vendredi 20 mai 2016

L’engouement pour la cigarette électronique, interdite de publicité



Assimilée au tabac, la cigarette électronique ne peut plus faire l’objet de publicité à compter du vendredi 20 mai. L’ordonnance transposant en France la directive européenne de lutte contre le tabagisme prévoit des règles plus strictes concernant le tabac et ses produits dérivés, introduisant notamment le paquet de cigarette neutre, mais aussi toute forme de publicité pour les e-cigarettes, y compris dans les vitrines des magasins.

Quasi inconnue en 2010, la cigarette électronique s’est très vite généralisée et semble constituer une « solution de sortie du tabagisme plutôt qu’une “porte d’entrée” », selon l’Observatoire des drogues et toxicomanies. Retour sur ce phénomène en quelques chiffres.

Lire l'article dans sa globalité : http://lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/05/20/la-cigarette-electronique-interdite-de-publicite_4923430_4355770.html

LE MONDE, 20.05.2016  

jeudi 19 mai 2016

Des salaires plutôt stables pour les aides-soignants en 2015

1717€, c'est le salaire brut moyen mensuel d'un aide-soignant français. Ce chiffre, publié dans le 5ème baromètre des salaires de la santé 2016 de l'Appel Médical, est en hausse (+5,2 %) par rapport à 2010 où le salaire des AS était estimé à 1632€. Mais il n'est pas homogène pour tout AS… Revue de détails.


aides-soignantes 

390 000 aides-soignants (AS) exercent actuellement en France. Ce sont des professionnels indispensables dans le parcours de soin du patient, acteurs à part entière de toute équipe soignante. Si quelques 78 000 jeunes diplômés AS ont rejoint le marché du travail depuis ces 10 dernières années, qu'en est-il de l'évolution de leurs salaires ? Dans son 5ème baromètre des salaires de la santé, l'Appel Médical analyse de manière transversale la dynamique salariale de six familles de métiers phares de la santé. Celle des aides-soignants reste stable par rapport à 2014, même si on observe une légère évolution en cinq ans.

Une précision d'importance !


Bien que les données publiées proviennent d'une agence d'intérim, rappelons que les intérimaires sont rémunérés de la même façon que des salariés titularisés. En outre, aucune primes, indemnités, ni même avantages ne sont pris en compte dans les données publiées. Ce baromètre, qui s'appuie sur les missions d'intérim exercées par des aides-soignants entre 2014 et 2015, est donc représentatif des salaires bruts qui leur sont attribués dans les établissements de santé.

Des salaires corrélés à l'âge

Comme pour n'importe quel autre métier, le salaire des aides-soignants est corrélé à l'expérience qui est le plus souvent associée à l'âge. De fait, on constate que les aides-soignant de plus de cinquante ans ont un salaire moyen de 1819€, soit seulement 189€ de plus que les AS de moins de vingt-cinq ans. L'augmentation de salaire selon l'âge est donc être relativement faible, d'autant plus que l'évolution entre 2014 et 2015 est quasiment négligeable.
Qui de la parité homme-femme ? Si près de 89 % des aides-soignants sont des femmes, les salaires restent cependant équivalents entre les genres, les femmes étant payées au même titre que les hommes.

Salaires selon le sexe

 

mardi 17 mai 2016

Ces « maladies de pays riches » qui gagnent du terrain en Afrique

Des installations sportives à Soweto, en Afrique du Sud en mars 2012.
L’Afrique fait face à un double fardeau sanitaire. Si le sida et le paludisme restent endémiques, les affections « non transmissibles », généralement associées aux pays riches, pèsent de plus en plus sur les populations du continent. Elles devraient même monter sur la première place du podium des causes de mortalité en 2030. « Les pathologies cardiovasculaires, le diabète, les maladies pulmonaires chroniques et les cancers ne connaissent pas de frontières, souligne le docteur Cherian Varghese, coordinateur à l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ces pathologies affectent désormais de manière disproportionnée les Etats à faible revenu : 86 % des décès prématurés, avant l’âge de 70 ans, qui leur sont imputables surviennent dans ces pays. »

