L'objectif de création de 100 000 places d'ici à 2017 est fragilisé par les réductions budgétaires
Qui décroche une place en crèche pour ses enfants ? La question taraude les parents recalés… qui sont nombreux. Seuls 16 % des enfants de moins de 3 ans non scolarisés y sont accueillis, alors qu'à la naissance, 32 % des parents disent préférer la crèche. Une fois leur enfant gardé (le plus fréquemment par une assistante maternelle), 40 % des parents continuent à avoir des regrets, car ils voient dans la crèche la garantie d'un meilleur éveil de l'enfant, d'un apprentissage de la vie en collectivité et du professionnalisme de l'encadrement.
Dans une étude publiée mercredi 10 septembre, l'Institut national d'études démographiques (INED) informe pour la première fois les déçus sur les critères de sélection des collectivités locales, responsables de la politique de la petite enfance. Elle a été réalisée à partir de l'enquête Famille et logements menée en 2011 auprès de 360 000 adultes.
Il y a un facteur chance. Les enfants nés de janvier à avril ont plus de chance d'être accueillis en crèche que ceux nés à l'automne. Les commissions d'attribution statuent souvent au printemps sur les enfants déjà nés, et les places se libèrent en septembre, lorsque les enfants plus âgés entrent en maternelle…
La situation familiale et professionnelle de la mère entre en jeu (l'activité du père n'a en revanche que peu d'influence). Un meilleur accueil du troisième enfant, des jumeaux et des triplés, montre une volonté d'aider les mères de famille nombreuse à conserver un emploi. Les femmes jeunes bénéficient également d'un bonus, tout comme les mères en recherche d'emploi. Elles ont 40 % de chance que leur enfant soit accueilli, contre 25 % pour une salariée du privé, signe d'une politique de lutte contre la précarité.
Les employées, professions intermédiaires et travailleuses indépendantes sont aussi mieux représentées que les cadres, " qui peuvent recourir à un mode de garde éventuellement plus onéreux et plus adapté à des journées de travail plus longues ", indique l'étude.
Dans une étude publiée mercredi 10 septembre, l'Institut national d'études démographiques (INED) informe pour la première fois les déçus sur les critères de sélection des collectivités locales, responsables de la politique de la petite enfance. Elle a été réalisée à partir de l'enquête Famille et logements menée en 2011 auprès de 360 000 adultes.
Il y a un facteur chance. Les enfants nés de janvier à avril ont plus de chance d'être accueillis en crèche que ceux nés à l'automne. Les commissions d'attribution statuent souvent au printemps sur les enfants déjà nés, et les places se libèrent en septembre, lorsque les enfants plus âgés entrent en maternelle…
La situation familiale et professionnelle de la mère entre en jeu (l'activité du père n'a en revanche que peu d'influence). Un meilleur accueil du troisième enfant, des jumeaux et des triplés, montre une volonté d'aider les mères de famille nombreuse à conserver un emploi. Les femmes jeunes bénéficient également d'un bonus, tout comme les mères en recherche d'emploi. Elles ont 40 % de chance que leur enfant soit accueilli, contre 25 % pour une salariée du privé, signe d'une politique de lutte contre la précarité.
Les employées, professions intermédiaires et travailleuses indépendantes sont aussi mieux représentées que les cadres, " qui peuvent recourir à un mode de garde éventuellement plus onéreux et plus adapté à des journées de travail plus longues ", indique l'étude.