samedi 5 septembre 2015

Le cerveau des natifs du numérique en 90 secondes

Avec les jeux vidéo et les différents écrans, les natifs du numérique sont rapides, multitâches et zappent facilement. Mais que se passe-t-il dans leur cerveau ? Cette vidéo proposée par Universcience explique les conséquences de ces nouveaux usages sur leurs apprentissages et leurs fonctions cognitives.



Le Monde.fr, 02/09/2015.

mercredi 17 septembre 2014

Du professeur savant au professeur pédagogue

Orientation active, tests de niveau, détection des étudiants les plus fragiles, parcours individualisés, cours de soutien, boîtiers interactifs, cartables numériques… Les universités multiplient les initiatives pour favoriser la réussite de leurs étudiants. Il y a urgence. En licence, l'échec est massif. En première année, un étudiant sur deux échoue et seuls 26,3 % des étudiants inscrits en L1 en 2009 ont obtenu leur diplôme en trois ans. Mais c'est peut-être la pédagogie qui est à revoir. Le temps où l'étudiant écoutait sagement et prenait passivement son cours sous la dictée de ses professeurs est révolu. Les universités doivent s'habituer à avoir dans leurs amphis ces digital natives, nés avec un smartphone dans la main et capables d'interpeller leurs professeurs en plein cours après vérification sur le Web.

Aujourd'hui, il est sans doute temps de passer du professeur qui sait au professeur qui accompagne l'étudiant dans son apprentissage. " Du savant au pédagogue ", pour reprendre les mots de François Germinet, président de l'université de Cergy-Pontoise, dans le Val-d'Oise. " Petit à petit, les universités prennent conscience qu'elles ne sont plus seulement un vecteur de la connaissance, mais aussi un lieu où l'on doit aider à - l' - assimiler ", reconnaît-t-il.
Pour en finir avec le cours magistral, qui consiste pour les étudiants à gratter ou à taper sur leur clavier pendant que l'enseignant fait cours, de plus en plus d'établissements innovent. " Le problème du cours magistral est que l'enseignant va au même rythme pour tout le monde, mais ce n'est pas forcément le bon rythme pour tout le monde, relève Isabelle Olivier, vice-présidente formation et pédagogies numériques à l'université Joseph-Fourier (UFJ), à Grenoble. Or, nos étudiants nous reprochent d'être noyés dans la masse, d'avoir des enseignements anonymes, l'absence de suivi personnalisé et pas de suivi en termes d'acquisition. "
Confrontée à une augmentation régulière de ses effectifs, l'équipe pédagogique a dû mettre en place des solutions pour accueillir dans les meilleures conditions ses étudiants. Ainsi, pour enrayer le nombre de décrocheurs – entre 25 % et 30 % en 2013 et 2014 – en première année de Staps (sciences et techniques des activités physiques et sportives), et alors que les effectifs de ce cursus ont encore augmenté de 15 %, l'université a décidé pour la rentrée de dupliquer une expérience de pédagogie inversée mise en place en première année commune d'études de santé (Paces) depuis 2006.