté du Gouvernement, présenté le 14/09/2018.

https://www.gouvernement.fr/action/strategie-de-prevention-et-de-lutte-contre-la-pauvrete

  Pauvreté

mercredi 19 septembre 2018

Les quatre axes du « plan pauvreté » de Macron : petite enfance, emploi, aides sociales et logement

On l’attendait depuis bientôt un an, cette « stratégie pauvreté » annoncée le 17 octobre 2017 à l’occasion de la Journée mondiale du refus de la misère. Prévu pour avril 2018, puis pour juillet, c’est finalement jeudi 13 septembre, depuis le Musée de l’homme, place du Trocadéro à Paris, que le « plan pauvreté » du gouvernement est présenté par le président de la République.


Dès mercredi, son cabinet, celui de la ministre de la santé et de la solidarité, Agnès Buzyn, et Olivier Noblecourt, délégué interministériel à la prévention et à la lutte contre la pauvreté des enfants et des jeunes, laissaient filtrer qu’il s’agit d’un « plan ambitieux » de 8 milliards d’euros sur les quatre années à venir. Un chiffrage confirmé mercredi soir par Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement, dans 20 Minutes.

Le gouvernement veut « s’attaquer aux nouveaux visages de la pauvreté » et « fonder l’Etat providence du XXIe siècle », explique-t-on dans l’entourage de la ministre et du président :  « Notre système social, avec beaucoup de prestations monétaires, a permis de stabiliser la pauvreté même en cas de crise, pas de renverser le destin des jeunes les plus touchés et de rompre avec la reproduction de la pauvreté. » Pour Olivier Noblecourt, « les plans successifs ne parviennent pas à éradiquer la précarité. C’est pourquoi il faut sortir de cette impuissance publique ».


Voilà pour les principes. En ce qui concerne la stratégie, le gouvernement la structure autour de trois axes.
Premier axe : l’action pour la petite enfance
Deuxième axe : accompagner les jeunes et les bénéficiaires du RSA vers l’emploi
Troisième axe : la simplification de notre système social
Sur le logement : résorber les bidonvilles

 

Premier axe : l’action pour la petite enfance

Cette action s’inscrit dans le sillage des mesures déjà annoncées, comme le dédoublement des classes de cours préparatoire et cours élémentaire première année dans les réseaux d’éducation prioritaire (REP), l’instruction obligatoire dès 3 ans et l’accès à un mode de garde, par exemple à une crèche, pour permettre aux mères ou pères seuls chargés de famille de chercher un emploi.