mercredi 28 novembre 2018

Des frais d’inscription à l’université plus élevés pour les étudiants extra-européens

Détaillant lundi 19 novembre sa stratégie pour porter, en 2027, à 500 000 le nombre d’étudiants étrangers accueillis en France, le premier ministre Édouard Philippe a confirmé une réforme des frais d’inscription, assortie de 14 000 bourses d’exemption.

Dès la rentrée prochaine, les étudiants extracommunautaires devront s’acquitter de 2 770 € par an en licence et de 3 770 € en master et en doctorat.
 
Dès la rentrée prochaine, les étudiants extracommunautaires devront s’acquitter de 2 770 € par an en licence et de 3 770 € en master et en doctorat. / Fred Douchet/Le Courrier Picard/MaxPPP
Alors que la mobilité étudiante ne cesse de progresser, un peu partout dans le monde, Édouard Philippe a annoncé lundi 19 novembre à Paris une série de mesures pour permettre à la France, 4e pays d’accueil (derrière les États-Unis, l’Angleterre et l’Australie), de rester dans la course.

Plus de formations dispensées en anglais

Pour accueillir chaque année, d’ici à 2027, un demi-million d’étudiants étrangers, contre environ 345 000 aujourd’hui, le gouvernement mise entre autres sur une politique de visa « améliorée », avec une priorité donnée aux dossiers de ces jeunes. Le nombre d’étudiants bénéficiant de cours en anglais ou de cours de français langue étrangère sera doublé, promet aussi le premier ministre. Un référent accompagnera chaque étudiant venu d’ailleurs.
Côté financement, deux fonds seront créés : un premier, doté de 10 millions d’euros en 2019, vise à améliorer les conditions d’accueil ; un second, dont le montant grimpera de cinq à 20 millions d’euros, doit permettre de développer des campus français à l’étranger.

2 770 € par an en licence, 3 770 € en master et doctorat

Mais cette stratégie comporte aussi une mesure controversée, l’augmentation des frais d’inscription à l’université pour les étudiants extracommunautaires. Dès la rentrée prochaine, ces derniers devront s’acquitter de 2 770 € par an en licence et de 3 770 € en master et en doctorat. Ce qui représente seulement, souligne le gouvernement, « un tiers du coût réel » de ces formations.

Des conditions inchangées pour les étudiants européens

Si la Conférence des présidents d’université y est plutôt favorable, les syndicats étudiants, eux, dénoncent cette mesure. Édouard Philippe a annoncé que cette augmentation des tarifs pour les étudiants extracommunautaires serait assortie de 14 000 bourses d’exemption.
Cette refonte des frais d’inscription ne concernera pas les étudiants issus de l’Espace économique européen (pays de l’Union européenne, Suisse, Islande, Norvège, Liechtenstein).

Source : La Croix, 19/11/2018.

samedi 12 mai 2018

Parcoursup. La loterie remplace le tirage au sort

Parcoursup, le système d’admission à l’université, rendra ses premières réponses le 22 mai. Une sélection arbitraire et injuste que continuent de dénoncer les étudiants en lutte.


Vacances, ponts, examens, interventions policières : rarement mouvement étudiant aura été placé dans des conditions aussi difficiles. Vaille que vaille, il se poursuit. Quatre universités restent totalement bloquées : Rennes-II, Toulouse-Jean Jaurès, Paris-VIII et Nanterre – où, en dépit du pont du 8 mai, 700 étudiants réunis lundi 7 mai en assemblée générale ont voté la poursuite du blocage. D’autres sites restent partiellement bloqués à Paris (Clignancourt et Malesherbes, dépendants de Sorbonne-Université), Aix-Marseille, Nantes, Lyon-II, tandis que des évacuations policières musclées ont eu lieu la semaine dernière à Grenoble et Nancy. Dans cette dernière université, six étudiants sont poursuivis en correctionnelle pour des imputations de dégâts matériels ou le refus… de communiquer à la police le code PIN de leur portable.
Pendant ce temps, conformément à la volonté de passage en force affichée depuis le début par le gouvernement, la machine Parcoursup ne s’est pas arrêtée. À deux semaines de la première échéance – mardi 22 mai, les futurs bacheliers recevront les premières réponses à leurs demandes –, les universités sont ainsi confrontées à un défi insurmontable, à défaut d’être imprévisible : étudier un par un les quelque 8,6 millions de vœux formulés par les 811 000 candidats. Et, au-delà de la centaine d’équipes pédagogiques qui, selon le collectif Sauvons l’université, refusent toujours d’entrer dans ce jeu, les premières informations qui filtrent sur les dispositifs mis en œuvre n’ont rien, mais alors vraiment rien de rassurant.

