dimanche 8 janvier 2017

Transparence: les contrats entre médecins et industries rendus publics

Le montant des contrats établis entre les laboratoires et les professionnels de santé, experts sanitaires, ou associations devront être rendus publics avant le mois d’avril 2017.


Cette année, la ministre de la Santé n’a pas attendu le 1er janvier pour prendre ses bonnes résolutions. Ce vendredi 30 décembre, Marisol Touraine a annoncé la publication d’un décret renforçant la transparence des liens entre les professionnels de santé et les industriels de la santé ou des cosmétiques. Jusqu’à maintenant, seuls les avantages (billets d’avion pour se rendre à un congrès, nuits d’hôtel, repas...) d’un montant supérieur à dix euros étaient rendus publics sur le site internet transparence.sante.gouv.fr.
Dès le 1er avril 2017, les sommes perçues dans le cadre des contrats noués avec les industriels pourront être consultées par tous. Entre janvier 2012 et juin 2014, près de 235.500 contrats de ce type ont été signés, selon l’association Regards Citoyens. Mais impossible actuellement de savoir les sommes qu’ils représentent.
Autre changement de taille prévu par le décret: la déclaration de ces liens d’intérêt ne concerne plus seulement les médecins, dentistes, infirmiers, sages-femmes, pharmaciens et étudiants, mais également les experts en santé publique, les responsables administratifs et les associations.


lundi 14 mars 2016

Sanofi se lance dans la quête d’un vaccin contre le virus Zika

Sanofi compte bien être le premier laboratoire à lancer un vaccin contre le virus Zika. Fort de son expérience dans les maladies tropicales, le groupe tricolore a constitué une véritable « task force » pour développer un cocktail d’antigènes efficace contre cette infection. Une équipe de 80 scientifiques travaille sur son développement. Les essais précliniques sur l’animal pourraient démarrer dès le printemps et les essais cliniques chez l’homme dans un an. Mardi 8 mars, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) doit réunir un nouveau « comité d’urgence » à Genève pour évaluer les recommandations prises contre Zika.


Transmis par les moustiques Aedes, ce virus s’est répandu comme une traînée de poudre en Amérique latine et dans les Caraïbes. L’infection qu’il provoque est, la plupart du temps, bénigne, mais elle peut entraîner, chez un petit nombre de personnes, des atteintes neurologiques, comme le syndrome de Guillain-Barré – une maladie du système nerveux se manifestant, notamment, par des paralysies.
Elle est aussi liée à une importante augmentation du nombre de cas de microcéphalie (périmètre crânien inférieur aux normes avec des atteintes cérébrales) chez les nouveau-nés après ­infection de la mère au cours de la grossesse.

Plusieurs labos sur les rangs

« Nous avons à la fois l’expertise et les capacités de production, ce qui nous permet d’avancer très rapidement », explique Nicholas Jackson, directeur de la recherche de Sanofi Pasteur, la division vaccins du groupe. Le laboratoire a reçu, fin 2015, le feu vert de plusieurs pays, dont le Brésil, pour commercialiser Dengvaxia, le premier vaccin au monde contre la dengue, qui est transmise, comme Zika, par le moustique Aedes. « Ces deux virus partagent environ 60 % de leur patrimoine génétique et ils provoquent les mêmes symptômes », précise le scientifique. Ils ressemblent à ceux de la grippe – fièvre modérée, maux de tête, douleurs musculaires et articulaires – et disparaissent généralement dans un délai de deux à sept jours, selon l’OMS.

« Il nous a fallu vingt ans pour développer Dengvaxia. Cela nous a permis d’acquérir des connaissances précieuses sur cette famille de virus – les flavivirus – et nous pensons possible d’adapter à Zika le vaccin contre la dengue », ajoute M. Jackson. L’architecture de ce vaccin avait aussi été utilisée avec succès pour en produire un contre l’encéphalite japonaise. Plus de 1,7 million de doses ont déjà été injectées depuis son lancement, il y a trois ans. Pour mieux cerner Zika, le groupe compte sur son expérience dans la fièvre jaune, un autre virus proche, pour lequel le groupe a aussi lancé un vaccin. Plus de 415 millions de doses ont été injectées depuis son autorisation, en 1986.


Transmis par les moustiques Aedes, le virus Zika s’est répandu comme une traînée de poudre en Amérique latine et dans les Caraïbes.
Transmis par les moustiques Aedes, le virus Zika s’est répandu comme une traînée de poudre en Amérique latine et dans les Caraïbes. Ricardo Mazalan / AP

 
Zika est dans la ligne de mire de Sanofi-Pasteur depuis plusieurs mois déjà. « Dans le cadre du développement de Dengvaxia, nous avons été amenés à le surveiller », souligne Nicholas Jackson. « Nous étudions ainsi en permanence différents virus, afin de repérer d’éventuelles opportunités. » Le groupe tricolore n’est pas seul sur les rangs : le groupe indien Bharat Biotech a déclaré en février qu’il commencerait de façon imminente ses essais précliniques sur des animaux. Aux Etats-Unis, un des National Institutes for Health travaille de son côté sur un vaccin à ADN, et annonce des premiers tests chez l’homme dès cette année.

Faire oublier une série de mauvaises nouvelles

Le 8 février, le président américain, Barack Obama, a promis de débloquer 1,8 milliard de dollars (1,64 milliard d’euros) pour la prévention et la recherche sur Zika, tandis que l’Agence européenne des médicaments va créer un comité d’experts pour accélérer l’étude du virus. « Nous comptons beaucoup sur la collaboration de l’Europe et des Etats-Unis », car des essais cliniques sur Zika « peuvent être très coûteux » en impliquant, nécessairement, plusieurs milliers de patients, expliquait Elias Zerhouni, le président de la recherche-développement du groupe Sanofi, lors de la présentation des résultats annuels de l’entreprise le 9 février. Dans l’immédiat, Sanofi-Pasteur va mettre « plusieurs millions d’euros » sur la table pour la phase de recherche préclinique sur Zika, avait-il précisé. (...)

Lire l’article complet sur le site internet du journal Le Monde : http://lemonde.fr/economie/article/2016/03/07/sanofi-se-lance-dans-la-quete-d-un-vaccin-contre-le-virus-zika_4877988_3234.html 

mercredi 27 août 2014

L’OMS autorise l’usage de traitements expérimentaux contre le virus Ebola



C'est un feu vert. Mardi 12 août, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a avalisé le recours à des traitements et vaccins expérimentaux non encore évalués chez l'homme. Pour l'agence des Nations unies, il s'agit de faire face à « l'épidémie de fièvre à virus Ebola la plus vaste, la plus sévère et la plus complexe de l'histoire » à laquelle l'Afrique de l'Ouest est aujourd'hui confrontée. Cette décision fait suite aux conclusions unanimes d'un panel de douze experts en éthique médicale réunis la veille.


Dès mercredi, le Canada annonçait ainsi faire don de 800 à 1 000 doses de vaccins expérimentaux contre le virus qu'il a développés dans ses laboratoires publics.


lire la suite sur Le Monde du 27/08/2014