mardi 29 mai 2018
lundi 28 mai 2018
EN GUERRE - Le 16 mai au cinéma
Film EN GUERRE - Réalisé par Stéphane Brizé, avec Vincent Lindon
Sélection officielle au Festival de Cannes 2018.
Sortie le 16 mai au cinéma.
Synopsis :
Malgré de lourds sacrifices financiers de la part des salariés et un
bénéfice record de leur entreprise, la direction de l’usine Perrin
Industrie décide néanmoins la fermeture totale du site. Accord bafoué,
promesses non respectées, les 1100 salariés, emmenés par leur
porte‑parole Laurent Amédéo, refusent cette décision brutale et vont
tout tenter pour sauver leur emploi.
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samedi 26 mai 2018
1968-2018 : logement, consommation, études… comment la France a changé en cinquante ans
Zoom sur cinquante ans d’évolution des conditions de vie des Français à l’heure où le pays célèbre le cinquantième anniversaire de Mai 68.
A l’heure où la France célèbre le cinquantième anniversaire de Mai 68, Les Décodeurs ont cherché à comprendre ce qui a changé dans la société et les conditions de vie des Français en un demi-siècle.
Des logements moins surpeuplés
+ 17 mètres carrés par personne
En 1968, la France commence à s’affranchir des difficultés de
logement liées à l’après-guerre, mais le surpeuplement reste un souci
majeur. Cette problématique n’a pas disparu actuellement, puisque la
Fondation Abbé-Pierre compte encore près de 4 millions de personnes mal-logées,
mais, en cinquante ans, la situation générale s’est améliorée. En
effet, le parc de logement a augmenté trois fois plus vite (+ 76 % entre
1968 et 2013, selon l’Insee) que la croissance de la population
(+ 28 %).Avec le vieillissement de la population, et le changement de structures familiales, le nombre de personnes au sein de chaque ménage a diminué, alors que, dans le même temps, la surface des maisons augmentait. Selon une étude du Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD), chaque Français dispose aujourd’hui en moyenne de 40 m2, contre 23 m2 en 1970.
Toujours plus de propriétaires
En cinquante ans, la France est-elle devenue une nation de propriétaires ? La proportion de ménages qui ont acquis ou sont en train d’acquérir leur résidence principale a de fait nettement augmenté depuis 1968, passant de 42 % à 58 %. Sur la même période, le taux de locataires a lui diminué. Mais le plus notable est la baisse drastique des hébergements à titre gratuit : plus d’un ménage sur huit était logé par des proches (12,6 % en 1967) contre à peine 2,6 % actuellement.La fin de l’inconfort
Non seulement les logements étaient en nombre insuffisant en 1968, mais ils étaient aussi loin d’avoir tout ce que l’on considère actuellement comme la norme minimale de confort moderne.
48 % de logements sans WC en 1968
Depuis la seconde guerre mondiale, la modernisation s’était
accélérée, mais en 1968, un logement sur dix était encore dépourvu d’eau
courante et plus de la moitié n’avaient pas de salle de bain – des
situations qui ont quasi disparu.(...)
Source : Le Monde, 21/05/2018.
Article intégral en ligne : https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/05/21/1968-2018-logement-consommation-etudes-comment-la-france-a-change-en-cinquante-ans_5302144_4355770.html
jeudi 24 mai 2018
« Lanceur d’alerte », décryptage d’un terme en vogue
L’expression « lanceur d’alerte » fleurit un peu partout, si bien qu’elle pourrait perdre son sens et sa force. Décryptage d’un terme importé en France en 1996.
Le club des lanceurs d’alerte n’est pas très
fermé, si on s’en tient à l’utilisation très fréquente du terme dans
les médias, sur les réseaux sociaux, dans les discours politiques ou
militants. « Enormément d’acteurs revendiquent ce label, résume le sociologue Francis Chateauraynaud, créateur du concept de « lanceur d’alerte » en 1996. Il a colonisé l’espace public parce qu’il permet de se présenter positivement. Il est bien reçu par la plupart des gens, car il suggère que l’on défend l’intérêt général. »
Quatre questions pour rendre lisible cette étiquette que tout le monde s’arrache.« Lanceur d’alerte » ou « whistleblower » ?
