mardi 15 décembre 2020

Visualisez pays par pays la chute historique des émissions de CO2 liée au Covid-19 en 2020

 Factuel : – 7 %, c’est la baisse mondiale d’émissions de CO2 d’origine fossile par rapport à 2019, en raison des confinements mis en place dans le monde au cours de l’année. Les chercheurs du Global Carbon Project ont présenté leurs estimations, pays par pays des
émissions 2020.


Le bilan publié le 11 décembre par le Global Carbon Project (GCP) établit le niveau global
d’émissions de CO2 lié à l’activité humaine à 34 milliards de tonnes de CO2, soit 2,4 milliards
de tonnes de moins qu’en 2019. Ce consortium de scientifiques internationaux a également
produit à partir de données collectées dans chaque pays du globe des analyses en temps réel
des émissions.
Jusqu’à – 18,5 % d'émissions de CO2 dans le monde début avril.


Evolution quotidienne des réductions d'émissions de CO2 d'origine fossile par pays en 2020 par rapport à 2019, en %

 

lundi 14 décembre 2020

L’aventure scientifique des vaccins à ARN messager

C’est l’histoire d’un concept scientifique qui a débouché, en un temps record, sur le développement et la production à grande échelle de préparations vaccinales qui seront pour la première fois administrées chez l’homme dans un contexte très particulier, celui d’une maladie infectieuse pandémique.

Des millions de doses des vaccins élaborés par Pfizer/BioNTech d’une part, Moderna d’autre part, sont en effet actuellement produites pour répondre à la demande de nombreux pays. Elles ont commencé à être administrées au Royaume-Uni, aux États-Unis, au Canada.


Ces vaccins sont constitués d’ARN (ou acide ribonucléique). Plus précisément, ils renferment une molécule d’ARN messager qui renferme le code génétique de fabrication de l’antigène viral qui sera reconnu par le système immunitaire, lequel protégera l’individu vacciné lors d’un second contact avec l’agent infectieux.

C’est donc une stratégie vaccinale, jamais employée auparavant en médecine humaine, qui sera donc utilisée pour la première fois dans la lutte contre le SARS-CoV-2, le coronavirus responsable de la Covid-19.

Le vaccin de Pfizer/BioNTech (BNT162b2), comme celui de Moderna (mRNA-1273), repose sur l’injection intramusculaire d’un ARN messager codant la protéine S (Spike) de l’enveloppe du SARS-CoV-2. Il s’agit de la protéine S stabilisée « en conformation pré-fusion », autrement dit dans l’état conformationnel dans laquelle elle se trouve avant que l’enveloppe du virus fusionne avec la membrane de la cellule qu’elle infecte. La protéine S est l’élément de l’enveloppe du SARS-CoV-2 qui reconnaît le récepteur ACE2 présent à la surface des cellules cibles.

(...)

Source : Le Monde.fr, 14/12/2020.
Article intégral en ligne : https://www.lemonde.fr

dimanche 13 décembre 2020

Parlez-vous Covid ?

Dès le premier confinement, le coronavirus a contaminé le langage. Guide de conversation covidienne, pour fluidifier les échanges lors du dîner de Noël.

LES MOTS DU MAL

Comorbidité : Accumulation d’affections aiguës de nature à aggraver l’état d’un sujet.
Rappelle la double, voire la triple peine.

hydroxychloroquine : Médicament miracle. Sauf que non.

virucide : Évoque un groupe punk alors qu’il s’agit plutôt d’un produit censé dézinguer les virus. L’eau de Javel est un virucide. Pas le vinaigre blanc.

zoonose : Maladie infectieuse qui passe de l’animal à l’homme et vice versa. Exemple : fièvre du lièvre, herpès B du singe, maladie des griffes du chat, rouget du porc. De quoi résilier fissa son abonnement à 30 millions d’amis.

Comment les placer lors du réveillon : « Depuis le début de la pandémie, je lave le hamster de Barnabé tous les quatre jours. J’ai vu sur Internet qu’il était zoonose compatible. Du coup, savon de Marseille. Je vais quand même pas le passer au virucide... »

samedi 12 décembre 2020

Hercule ou le démantèlement d’EDF ?

L'exécutif souhaite découper le géant énergétique EDF pour privatiser la branche électrique, tout en maintenant le contrôle sur la branche nucléaire. Un projet qui n'est pas forcément avantageux pour EDF et ses usagers.

Lors de son interview sur Brut le vendredi 4 décembre, Emmanuel Macron a affiché un soutien plutôt inattendu à la filière nucléaire française. Une filière qui connait par ailleurs de nombreuses difficultés : fermeture de Fessenheim, retard colossal dans les travaux de maintenance de Flamanville… Des difficultés auxquelles les négociations en cours à Bruxelles comptent mettre fin en s’attaquant à la question de la rente nucléaire d’EDF via le projet de restructuration du groupe baptisé HERCULE. 

L'idée est la suivante : « découper » le groupe en deux (voire trois) filières, permettant ainsi à la filière nucléaire de devenir 100% publique et d’ouvrir les autres à des capitaux privés. De cette réorganisation découle un double avantage. D'une part, permettre à l’État de subventionner le nucléaire sans contrevenir aux règles de la concurrence européenne. De l'autre, apporter de l’argent frais via les capitaux privés. 