Une évaluation différente suivant la ville

Confirmant les craintes formulées par les étudiants en lutte et par nombre d’enseignants, et très loin de la volonté affichée par la ministre Frédérique Vidal de « remettre de l’humain dans le processus d’orientation », c’est une sélection féroce, déshumanisée, aléatoire, injuste et parfois ubuesque qui est à l’œuvre. Son ministère a beau mettre en avant « un cadre commun à respecter » par tous, celui-ci est tellement vague – obligation de mettre en place une commission d’examen des vœux, prérequis (ou « attendus ») fixés nationalement pour chaque filière, droit de connaître les raisons de la réponse fournie par la commission – qu’il ne permettra aucunement, dans la plupart des filières, de traiter et classer les dossiers.

(...)

Article intégral en ligne : https://www.humanite.fr
Source : L'Humanité.fr, 09/05/2018.

mercredi 11 novembre 2015

Les universités incitées à miser sur la formation continue

Le gouvernement devait donner le coup d’envoi, vendredi 6 novembre, de la montée en puissance des universités sur le marché de la formation continue. L’objectif : atteindre 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires dans la formation continue d’ici à 2020. Le chemin est prometteur, mais il s’annonce long à parcourir. Et cette activité ne constituera pas avant longtemps une « poule aux œufs d’or » pour les établissements d’enseignement supérieur, alors que le système universitaire, étranglé financièrement, cherche des solutions pour diversifier ses ressources. 


Aujourd’hui, les universités ne réalisent pas plus de 400 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel dans la formation continue, dont 90 millions pour le seul Conservatoire national des arts et métiers : « Les universités les plus actives en formation continue pèsent environ 10 millions d’euros chacune [Strasbourg, Dauphine, notamment] quand les écoles de commerce les plus performantes sur le sujet enregistrent 20 millions d’euros », constate François Germinet, président de l’université de Cergy-Pontoise.
M. Germinet remet, vendredi, un rapport de mission sur le développement de la formation continue dans les universités à la ministre de l’éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, et au secrétaire d’Etat à l’enseignement supérieur et à la recherche, Thierry Mandon. M. Germinet, qui a commencé sa mission en mars 2015, fixe l’objectif de passer à un milliard d’euros de prestations en 2020.
Le marché de la formation continue est estimé à 13 milliards d’euros. Les 600 millions d’euros supplémentaires représentent un chiffre d’affaires et non un bénéfice. Or cette activité n’est souvent qu’apparemment rentable pour les universités, souligne le rapport, puisqu’elles facturent uniquement le prix des heures complémentaires de leurs intervenants (42 euros hors taxes). Le rapport suggère d’augmenter les prix de certaines formations, qui passeraient à 150 euros de l’heure, « voire plus pour de l’expertise très poussée », sur le marché concurrentiel des formations courtes et numériques pour lequel il existe une forte demande des entreprises.
Ce développement de la formation continue fait partie du « nouveau modèle économique » prôné par M. Mandon pour l’université. La formation continue apportera cependant une contribution modeste. Avec le taux de marge de l’ordre de 5 % prêté aux organismes de formation privés, un chiffre d’affaires de 1 milliard en 2020 ferait gagner 50 millions d’euros, à terme, aux universités. Soit le même ordre de grandeur que ce qu’apportent aux universités les fondations d’entreprises – quelques millions d’euros annuels dans le meilleur des cas, au mieux 1 % de leur budget.