Tueuse silencieuse

Les raisons de ce désastre sont les mêmes que dans les pays plus développés. « Des facteurs de risque, qui agissent seuls ou en se combinant : le tabac, la sédentarité et une consommation excessive d’alcool. Sans oublier une alimentation transformée, trop riche en sel, en sucres et en matières grasses. Dans le contexte de la mondialisation, se nourrir de ces produits industrialisés est devenu, en Afrique, l’option la plus économique », déplore le docteur Varghese.

Conséquence directe, le nombre d’événements aigus comme les infarctus du myocarde et les accidents vasculaires cérébraux (AVC) explose. « Il y a dix ans, la première cause de consultation en neurologie était les infections du système nerveux central, comme les méningites, la toxoplasmose ou les abcès », note le docteur Laho Diallo, médecin chef du service de neurologie à l’hôpital de Kipé, en Guinée. « Désormais, la tendance a complètement changé. L’AVC est devenu la première cause d’admission aux urgences mais aussi la première cause d’hospitalisation en neurologie en Guinée. Les autres pays de la sous-région, comme la Côte d’Ivoire, le Bénin ou encore le Ghana, sont dans la même situation. C’est un véritable problème de santé publique. » En cause : l’hypertension artérielle, tueuse silencieuse qui abîme le cœur et les vaisseaux. C’est en Afrique qu’elle sévit le plus : en 2014, plus de 30 % des Africains de plus de 18 ans souffraient d’hypertension.

Des cancers mal traités

Le cancer est aussi devenu un problème de santé publique. « L’Afrique est concernée par tous les types », constate le docteur Varghese. Les cancers du col de l’utérus et du sein sont les plus fréquents chez les femmes. Les hommes, eux, sont touchés en premier lieu par le cancer de la prostate. Les cancers colorectaux et du poumon sont en train d’émerger, en lien avec l’adoption du tabagisme et de mauvaises règles diététiques. Mais la maladie a, sur le continent, ses spécificités : 25 % des cas sont dus à des infections virales chroniques. Les virus de l’hépatite B et de l’hépatite C exposent particulièrement les populations au cancer du foie. Le virus du sida peut, lui aussi, provoquer certains cancers, comme le sarcome de Kaposi, qui se manifeste par des tumeurs malignes sur la peau et dans les viscères.

Le manque de moyens financiers, techniques et humains vient assombrir le tableau. En Afrique, la majorité des cancers sont diagnostiqués à un stade avancé, en raison d’un défaut de dépistage précoce, mais aussi d’une méconnaissance des signes de la maladie, tant du côté des populations que des professionnels de santé. En outre, dans la plupart des pays, les malades ne peuvent pas avoir accès aux traitements. Sans surprise, la mortalité est donc très élevée. A titre d’exemple, le taux de survie à cinq ans dans le cas du cancer du sein est inférieur à 50 % en Gambie ou en Ouganda, alors qu’il est de presque 90 % en France.

Diabète et obésité

Le diabète a également gagné énormément de terrain. Selon le dernier rapport de l’OMS sur l’épidémie, 3,1 % des Africains étaient diabétiques en 1980. Ils sont désormais 7,1 %, soit 25 millions de personnes. C’est pourtant une maladie encore largement méconnue : environ 70 % des malades ignorent qu’ils en sont atteints. Par ailleurs, les traitements, à base d’insuline et d’hypoglycémiants, ne sont accessibles que dans une minorité de pays. Le diabète non traité est source de très graves complications telles que la cécité, les accidents cardiaques, l’insuffisance rénale ou la gangrène des membres inférieurs. « C’est aussi un facteur de risque majeur d’accident vasculaire cérébral », rappelle le docteur Diallo.

