mardi 3 novembre 2020

Les banques françaises investissent massivement dans des secteurs climaticides

À deux jours du Climate Finance Day qui réunira les grands acteurs de la finance internationale à Paris, Oxfam France publie un rapport intitulé Banques : des engagements climat à prendre au 4e degré. Il évalue la température à laquelle conduirait les émissions de gaz à effet de serre issues des activités des six principales banques françaises.

L’étude révèle que les banques françaises n’ont pas pris de mesures suffisantes pour respecter l’objectif de limiter le réchauffement de la planète à 1,5°C, inscrit dans l’Accord de Paris, et nous amènent au contraire sur une trajectoire de plus de 4 degrés.

Les six grandes banques étudiées — BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale, Banque Populaire Caisse d’épargne, Crédit Mutuel et la Banque Postale — ont une empreinte carbone qui représente près de huit fois les émissions de gaz à effet de serre de la France entière (3,3 milliards de tonnes équivalent CO2 par an, à rapporter aux 445 millions de tonnes de éqCO2 de la France). À elles seules, BNP Paribas et Société Générale émettent chacune deux fois plus que l’ensemble du territoire français.

« Ces chiffres font froid dans le dos, en même temps qu’ils font exploser le thermomètre, regrette Alexandre Poidatz, chargé de plaidoyer Finance et climat et auteur du rapport. L’impact climatique de la finance est d’autant plus nocif qu’il est encore mal connu des Français.es : nous polluons – sans le savoir – davantage via ce que finance notre argent à la banque, que via notre propre consommation. En d’autres termes, l’argent de nos comptes en banque représente notre premier poste d’émissions de éqCO2. »

« Loin d’être irréprochable, le monde de la finance se rend même coupable », estime Oxfam France. Le 1er octobre dernier, Bruno Le Maire appelait les banques à « faire mieux » sur la question de la finance verte et reconnaissait lui-même les limites de sa politique comptant sur les seuls engagements volontaires des banques.

« Il ne suffit pas de faire mieux, il faut être exemplaire, rétorque Oxfam France. Si les banques françaises se sont toutes engagées publiquement à être alignées avec l’Accord de Paris depuis 2015, elles sont surtout dans le verdissement de leur image : aucun acteur financier ne s’est publiquement engagé à réduire l’intégralité de son empreinte carbone, et les quatre plus grandes banques françaises (BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole, BPCE) continuent de soutenir le développement de nouveaux projets de pétrole et de gaz, représentant 40 % des émissions de leur portefeuille de crédits aux entreprises. »

Oxfam France recommande à la France de créer un label «  en transition » permettant de définir le degré d’alignement d’un portefeuille avec l’Accord de Paris et de contraindre les banques à satisfaire deux conditions :

  • Exclure de son portefeuille toute entreprise inscrite sur une « liste noire » commune, qui inclut les entreprises qui développent des projets incompatibles avec l’objectif 1,5°C, comme dans le secteur des énergies fossiles, ou qui n’auraient pas de plan de transition climatique juste. La liste noire et les plans de transition doivent être définis par les autorités publiques.
  • Définir une trajectoire de réduction des émissions de gaz à effet de serre de chaque banque crédible, qui intègre notamment une réduction de son empreinte carbone complète de 15 % d’ici à 2023.

mercredi 24 avril 2019

Nouveau concours d'Agent administratif principal des finances publiques

Le ministère de l’économie et des finances et le ministère de l’action et des comptes publics ouvrent un concours externe et interne pour le recrutement d’agents administratifs principaux des finances publiques de 2e classe et d’agents de constatation principaux des douanes de 2e classe.



Etat, concours de le recrutement de personnels de catégorie C



Le nombre total des places offertes à ces concours fera l’objet d’un arrêté ultérieur qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Procédure d’inscription par internet à l’adresse suivante : https://www.economie.gouv.fr

La procédure se déroule en une phase unique d’inscription et de validation. Après avoir créé son compte, ou s’être connecté à son compte existant, la candidate ou le candidat saisit les données nécessaires à son inscription au concours.

Le dossier d’inscription et sa notice peuvent être demandés par courrier à l’Ecole nationale des finances publiques (ENFiP) - Centre des concours de Lille, 55, rue Jean-Jaurès, 59867 Lille Cedex 9, par courriel à l’adresse enfip.ccl@dgfip.finances.gouv.fr ou par téléphone au numéro suivant : 0810 873 767. Complété et signé (pour la candidate ou le candidat mineur (e), il sera contresigné par un parent ou le tuteur), le dossier papier devra être adressé par voie postale à l’ENFiP - Centre des concours de Lille, 55, rue Jean-Jaurès, 59867 Lille Cedex 9, ou pourra être scanné puis envoyé à l’adresse suivante : enfip.ccl@dgfip.finances.gouv.fr, au plus tard à la date de clôture des inscriptions.



La date d’ouverture des inscriptions est fixée au 25 avril 2019.
La date limite d’envoi des dossiers d’inscription par la voie postale (le cachet de la poste faisant foi) est fixée au 3 juin 2019.

lundi 21 janvier 2019

Répartition ou capitalisation : quels systèmes de retraite en Europe ?

Avec une population qui vieillit, comment, en Europe, les pays vont parvenir à payer les retraites ? Les systèmes par répartition vont-ils survivre ? Faudra-t-il recourir davantage à la capitalisation ? Les explications d’Emmanuelle Réju, journaliste à La Croix. 


vendredi 31 octobre 2014

Protection sociale : veulent-ils dynamiter le modèle français?


Le projet de loi de finances de la Sécurité sociale à l’Assemblée.


Par Christian Gaudray, président de l'union des familles laïques, Gilbert Toesca, ancien responsable syndical et mutualiste et Bernard Lamirand, animateur du comité d’honneur Ambroise Croizat.

"Le dernier verrou 
avant la destruction 
de la Sécurité sociale" par Christian Gaudray, président de l'union des familles laiques.
     "Un fondement de notre pacte social" par Gilbert Toesca, ancien responsable syndical et mutualiste.
     "Défendre l’universalité des prestations sociales" par Bernard Lamirand, animateur du comité d’honneur Ambroise Croizat.



 

mercredi 2 avril 2014

Allocations familiales / Ce qui change (peut-être) pour vous le 1er avril

La réforme des allocations familiales décidée en juin 2013 par le gouvernement entre en vigueur ce mardi 1er avril. Revalorisation du complément familial, baisse de l'allocation de base pour les parents de jeunes enfants aux revenus élevés, hausse de l'allocation de rentrée scolaire... La nouvelle redistribution devrait générer 1,54 milliard d'euros d"économies pour les finances publiques dans les dix prochaines années, rapporte "Le Figaro". Les ménages les plus aisés vont voir leur prestations diminuer. Les plus modestes leurs allocations augmenter.


Extrait du Nouvelobs.com
Article en ligne: Allocations familiales...