dimanche 6 octobre 2019

Alcool, tabac, cannabis: les jeunes consomment moins, mais toujours trop

À 17 ans, ils sont désormais près de 12% à n’avoir jamais consommé d’alcool, de tabac et de cannabis. Des chiffres encourageants, mais loin d’être encore suffisants.


Toujours beaucoup d’alcool, moins de tabac, plus de cannabis. C’est ce que montre
le dernier rapport de Santé publique France et de l’Observatoire français des
drogues et des toxicomanies (OFDT) sur les consommations de substances
psychoactives chez les jeunes, publié cette semaine. Si globalement, la
consommation de ces produits baisse chez les jeunes, elle reste importante.
«Continuer les efforts de prévention et de sensibilisation est donc primordial», insiste
Viet Nguyen-Thanh, responsable de l’unité Addictions au sein de Santé publique
France.



Une consommation en légère baisse



En 2008, 5,1% des adolescents de 17 ans déclaraient n’avoir jamais consommé
d’alcool, de tabac et de cannabis. Dix ans plus tard, ils sont 11,7%. «Des chiffres
encourageants, selon Viet Nguyen-Thanh, qui viennent confirmer une tendance que
nous observions depuis quelques années dans les études». La baisse est
particulièrement encourageante chez les collégiens, qui sont moins nombreux à
déclarer avoir déjà été ivres ou à avoir déjà fumé. «Nous pensons que c’est grâce
aux différentes politiques menées depuis une dizaine d’années, comme la loi HPST
du 21 juillet 2009 qui interdit la vente d’alcool aux mineurs, et aux campagnes
d’information», indique Viet Nguyen-Thanh, qui évoque aussi les changements
d’attitude des parents: «Auparavant, il y avait parfois une culture de l’initiation à
l’alcool de la part des parents, qui est moins présente aujourd’hui. Et il est aussi
possible que l’essor des écrans grignote sur le temps de consommation des jeunes.»
La responsable de Santé publique France tempère cependant: «Certes, nous nous
réjouissons de cette baisse, mais il y a encore des efforts à faire. Dans une synthèse
parue en février dernier, l’OFDT a montré que parmi les jeunes de 17 ans interrogés
ayant bu le mois précédent, 91% ont acheté de l’alcool en magasin malgré
l’interdiction.» La consommation d’alcool reste ainsi élevée chez les jeunes: dans les
12 mois précédant l’enquête, plus de 80% des jeunes interrogés ont consommé de
l’alcool.



samedi 8 juin 2019

Le tabac, responsable d’une mort sur huit en France

Le tabac a fait 75 000 morts en France en 2015. Mais depuis, le nombre de fumeurs a chuté dans le pays.

 
Cancers, maladies cardiovasculaires et respiratoires : le tabac a fait 75 000 morts en France en 2015, ce qui représente plus d’un décès sur huit, selon les derniers chiffres officiels, publiés ce mardi 28 mai avant la journée mondiale sans tabac.
« Comme dans la plupart des pays industrialisés, le tabagisme reste la première cause de décès évitables en France », souligne le bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de l’agence sanitaire Santé publique France.
Le précédent bilan datait de 2016 et portait sur l’année 2013. Il était de 73 000 morts, soit la même proportion par rapport au nombre total de décès cette année-là (environ 13 %).
 

Les femmes de plus en plus concernées

Les hommes sont particulièrement touchés, puisque 19 % des hommes décédés en 2015 sont morts à cause du tabac (55 400), contre 7 % pour les femmes (19 900).
Pour autant, sur le long terme, la tendance est défavorable aux femmes. Entre 2000 et 2015, le nombre de morts attribuables au tabac chez les hommes a diminué (-11 %), alors qu’il a été multiplié par 2,5 chez les femmes (passant de 8 000 à 19 900).
Cette évolution est due à un changement des modes de vie : diminution globale du tabagisme chez les hommes depuis 1970, mais augmentation chez les femmes.
Les causes des morts attribuables au tabagisme sont les cancers (dans 61,7 % des cas), au premier rang desquels celui du poumon, une maladie cardiovasculaire (22,1 %) et une pathologie respiratoire (16,2 %).

Moins de fumeurs, qui fument moins qu’avant

Par ailleurs, Santé publique France confirme des chiffres déjà dévoilés fin mars par la ministre de la Santé Agnès Buzyn : depuis 2016, le nombre de fumeurs quotidiens a baissé d’1,6 million, dont 600 000 au premier semestre 2018.
LIRE AUSSI > Tabac, alcool, cancer : ce que contient le plan prévention du gouvernement
Obtenus grâce au Baromètre santé, enquête réalisée par téléphone, ces chiffres 2018 montrent que la tendance à la baisse se poursuit.
Les pouvoirs publics l’attribuent à l’augmentation progressive du prix du paquet (jusqu’à 10 euros d’ici 2020), au remboursement des substituts nicotiniques et à l’opération Mois sans tabac en novembre.

Infographie: Les bienfaits de l'arrêt du tabac | Statista Vous trouverez plus de infographies sur Statista
 
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Source : L'Observateur, 28/05/2019.