dimanche 1 novembre 2015

Formation : les étudiants pointent du doigt de nombreuses inégalités

Cinq associations d'étudiants des formations sanitaires et sociales (FSS) dénoncent "un véritable 'secret d’État' sur les fléchages financiers des dotations de l’État, des fonds régionaux et mêmes des frais d'inscriptions", dans un document diffusé le 29 octobre 2015.

étudiants salle cours
Cinq fédérations étudiantes dénoncent un "secret d’État"
sur les financements des formations sanitaires et sociale.

Ce document est signé par les fédérations des étudiants en kinésithérapie (Fnek), en soins infirmiers (Fnesi), en maïeutique (Anesf), en psychomotricité (Anep) et en ergothérapie (Unaee), note-t-on. Elles revendiquent notamment une meilleure transparence du fléchage financier du budget alloué aux FSS. Alors qu'à l'université les étudiants peuvent influer sur les budgets de leurs formations, ceux des formations sanitaires et sociales n'ont aucun accès à ces données, regrettent-elles, ajoutant que cette situation les prive d'agir directement sur les priorités budgétaires et pédagogiques de leurs instituts. Elles font valoir de nombreuses difficultés liées au versement des indemnités de stage et de transport, telles que des retards de versement de plus de six mois, des inégalités de traitement ou même des indemnités non versées.
Pointant des politiques disparates entre les régions dans la gestion des instituts de formation paramédicaux et des écoles de sages-femmes, les associations d'étudiants déplorent que des FSS soient financées par certains conseils régionaux, mais pas par d'autres. Les inégalités selon la géographie et le type de formation entraînent un endettement fort de certains cursus. Ainsi, un étudiant sur quatre en kinésithérapie s'endette d'un montant de 20.000 euros pour payer ses frais de scolarité, font valoir les fédérations. Selon elles, le secteur public n'est pas épargné par cette problématique, d'autant que la réforme de la formation initiale [a instauré] une année d'étude supplémentaire. La multiplicité des statuts est également source d'inégalités et d'incohérence sur les droits des étudiants, notamment en matière de formation continue, défendent les cinq fédérations, qui prônent la création d'un statut unique d'étudiant. Elles réclament en conséquence un engagement de l'Etat dans le financement des formations dispensées par les instituts ou écoles à but non lucratif, de sorte que les frais d'inscription soient équivalents à une année universitaire, et une uniformisation des critères de prise en charge financière de la formation continue.
Les associations épinglent par ailleurs des conditions d'études qui se dégradent d'année en année: nombre insuffisant de formateurs et d'enseignants, salles de travaux pratiques inadaptées voire inexistantes... Or, à ce jour, aucun inventaire précis ne permet de définir les capacités pédagogiques des instituts de formation, ni leur capacité à répondre à l'augmentation des quotas ces dernières années. Un investissement dans le bâti et la formation (enseignants, matériel) est nécessaire pour améliorer les conditions d'études, estiment les cinq signataires.


lundi 29 septembre 2014

Coup de rabot généralisé sur les allocations familiales

Le gouvernement a décidé d’économiser sur les prestations familiales. Marisol Touraine, ministre de la santé et des affaires sociales, et Christian Eckert, secrétaire d’Etat chargé du budget, ont confirmé lundi 29 septembre que plusieurs prestations allaient subir un large coup de rabot dans le cadre du projet de budget de la Sécurité sociale pour 2015.

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), présenté officiellement lundi, prévoit environ 700 millions d’euros d’économies sur la branche famille. Plusieurs prestations vont être diminuées. Ces mesures seront examinées à partir d’octobre par le Parlement et pourront donc être modifiées avant leur entrée en vigueur, normalement le 1er janvier 2015.
  • Baisse des aides à la garde d’enfant 
  • Partage du congé parental 
  • Baisse de la prime à la naissance
  • Réduction de la majoration pour âge des allocations familiales
  • Pas de gel généralisé des allocations
  • Des économies sur la santé

Lire aussi : Le gouvernement s’attaque au coût exorbitant d’un médicament innovant contre l’hépatite C

Cependant, une réforme est prévue pour « rendre plus équitable le capital décès » - une mesure dont est attendue une économie de 160 millions d’euros. Le capital décès, versé aux proches par les régimes d’assurance maladie lors de la mort d’un salarié, est jusqu’à présent fixé en fonction des revenus que percevait l'assuré décédé.  A partir de 2015, la référence au salaire du défunt sera remplacée par un montant forfaitaire, fixé par référence au SMIC. Pour les salariés gagnant plus que le SMIC, le montant sera plus faible. Pour les salariés à temps partiel ou au chômage, le montant sera plus élevé. 

Une réduction limitée du déficit.

Dans le Monde électronique du 29 septembre 2014 au Centre de Ressource.

vendredi 25 avril 2014

« Le djihadisme atteint toutes les couches sociales »

Le gouvernement a dévoilé mercredi 23 avril, en conseil des ministres, une vingtaine de mesures destinées à empêcher les jeunes Français d'aller pratiquer le djihad en Syrie. Dounia Bouzar, anthropologue spécialiste du fait religieux et de la laïcité, a publié en janvier dernier Désamorcer l'islam radical : ces dérives sectaires qui défigurent l'islam (éditions de l'Atelier), et créé un Centre de prévention des dérives sectaires liées à l'islam (CPDSI), en vue d'aider les familles de victimes d'endoctrinement radical. Elle revient sur les mécanismes de basculement dans la radicalité.


Extrait du Monde.fr
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