lundi 23 septembre 2019

Vieillir, mais comment ? Une histoire sociale de la vieillesse

La vieillesse, entre expérience vécue et représentations - émissions de France culture du 23/09/2019.

mercredi 19 décembre 2018

Seniors Inégaux face à la fin de vie

Le vieillissement de la population en France a d’importantes retombées en termes d’accueil des personnes âgées en institution. Trois études de la Direction de la recherche, des études de l’évaluation et des statistiques (Drees) du ministère de la Santé le démontrent.

Soins de suite et de réadaptation

La première réalisée par Claire Charaval, Léa Mauro et Tom Seimandi concerne les établissements de soins de suite et de réadaptation : structures qui prennent en charge des patients, majoritairement âgés, en proposent une hospitalisation de jour ou de nuit. Leur activité, comptabilisée en jours de présence dans ces structures, a augmenté de 16 % entre 2008 et 2016, année où elle atteint près de 38 millions de journées d’accueil pour plus d’un million de patients.
Cela s’explique par le fait que la population vieillissante est plus nombreuse mais aussi par un taux de recours à ce type de structure qui est plus important pour les plus de 90 ans. L’augmentation de l’activité est particulièrement importante dans les cliniques privées, qui concentrent 34 % de l’activité en 2016 contre 30 % en 2008. Sur 1 828 établissements de santé prodiguant ce type de soins, la moitié (900) appartiennent au secteur public, un quart (471) au secteur privé à but lucratif et un autre quart (457) environ au secteur non-lucratif (établissements associatifs, mutualistes, fondations et congrégations). Sachant qu’entre 2008 et 2016, le nombre d’établissements publics est demeuré stable, les cliniques privées ont augmenté de 8 % (+34 établissements) et le secteur privé à but non-lucratif a perdu 23 établissements (- 5 %).
Pour faire face à l’augmentation de la demande, la capacité d’accueil (lits et places) a augmenté de 13 % en huit ans. Mais ces places sont aussi mobilisées de manière plus intensive (avec un taux d’occupation des lits qui a crû de 3 points). L’offre a surtout augmenté dans les cliniques privées (+ 32 % en huit ans), soit nettement plus que dans les hôpitaux publics (+ 8 %) et les établissements du secteur non-lucratif (+ 2 %). Ces structures ont également « développé des alternatives à l’hospitalisation complète ». Le nombre de jours en hospitalisation partielle a ainsi augmenté de 74 % en huit ans contre 11 % en hospitalisation complète.
Néanmoins, la durée moyenne de séjour passe de 30 à 31 jours en huit ans, et augmente en particulier pour les patients de 50 à 69 ans (passant de 28,5 jours en 2008 à 30,5 jours en 2016).
« Les disparités territoriales de capacités d’accueil subsistent encore, note la Drees, mais se résorbent peu à peu. » Ainsi, il existe un nombre important de structures dans le Sud de la France, en lien avec les activités traditionnelles de cures, maisons de repos et établissements de moyen séjour. Mais elles sont désormais mieux réparties sur le territoire. C’était l’un des objectifs de la réforme de 2008 qui a notamment encouragé la médicalisation de ces structures.

Financement des maisons de retraites

La deuxième étude de Malika Zakri et Xavier Besnard analyse la façon dont les seniors financent leur maison de retraite. La moitié des résidents en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépensent au moins 1 850 euros mensuels pour financer leur prise en charge. Il s’agit de la somme déboursée une fois déduites les allocations et les contributions des personnes ayant une obligation alimentaire vis-à-vis de ces personnes. Montant qui varie selon le niveau de perte d’autonomie, mais dépend essentiellement du statut de l’établissement. Cette participation est en effet bien plus élevée dans les établissements privés à but lucratif, puisqu’elle s’élève à au moins 2 420 euros pour la moitié des résidents contre 1 800 euros pour les autres types d’établissements, du secteur non-lucratif ou du secteur public hospitalier.

(...)

Source : Alternatives économiques, 17/12/2018.
Article intégral en ligne : https://www.alternatives-economiques.fr

vendredi 1 avril 2016

Le vieillissement préoccupe les Français

Selon une étude réalisée par HSBC, ils ne se sentent pas préparés à assumer financièrement ou n'ont rien mis en place pour faire face à leur vieillissement.



La santé, et plus précisément le vieillissement préoccupe les Français. Pour 66% d'entre eux, la santé est le thème le plus préoccupant, avant la qualité de vie ou la sécurité financière, indique une étude réalisée par HSBC et publiée, ce jeudi.
Parmi les 1000 Français interrogés sur la confiance qu'il ont en leur avenir, quatre individus sur cinq (81%) estiment qu'un mauvais état de santé aurait un fort impact sur leur qualité de vie. 70% d'entre eux pensent que leur relation avec leur conjoint serait affectée, 65% imaginent qu'il y aurait des conséquences sur leur famille et à peine 56% sur leur vie sociale.
Source: HSBC

Mais ce qui préoccupe avant tout les Français dans leur santé, c'est le vieillissement avant l'accès aux soins, leur famille et le coût engendré.
Source: HSBC

Malgré cette inquiétude prégnante, 66% des Français interrogés déclarent qu'ils ne pourraient pas bien ou pas du tout assumer financièrement ou qu'ils n'ont rien mis en place pour parer un tel événement, selon l'étude. Parmi les inquiétudes pour lesquelles les individus se sentent les moins préparés, 76% des personnes sondées pensent qu'elles ne sont pas préparées s'il arrivait quelque chose à leurs parents.
Source: HSBC

 

Méconnaissance de l'assurance décès

Afin d'anticiper ce qui pourrait leur arriver, certains considèrent la possibilité de souscrire une assurance décès. Mais le coût est un obstacle pour 55% d'entre eux. Parmi ceux qui en détiennent déjà une, 77% ne connaissent pas le montant de leurs indemnités ou doutent qu'elles seraient suffisantes. Quand l'assurance est souscrite par l'employeur, souligne l'étude, la proportion est légèrement supérieure (79%).

