vendredi 18 décembre 2015
La famille « traditionnelle » reste le modèle le plus répandu
Les trois quarts des enfants mineurs vivent avec leurs deux parents à la maison. Cependant, chez les jeunes générations, les unions s’avèrent plus fragiles. L’Insee rend publique une analyse sur les couples et les familles en France.
C’est une mine d’informations qui confirme des tendances connues mais
pourfend aussi un certain nombre d’idées reçues. Mercredi 16 décembre,
l’Insee rend publique une analyse approfondie de la vie des couples et
des familles en France dans un ouvrage intitulé « Couples et familles » (1).
C’est la première fois que sont ainsi réunis et détaillés autant d’éléments sur le sujet, insiste l’Institut de la statistique, qui a travaillé avec les ministères de la justice et des affaires sociales (2).Des parents mariés vivant avec leurs enfants, le modèle le plus répandu
Bonne nouvelle : en France, on s’aime et on s’engage ! L’immense majorité (90 %) des personnes âgées de 26 à 65 ans en 2013 est ou a déjà été en couple – une donnée stable, d’après l’Insee – et 66 % des adultes vivent aujourd’hui avec l’être aimé. L’Institut montre aussi que les couples mariés restent majoritaires (73 % des couples, alors que 4 % sont pacsés et 23 % vivent en union libre).La proportion a toutefois baissé ces 20 dernières années. Dans son ouvrage, l’Insee précise que 1,3 million des personnes en couple ne cohabitent pas et que 0,6 % des couples sont de même sexe. La famille « traditionnelle » – définie comme « composée d’un couple d’adultes cohabitants, mariés ou non, et d’enfants nés de leur union » – reste le modèle le plus répandu, soit 7 familles sur 10. Et parmi elles, « celles dont les parents sont mariés sont majoritaires », précise l’Insee. Au total, une famille (avec au moins un enfant mineur) sur deux est donc constituée d’un couple marié et de ses enfants.
Des unions plus tardives et plus fragiles
Dans son étude sur les « parcours conjugaux et familiaux », qui permet de suivre des parcours de vie de différentes générations, l’Insee montre que la première cohabitation intervient plus tard.Ainsi, « 67 % des personnes nées entre 1948 et 1957 avaient déjà vécu en couple avant 25 ans », alors que la proportion tombe à 58 % pour les Français nés 30 ans plus tard.
L’Institut montre aussi que les unions sont plus fragiles. Ainsi, la première cohabitation conduit plus souvent à une séparation aujourd’hui qu’hier. 30 % des personnes nées entre 1978 et 1987 se séparent avant de fêter leurs 5 ans de vie commune contre seulement 9 % de leurs aînés, nés 30 ans plus tôt.
Autre indicateur : chaque année entre 2009 et 2012, en France métropolitaine, 253 000 couples (3) se sont séparés, alors qu’ils n’étaient que 155 000 entre 1993 et 1996. Vianney Costemalle, de l’Insee, précise que « le risque de rupture est plus important dans les premières unions » et que cinq ans après une séparation entre 25 et 50 ans, la moitié des personnes se sont à nouveau installées en couple.
Des familles monoparentales toujours plus nombreuses
La tendance est connue mais ne cesse de s’accentuer. À l’heure actuelle, deux familles sur dix sont monoparentales (un parent vivant seul avec au moins un enfant mineur), avec à leur tête la mère dans la grande majorité des cas (85 % contre 15 % de pères). Ainsi, ces dernières années, la part des familles traditionnelles a principalement reculé au profit de ces parents solos, qui représentaient 20,3 % des familles en 2011 contre 16,3 % en 1999 (durant cette période, la part des familles recomposées a légèrement augmenté, de 8,7 % en 1999 à 9,3 % en 2011).De ce fait, 2,5 millions d’enfants vivent aujourd’hui dans une famille monoparentale. Ces familles étant plus pauvres que la moyenne (40 % vivent sous le seuil de pauvreté contre 18 % des familles recomposées et 14 % des familles traditionnelles), les enfants vivant avec un parent seul ont plus de risques de subir la précarité. C’est le cas d’un tiers de ces enfants (contre un sur cinq si l’on prend en compte l’ensemble des familles).