Mais ce démantèlement provoque une levée de boucliers : cette solution semble en effet contraire aux intérêts d’EDF et à ceux des consommateurs, dans la lignée d’un bilan loin d’être positif de la libéralisation du groupe depuis les années 1990. À gauche comme à droite, la réorganisation d'EDF est décriée par les groupes parlementaires. Jeudi 10 décembre 2020, une deuxième journée de grève a eu lieu. Selon le groupe, elle a été observée par 27% des salariés, 36% selon la CGT. 

L'avenir énergétique de la France doit-il nécessairement passer par une plus grande ouverture à la concurrence ? Celle-ci permettra-t-elle de faire face aux prochains défis, notamment ceux du nucléaire ? Pour en parler, nous avons invité trois spécialistes : Jacques Percebois, directeur du Centre de Recherche en Économie et Droit de l'Énergie, docteur en Sciences économiques, spécialiste en Économie du gaz naturel et de l'énergie nucléaire, Anne Debregeas, chercheuse à EDF R&D et membre de SUD Énergie et Quentin Derumaux, directeur du département énergie et environnement chez Sia Partners.

Source : France culture, 11/12/2020.
Écoutez l'émission ici : https://www.franceculture.fr

vendredi 11 décembre 2020

Grève à EDF : le « projet Hercule » en cinq questions

Les salariés de l'énergéticien français sont appelés à la grève ce jeudi.
En cause, la réorganisation programmée d'EDF voulue par l’État et la direction. De quoi parle-t-on exactement ? Éléments de réponse dans CQFD.

Après la grève du 26 novembre, qui avait conduit à une baisse significative de la production nucléaire, les salariés d'EDF sont de nouveau appelés à cesser le travail ce jeudi. Les syndicats du groupe public entendent protester contre le projet de réorganisation du groupe, baptisé « Hercule ».

1. En quoi consiste le projet Hercule ?

Elaboré par la direction d'EDF, le projet Hercule prévoit notamment la séparation de ses activités en plusieurs entités distinctes. D'un côté, EDF « Bleu », détenue à 100 % par l'Etat, regrouperait l'ensemble des activités nucléaires ainsi que le gestionnaire de réseau du transport d'électricité (RTE).

De l'autre, EDF « Vert » comprendrait les activités commerciales du groupe (la vente d'électricité au consommateur), le réseau de distribution Enedis et les énergies renouvelables. Elle serait contrôlée par l'Etat et ouverte aux capitaux privés, éventuellement en Bourse.

La question de ses activités hydrauliques, qui comprennent notamment les barrages, n'est pas encore tranchée. Initialement intégrées à EDF « Bleu », elles pourraient finalement être logées dans une troisième filiale, baptisée EDF « Azur ».

2. Pourquoi est-il mis en œuvre ?

Comme ses concurrents Enel, Iberdrola ou encore Engie, EDF veut accroître ses investissements dans les énergies renouvelables solaires et éoliennes pour profiter de la croissance phénoménale promise par ces activités dans les années à venir. Toutefois, la grande majorité de ses capacités d'investissements sont aujourd'hui captées par la modernisation de son parc nucléaire.

Par ailleurs, le groupe est peu attractif pour les investisseurs privés qui sont très réticents à soutenir le nucléaire à l'avenir incertain dans de nombreux pays. En scindant ses activités dans différentes entités (Bleu et Vert), EDF espère se rendre plus attractif aux yeux des investisseurs privés et ainsi financer sa croissance.

(...)

Source : Les échos.fr, 10:12/2020.
Article intégral en ligne : https://www.lesechos.fr

 

 

jeudi 10 décembre 2020

Espérance de vie en bonne santé : l'écart s'amenuise entre femmes et hommes

L'évolution de l'espérance de vie en bonne santé continue de progresser globalement en France en 2019 même si les écarts entre femmes et hommes se réduisent. Toutefois, l'augmentation du nombre de seniors pose aussi la question de la perte d'autonomie et de l'hébergement des seniors, 108 000 seniors en plus étant attendus en Ehpad en 2030.

En 2019, l'espérance de vie sans incapacité à 65 ans s'établit à 11,5 ans pour une femme et à 10,4 ans pour un homme selon la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees).

L'espérance de vie sans incapacité à 65 ans a augmenté plus vite, de 2008 à 2019, que l'espérance de vie révèle l'étude de la Drees sur l'espérance de vie sans incapacité(nouvelle fenêtre) publiée en décembre 2020.

La Drees observe plus particulièrement l'espérance de vie sans incapacité, calculée à la naissance et à 65 ans, en distinguant les incapacités sévères qui affectent plus lourdement la qualité de vie.

Une progression plus marquée pour les hommes

Si l'écart habituel de longévité entre hommes et femmes se vérifie lorsqu'il s'agit d'espérance de vie sans incapacité calculée à la naissance (63,7 ans pour les hommes contre 64,6 ans pour les femmes), il s'est fortement réduit de 2008 à 2019, les hommes ayant gagné un an d'espérance de vie sans incapacité contre deux mois pour les femmes.

Cet écart entre les deux sexes reste cependant important concernant l'espérance de vie sans incapacité sévère : 73,7 ans pour les hommes contre 77,9 ans pour les femmes.

Par ailleurs, la part d'années vécues avec incapacité avant 65 ans a augmenté depuis 2008, en particulier pour les femmes. Cette situation peut s'expliquer :

  • soit par une espérance de vie plus élevée pour les personnes ayant des incapacités depuis l'enfance ;
  • soit par l'apparition plus fréquente d'incapacité pour les personnes en âge de travailler.

Toutefois, après 65 ans, comme le montre l'augmentation de l'espérance de vie sans incapacité à cet âge, les femmes et les hommes déclarent moins d'incapacités depuis 2008.