mercredi 26 octobre 2016

Première naissance d’un bébé « à trois parents »

Selon le « New Scientist », un enfant conçu par fécondation in vitro serait porteur du patrimoine génétique de ses parents et de l’ADN d’une donneuse. Les spécialistes de la reproduction récusent souvent la formule, mais elle résume la percée réalisée par une équipe américaine, dans une clinique mexicaine : un enfant « à trois parents » serait né il y a cinq mois, porteur du patrimoine génétique de ses parents, mais aussi d’ADN provenant d’une donneuse.


Cette naissance inédite, rendue publique mardi 27 septembre par l’hebdomadaire britannique New Scientist, doit cependant encore faire l’objet d’une communication scientifique « officielle » lors du congrès de l’Association américaine de médecine reproductive à Salt Lake City (Utah), en octobre.

Le bébé, un garçon, serait le fils d’un couple de Jordaniens qui avait déjà donné naissance à deux petites filles décédées à l’âge de 6 ans et de 8 mois, indique le New Scientist : toutes deux étaient atteintes du syndrome de Leigh, une maladie liée à un dysfonctionnement des mitochondries, de minuscules usines à énergie présentes au cœur des cellules. La mère était porteuse saine de cette maladie, un quart de ses mitochondries étant touchées par une mutation dans leur ADN.

Procédure interdite aux États-Unis

Le couple a fait appel à John Zhang, président fondateur du Centre de fertilité New Hope de New York, une clinique qui a des antennes en Chine, en Russie et au Mexique, pour procéder à une tentative de fécondation in vitro faisant appel à une technique de transfert du noyau.
Le docteur Zhang a extrait le noyau (porteur de l’ADN) d’un des ovocytes de la mère et l’a inséré dans celui d’une donneuse dont le noyau avait été préalablement ôté. L’ovocyte disposant de mitochondries saines a été fécondé in vitro avec un spermatozoïde du père. L’embryon ainsi engendré était donc porteur de l’ADN nucléaire des deux parents et de l’ADN mitochondrial (ADNmt) fonctionnel de la donneuse – les rares mitochondries apportées par le spermatozoïde sont en effet détruites lors de la fécondation.
Selon le New Scientist, sur cinq embryons créés de la sorte, un seul s’est développé « normalement » et a pu être réimplanté chez la mère, qui a ensuite connu une grossesse normale. L’équipe new-yorkaise a effectué cette procédure de fécondation in vitro et d’insémination au Mexique, car elle est interdite aux Etats-Unis.
Elle est en revanche autorisée au Royaume-Uni – où elle n’a encore jamais été tentée –, mais selon une modalité un peu différente : l’ovocyte de la mère et celui de la donneuse seraient d’abord fécondés par des spermatozoïdes du père, puis énucléés avant qu’ils ne se divisent pour donner un embryon. Le noyau de la donneuse serait alors éliminé et remplacé par celui de la mère pour former l’embryon.

Le bébé se porterait bien

Le New Scientist précise que le couple jordanien, de confession musulmane, souhaitait minimiser les destructions d’embryons et a pour cette raison choisi d’opter pour l’autre technique. En outre, l’équipe médicale a sélectionné un embryon masculin, afin d’éviter qu’à l’âge adulte il ne transmette la maladie à sa descendance. Pour Sian Harding, qui a procédé à l’examen éthique de la procédure approuvée au Royaume-Uni, cette approche est « aussi bonne ou même meilleure que ce qui serait fait en Angleterre », indique l’hebdomadaire.

Le Monde, 28/09/2016.

(...)

mardi 2 février 2016

Le premier «bébé-médicament» français a 5 ans

Conçu par fécondation in vitro et sélection embryonnaire, Umut-Talha portait en lui le remède qui a permis à sa grande soeur de guérir de la bêta-thalassémie, une maladie génétique du sang.

