La stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté a
pour ambition de lutter contre les inégalités de destin et de permettre
une égalité des chances réelles. Pour ce faire, 8,5 milliards d'euros
sont consacrés à cette stratégie ambitieuse dont les maitres-mots sont
"prévention" et "accompagnement". Plan pauvreté du Gouvernement, présenté le 14/09/2018. https://www.gouvernement.fr/action/strategie-de-prevention-et-de-lutte-contre-la-pauvrete
On l’attendait depuis bientôt un
an, cette « stratégie pauvreté » annoncée le 17 octobre 2017 à
l’occasion de la Journée mondiale du refus de la misère. Prévu pour
avril 2018, puis pour juillet,
c’est finalement jeudi 13 septembre, depuis le Musée de l’homme, place
du Trocadéro à Paris, que le « plan pauvreté » du gouvernement est
présenté par le président de la République.
Dès
mercredi, son cabinet, celui de la ministre de la santé et de la
solidarité, Agnès Buzyn, et Olivier Noblecourt, délégué interministériel
à la prévention et à la lutte contre la pauvreté des enfants et des
jeunes, laissaient filtrer qu’il s’agit d’un « plan ambitieux »
de 8 milliards d’euros sur les quatre années à venir. Un chiffrage
confirmé mercredi soir par Benjamin Griveaux, le porte-parole du
gouvernement, dans 20 Minutes. Le gouvernement veut « s’attaquer aux nouveaux visages de la pauvreté » et « fonder l’Etat providence du XXIe siècle », explique-t-on dans l’entourage de la ministre et du président : « Notre système social, avec beaucoup de prestations monétaires, a permis de stabiliser la pauvreté même en cas de crise, pas de renverser le destin des jeunes les plus touchés et de rompre avec la reproduction de la pauvreté. » Pour Olivier Noblecourt, « les
plans successifs ne parviennent pas à éradiquer la précarité. C’est
pourquoi il faut sortir de cette impuissance publique ». Voilà pour les principes. En ce qui concerne la stratégie, le gouvernement la structure autour de trois axes. Premier axe : l’action pour la petite enfance Deuxième axe : accompagner les jeunes et les bénéficiaires du RSA vers l’emploi Troisième axe : la simplification de notre système social Sur le logement : résorber les bidonvilles
Premier axe : l’action pour la petite enfance
Cette
action s’inscrit dans le sillage des mesures déjà annoncées, comme le
dédoublement des classes de cours préparatoire et cours élémentaire
première année dans les réseaux d’éducation prioritaire (REP), l’instruction obligatoire dès 3 ans
et l’accès à un mode de garde, par exemple à une crèche, pour permettre
aux mères ou pères seuls chargés de famille de chercher un emploi.
La
France compte 8,8 millions de pauvres, selon l'Insee. Les familles
monoparentales, les chômeurs, les jeunes, mais aussi les agriculteurs et
les artisans commerçants sont particulièrement touchés. 65% des pauvres
vivent dans les grandes villes.
Alors qu'Emmanuel Macron a dévoilé son plan pauvreté ce jeudi, Le Figaro
fait le point sur les grands chiffres et les principaux enseignements
relatifs à la pauvreté en France. La récente étude de l'Insee sur les niveaux de vie en 2016, l'édition 2018 de l'étude de l'Insee sur «Les revenus et le patrimoine des ménages», ainsi que les travaux de l'Observatoire des inégalités donnent un aperçu détaillé de la situation. Voici ce qu'il faut savoir :
• Un seuil de pauvreté à 1026 euros par mois Selon
l'Insee, le seuil de pauvreté monétaire en France s'élevait à 1026 euros
par mois en 2016. Ce chiffre correspond à 60% du niveau de vie médian
de la population. Le niveau de vie médian - qui sépare la population
française en deux parts égales - était de 1710 euros par mois en 2016.
• 8,8 millions de pauvres La
France comptait 8,8 millions de pauvres en 2016, selon l'Insee. En
d'autres termes, 8,8 millions de personnes vivaient sous le seuil de
pauvreté monétaire - qui s'élève donc à 1026 euros par mois - en 2016.
• Un taux de pauvreté à 14% En
2016, le taux de pauvreté était de 14%, en baisse de 0,2 point par
rapport à 2015. Cette légère baisse s'explique par la mise en place de
la prime d'activité, estiment les experts de l'Insee. Au plus bas, en
2004, le taux de pauvreté français atteignait 12,8 %, contre 17,9 % en
1970. Malgré cette relative stabilité du taux de pauvreté, le nombre de
pauvres a tout de même augmenté d'un million entre 2005 et 2015.
La députée européenne Karine Gloanec Maurin (S etD) analyse le résultat
et les conséquences du vote de la directive sur les droits d'auteurs
adoptée ce mercredi par la Parlement européen.
La loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel est publiée
au JO. Elle comporte de nombreuses mesures visant à transformer le
système de formation professionnelle et son financement, en particulier
l’apprentissage.
Elle réforme le compte personnel de formation à
compter de 2019 et remplace le CIF par un CPF de transition
professionnelle, et la période de professionnalisation par un dispositif
qualifiant de reconversion et de promotion par alternance.
Les
actions d’apprentissage sont intégrées à la liste des actions de
formation dont la définition est modifiée pour intégrer les formations
en situation de travail. Les CFA seront soumis aux mêmes règles, le cas
échéant adaptées, que les organismes de formation continue.