L’obésité est en progression sur le continent où persistent paradoxalement de graves problèmes de malnutrition. Conséquence du développement socio-économique et du changement des habitudes de vie, on estime que 20 % à 50 % des populations urbaines africaines sont en surpoids ou obèses. De plus, des représentations et croyances favorisent la prise pondérale volontaire. Plusieurs études confirment que l’obésité est non seulement un critère de beauté en Afrique mais est aussi souvent perçue comme un signe de richesse, voire de bonne santé. Et la jeune génération a de quoi inquiéter : le nombre d’enfants africains de moins de 5 ans en excès de poids ou obèses a presque doublé entre 1990 et 2014, passant de 5,4 millions à 10,3 millions.
Beaucoup de décès dus aux maladies non transmissibles, de par les facteurs de risque qui les sous-tendent, pourraient être évités. Sur les 38 millions de décès provoqués par ces maladies en 2012, l’OMS estime que 16 millions, soit 42 %, étaient prématurés et évitables.

dimanche 15 mai 2016

Newsletter de mai 2016 du DPFI

La newsletter du mois de mai 2016 du DPFI de Lormont du GRETA Nord Aquitaine vient de paraître.

Vous y trouverez toute l'actualité du GRETA Nord Aquitaine, les événements locaux en rapport avec les thématiques de l'emploi, des métiers, du social, de la santé ainsi que les différentes dates de concours.

Pour la télécharger, cliquez via ce lien : https://drive.google.com/newsletter_mai_2016 

Pour retrouver l'ensemble des publications du DPFI, cliquez via le lien suivant : http://actu33.blogspot.fr/p/blog-page_40.html

samedi 14 mai 2016

Le cancer en France en 2015 : 150 000 décès et des inégalités professionnelles persistantes

Chargé de coordonner la lutte contre la maladie la plus meurtrière du pays, l’Institut national du cancer a publié fin avril son édition 2015 des « cancers en France », qui recense chaque année une quantité gigantesque d’informations sur le sujet. Quels sont les principaux facteurs causant le cancer ? Comment évolue la prise en charge des soins en France ? Pourquoi existe-t-il des inégalités face à la maladie ?


Tabac et alcool, principaux facteurs de cancers



Pourquoi le cancer atteint une personne et pas une autre ? Selon l’Institut national du cancer (INCa), 60 % des cancers sont causés par des déterminismes indépendants de notre volonté : âge, hérédité et environnement sont les principales causes non évitables. Nos modes de vie, notre manière de consommer et, plus largement, la situation socio-économique et professionnelle des personnes recouvrent les 40 % restants.
47 000 décès par cancer liés au tabac

Le tabac reste la principale cause de mortalité liée au cancer avec 47 000 décès chaque année en France, soit 30 % de l’ensemble des décès par cancer. Une étude de l’Observatoire des drogues et toxicomanies (OFDT) estime que le « coût social » du tabac est de 120 milliards d’euros par an et 14 milliards pour les finances publiques, le coût des soins dépassant celui des recettes pour la collectivité. Le tabagisme favorise plus de quinze types de cancer avec, en tête de liste, celui du poumon, dont 82 % des décès sont imputables à l’usage de tabac.
15 000 décès par cancer liés à l’alcool

L’alcool est le deuxième facteur « avéré » et « évitable » de cancer, selon l’INCa. Environ 15 000 décès par cancer, chaque année, sont attribuables à la consommation d’alcool, selon la dernière étude datant de 2009. Soit près de 10 % des décès par cancer en France.

Les facteurs nutritionnels sont aussi mis en cause. D’après une étude britannique, qui intègre l’alcool à ses calculs, 20 à 27 % des cancers sont dus aux types de consommation de nourriture. En octobre 2015, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a d’ailleurs classé la consommation de viandes rouges comme « probablement cancérogène » pour l’homme et celle de « viandes transformées » comme cancérogène.