En turc, Umut-Talha signifie «notre espoir». Le petit garçon, qui fête aujourd'hui son anniversaire, porte bien son prénom et mérite amplement son surnom de «premier bébé-médicament» de France. En effet, quelques mois après sa naissance le 26 janvier 2011, il a permis, par le biais des cellules de son cordon ombilical, de sauver sa sœur Asya, atteinte de bêta-thalassémie sévère. 


Cette maladie, due à la défaillance du gène de l'hémoglobine, la molécule transportant l'oxygène dans le sang, est caractérisée par une forte anémie. Les malades atteints de la forme la plus grave de bêta-thalassémie, comme Asya, doivent avoir recours à une transfusion sanguine toutes les 3 à 4 semaines afin de rester en vie. Pour guérir définitivement, la seule solution est de recevoir une greffe de cellules souches pouvant induire la production de bonnes cellules sanguines. En France, on estime qu'entre 400 et 500 personnes sont concernées par cette maladie, qui se traduit par une pâleur, une grande fatigue, des vertiges et des essouflements.
En 2010, alors qu'Asya est âgée de 3 ans, ses parents s'aperçoivent qu'elle n'est compatible avec aucune des cellules souches de la banque publique de cordons ombilicaux. Ils se tournent vers le professeur René Frydman, le gynécoloque-obstétricien à l'origine de la première naissance par fécondation in vitro en 1982 en France. Celui-ci leur propose de «fabriquer» eux-mêmes ces cellules souches indispensables en concevant un nouvel enfant, indemne de la maladie.
» Le premier «bébé médicament» français est né

De l'amour en éprouvette

 

Débute alors le long parcours qui a mené à la naissance d'Umut. Plusieurs embryons ont d'abord été conçus en éprouvette (fécondation in vitro) avant d'être minutieusement analysés pour vérifier qu'ils ne portaient pas la maladie et qu'une compatibilité tissulaire avec Asya existait. Ce procédé est connu sous le nom de diagnostic pré-implantatoire (DPI). Finalement, deux embryons indemnes ont été réimplantés dans l'utérus de la maman.
Le bébé qui naît de cet amour en éprouvette est indemne de la maladie. Huit mois après sa naissance, sa sœur reçoit en cadeau les précieuses cellules souches, qui lui ont permis d'éliminer en quelques mois les cellules malades. Aujourd'hui, Asya ne retourne à l'hôpital qu'une seule fois par an, pour un simple contrôle. Par contre, leur frère aîné Mehmet, également touché par cette maladie, n'a pas eu cette chance puisqu'aucun des embryons en bonne santé ne pouvaient lui convenir.

Un procédé contesté, long et coûteux

 

Autorisé depuis 1994 par la loi de bioéthique, le diagnostic pré-implantatoire (DPI) est essentiellement utilisé en France pour mettre en évidence la présence chez l'embryon d'anomalies génétiques responsables de graves pathologies, comme la mucoviscidose, la maladie de Huntington, l'hémophilie ou certaines formes de myopathies, dont l'apparition est inéluctable. Ce n'est que depuis 2004 que cette technique peut être utilisée pour soigner un membre d'une fratrie, comme dans le cas d'Umut et d'Asya. Ce procédé soulève néanmoins de nombreuses interrogations éthiques, tant dans le monde médical, que politique ou religieux.
Cette procréation à visée thérapeutique n'était pas une première mondiale puisque les Etats-unis avaient ouvert la voie en 2000, suivis par la Belgique (2005) et l'Espagne (2008). Depuis 2011, seuls cinq «enfants-médicaments» sont nés en France, toujours sous la houlette du professeur Frydman. Il faut dire qu'avec un taux de réussite de 10%, cette prouesse médicale reste longue, coûteuse et incertaine.