Ces
mesures sont complétées de dispositions diverses en matière d’emploi des
publics rencontrant des difficultés d’insertion professionnelle.
La
plupart d’entre elles nécessitent la publication, dans les tout
prochains mois, de textes d’application. Rendez-vous sur notre site
internet pour plus de détails et pour suivre la mise en œuvre de cette
vaste réforme.
Source :Agence Régionale pour l'Orientation, la Formation et l'Emploi Nouvelle-Aquitaine, 06/09/2018.
Le
baromètre Ipsos/Secours populaire, publié hier, s’est intéressé à la
précarité alimentaire. De plus en plus fréquente, elle est un marqueur
de pauvreté.
C’est
un appel à « la résistance » qu’a lancé Julien Lauprêtre, président du
Secours populaire français (SPF), lors de la présentation de la
12e édition du baromètre de la pauvreté Ipsos/Secours populaire
français, hier dans les locaux parisiens de l’association, dans le
18e arrondissement, aux côtés de Thierry Marx, chef étoilé et parrain de
la campagne Pauvreté-Précarité. Ce baromètre retranscrit la manière
dont la pauvreté est définie et vécue par les Français. Cette année, le
Secours populaire s’est focalisé sur la précarité alimentaire.
Neuf Français sur dix considèrent qu’avoir des difficultés
régulières à se procurer une alimentation saine est le signe d’une
situation de pauvreté, selon l’étude. Des parcours de vie brisés ont
incité près de trois millions de personnes à pousser les portes du SPF
en 2017. C’est ce qu’a fait Suzanne, 40 ans, il y a huit mois. Une étape
difficile pour celle qui n’aurait « jamais pensé avoir besoin de (se)
faire aider », confie-t-elle. Suzanne est en fin de chômage et bénéficie
de l’allocation de solidarité spécifique. Insuffisant pour subvenir aux
besoins de ses quatre enfants. Séparée de son compagnon, elle a espéré
une aide de sa part jusqu’au dernier moment et vécu sur ses économies :
« J’ai épuisé tout ce que j’avais de côté, alors j’ai arrêté par exemple
de leur acheter des jouets. » Jamais elle n’évoque cette situation avec
ses enfants.
Le
burn-out est un syndrome responsable d’un mal-être général, dont
l’origine est le plus souvent attribuée à la vie professionnelle.
Littéralement, «burn-out» se traduit par «se consumer», comme une
bougie qui brûle petit à petit jusqu’à s’éteindre. Le terme, désormais
entré dans le langage courant, est utilisé à tort et à travers, signe
que les contours de sa définition sont encore mal définis. Même au sein
de la communauté médicale, la signification du «syndrome d’épuisement
professionnel» divise. Certains pensent qu’il s’agit d’une maladie
physique, d’autres une maladie mentale, ou même qu’il ne s’agit pas
d’une maladie à part entière mais plutôt une sous-catégorie de la
dépression. Une proposition de loi visait à reconnaître le burn-out
comme une maladie professionnelle, mais elle a été rejetée par
l’Assemblée nationale en février 2018.
Le terme est utilisé pour la première fois en 1974 par le psychologue
américain Herbert Freudenberger. Parallèlement à sa profession de
psychologue, Freudenberger travaillait bénévolement dans une clinique
new-yorkaise venant en aide aux personnes défavorisées. Son rythme de
travail devenant insoutenable, le psychologue commence peu à peu à
souffrir d’une fatigue constante, d’une irritabilité chronique et se met
à dormir des journées entières. Constatant que d’autres volontaires de
la clinique présentent les mêmes symptômes que lui, il s’intéresse à ce
phénomène qu’il baptise «burn-out». Quelques années plus tard, en 1981,
la psychologue américaine Christina Maslach met au point le Maslach Burnout Inventory (MBI), un questionnaire encore utilisé aujourd’hui pour diagnostiquer le burn-out.
La loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel est publiée
au JO. Elle comporte de nombreuses mesures visant à transformer le
système de formation professionnelle et son financement, en particulier
l’apprentissage.
Elle réforme le compte personnel de formation à
compter de 2019 et remplace le CIF par un CPF de transition
professionnelle, et la période de professionnalisation par un dispositif
qualifiant de reconversion et de promotion par alternance.
Les
actions d’apprentissage sont intégrées à la liste des actions de
formation dont la définition est modifiée pour intégrer les formations
en situation de travail. Les CFA seront soumis aux mêmes règles, le cas
échéant adaptées, que les organismes de formation continue.
Ces
mesures sont complétées de dispositions diverses en matière d’emploi des
publics rencontrant des difficultés d’insertion professionnelle.
La
plupart d’entre elles nécessitent la publication, dans les tout
prochains mois, de textes d’application. Rendez-vous sur notre site
internet pour plus de détails et pour suivre la mise en oeuvre de cette
vaste réforme.
Depuis quelques années, les témoignages de personnes
déclarant souffrir d'hypersensibilité aux champs électromagnétiques se
multiplient. Pourtant, les études sur "ces patients" suggèrent l'absence
d'éléments montrant des réactions physiologiques particulières à ses
ondes. Alors, qu'en est-il réellement ? Nous remercions The Conversation
pour le partage de cet article qui fait le point sur cette
problématique.
Le téléphone portable représente-t-il un risque pour la santé des utilisateurs ?