Pour M. Chateauraynaud, en 1996, le lanceur d’alerte est une personne ou une entité qui cherche à faire reconnaître, souvent contre l’avis majoritaire, l’importance d’un danger ou d’un risque en lien avec l’intérêt général. « Il ouvre un nouvel espace de débat public en signalant une question qui ne mobilise pas, qui ennuie, est déniée, oubliée, voire relativisée », résume le sociologue, qui a procédé en important et en modifiant la notion américaine de whistleblower, inscrite dès 1863 dans le droit américain (US False Claims Act) pendant la guerre de Sécession (1861-1865). L’objectif est alors d’inciter à la dénonciation des fraudes commises par des entreprises ayant passé un contrat avec le gouvernement.« Des fournisseurs peu scrupuleux auraient vendu aux armées de l’Union des marchandises défectueuses comme, par exemple, de la poudre coupée à la sciure de bois », rappelle la juriste Johanna Schwartz Miralles dans La Revue des droits de l’homme. Cette loi permet aux whistleblowers d’intenter une action en justice au nom du gouvernement contre le fraudeur et d’obtenir une partie de l’amende éventuelle. La notion de whistleblower est ainsi historiquement liée à la dénonciation d’irrégularités, tandis que celle de « lanceur d’alerte » englobe aussi la dénonciation de risques en tous genres — par exemple pour la santé ou l’environnement —, même s’ils sont incertains.
(...)
Source : Le Monde, 22/05/2018.
Article intégral en ligne : https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/05/22/lanceur-d-alerte-decryptage-d-un-terme-en-vogue_5302906_4355770.html
mardi 22 mai 2018
Politique de santé : l'euthanasie en Europe
L'euthanasie active est autorisée dans trois pays en Europe : les Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg. Les Pays-Bas, c'est le premier pays à avoir légalisé l'euthanasie active en 2001. En 2015, on a compté 5 500 cas d'euthanasie, soit une augmentation de 75% par rapport à 2010. Le gouvernement réfléchit aujourd'hui à étendre la loi aux personnes âgées non souffrantes.
Entre 9 000 et 10 000 euros en Suisse, pour un encadrement total
En Belgique, le médecin peut pratiquer l'euthanasie avec des produits achetés en pharmacie, comme l'explique le pharmacien Jean-Luc Cousin : "Un produit qui va favoriser un endormissement très rapide, un produit qui va entraîner le coma profond du patient, et un paralysant neuro-musculaire qui entrainera un arrêt respiratoire". Coût des substances : environ 25 €, sans compter la visite du médecin ou l'hospitalisation. En 2016, on compte près de 2 000 cas d'euthanasie, un chiffre stable. Mais de plus en plus de Français passent la frontière pour y avoir recours. D'autres pays comme la Suisse ont dépénalisé le suicide assisté. "On injecte le produit mortel dans le sachet de perfusion, et la personne va tourner elle-même le robinet qui va rouvrir la perfusion, décrit le Docteur Jérôme Sobel, président de l'association EXIT. Donc elle a le contrôle de sa vie et de sa mort jusqu'à la dernière seconde". En 2015, on a compté 965 cas de suicides assistés, soit trois fois plus que'en 2009. Le prix d'un encadrement de A à Z coûte entre 9 000 et 10 000 €. Mais malgré ces tarifs, de plus en plus d'étrangers choisissent de mourir en Suisse.Source: Francetvinfo.fr, 09/05/2018.
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dimanche 20 mai 2018
L'infirmier(e) du futur : cap sur 2030 !
Nous sommes en 2018 et la profession infirmière n'est pas vraiment au top de sa forme. Depuis plusieurs années maintenant les préoccupations demeurent et même s'aggravent. Souffrance au travail et quête de reconnaissance vont de pair et les infirmier(e)s ne voient pas d'où pourrait venir le salut. Une récente enquête menée par la MACSF sur "L'infirmière du futur" nous projette en 2030 avec quelques enseignements qu'il est essentiel de partager ici. Responsabilités, innovations techniques, robotisation, relation au patient... voici ce qu'il faut en retenir. Réjouissons-nous de constater que la qualité de la relation soignant/soigné reste au coeur des priorités professionnelles des infirmiers et en 2030 plus que jamais !