Le Figaro.fr, Par Cécile Thibert, le 26/01/201.

lundi 9 février 2015

Les députés britanniques autorisent la conception de bébés à partir de trois ADN

Les parlementaires du Royaume-Uni se sont prononcés, mardi 3 février, en faveur du projet d’assistance médicale à la procréation destinée à prévenir la transmission de maladies génétiques d’origine maternelle. Familièrement baptisée fécondation in vitro « à trois parents », elle consiste à remplacer dans l’œuf les petites structures appelées mitochondries, présentes dans toutes les cellules à qui elles fournissent l’énergie dont elles ont besoin. Certaines maladies sont en effet liées à des mutations affectant l’ADN des mitochondries. L’ensemble des mitochondries de l’embryon sont d’origine maternelle.


Que sont les maladies mitochondriales ?

 Constituant des centrales à énergie permettant la synthèse des protéines et d’autres molécules, les mitochondries sont des structures présentes dans les cellules, à l’extérieur de leur noyau, dans le cytoplasme. Elles possèdent leur propre ADN, toujours hérité de la mère. Les mutations de cet ADN mitochondrial (ADNmt) sont responsables d’un ensemble de plus de 700 maladies métaboliques non curables à ce jour et pour certaines potentiellement mortelles dans l’enfance. Elles peuvent se manifester sur le plan neurologique, neuromusculaire, des atteintes ophtalmiques (neuropathie optique de Leiber), des anémies, de la surdité…
Selon l’Autorité britannique sur la fécondation humaine et l’embryologie (HFEA), environ une naissance sur 5 000, et vraisemblablement une proportion plus importante de fœtus, présente une mutation de l’ADNmt. Toujours selon la HFEA, il est possible d’avoir un recours à un diagnostic pré-implantatoire, sélectionnant les embryons n’ayant que très peu de mutations de l’ADNmt, mais cela suppose d’avoir préalablement identifié la mutation en cause. 

En quoi consiste la technique de remplacement des mitochondries ?

 Si le problème est lié aux mitochondries, se sont dit des chercheurs britanniques de l’université de Newcastle, remplaçons-les, plutôt que de faire appel à un classique don d’ovocyte de la part d’une donneuse. L’idée était de conserver le patrimoine génétique maternel, porté par les chromosomes qui se trouvent dans le noyau cellulaire. Pour cela, les chercheurs ont eu recours à la technique du transfert nucléaire.
Le procédé consiste à partir d’un ovocyte de la mère, contenant donc des mitochondries porteuses de la mutation incriminée. L’ovocyte est fécondé par un spermatozoïde paternel, puis, le noyau de l’œuf obtenu est prélevé. Un ovocyte provenant d’une donneuse, indemne de la maladie, a lui aussi été fécondé avant d’être débarrassé de son noyau. Le noyau comprenant la part de patrimoine génétique d’origine maternelle est alors transféré dans l’œuf provenant de la donneuse.
L’œuf qui en résulte comporte donc un noyau recelant les patrimoines génétiques de la mère et du père, et un cytoplasme dont les mitochondries contiennent l’ADN de la donneuse exempt de mutations. Donc, trois ADN, celui de la donneuse étant ultra-minoritaire.
Une autre technique existe, où le transfert est effectué à partir d’ovocytes, l’un maternel, l’autre de la donneuse, l’ovocyte résultant étant ensuite fécondé par un spermatozoïde paternel.
Aux Etats-Unis, une demande d’autorisation d’un essai clinique utilisant cette technique a été soumis en février à la Food and Drug Administration. La FDA n’a pas encore rendu sa décision.

Une technique sûre ?