7 000 postes créés

 

Mais la perspective n’en est pas moins intéressante, notamment parce qu’elle permettrait de resserrer les liens avec les entreprises – pour l’insertion professionnelle des diplômés ou les contrats de recherche. Et surtout pour les emplois : environ 7 000 postes pourraient ainsi être créés au sein des universités grâce aux ressources propres dégagées, selon le rapport. Dans le détail : 3 000 enseignants-chercheurs, 1 500 enseignants agrégés et 2 400 personnels techniques, administratifs et de bibliothèques.

Le Monde,

jeudi 25 septembre 2014

La Sorbonne embarrassée par une affaire de voile

Une étudiante voilée dit avoir été invitée à changer de cours par une enseignante.

 

Le président de l'université Paris-I Panthéon-Sorbonne s'est officiellement excusé, espérant sortir au plus vite de l'affaire de voile islamique qui perturbe la rentrée de l'UFR de géographie. Une étudiante voilée, Samia (le prénom a été changé à la demande de l'intéressée), dit avoir été victime d'une " humiliation ", mardi 16 septembre, lors de sa première séance de travaux dirigés (TD) de géographie physique.

Dès le début, raconte Samia, la professeure lui demande : " Vous comptez garder votre truc à tous mes cours ? " Le " truc ", c'est le voile que porte Samia. " Parce que cela me dérange, poursuit l'enseignante. Et cela va gêner, car il y a des exposés, et il faudra au moins l'enlever durant ces exposés. Je suis là pour vous aider à l'insertion professionnelle. Et cela vous posera des problèmes. " La jeune femme ne souhaite pas ôter son voile. " Je préfère dans ce cas que tu ailles dans un autre TD ", lâche la professeure. Contactée par Le Monde, celle-ci répond : " Je ne vois pas du tout de quoi vous me parlez. Ce n'est pas moi. "
Benoît Floc'hArticle publié dans le journal Le Monde du 26 septembre 2014.

mercredi 17 septembre 2014

Du professeur savant au professeur pédagogue

Orientation active, tests de niveau, détection des étudiants les plus fragiles, parcours individualisés, cours de soutien, boîtiers interactifs, cartables numériques… Les universités multiplient les initiatives pour favoriser la réussite de leurs étudiants. Il y a urgence. En licence, l'échec est massif. En première année, un étudiant sur deux échoue et seuls 26,3 % des étudiants inscrits en L1 en 2009 ont obtenu leur diplôme en trois ans. Mais c'est peut-être la pédagogie qui est à revoir. Le temps où l'étudiant écoutait sagement et prenait passivement son cours sous la dictée de ses professeurs est révolu. Les universités doivent s'habituer à avoir dans leurs amphis ces digital natives, nés avec un smartphone dans la main et capables d'interpeller leurs professeurs en plein cours après vérification sur le Web.

Aujourd'hui, il est sans doute temps de passer du professeur qui sait au professeur qui accompagne l'étudiant dans son apprentissage. " Du savant au pédagogue ", pour reprendre les mots de François Germinet, président de l'université de Cergy-Pontoise, dans le Val-d'Oise. " Petit à petit, les universités prennent conscience qu'elles ne sont plus seulement un vecteur de la connaissance, mais aussi un lieu où l'on doit aider à - l' - assimiler ", reconnaît-t-il.
Pour en finir avec le cours magistral, qui consiste pour les étudiants à gratter ou à taper sur leur clavier pendant que l'enseignant fait cours, de plus en plus d'établissements innovent. " Le problème du cours magistral est que l'enseignant va au même rythme pour tout le monde, mais ce n'est pas forcément le bon rythme pour tout le monde, relève Isabelle Olivier, vice-présidente formation et pédagogies numériques à l'université Joseph-Fourier (UFJ), à Grenoble. Or, nos étudiants nous reprochent d'être noyés dans la masse, d'avoir des enseignements anonymes, l'absence de suivi personnalisé et pas de suivi en termes d'acquisition. "
Confrontée à une augmentation régulière de ses effectifs, l'équipe pédagogique a dû mettre en place des solutions pour accueillir dans les meilleures conditions ses étudiants. Ainsi, pour enrayer le nombre de décrocheurs – entre 25 % et 30 % en 2013 et 2014 – en première année de Staps (sciences et techniques des activités physiques et sportives), et alors que les effectifs de ce cursus ont encore augmenté de 15 %, l'université a décidé pour la rentrée de dupliquer une expérience de pédagogie inversée mise en place en première année commune d'études de santé (Paces) depuis 2006.