L’Insee souligne que ces dernières années, la monoparentalité s’est surtout répandue chez les femmes les moins diplômées, déjà surreprésentées.
Après une séparation, les parcours des hommes et des femmes diffèrent
Les travaux de l’Insee offrent enfin un éclairage – encore peu fréquent dans les études menées en France – sur les parcours des hommes et des femmes après une séparation. Ils montrent que « le niveau de vie des femmes directement imputable à la rupture baisse en moyenne de 20 % contre 3 % pour les hommes », en prenant en compte le versement éventuel d’une pension alimentaire et d’aides sociales (résultats établis à partir du parcours de femmes séparées en 2009 n’ayant pas formé de nouvelle union en 2010). En cause, principalement : le fait que les femmes apportaient moins de ressources au ménage avant la rupture « et se retrouvent donc avec des revenus plus faibles après la séparation », poursuit l’Institut de la statistique.Autre chiffre intéressant : deux ans après le divorce, les pensions alimentaires sont payées systématiquement et intégralement dans 8 cas sur 10.
MARINE LAMOUREUX (Infographies : Laurent Dupuis)
(1) Collection Insee références, décembre 2015, 19,70 € (2) L’Ined (Institut national d’études démographiques) et le Crest (centre de recherche en économie et statistique) ont également participé. (3) dont au moins l’un des membres a entre 25 et 45 ans.
Source : La Croix.com, 16/12/2015
Retrouvez l'ensemble de l'article avec des infographies complémentaires.
Newsletter de décembre 2015 du DPFI
La newsletter du mois de décembre 2015 du DPFI de Lormont du GRETA Nord Aquitaine vient de paraître.
Vous y trouverez toute l'actualité du GRETA Nord Aquitaine, les événements locaux en rapport avec les thématiques de l'emploi, des métiers, du social, de la santé ainsi que des différentes dates de concours.Pour la télécharger, cliquez via ce lien : https://drive.google.com/newsletter_décembre2015
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samedi 12 décembre 2015
La baisse de la « taxe tampon » votée à l’Assemblée
L’Assemblée nationale a voté, vendredi 11 décembre, la réduction à 5,5 %, contre 20 % actuellement, du taux de TVA appliqué aux protections hygiéniques féminines, dit « taxe tampon », dans le cadre de l’examen en nouvelle lecture du projet de budget 2016.
Sur ce sujet qui « intéresse au moins la moitié de l’humanité », le ministre des finances, Michel Sapin, s’en est remis au vote des députés. Cet amendement est porté par la rapporteure générale du budget, Valérie Rabault (PS), alors que le gouvernement avait à l’origine un avis défavorable. « Il faudra que ça se répercute sur les prix » par une baisse, « sinon c’est simplement une augmentation de la marge bénéficiaire » des vendeurs, a-t-il averti.« Le Parlement souhaite baisser ce taux, le gouvernement ne s’y opposera pas », avait déclaré le premier ministre, Manuel Valls, à France Inter dans la matinée, évoquant « une mesure de bon sens ». « Nous avons trouvé l’argent pour financer cette mesure », a-t-il ajouté.
Lire aussi :
TVA sur les tampons : qu’est-ce qu’un « produit de première nécessité » ?
55 millions d’euros par an
Le coût pour le budget de l’État a été estimé à environ 55 millions d’euros annuels. Une baisse similaire a déjà été mise en œuvre dans d’autres Etats membres de l’Union européenne (Royaume-Uni, Irlande, Espagne et Pays-Bas), a fait valoir Mme Rabault dans son exposé des motifs.Le niveau de TVA appliquée aux protections hygiéniques féminines, parfois qualifié de « taxe tampon », même s’il ne s’agit pas d’une taxe à proprement parler, a donné lieu à de vifs échanges durant l’automne entre Bercy et des associations féministes.