 Dans un communiqué du 22 juillet 2014, annonçant le projet de loi gouvernemental autorisant le recours à la technique de remplacement de mitochondries, la HFEA précise que son panel d’expert, présidé par le Dr Andy Greenfield, avait clairement indiqué dans son rapport de juin 2014 qu’il « n’avait pas trouvé de preuve suggérant que le remplacement mitochondrial ne soit pas sûr et que de bons progrès avaient été accomplis au plan scientifique. » Etudiant les données animales et humaines sur plusieurs années, le panel avait pris en compte les aspects de sécurité liés au transfert lui-même, les réactifs utilisés pour cette technique ainsi que les interactions entre le noyau et les mitochondries.
A cette occasion, le Dr Greenfield a déclaré : « Passer de la recherche à la pratique clinique implique toujours un certain degré d’incertitude. Si le parlement change effectivement la loi, la procédure régulatoire requise par la HFEA avant que le traitement soit proposé garantira, autant qu’il est possible de le faire, que le remplacement des mitochondries marche et est suffisamment sûr pour être proposé aux personnes atteintes de maladies mitochondriales sévères. »

Quelles sont les questions éthiques soulevées ?

 Bien que le parlement britannique ait adopté la modification de la loi de 2008 sur l’assistance médicale à la procréation pour autoriser le remplacement des mitochondries, la technique n’en sera pas pour autant immédiatement proposée. Comme toute technique à la pointe de la science, elle doit être encadrée par des dispositions réglementaires que la HFEA doit élaborer. Cette instance de régulation doit concevoir et mettre en œuvre une procédure, définissant notamment un cahier des charges pour les établissements qui seraient autorisés à la pratiquer.
Des questions éthiques sont également soulevées à propos de cette nouvelle technique. Tout d’abord, le fait qu’elle entraîne une modification de ce que l’on appelle la lignée germinale, autrement dit les cellules participant à la fécondation (par opposition à la lignée somatique qui donne les autres cellules de l’organisme). Dès lors, cela signifie que l’ADNmt provenant de la donneuse va également être transmis à la descendance en plus de celui des deux parents.
De ce point de vue, il peut exister une différence entre les deux techniques. Dans celle où le transfert a lieu après la fécondation, l’identité génétique du futur embryon aura donc été établie par les chromosomes paternels et maternels, avant le traitement. Dans celle où le transfert est effectué sur des ovocytes avant fécondation, l’ADN mitochondrial de la donneuse préexiste et l’individu créé sera différent de ce qu’il aurait été avec les seuls deux parents.
Le bénéfice – la non transmission de la mutation – est évident, mais cela peut susciter des interrogations. En particulier le caractère anonyme ou non du don de mitochondries (le don de gamète n’étant pas anonyme). Lors du congrès mondial de bioéthique, le 25 juin 2014 à Mexico, le Dr John Appelby, du centre d’éthique et de législation médicale du King’s College (Londres), a évoqué le fait que le don de mitochondries n’est pas susceptible d’influer significativement sur l’identité et les traits physiques des descendants, qui seraient donc peu enclins à s’enquérir de l’identité de la donneuse de mitochondries. Mais d’un autre côté, pourquoi refuser l’accès à une telle information, s’est-il interrogé.
Des accusations d’eugénisme ont également été avancées comme dans d’autres techniques visant à éviter la naissance d’enfants porteurs de maladies graves. Mais, dans le cas du remplacement de mitochondries par transfert du noyau, il n’y a pas de sélection des embryons, avec élimination de ceux porteurs de la mutation de l’ADNmt.

Paul Benkimoun, Le Monde, 03/02/2015.