mercredi 10 septembre 2014

Contre le chômage, les étudiants incités à entreprendre


Un nouveau statut offre des cursus aménagés et un accompagnement pour créer son activité


Une poignée d'heures, à peine, qu'ils sont entrés à l'université de Poitiers. Fraîchement bacheliers et désormais étudiants de première année de droit, ils prennent note, avec le sérieux des bonnes résolutions estivales, des différents services que leur offre la fac. Quand, soudain, une question leur fait redresser la tête : " Certains d'entre vous ont-ils un profil entrepreneur ? Un projet, quel qu'il soit, de création d'entreprise ou d'association ? "
Ceux-là, leur explique-t-on, seront les bienvenus au Pépite, le tout nouveau Pôle étudiant pour l'innovation, le transfert et l'entrepreneuriat. Et pourront bénéficier d'un statut adapté " qui permet de réaliser projets et études en même temps ". Suit un petit film, sur une musique enlevée et un ton incitatif. Il est question de " maximiser ses chances de succès ", de " coworking ", de financements, de partenariats…
Tout en bas de l'amphithéâtre, deux jeunes filles à la mise soignée chuchotent, interloquées. " C'est trop tôt, tout ça, c'est pas pour nous. Faut avoir un parcours professionnel, un bagage… " Ce sont justement ces idées reçues que tente de combattre l'université, qui entend" diffuser l'esprit d'entreprendre ", dès la rentrée, auprès de tous ses étudiants de licence. Leurs camarades de master 1 et 2 auront, eux, droit à encore mieux durant l'année : des conférences-témoignages animées par de jeunes entrepreneurs.
Nouveautés de la rentrée universitaire 2014, le statut d'étudiant-entrepreneur et le fonctionnement à plein régime des Pépites, à Poitiers comme dans vingt-huit autres grands sites d'enseignement supérieur, témoignent de la volonté gouvernementale de faire de la création – ou de la reprise – d'entreprise par les jeunes un axe de lutte contre ce chômage qui les touche durement. Une idée d'application pour smartphone a émergé d'une conversation de fin de soirée entre copains ? Tout étudiant de l'université de Poitiers ou des écoles d'ingénieur et de commerce qui l'environnent, et même un jeune diplômé (jusqu'à 27 ans), peut frapper à la porte du Pépite, né ce printemps et désormais opérationnel.
Il trouvera des interlocuteurs compétents pour en discuter. Pour le rassurer, d'abord, ce dont les étudiants français ont tout particulièrement besoin. Oui, on peut créer son activité et échouer, ce n'est pas grave ni noté, c'est même plutôt constructif. Et non, pas besoin pour se lancer de dix années d'expérience professionnelle. Des tuteurs, enseignants et entrepreneurs, seront là pour le guider. L'expérience qui fait défaut se forgera vite en concevant le projet.
" On propose d'abord à l'étudiant un entretien pour déterminer ses besoins immédiats,détaille la responsable du Pépite, Sandra Choisy. On le familiarise avec les différentes étapes du parcours de création. Ensuite, on le met en réseau, et on l'oriente vers un incubateur puis vers les chambres de commerce ou de métiers, les banquiers… Il sera en confiance et il sera bien reçu, puisqu'il n'arrivera pas en disant “J'ai une idée”, mais en parlant viabilité et rentabilité… "