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que les robots ne pourrontcomme les prises de sang par exemple... |
L'infirmier(e) du futur ? Cap sur 2030 ! C'est déjà demain !
Responsabilité et champ d'exercice
Sur la question de la responsabilité, ils sont 91% à penserqu'ils en auront pluset 93% à souligner
que leur responsabilité sera plus engagée que maintenant. Nicolas Gombaut, Directeur du risque médical et de la protection juridique à la MACSF argumente ces résultats.
De manière générale, la responsabilité infirmière recouvre l’ensemble des situations dans lesquelles une infirmière peut être appelée à répondre de ses actions ou de ses omissions du fait de ses obligations ou de son exercice professionnel. Or en pratique, il n’existe pas « une » mais « trois » responsabilités répondant à des principes et des buts différents. Pour l’infirmière, soucieuse d’évaluer les risques liés à sa pratique, il est essentiel d’en percevoir les contours. En effet, selon que l’objectif de la mise en cause vise soit à indemniser un patient, à réprimer un comportement jugé dangereux pour la société ou à sanctionner un manquement disciplinaire, la responsabilité engagée sera tantôt civile, pénale et/ou disciplinaire.
Cela est important de le rappeler car 92% des infirmiers pensent également qu'en 2030 le travail de coordination fera partie intégrante de leur quotidien. Il s'agira alors de faire le lien avec le médecin traitant - ce qui est dèjà le cas aujourd'hui pour les infirmiers qui exercent en secteur libéral -, de passer des appels au domicile des patients pour prendre des nouvelles en post-opératoire - le raccourcissement des durées de séjours hospitaliers et le virage ambulatoire l'exigent déjà actuellement, même si ce n'est pas toujours officiellement formalisé - et enfin réaliser des soins à domicile. Là encore, et les infirmiers libéraux sont les premiers à le dire, ils constatent tous les jours davantage une demande accrue en soins de ville et sur des soins de plus en plus complexes et dont la cotation n'est pas toujours adaptée.
La question de l'exercice élargi est bien évidemment à l'ordre du jour en 2018 avant qu'elle ne le soit en 2030 ! L'enquête souligne que 89% des infirmiers pensent que
les médecins leur délègueront plus de tâches en 2030mais qu'entend-on ici par "délégation de tâches" à ne pas confondre - ce qui est encore trop souvent le cas avec "les protocoles de coopération"-. Le sujet fortement d'actualité et qui fait aujourd'hui polémique entre médecins et infirmiers est bien évidemment celui relatif à la préparation du décret sur l'infirmier de pratique avancée (IPA). Rappelons que la loi de santé a intégré - et donc reconnu comme piste d'évolution professionnelle - à l'article 30 la notion d'exercice en pratique avancée. Thierry Houselstein, Directeur médical MACSF, renchérit :
la création des IPA, nouvel acteur de santé, apparaît comme une véritable révolution dans le panorama médical français. A nouvelle pratique, nouveaux périmètres, nouveaux challenges mais aussi des responsabilités élargies que l’assureur RCP (Responsabilité Civile Professionnelle) doit prendre en compte. Ces compétences élargies ont fait leurs preuves, notamment outre-Atlantique. En effet, au Canada, à Montréal, un projet-pilote a été lancé en 2014 : une clinique sans médecin, gérée par des infirmières praticiennes spécialisées de première ligne (IPSPL) et des infirmières bénévoles. L’objectif est clair : offrir des soins de première ligne à des personnes vulnérables. Ainsi, les infirmières reçoivent en libre accès des patients en consultation et prennent en charge plus de 95% problèmes de santé. CQFD...
92% des infirmiers pensent également qu'en 2030 le travail de coordination fera partie intégrante de leur quotidien
Des Hommes et des Robots...