jeudi 4 septembre 2014

Forte hausse des naissances multiples en 2013

De plus en plus de femmes ont recours à la fécondation in vitro après 45 ans
Malgré une légère baisse des naissances en 2013 (– 1,2 %) corrélée à la crise et au chômage, la France reste l'un des pays les plus féconds d'Europe, selon l'étude de l'Insee sur les naissances en France en 2013 rendue publique mercredi 3 septembre. Mais le point le plus saillant et inédit de cette étude est que les grossesses gémellaires se multiplient, en particulier chez les femmes âgées de plus de 45 ans.
Sur les 805 801 accouchements comptabilisés en France en 2013, 13 898 d'entre eux étaient multiples (soit 1,7 % des accouchements). Si, en dix ans, la proportion de ce type de naissances progresse faiblement, passant de 1,5 % à 1,7 % chez les femmes de moins de 40 ans et de 1,8 % à 2,4 % pour les 40-44 ans, cette part a fortement augmenté chez celles qui ont dépassé les 45 ans. Le taux passe alors de 2,8 % à 5,7 % sur cette même période.
Cette hausse est " en partie liée au fait que les mères plus âgées ont plus souvent recours à l'assistance médicale à la procréation. Ces méthodes induisent en effet plus fréquemment des grossesses multiples ", indique la note de l'Insee.
Le professeur Alexandra Benachi, chef du service de gynécologie-obstétrique à l'hôpital Antoine-Béclère de Clamart, confirme ce lien. Elle n'est pas non plus étonnée par l'augmentation des naissances gémellaires chez les femmes de plus de 45 ans. " La procréation médicalement assistée a banalisé ces naissances ", confirme-t-elle.
La fréquence de ces grossesses multiples s'explique par la nécessité pour les médecins de maximiser les chances de réussite de l'opération en implantant plusieurs embryons. Le processus, parfois long et coûteux – au moins 5 000 euros –, demande la mise en œuvre d'une logistique complexe, ne serait-ce que pour organiser les déplacements. Les patientes attendent donc un résultat.
Grossesses à risque
Le professeur Benachi observe aussi une recrudescence des naissances gémellaires " depuis quatre ou cinq ans " dans les consultations de son service où l'on est habitué à traiter ces grossesses difficiles. Si certaines quadragénaires deviennent mères de manière naturelle, les autres appartiennent à " une nouvelle catégorie " de femmes, mues par un fort désir d'enfant, qui ont reçu un don de gamètes à l'étranger (en Espagne, Grèce ou dans les pays de l'Est par exemple) pour concrétiser leur envie.
Celles qui choisissent de mener une grossesse tardive sont souvent " des femmes qui ont privilégié leur carrière et se décident sur le tard à avoir un enfant, des femmes sans conjoint et des femmes à la tête de familles recomposées en couple avec un homme plus jeune sans enfants de son côté ", souligne Alexandra Benachi.
Pourtant, explique le professeur, les médecins veillent aujourd'hui à ne pas implanter plus de " deux ou trois embryons " pour justement limiter les possibilités de naissances multiples. Car ces grossesses tardives restent des grossesses à risque.
Faïza Zerouala
© Le Monde

mardi 26 août 2014

Mère porteuse Inde: Des bébés made in India

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Mère porteuse Inde: Un bébé à 14 000 euros

Lorsqu’il leur a fallu trouver de nouvelles solutions pour résoudre leur problème de stérilité, Bobby et Nikki Bains, qui vivent dans la banlieue de Londres, n’ont pas été à court d’idées. Après les plantes médicinales, la prière, les astrologues, les devins et autres gourous indiens, ils ont finalement apposé une affiche sur la vitre arrière de leur voiture : «Recherchons mère porteuse contre 14 000 euros» Après cinq fécondations in vitro (FIV) ratées et deux années de recherches infructueuses pour dénicher une mère porteuse en Angleterre, le couple a opté pour une solution qui ne leur pose aucun problème de conscience : louer le ventre d’une Indienne pour porter leur enfant.......

Lire la suite .........sur le lien suivant :

http://www.marieclaire.fr/,des-bebes-made-in-india,20161,741.asp

Film illustrant cette thématique :



Synopsis et détails

Elodie et Antoine file le parfait amour depuis plusieurs années. Pourtant quelque chose manque au tableau car au grand dam d'Elodie et suite à une opération, elle ne peut pas tomber enceinte. Ne s'avouant pas vaincu, le couple décide de faire appel à une mère porteuse en Californie où cette pratique est légale. Touchée par leur histoire, Mary, une américaine, met au monde deux adorables jumelles Isa et Léa. Malheureusement, lors du retour en France de cette nouvelle famille, la justice s'en mêle et commence alors un long combat pour faire reconnaître la parentalité d'Elodie et Antoine.