Si l’impact de l’environnement sur la santé, et la survenue de cancers, ne fait « pas de doute », il reste encore complexe à évaluer et mesurer. L’INCa souligne le rôle néfaste de certains agents physiques (ondes, rayonnements), chimiques (métaux), ou biologiques (toxines, virus) présents dans l’atmosphère.

De fortes inégalités de risques de cancer existent également selon le secteur professionnel. Gaz d’échappement, poussières de bois, amiante : autant de facteurs favorisants, en fonction des métiers, les risques cancérigènes.


Cancers du sein et de la prostate, les plus répandus en France


En France, sur l’année 2015, 384 442 nouveaux cas de cancer ont été recensés, soit 30 000 de plus qu’en 2012. Hommes et femmes, jeunes et plus âgés n’endurent pas la maladie de la même manière, ni aux mêmes échelles : sur 100 000 hommes, 362 auraient été atteints d’un cancer en 2015. Tandis que pour 100 000 femmes, on en dénombre 272.
Les cancers les plus répandus en France en 2015 chez les hommes et les femmes

L’âge médian au moment du diagnostic est estimé à 68 ans chez l’homme et à 67 ans chez la femme, selon des données datant de 2012. En moyenne, on comptabilise 1 750 nouveaux cas de cancer par an chez les enfants de moins de 15 ans (quatrième cause de décès) et 450 nouveaux cas pour les adolescents, jusqu’à 19 ans.

En prenant les chiffres depuis 1980, on peut également constater une hausse du nombre de décès par cancer en France : + 11 % chez l’homme et + 20,3 % chez la femme. Pourquoi ? L’allongement de la durée de la vie, logiquement, fait que la maladie atteint plus de personnes. L’INCa estime ainsi que près de 150 000 personnes sont décédées en 2015 en France des suites de la maladie.


Encore de fortes inégalités sociales de mortalité


Les inégalités face au cancer ne sont pas uniquement liées à l’âge ou au sexe : elles sont aussi le fait de la situation socio-économique. « La France est un des pays d’Europe de l’Ouest où les inégalités sociales de mortalité par cancer sont les plus importantes, quel que soit le sexe », rappelait l’édition 2013 du rapport « Les cancers en France ».

Les cancers liés au milieu professionnel sont emblématiques de ces inégalités : en 2013, sur 2,37 millions de salariés exposés à des cancérogènes dans le cadre de leur travail, 70 % étaient des ouvriers. D’après le troisième plan cancer (2014-2019), les catégories sociales les moins favorisées ont également plus de mal à arrêter le tabac et l’alcool.
Quels sont les métiers les plus exposés aux produits cancérigènes ?
Secteurs d'activités les plus exposés aux produits cancérigènes et dépassant les 10% de risques en 2010.


Prévention, sensibilisation au dépistage, réduction des délais d’attente pour une IRM, accès à l’innovation et aux essais cliniques, préservation de la gratuité des soins font partie des principaux axes de travail du plan cancer, lancé en février 2014 par François Hollande, qui a alloué 1,5 milliard à la réduction de ces inégalités.

Il est encore difficile de mesurer précisément les causes précises de ces inégalités et donc de les réduire. « Pourtant, à l’échelle du système de santé, la détection des fragilités sociales reste encore difficile. Il manque en France un système de surveillance des inégalités sociales de santé », notait en 2013 le Haut conseil de la santé publique.

Moins de centres de soins, plus de chances de survie


Depuis 2009, un dispositif d’autorisation de traitement du cancer structure l’offre de soin sur le territoire national. Celui-ci cherche à mieux garantir des soins de qualité pour tous, mais a fait chuter le nombre d’établissements autorisés à utiliser les pratiques thérapeutiques soignant ou luttant contre le cancer : 1 200 établissements soignaient le cancer en 2009, contre 935 aujourd’hui. Depuis 2003, 1 265 établissements de santé publics et privés ont perdu l’autorisation, délivrée par les Agences régionales de santé, de traiter le cancer.