Le Figaro,Publié

lundi 12 octobre 2015

Vieillir en bonne santé est un objectif réalisable, selon l’OMS

C’est une tendance lourde depuis la fin des années 2000 : pour la première fois dans l’histoire, la majorité des personnes peuvent espérer vivre au-delà de 60 ans. Pourtant, prévient l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans un rapport rendu public mercredi 30 septembre, il faudra transformer les systèmes sanitaires afin qu’elles vivent en bonne santé.


Le « rapport mondial sur le vieillissement et la santé » écorne en effet une idée répandue selon laquelle une personne âgée de 70 ans aujourd’hui aurait le même état de santé que celui de ses parents lorsqu’ils avaient 60 ans. Pourtant, l’OMS estime réalisable de « vieillir en bonne santé », en restant autonome le plus longtemps possible grâce à une « action de santé publique relative au vieillissement qui soit beaucoup plus concertée ». « Il ne s’agit pas de vivre jusqu’à cent ans sans aucune maladie, mais bien de mettre en place des politiques de santé permettant aux individus de conserver au maximum leur capacité fonctionnelle », argumente Jean-Pierre Michel (université et hôpitaux de Genève), gériatre qui a contribué à la réalisation du rapport.

La Suède est le pays où le vieillissement est le mieux géré, suivie par la Norvège et l'Allemagne.
La Suède est le pays où le vieillissement est le mieux géré, 
suivie par la Norvège et l'Allemagne. mcohen.chromiste (CC BY 2.0)

Vieillissement rapide des populations

L’espérance de vie demeure marquée par de fortes disparités entre les pays mais son accroissement est spectaculaire. L’OMS cite l’exemple d’un « enfant né au Brésil ou au Myanmar [Birmanie] en 2015 [qui] peut espérer vivre 20 années de plus qu’un enfant né il y a tout juste 50 ans. » Ou encore celui de l’Iran où « en 2015, seule une personne sur dix est âgée de 60 ans. En seulement 35 ans, ce ratio sera passé à environ une personne sur trois.»

Lire la suite sur le site internet du journal Le Monde :  http://www.lemonde.fr/sante/article/2015/09/30/vieillir-en-bonne-sante-est-un-objectif-realisable-selon-l-oms_4778621_1651302.html#0pRcwx EqCArqGF5t.99

jeudi 17 septembre 2015

La silver économie, les bons usages de l’âge

Alors que le projet de loi d’adaptation de la société au vieillissement revient enfin devant l’Assemblée, il est bon de rappeler que la révolution de la longévité a et aura de plus en plus d’effets sur l’économie. Mais cela nécessite d’abord de rajeunir le regard sur le vieillissement.





La pension médiane est inférieure à 1 300 euros par mois. Une large partie de l’offre ne trouvera pas son marché par l’inaccessibilité du prix.
La pension médiane est inférieure à 1 300 euros par mois. Une large
partie de l’offre ne trouvera pas son marché par l’inaccessibilité du prix. 
AFP/VALERY HACHE
Pour trop de décideurs, un pays qui prend des rides perd sa capacité à innover et sera incapable d’affronter les grands vents de la mondialisation. Pire les pays vieillissants sont par nature enclins à sacrifier les générations futures…
Sortons de ce prêt à penser essentialiste ! La longévité porte un potentiel d’emplois nouveaux (300 000 créations nettes d’ici à 2020 selon la Dares), d’innovations technologiques, sociales et culturelles, d’invention de nouveaux produits et services adaptés, d’aménagements de logements…
Rappelons que l’Allemagne, le pays le plus vieux d’Europe, est aussi celui dont on loue le dynamisme et le succès économique. C’est aussi un pays où les comptes de la sécurité sociale sont positifs… De même au Japon, le pays le plus âgé du monde, le marché de la « silver économie » représente 692 milliards d’euros en 2015, soit plus de 12 % de la création de richesses annuelle.

Le Monde.fr,  | Par


mardi 4 novembre 2014

Travailler en horaires décalés accélère le vieillissement cognitif

Travailler de nuit ou en horaire décalés pendant une longue période nuit à la santé. C'est ce que révèle une étude franco-britannique publiée dans la revue médicale Occupational and Environmental Medicine, mardi 4 novembre. Selon ce document, le vieillissement cognitif est accéléré par ce type de rythme de travail.
Pendant dix ans, ces chercheurs ont ainsi suivi 3 000 salariés du sud de la France, âgés de 32 à 62 ans au début de l'étude, travaillant dans tous les secteurs de production et dont la moitié avaient travaillé en horaires décalés pendant au moins 50 jours au cours de l'année.
Leurs capacités cognitives (mémoire, attention, vitesse de réaction) ont été mesurées à trois reprises (1996, 2001 et 2006) lors de tests neuropsychologiques.
L'étude a permis de montrer que ceux qui avaient eu un travail posté pendant dix ans ou plus, présentaient un déclin cognitif – processus naturel chez toute personne vieillissante – nettement plus rapide que les autres.