samedi 6 septembre 2014

Paroles de réfugiés : Arte donne carte blanche à des artistes pour évoquer le sort des populations déplacées


Ils sont  réfugiés  et n'ont jamais été aussi nombreux. Selon les chiffres fournis par l'ONU, plus de 51  millions  d'êtres humains sont contraints de vivre sur une terre qui n'est pas la leur. 

Parqués dans des camps à travers le monde, certains survivent  sous des tentes ou  dans des baraques en tôle, d'autres sont hébergés  dans des centres collectifs bien établis.  Plus de la moitié sont localisés  en Asie et près de 29  % en Afrique pendant des années.
Qui sont-ils ? Pourquoi sont-ils arrivés là ? Quel est leur avenir ? C'est pour répondre à ces différentes questions et raconter leur(s) histoire(s) que  les équipes d'Arte Reportage, en partenariat avec  l'UNHCR, l'Agence des Nations unies pour les réfugiés, sont parties à leur  rencontre  au -Népal, en  Irak, au  Liban et au  Tchad. Dans la foulée, seize artistes (réali-sateurs, écrivains, photographes et auteurs de bandes dessinées) se sont installés trois  semaines dans ces camps et ont  rapporté des  récits très personnels de leur expérience.
Deux films très personnels......................

Lire la suite sur le journal Le Monde du 06/09/2014.
Et à regarder sur Arte,
à 18h35 sur Arte.tv.

mardi 2 septembre 2014

La fin du papier ? Pas celle de l'information !

 les résultats d’une enquête menée par la Direction générale des médias et des industries culturelles (DGMIC) sont alarmants pour la presse écrite (-5,3 % de recettes en 2013, sixième année de baisse consécutive) et peu enthousiastes en ce qui concerne la presse internet (qui n’a représentée que 5,2 % du chiffre d’affaires des 300 plus grands acteurs de la presse en France cette même année), Arte diffuse ce soir le documentaire « Presse : vers un monde sans papier », qui passe en revue les mutations possibles de la presse dans un avenir proche. Surprise, elles sont nombreuses. 
  
Oui, la presse papier est mal en point. Mais l’information, elle, n’a jamais été autant au centre de nos existences. Il y a donc toujours de la place pour des « professionnels de l’information », un terme qui englobe à fois les journalistes, les présentateurs de journaux télévisés et les éditorialistes, mais aussi des professions plus récentes comme le community management, le data-journalisme et le développement d’applications dédiées à la transmission et à la « curation » (comprendre : la sélection) d’informations. 
  
Le reportage nous entraîne de Paris à New York en passant par l'Allemagne et l’Inde, un des rares pays où la vente de journaux papiers progresse encore. A travers ces visites de rédactions diverses, un modèle commun semble émerger, celui de la « marque ». C'est à dire que la marque, The New-York Times ou Le Monde importe plus que le support via lequel elle est consultée. En fait, la complémentarité des supports (print, internet, smartphone) permet d’aborder l’information avec des temporalités différentes. Ne pas s’accrocher à un support en particulier est une nécessité pour toute entreprise de presse qui souhaite survivre dans un monde où l'on développe des applications pour téléphones portables aujourd’hui et où il faudra aussi, demain, en créer pour diffuser son contenu sur lunettes, miroirs, etc. 
  
Les pistes les plus folles sont envisagées : et si un jeu vidéo était le meilleur moyen d’informer sur le conflit israélo-palestinien ? Et si le journaliste de demain était un cyborg, un homme augmenté qui aurait pris le meilleur des deux mondes, celui des humains et celui des machines, pour extraire du flux ininterrompu les informations qui méritent d’être partagées par le plus grand nombre ? Et si les robots étaient les futurs meilleurs amis des journalistes, les soulageant des tâches les plus mécaniques pour leur permettre de se concentrer à plein temps sur l’investigation, la narration et les traits d’esprit ? 
  
Le constat est certes parfois un peu technobéat, mais au moins est-il optimiste et offre-t-il des pistes de réflexion et d'action. Nous sommes tous embarqués dans une révolution dont il est encore bien difficile d’imaginer tous les impacts sur nos vies. La crise force à chercher des solutions créatives et les titres de presse qui osent sortir des sentiers battus, ou plutôt des chemins de fer, semblent s’en tirer honorablement, à défaut de renouer avec un âge d’or qui semble, lui, bel et bien révolu. Alors que le New York Times n’a pas peur de flirter avec la science-fiction, l’Inde voit des titres de presse naître grâce aux réseaux sociaux. Comme quoi la technologie n'est pas toujours un macabre fossoyeur… 

« Presse : vers un monde sans papier », mardi 26 août à 22h05 sur Arte
Mardi 26 Août 2014 à 18:40 Marianne