lundi 25 juin 2018

Aides sociales, plus de 30% de bénéficiaires n'y ont pas accès, pourquoi ?

Trop de minima sociaux ou trop peu d'aides et d'infos pour y accéder ? 1 personne sur 3 n'y a pas recours parce qu'elle ne sait pas qu'elle y a droit ! Le versement social unique prévu pour 2019 est-il la solution ?


Le "versement social unique" envisagé, en 2019, par le Gouvernement qui fait la une de l'actualité, est-il la solution pour rendre accessible l'aide sociale à tous les bénéficiaires ou est-ce une soulution pour économiquer des millions sous couvert de simplification ? Notre article

Ce n'est pas qu'il y ait trop d'aides sociales qui fait que 1 personne sur 3 ayant droit à une aide sociale ou une allocation n'en bénéficie pas. Ce que confirme le
Les raisons sont énoncées dans l'enquête de la fédération Adessadomicile



Ceci est confirmé depuis des années par l’ODENORE – Observatoire des non recours aux services et aux droits qui publie chaque mois les qui eux vont plus loin en recensant tous les non recours à tous les droits existants.
Ainsi donc 50% des non-recours sont dus à un manque d’information. L’ODENORE propose donc de contraindre les administrations concernées (Caf, CNAV, CNAM, départements, MDPH etc.) à communiquer à leurs administrés les aides sociales auxquelles ils ont droit.

Autres freins à l’accès à l’aide sociale :
- et là, vous le lirez, ça ne va pas s'arranger et c'est nocif pour l'emploi,
- la crainte de leur
La presse, les médias audio et télévisuels sont également un support d’information. C’est d’ailleurs l’objet de la rubrique « vos droits » de L’Humanité.fr.

D’un clic quelles aides sociales et à domicile pour vous ?

Récapitulatif des principales aides sociales, les conditions pour en bénéficier et comment ? - en lien avec le site officiel d’information des administrations française :
- en cliquant sur   vous pouvez savoir si vous avez droit à au moins 25 aides sociales dont les aides au logement, les aides aux personnes âgées, les allocations familiales et les aides spécifiques pour les étudiants etc.
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  En lien

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Source : L'Humanité, 11/06/2018.

samedi 23 juin 2018

En France, le gaspillage alimentaire en chiffres

10 millions de tonnes d’aliments consommables partent chaque année à la poubelle en France. Le point sur l’étendue du phénomène en infographies.

Source : Le Monde, 07/06/2018.

jeudi 21 juin 2018

Pourquoi nous devrions expérimenter le cannabis thérapeutique en France

Il faut bien discerner l'usage thérapeutique de l'usage récréatif.

Le cannabis, ou des extraits de cannabis, pourraient soulager les patients dans certaines maladies chroniques. Ces effets restent à prouver, mais de nombreuses études cliniques en cours dans le monde visent à les tester. Elles portent sur son utilisation dans la douleur, la sclérose en plaque, l’épilepsie, les nausées induites par les chimiothérapies dans le cancer, les troubles du sommeil, la cachexie (dénutrition très importante), le glaucome et certains troubles psychiques comme l’anxiété chronique.
La France réfléchit actuellement aux modalités d’une expérimentation nationale de l’utilisation à visée thérapeutique du cannabis, voire de certains cannabinoïdes – les substances extraites du cannabis. Des auditions d’experts cliniciens, patients et autorités sanitaires se sont tenues à ce sujet le 12 avril à l’Assemblée nationale, à l’initiative du député et médecin neurologue Olivier Veran. Le Comité ethique et cancer, dispositif consultatif collégial qui émet des avis publics, examinera aussi cette question après la saisine récente d’une patiente sur le caractère « inéthique » de l’interdiction du cannabis dans un contexte thérapeutique. En avril, l’agglomération de Guéret dans la Creuse s’est proposée, avec des motivations d’abord économiques, pour tester la culture du cannabis à visée thérapeutique sur son territoire.
Le principe d’une expérimentation nationale fait débat, avec parmi ses contradicteurs les académies de médecine et de pharmacie. Elle pourrait pourtant permettre de mieux accompagner des patients qui utilisent actuellement le cannabis sans contrôle médical, et d’évaluer les bénéfices et les risques de cet usage.

