Retrouvez
et téléchargez le bulletin numérique de revue de presse DOC
BIMENSUEL Gazette santé social N°43 du DPFI de Lormont qui présente
l'actualité dans les
domaines de la santé publique, des professionnels de santé, du droits
des patients, des inégalités sociales et de santé du 2 au 15 novembre 2017 via ce
lien :
jeudi 2 novembre 2017
mercredi 1 novembre 2017
L’accès des jeunes à l’emploi : un parcours difficile et marqué par les inégalités
L’enquête du Céreq « Quand l’école est finie », sur le devenir des jeunes sortis du système scolaire et de l’enseignement supérieur en 2013, montre de fortes inégalités.
Trois ans après leur sortie du système scolaire ou de l’enseignement supérieur, qu’est devenue la génération 2013 ? La sixième édition de l’enquête « Quand l’école est finie » du Centre
d’études et de recherches sur les qualifications (Céreq) montre que
leur insertion professionnelle reste, pour une bonne part d’entre eux,
difficile et marquée par les inégalités. Cette enquête
a été réalisée sur les trois premières années de vie active des 693 000
jeunes sortis de formation initiale en 2013, à tous les niveaux de formation, à partir d’un échantillon représentatif de 23 000 jeunes interrogés en 2016.
Dans cette génération, 44 % ont poursuivi des études après le bac.
Pour de nombreux jeunes, l’accès à l’emploi s’apparente
à un parcours du combattant. FotografieLink CC0 Creative Commons |
Un parcours d’obstacles
Le parcours subi par les jeunes au cours des trois ans s’est révélé très souvent difficile, marqué par de la précarité. Pour beaucoup, il ne s’agissait toutefois pas d’un débouché professionnel stable : 70 % des jeunes de la génération 2013 ayant un emploi étaient en CDD. Et surtout, 39 % le sont encore trois ans après.Cette instabilité ne touche pas que les jeunes les plus faiblement diplômés : pendant cette période 2013-2016, les diplômés bac + 2 (IUT et BTS hors santé et social) ont été les champions de la mobilité sur le marché du travail, selon le Céreq : 37 % d’entre eux ont connu trois emplois ou plus. A l’inverse, 50 % des diplômés d’école de commerce ou d’ingénieur n’ont eu qu’un seul employeur.
Les sans diplôme « marginalisés »
Tous diplômes confondus, les « séquences d’emploi » des jeunes ont duré, en moyenne, seize mois au cours de cette période. Mais leur durée reflète en grande partie le niveau des diplômes : douze mois pour les non-diplômés, seize mois pour les bac + 2 (hors santé et social) et vingt-trois mois pour les diplômés d’écoles de commerce ou d’ingénieur.L’étude du Céreq souligne d’ailleurs que « tous les indicateurs d’insertion des non-diplômés sont au rouge ». Elle évoque la « marginalisation sur le marché du travail des groupes les plus vulnérables » : trois jeunes sans diplôme sur dix n’ont eu, en trois ans, aucun contact véritable avec l’emploi (soit au moins un mois auprès du même employeur). Près de 40 % d’entre eux sont encore en recherche d’emploi après trois ans de vie active. Et parmi les non-diplômés ayant un emploi, « près des deux tiers connaissent différentes formes de précarité : 17 % sont en intérim, 22 % en contrat aidé et 26 % employés sur d’autres types de contrats à durée déterminée, taux parmi les plus élevés de toute la génération ».
Inscription à :
Articles
(
Atom
)