Plusieurs chiffres émergent également du compte rendu de l’INCa : l’introduction du numérique dans le programme de dépistage du cancer du sein, mis en place depuis 2008, tend à devenir la norme. En 2014, sur les 2,2 millions de mammographies réalisées, 95 % ont été réalisées avec une technologie numérique (contre 83 % en 2011).

Lire :   Une étude montre la progression du taux de survie aux trois cancers les plus fréquents en France

Par ailleurs, on note une très légère progression de l’utilisation des IRM (imagerie par résonance magnétique), dont 798 appareils sont installés en France et dont le délai d’attente avant utilisation est souvent considéré comme très long. Le délai moyen d’obtention d’une IRM est passé de 29 jours en 2010 à 25 en 2015, avec un objectif de vingt jours de délai d’attente moyen d’accès à une IRM dans le cadre du troisième Plan cancer.

D’un point de vue global, les chances de survie face aux cancers se sont améliorées ces dernières années. Comme nous l’expliquions dans cet article, une étude publiée en février a été menée sur plus de 535 000 cas de cancers, sur deux périodes : 1989-1993 et 2005-2010. Elle montre notamment que, pour les tumeurs les plus fréquentes, des évolutions notables ont été réalisées.





Le Monde, 10/05/2016
Accéder aux infographies de l'article ici : http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/05/10/les-chiffres-du-cancer-en-france-en-2015_4916922_4355770.html

vendredi 13 mai 2016

Le Portugal ouvre la GPA à certaines et la PMA à toutes

Le Parlement vient d'autoriser le recours à une gestatrice aux femmes ayant des problèmes d'utérus. Et de permettre aux couples de femmes et aux célibataires de recourir à la procréation médicalement assistée.

D’accord, c’est une loi adoptée à une courte majorité du Bloc de gauche. Mais le Parlement portugais vient de voter une loi autorisant la gestation pour autrui (GPA). Certes pas pour tous : seules les femmes qui ne peuvent pas porter leur enfant, faute d’utérus ou de dysfonctionnement de cet organe, pourront recourir aux services d’une gestatrice (les couples d’homosexuels ne pourront donc pas en bénéficier). Et pas n’importe comment : pas question de rémunérer la gestatrice.
Si cette loi cantonne donc la GPA dans une indication médicale (et non sociétale) et dans la gratuité, elle fait cependant sauter un gros bout d’interdit. Le Portugal met ainsi un pied dans le club des pays européens qui ne font pas de la GPA un tabou. En Belgique, aux Pays-Bas, en Pologne et en Slovaquie, aucune législation ne l’interdit, ce qui l’autorise de fait, tandis que la GPA est officiellement légalisée en Roumanie, mais aussi en Irlande et au Royaume-Uni (où il est interdit de pratiquer des GPA «à titre onéreux»).

PMA pour toutes

Cette toute nouvelle loi ne s’arrête pas là : les députés portugais ont aussi élargi aux couples homosexuels féminins et aux femmes seules le recours à la procréation médicalement assistée (PMA), jusqu’ici réservée aux unions hétérosexuelles. Ce faisant, le Portugal rejoint sept autres pays européens : la Belgique, le Danemark (pour les femmes mariées uniquement), l’Espagne, la Finlande, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et la Suède.
Le Parlement portugais, qui a basculé à gauche lors des élections législatives du 4 octobre, avait aussi définitivement adopté en février une loi autorisant l’adoption par les couples homosexuels, jusque-là interdite alors que le mariage entre personnes de même sexe est autorisé depuis 2010.