Un médicament autorisé dans la sclérose en plaques

Des médicaments cannabinoïdes sont déjà disponibles en France. Un seul possède une autorisation de mise sur le marché en France. Il s’agit du Sativex, autorisé depuis 2014. Il est composé de delta-9-tétrahydrocannabinol (THC) et de cannabidiol (CBD). Il est indiqué dans les raideurs et contractures musculaires, appelées spasticité, de la sclérose en plaques (SEP), en dernière intention. Néanmoins, ce médicament n’est toujours pas commercialisé en France faute d’accord sur le prix avec le laboratoire pharmaceutique.
D’autres médicaments sont accessibles, mais seulement avec une autorisation temporaire nominative (ATU). Il s’agit d’une procédure permettant de mettre à disposition de certains patients un médicament n’ayant pas d’autorisation de mise sur le marché (AMM) et ne faisant pas l’objet d’un essai clinique dans cette indication. C’est le cas du dronabinol ou THC synthétique (Marinol) pour des patients atteints de douleurs neuropathiques réfractaires aux traitements classiques, et du cannabidiol (CBD) dans les épilepsies réfractaires. Pour ce dernier médicament, une autorisation européenne est en cours d’évaluation.
Enfin, un médicament à base de nabilone, cannabinoïde synthétique indiqué dans les nausées et vomissements induites par la chimiothérapie chez les patients cancéreux adultes, fait l’objet d’une demande récente d’autorisation de mise sur le marché.

(...)

Source : L'Observateur, 21/05/2018.
Article intégral en ligne : https://www.nouvelobs.com/sante/20180518.OBS6868/pourquoi-nous-devrions-experimenter-le-cannabis-therapeutique-en-france.html

dimanche 17 juin 2018

Humaniser, décloisonner... 6 professionnels proposent leurs solutions pour l'hôpital

Partout en France, aides-soignants ou médecins dénoncent un système à bout de souffle.

Qu'ils soient aide-soignant ou médecin, partout en France, les soignants dénoncent un système à bout de souffle et livrent leurs préconisations, fruits de leur expérience.

"Revoir la tarification à l'activité"

Erika*, aide-soignante depuis vingt-deux ans, travaille dans un centre hospitalier du Sud-Ouest

"Il faut absolument revoir la tarification à l'activité (1). Aujourd'hui, faire la toilette d'un patient, distribuer un plateau-repas, écouter un malade qui craque, cela ne rapporte rien. Seuls les actes techniques ou chirurgicaux, comme poser une sonde urinaire ou une voie centrale, les prises de sang etc. permettent de gagner de l'argent. Or laver un patient prend dix à vingt minutes et mobilise une à deux personnes en fonction de son état ! De même, lorsqu'on apporte son repas à une patiente diabétique, on ne se contente pas de lui déposer son plateau. On lui donne des conseils, on parle de nutrition…
J'entends certains cadres ou médecins plaisanter et dire :
"Ce patient nous coûte cher, il ne nous rapporte pas assez de points." On n'en est pas encore à trier les malades en fonction de ce critère, mais je crains que cela n'arrive un jour. Quand j'étais étudiante, on nous répétait que la mission de service public était cruciale, qu'il fallait soigner tout le monde, sans jugement de valeur. Aujourd'hui, cet enseignement semble dénué de sens."
(1) Mode de financement instauré par le plan "Hôpital 2007" selon lequel les recettes issues des activités hospitalières vont déterminer les dépenses et non l'inverse.

"Faire cesser le harcèlement à l'hôpital"

Philippe Halimi, radiologue à l'hôpital Georges-Pompidou à Paris depuis 2000 et président de l'Association Jean-Louis Megnien, du nom du cardiologue qui s'est suicidé en décembre 2015 (2)

"Les conditions de travail se sont dégradées progressivement. Avec la mise en place de la tarification à l'activité, les responsables d'hôpitaux se sont mis à exiger que l'on pratique des actes pour des actes. Désormais, tout ce qui compte, c'est de faire du volume. Mais le vrai tournant a été la loi Hôpital, Patients, Santé et Territoires de 2009. Ce texte scélérat donne tous les pouvoirs aux directions d'établissements. Pour faire des économies, certaines n'hésitent pas à harceler les médecins et les cadres dont elles veulent se débarrasser. Le système est presque mafieux.
La première décision à prendre est de faire cesser cette violence. Aujourd'hui, même lorsque des condamnations judiciaires sont prononcées, les personnes mises en cause restent souvent en poste. Les conséquences sont lourdes pour les patients. Les soignants harcelés ne peuvent pas bien les prendre en charge et finissent par poser des arrêts maladie. Il faut que la parole se libère. L'association Jean-Louis Megnien va ainsi lancer sur son site une carte pour signaler les faits de harcèlements."
(2) Co-auteur avec le Pr Christian Marescaux d'"Hôpitaux en détresse, patients en danger"(Ed. Flammarion, avril 2018) 

Dans les couloirs du service d'accueil des urgences de l'hôpital 
Manchester de Charleville-Mézières (photo d'illustration) ((AFP/ Alain Julien)
 

 Source : L'Observateur, 07/06/2018.