Ce sont les étudiants en soins infirmiers - quelques 31 000 engagés chaque année - qui s'expriment sur l'évolution du matériel et le rôle à venir des robots. Ils sont en effet 61% à penser qu'en 2030, il est probable que les robots fassent partie de leur quotidien. Des robots qui pourraient permettre, voire simplifier ou carrément se substituer au rôle infirmier dans de nombreux actes de soin : aider au déplacement des patients, prendre la tension, la saturation en oxygène et faire un premier bilan (réaliser des ionogrammes et NFS par exemple), délivrer des médicaments dans la chambre, directement aux patients, détecter des veines en vue de prélèvement ou pose de voie veineuse... Il est vrai que les objets connectés impactent déjà le rôle des infirmiers : pillulier sécurisé associé à un boîtier électronique qui mesure l’observance en temps réel et à distance, système flash d’autosurveillance du diabète au quotidien qui ne nécessite pas de piqûre, et de nouvelles applications mobiles tels que l’enregistrement des constantes, le suivi des états cliniques des patients, le scan des ordonnances, la traçabilité des prélèvements à domicile… Là encore la technologie du futur c'est déjà demain ! Mais sur cette question précise de l'omniprésence des robots à venir, les infirmiers sont plus mesurés : ils sont 78% à penserque les robots ne pourront pas les aider à réaliser certains actescomme les prises de sang par exemple, mais 89% à estimer
que la réalisation de la gestion des stocks/chariots par les robots les aiderait dans leur travail. chantal, une infirmière en service de réanimation en témoigne : sans parler de robotisation, une simple disparition des câbles lors de transfert en réa permettrait de nous faire gagner du temps et simplifier la tâche : aujourd’hui, on se retrouve à faire du tricot". On le sait les infirmiers ont de multiples compétences, même les plus inattendues ! Autre conséquence envisagée de la présence croissante des innovations techologiques : le BUG ! 77% des infirmiers craignent
des coupures informatiques, des pertes de connexion wifi qui les gêneront dans leur exercice quotidien.
(...)
Article intégral en ligne : https://www.infirmiers.com
Source : Infirmiers.com, 04/05/2018.
vendredi 18 mai 2018
Impôts : comment va se passer le prélèvement à la source
A partir du 1er janvier 2019, l’administration fiscale appliquera une ponction dont le montant sera calculé d’après vos revenus de l’année précédente.
Actuellement, pour la quasi-totalité des revenus, les ménages paient l’impôt sur le revenu avec un an de décalage. La mise en place du prélèvement à la source, au 1er janvier prochain, a pour objectif de le supprimer. Il ne s’agit que d’une réforme du mode de recouvrement de l’impôt : elle ne modifie pas les règles de calcul de l’impôt.
Les ménages qui ne paient pas d’impôt cette année sur leurs revenus de 2017 ne supporteront pas de prélèvement à la source en 2019. En outre, ceux qui ne paient pas d’impôt grâce à la prise en compte de réductions ou de crédits d’impôt et dont le revenu fiscal de référence est inférieur à 25 000 euros par part de quotient familial ne seront pas assujettis au prélèvement.
La mise en place du prélèvement à la source ne supprime pas l’obligation de déposer une déclaration de revenus de l’année précédente.
La mise en place du prélèvement à la source ne supprime pas
l’obligation de déposer une déclaration de revenus de l’année
précédente. Elle permettra aux contribuables de vérifier l’exactitude des informations dont dispose le fisc.ll s’agira de les corriger, de déclarer les charges déductibles ou les dépenses éventuelles permettant de bénéficier d’une réduction ou d’un crédit d’impôt, de demander le rattachement des enfants majeurs, de déclarer les revenus non concernés par le prélèvement à la source : les plus-values mobilières, qui continueront à être imposées avec un an de décalage, les revenus de placement soumis au prélèvement forfaitaire unique…
Retenue à la source
Compte tenu de ces éléments, l’administration fiscale calculera le montant de l’impôt dû sur vos revenus de l’année précédente. S’il est supérieur à l’ensemble des prélèvements effectués tout au long de l’année, vous payerez la différence. Ce supplément sera prélevé par le fisc sur votre compte bancaire, en septembre de l’année suivante, ou en plusieurs fois si le solde est supérieur à 300 euros. A l’inverse, si le solde à payer est négatif, le trop payé sera reversé sur votre compte bancaire.Le prélèvement prendra la forme d’une retenue à la source prélevée tous les mois directement sur les salaires, les pensions de retraite, les allocations-chômage, les indemnités journalières, par les employeurs, les caisses de retraite, Pôle emploi, les caisses de Sécurité sociale, sur la base d’un taux qui leur aura été transmis par l’administration fiscale.
(...)
Article intégral en ligne : https://www.lemonde.fr
Source : Le Monde, 07/05/2018.
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