Aussitôt après le vote des parlementaires, le collectif Georgette Sand s’est dit « fier » d’avoir été entendu pour réparer cette « injustice ». « Il faudra que les industriels et les distributeurs le répercutent sur le prix des protections périodiques », a souligné le collectif, qui avait lancé une pétition sur Change.org et organisé un rassemblement à Paris le 11 novembre.
| Taxe tampon JACQUES DEMARTHON / AFP |
Nécessité « d’aller faire du contrôle »
Dans l’hémicycle, la députée socialiste Monique Rabin a jugé qu’il était de la « responsabilité » des parlementaires « d’aller faire du contrôle ». D’autant que « nous avons de vieux souvenirs de TVA dans la restauration », a-t-elle relevé, alors que le bilan de la baisse de la TVA dans ce secteur-là, en 2009, a été difficile à établir.Au passage, cette élue de Loire-Atlantique a glissé que sur la « taxe tampon », « la polémique qui avait été engagée, y compris dans les médias, était complètement injuste », notamment vis-à-vis du secrétaire d’Etat au budget, Christian Eckert, qui avait donné un avis défavorable car il est « garant de l’équilibre budgétaire », a défendu Mme Rabin.
Les sénateurs avaient déjà adopté fin novembre, contre l’avis du gouvernement, cette réduction du taux de TVA appliqué aux protections hygiéniques féminines.
Mais les députés ont réduit l’ampleur du dispositif voté par le Sénat, qui prévoyait une baisse étendue aux produits hygiéniques destinés aux personnes âgées. « Rien n’est fait » pour elles, a déploré Marie-Christine Dalloz (Les Républicains).
Le Monde, 11/12/2015.
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DOC HEBDO N°61 - du 10 au 17 décembre 2015
Retrouvez les anciens numéros du Doc Hebdo sur cette page : http://actu33.blogspot.fr/p/doc-hebdo-du-dpfi.html
jeudi 10 décembre 2015
110ème anniversaire de la loi sur la laïcité
9 novembre, c’est la Journée de la Laïcité qui fête ses 110 ans. Des initiatives sont prévues à l’école pour rappeler son principe.
La laïcité n’est pas une opinion ni une contre religion, mais le principe qui les autorise toutes. D’accord ou pas, croyant ou pas, les chartes et guides dont on peut prendre connaissance ci-après sont là pour nous éclairer sur ce principe dans la pratique.La laïcité fête donc ses 110 ans aujourd’hui puisqu’elle est née le 9 décembre 1905 de la loi sur la séparation des Églises et de l’État. Par Églises, entendez les religions chrétienne, juive, musulmane, autres.
Il s’agit d’une loi républicaine, toujours en vigueur, qui avait été prise pour que l’État s’occupe de la vie civile et que les religions s’occupent de la vie cléricale et non de politique. Comme on dit à la campagne : « chacun son boulot et les vaches seront bien gardées ».
Le premier article de cette loi montre la tolérance de la République qui assure la liberté de conscience et le libre exercice des cultes sous réserve du respect des lois civiles et de l’ordre public. Elle interdit aussi toutes subventions aux cultes.
Cette loi avait pour mère la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 qui énonçait : « tout citoyen (athée comme croyant) peut parler, écrire, imprimer librement sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi ».
Cela fut confirmé par la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 qui estime encore aujourd’hui que « tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression sans être inquiété pour cela ».
| AFP/Patrick Kovarik |
- charte de la laïcité à l’école http://www.education.gouv.fr/cid95865/la-laicite-a-l-ecole.html
- charte de la laïcité et de la diversité dans l’entreprise Paprec http://www.paprec.com/fr/groupe/ressources-humaines/charte-laicite-diversite
- charte de la laïcité dans les services publics http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/charte_laicite.pdf
- guide juridique et pratique de la laïcité au quotidien proposé par l’AMF (association des maires de France) http://www.maire-info.com/upload/files/guidelaicite.pdf
- la loi de 1905 aujourd’hui http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000508749
- le site de l’Observatoire de la laïcité http://www.gouvernement.fr/observatoire-de-la-laicite
- l’info sur la Journée de la laïcité http://www.interieur.gouv.fr/Actualites/L-actu-du-Ministere/Journee-de-la-laicite
- le site du Comité Laïcité République http://www.laicite-republique.org/appel-a-soutenir-les-defenseurs-des-principes-republicains.html
De nombreuses initiatives sont prévues partout en France dans les écoles mais aussi les mairies comme à Paris où 5 500 guides pratiques de la laïcité au quotidien ont été remis aux personnels.