Le nouveau statut dérogatoire d'étudiant-entrepreneur est censé faciliter ce passage de l'idée au projet. Les jeunes gens retenus par un comité de sélection, et qui signeront une charte d'engagement, bénéficieront, comme les sportifs de haut niveau, d'un aménagement de leur cursus : choix des horaires de travaux dirigés, exemptions de cours, contrôle final et non continu, année de césure, période de " stage " consacrée au projet. Sans compter l'accès à un espace de travail commun, avec ordinateurs, photocopieuse et petits bureaux pour téléphoner et recevoir.
Bref, tout ce qui a manqué à Guy Le Charpentier et Nicolas Roumagne, à peine trentenaires et cofondateurs de l'entreprise ReSanté-Vous, en 2011, alors qu'ils étaient encore en master " Ingénierie de la rééducation et du handicap " à l'université de Poitiers. Ils emploient désormais quinze personnes en CDI et dégagent 700 000 euros de chiffre d'affaires en proposant aux établissements pour personnes âgées dépendantes leur équipe thérapeutique pluridisciplinaire, ainsi qu'une formation au vieillissement grâce à une combinaison qui le simule.
" A l'époque de la création, ça ne faisait pas vraiment sérieux de recevoir les médecins dans notre colocation ! Si on avait eu ce statut, on aurait gagné du temps. On en serait peut-être au double de salariés aujourd'hui. " Bien que soutenus par l'ancêtre du Pépite poitevine, créée dès 2000, les deux jeunes gens se sont sentis " un peu extraterrestres ". " On voyait bien les sourires en coin. Tout le monde s'attendait à ce qu'on se plante. Et nous, on se répartissait les cours et on fonçait prospecter les clients à l'autre bout du département entre midi et deux. " Ereintant.
L'équipe pédagogique ne s'est pas montrée très regardante sur leur présence en TD, ni sur le fait qu'ils créent une association pour effectuer en son sein leur stage de six mois et se consacrer pleinement à leur projet d'entreprise, chacun devenant le tuteur de stage de l'autre – et lui décernant une appréciation flatteuse !
" Ce statut d'étudiant-entrepreneur va nous permettre d'en finir avec le bricolage administratif ", apprécie Mme Choisy. Il rassurera les parents, souvent rétifs : leur enfant ne lâche pas ses études pour entreprendre, et il sera accompagné. Les projets de création d'activité sont désormais reconnus, valorisés, légitimés. Ils peuvent même rapporter des " crédits " pris en compte dans le parcours d'étude, ou mener à un diplôme d'établissement de créateur d'entreprise – qui offrira aussi aux jeunes déjà diplômés une couverture sociale étudiante.
Combien, parmi 48 000 étudiants (de Poitiers, Limoges, La Rochelle) qui peuvent s'adresser au Pépite de Poitiers, postuleront à ce statut plutôt attractif ? Dix ? Cinquante ? L'équipe chargée de les accueillir n'en a aucune idée. Mais elle se réjouit déjà de n'avoir aucun mal à recruter des enseignants pour jouer les tuteurs. La constante mise en avant des créations d'activité possibles dans le secteur de l'économie sociale et solidaire a sans doute compté pour beaucoup…
" L'entreprise n'est plus le diable. Il y a une évolution chez les professeurs. Si certains ne sont toujours pas convaincus, ils ne monteront pas au créneau ", témoigne Philippe Lagrange, le doyen de la faculté de droit et sciences sociales, pour qui acquérir une culture entrepreneuriale à l'université est une " très belle idée ". Jusqu'à présent, les étudiants ne dévoilaient souvent leur double vie de créateurs d'entreprise qu'une fois diplômés, ne voyant même pas l'intérêt d'en parler à leur professeur. C'est aussi cela que le nouveau statut devrait changer.
Pascale Krémer
Article tiré du Journal Le Monde du jeudi 11 septembre .