La France à la traîne

Et la France dans tout ça ? Pour mémoire, la France a attendu mai 2013 pour autoriser les homosexuels à se marier et à adopter. Mais la PMA pour les couples de femmes n’est toujours pas autorisée, alors que le candidat Hollande s’y était déclaré favorable (sans en faire un engagement écrit) et qu’elle devait figurer dans une loi famille abandonnée en rase campagne.
A lire aussi la tribune d'Alice Coffin : «Mariage pour tous: Hollande nous a Barjoté.e.s»
Quant à la GPA, elle est non seulement interdite mais aussi diabolisée au nom de la marchandisation des corps (même si certains pays comme le Portugal aujourd’hui en font un geste gratuit), quand elle n’est pas assimilée à une demande émanant avant tout de couples d’hommes. Oui, c’est le cas de certains. Mais aussi celui de couples hétérosexuels confrontés à des problèmes d’infertilité. Ceux que le Portugal a choisi aujourd’hui d’aider.

Libération,  Catherine Mallaval, 13/05/2016.

jeudi 12 mai 2016

Conseils pour prendre des notes

Cette fiche méthodologique est proposée par Sciences Po, associé à OpenClassrooms, pour accompagner les lycéens vers le bac et les études supérieures. Nous publions progressivement neuf fiches e-methodo conçues par des enseignants de lycée et de Sciences Po : rédiger une dissertation, un commentaire de texte, lire une carte, faire une recherche sur Internet, organiser son temps durant un examen ou un concours…

 

Introduction

Vous l’avez compris, prendre des notes est un réflexe indispensable qui va vous permettre de mieux comprendre le cours en vous le réappropriant, de gagner du temps et de vous préparer efficacement aux évaluations.
Pour acquérir ce réflexe, il faut être capable de faire plusieurs choses en même temps :
  • être attentif et comprendre ce qu’on écoute (ou ce qu’on lit) ;
  • analyser et synthétiser ces informations pour en tirer l’essentiel ;
  • écrire ce que l’on a retenu de manière concise et rapide.
Mais comment faire tout cela à la fois ?
C’est ce que nous allons découvrir maintenant !

Se préparer à la prise de note

Le matériel dont vous aurez besoin
L’essentiel est de s’y retrouver. Que choisir ? Des classeurs, des fiches ou des cahiers ?
Le classeur a la préférence, car il permet d’y insérer des documents annexes.
L’avantage du cahier est qu’on ne perd rien. Ce n’est pas à négliger si vous êtes un peu désordonné ! Si vous utilisez des fiches, pensez à prendre toujours le même format pour classer correctement vos notes.

N’oubliez pas de prévoir des stylos de couleur et des surligneurs, qui vous permettront de mettre en valeur les points importants dans vos notes.
La présentation de vos notes
Une fois que vous êtes équipés, voici quelques points de présentation à garder en tête qui faciliteront votre prise de notes :
  • Utilisez le même format de papier pour tous les cours et n’écrivez que sur les rectos. Ainsi, vous pourrez ajouter des feuilles, découper, coller, et le verso des pages vous servira pour ajouter des mémos, des schémas, du vocabulaire, et surtout vos questions à venir…
  • Pour mieux vous préparer à l’exercice de synthèse, n’hésitez pas à relire les notes du dernier cours auparavant.
Ça y est, vous êtes prêt, le cours commence. Il est temps de prendre vos stylos et de décider quoi noter !

Que prendre en note ?

Le plan
Les notes, c’est fait pour s’y retrouver.
La première chose à faire est donc de bien noter le plan général du cours, et de réécrire les titres du plan au fur et à mesure de vos notes. Ensuite, pensez à aérer la mise en page de vos notes : abandonnez les pages « pleines de mots », sans blancs, sans alinéas ; et utilisez une numérotation, des tirets, des points, etc. Cela facilitera votre tâche de relecture lors des révisions !
Voici un exemple de mise en page dont vous pouvez vous inspirer :

Exemple de prises de notes : le verso (à gauche) sert à clarifier les notes prises au recto (à droite).
Veillez à bien mettre en évidence les titres et les sous-titres, par des styles de typographie, de soulignement, de la couleur…