Daniel Roucous,Mercredi, 9 Décembre, 2015,Humanite.fr
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Médicaments en vente libre : des prix peu transparents
Des pastilles pour la gorge, des gouttes pour les yeux, des sirops pour la toux… Depuis 2008, les médicaments sans ordonnance ont envahi les devantures des pharmacies. Autrefois stockés derrière le comptoir du pharmacien, ceux-ci voyaient leur prix assez peu contrôlé. Désormais, le patient peut comparer les étiquettes et faire jouer la concurrence.
Le jeu peut en valoir la chandelle : selon une enquête publiée mardi 8 décembre par l’association Familles rurales, il existe une grande disparité de prix entre les officines, du simple au triple pour les douze médicaments étudiés. Mais comment savoir qui est le moins cher ? Faute d’un outil collectant les prix en temps réel, la réponse est loin d’être évidente, d’autant que les groupes pharmaceutiques ont intérêt à cultiver l’opacité.
Une pharmacienne remplit ses tiroirs à Paris le 22 septembre 2015.
FLORIAN DAVID / AFP
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Contrairement au prix des médicaments délivrés sur ordonnance et remboursables, qui est fixe, celui des médicaments non remboursables est libre. En achetant des quantités importantes ou en accordant une exclusivité à une marque, les pharmaciens obtiennent des remises.
Boîte de Strepsils
Prenons l’exemple d’une boîte de Strepsils au citron, vendue en moyenne 5,67 euros selon l’étude de Familles rurales. Le fabricant, Reckitt Benckiser, le propose aux officines au prix catalogue de 5 euros. S’ils n’ont pas d’accord préférentiel et ne passent pas par une centrale d’achat, les pharmaciens l’acquièrent à ce prix-là. Mais l’industriel peut aussi accorder jusqu’à 50 % de remise. Une partie de la différence se retrouve dans la marge du pharmacien, le reste est répercuté sur le prix de vente afin d’attirer le client.
« Les industriels n’ont évidemment aucun intérêt à divulguer les rabais qu’ils accordent aux uns et aux autres. On est dans une telle nébuleuse que personne ne connaît plus le prix plancher », s’énerve Eric Myon, de l’Union nationale des pharmacies de France. « Dans certaines pharmacies, le prix de vente est même inférieur au prix catalogue. Où est la logique ? » s’interroge Gilles Bonnefond, de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine.
S’il a la possibilité théorique de comparer les prix, le patient est le plus souvent tributaire d’une seule pharmacie. Dans ce cas, mieux vaut prendre le temps de regarder les différentes options. « Quand quelqu’un me demande une boîte de Nurofen à 3,20 euros, je lui suggère plutôt la version générique de l’Ibuprofène, à 1,90 euro », souffle un pharmacien.
Un conseil gagnant-gagnant, alors que le prix « catalogue » des marques a flambé entre 2009 et 2015, selon une étude confidentielle réalisée par la société IMS Health, que Le Monde a pu consulter : + 34 % la boîte de 36 comprimés de Lysopaïne (Boehringer), + 26 % la boîte de 24 pastilles Strepsils, + 23 % la boîte 12 comprimés de Nurofenflash (Reckitt) ou encore + 21 % la boîte de 24 pastilles Drill (Pierre Fabre).
Une molécule, deux versions
Afin de mieux maîtriser leur stratégie commerciale, certains laboratoires ont aussi créé deux marques distinctes pour une même molécule, avec une version « sur ordonnance » et une version « sans ordonnance ». Dans le premier cas, elle est remboursable et le prix est fixé par la loi, dans le second cas, le prix peut être plus élevé et l’industriel a le droit d’en faire la publicité auprès des consommateurs. Exemple : le Dacryoserum, une solution ophtalmique bien connue. Sous sa forme remboursable, la dose revient à 15 centimes, contre 17 centimes pour la version non remboursable, commercialisée par le même laboratoire, l’américain Johnson & Johnson, sous le nom de Dacryum.
Changer le statut d’une molécule en demandant son déremboursement est une dernière option. C’est ce qu’a fait Sanofi en 1999 avec son célèbre Maalox, indiqué pour traiter les brûlures d’estomac. Selon l’étude de Familles rurales, il est vendu en moyenne 5,08 euros, alors que sa version générique et remboursable, commercialisée par Ranbaxy (le Xolaam) est vendue 2,68 euros. L’écart est encore plus frappant quand on regarde le prix auquel ces deux médicaments sont cédés aux pharmaciens : 4,41 euros pour le premier, 1,68 pour le second. « Dans les deux cas, je gagne environ 1 euro, souligne Denis Trouillé, qui tient une pharmacie à Camphin-en-Carembault (Nord). De son côté, le fabricant gagne trois fois plus d’argent avec sa molécule repackagée. »
Chloé Hecketsweiler, Le Monde, 09/12/2015.
vendredi 4 décembre 2015
DOC HEBDO N°60 - du 3 au 9 décembre 2015
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mercredi 2 décembre 2015
Sida : en France, l’épidémie de VIH ne recule pas
A l’occasion de la journée internationale de lutte contre le sida, mardi 1er décembre, le monde peut se réjouir des avancées dans beaucoup de pays du Sud. Force est de constater qu’il n’en va pas de même en France. « Malgré diverses stratégies de prévention, l’épidémie du VIH reste toujours active », et continue de se propager à un rythme qui ne fléchit pas, comme le relève une étude, publiée mardi dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire de l’Institut de veille sanitaire (InVS). Elle affecte tout particulièrement les jeunes hommes ayant des rapports homosexuels.
+ 7 000
C’est à peu près le nombre de nouvelles contaminations chaque année en France. En 2014, « le nombre de séropositivité à VIH est estimé à près de 6 600 ; ce nombre est stable depuis 2007 », avait indiqué l’InVS sur son site dans un point établi au 23 novembre.
42 %
C’est la part des « hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes » dans les découvertes de cas de séropositivité en 2014. Ils sont ainsi près de 2 800 à avoir
découvert leur séropositivité en 2014. Il s’agit du groupe le plus
touché, souligne l’InVS, et le nombre de nouveaux diagnostics
d’infection à VIH chez les hommes ayant des relations homosexuelles
continue d’augmenter.
39 %
C’est la part des « hétérosexuels nés à l’étranger » dans les découvertes de cas de séropositivité en 2014. Il s’agit du second groupe le plus affecté. Et « les trois quarts » des personnes concernées « sont nées dans un pays d’Afrique subsaharienne ».
+ 24 %
C’est
le taux de progression du nombre de découvertes de cas de
séropositivité chez les jeunes de 15 à 24 ans sur la période 2007 à
2013. Le nombre de cas avait diminué de 24 % entre 2003 et 2007. « En 2013, explique l’étude, 726 jeunes de 15 à 24 ans ont découvert leur séropositivité VIH, soit 11,7 % de l’ensemble des découvertes. » Une proportion comparable à celle observée dans le reste de Europe de l’Ouest.
+ 157 %
C’est
le taux de progression, entre 2003 et 2013, des cas de séropositivité
chez les jeunes hommes de 18 à 24 ans, nés en France, ayant des rapports
homosexuels. « Le nombre de découvertes de séropositivité VIH dans ce groupe a fortement augmenté », souligne l’étude.« Parmi les 686 jeunes adultes (18-24 ans) diagnostiqués en 2013, les deux tiers (68 %) étaient des hommes, majoritairement contaminés lors de rapports sexuels entre hommes (pour 75 % d’entre eux) ». Soit un taux plus élevé que chez les adultes de 25 ans et plus.
Chez les 524 adolescents âgés de 15 à 17 ans ayant découvert leur séropositivité entre 2003 et 2013 (les données ont été regroupées en raison d’effectifs faibles), ceux de sexe masculin représentent un tiers (35 %) et, pour 49 % d’entre eux, l’infection par le VIH s’est produite lors de relations homosexuelles.
« Le fait que l’augmentation soit beaucoup plus marquée chez les jeunes hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes est un constat alarmant », estiment les auteurs de l’étude. Pour eux, « il est essentiel que les populations les plus exposées, et notamment ces jeunes hommes ayant des rapports homosexuels, aient un recours répété aux tests ».
Paul Benkimoun, 01/12/2015, Le Monde.
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