lundi 21 novembre 2016

Emploi : les secteurs qui vont recruter en Nouvelle-Aquitaine en 2017

PageGroup, leader du recrutement spécialisé dans le monde, vient de publier l’édition 2017 de son étude de rémunérations, qui ausculte 720 métiers

La reprise économique est une réalité. "La tendance sur le marché de l'emploi est plutôt positive grâce à un contexte économique plus favorable en 2016. L'emploi des cadres a retrouvé son niveau d'avant-crise et les chiffres du travail temporaire laissent entrevoir de belles perspectives" analyse Isabelle Bastide, présidente de PageGroup France.

Le numérique, mais aussi le bâtiment et la finance

Ceci étant, "la reprise reste lente. Néanmoins, certains secteurs se révèlent particulièrement porteurs (digital, commerce, comptabilité, facility management…) et d'autres, fortement impactés par la crise de 2008, se redressent enfin, sous l'influence notamment de la digitalisation des métiers (banque, industrie, secteur public…)", poursuit-elle.
"Les métiers de la finance sont davantage tournés vers l'accompagnement des entreprises", observe Laurent Juery, directeur du bureau de Bordeaux de Page Personnel, qui couvre le Sud-Ouest. Et, Bordeaux est l'une des cinq places fortes du secteur en France.
 
Par ailleurs, après quatre années difficiles dans le bâtiment et les travaux publics, l'amélioration se confirme en 2016 avec un nombre de recrutements à la hausse pour les métiers de la maîtrise d'œuvre et des entreprises de travaux. Le vaste programme d'aménagement urbain Euratlantique, qui va générer 5 milliards d'euros d'investissement d'ici 2030 sur la métropole bordelaise, accentue encore cette tendance localement.
En outre, le secteur du bâtiment est porté par l'innovation avec les problématiques BIM (Building information modeling, c'est-à-dire la modélisation, numérisation des données du bâtiment) qui alimentent la création et le renforcement des cellules de conception chez les constructeurs. Ce contexte est particulièrement favorable aux candidats possédant plus de cinq ans d'expérience et leur offre de belles perspectives d'évolution de carrière pour des rémunérations dépassant les 90 000€ bruts annuels.

Source : Sud-Ouest, 21/11/2016.

dimanche 20 novembre 2016

Un an avec l'Institut National de Veille Sanitaire

Santé Publique France, l'agence réunissant l'inVS l'INPES et l'EPRUS a vu le jour le 3 mai 2016. Avant sa création, les 3 agences qui la composent ont travaillé main dans la main à sa préfiguration tout en continuant à ouvrer dans leur champs respectifs : le surveillance, la prévention et l'alerte.


Retour sur les faits marquants des trois agences à travers l'infographie disponible via le lien suivant : http://invs.santepubliquefrance.fr/publications/timeline/timeline.html

vendredi 18 novembre 2016

Antibiotiques: la hausse de la consommation inquiète

Alors que la consommation d’antibiotiques avait diminué en France au début des années 2000, elle est repartie légèrement à la hausse. Une nouvelle campagne d’information sera lancée en 2017, a annoncé le gouvernement.


Malgré les campagnes de prévention contre l’abus d’antibiotiques, la consommation a de nouveau augmenté en médecine de ville en France entre 2005 et 2015. C’est ce que constate un rapport coécrit par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), l’Agence de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) et Santé publique France, publié le 18 novembre à l’occasion de la Journée Européenne de sensibilisation au bon usage des antibiotiques. Sur 1000 habitants, près de 29 doses d’antibiotiques étaient prises par jour en 2005. En 2015, le nombre de doses quotidiennes était monté à 30. La consommation de ces médicaments en 2015 reste cependant inférieure à celle des années 2000.
«C’est vrai qu’une dose, cela paraît peu. Mais il faut savoir que pour le plan de 2011-2016, on avait la volonté de diminuer la consommation d’antibiotiques de 25%. Cet objectif n’est pas atteint», déplore Bruno Coignard, directeur des Maladies infectieuses à Santé Publique France. «Par ailleurs, la France part de très loin. Le pays est, en Europe, un de ceux qui consomment le plus d’antibiotiques après la Grèce et la Roumanie.»  

Toujours pas automatique...


Pourtant, la campagne nationale menée entre 2002 et 2007 par l’Assurance Maladie, connue principalement pour sa phrase «les antibiotiques c’est pas automatique», avait porté ses fruits. La diminution de la prescription hivernale d’antibiotiques avait diminué de 26,5%, selon une étude publiée en 2009 par le Pr Didier Guillemot, alors médecin et chercheur (Inserm/ Institut Pasteur) et désormais président de l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines.
«Les campagnes portent leur fruit mais, à l’instar de la prévention routière, ce sont des campagnes qui courent sur le long terme et qui ne sont pas ponctuelles. Or pour ces sujets, il faut une pression permanente pour que le message passe», analyse le Pr Patrice Nordmann, professeur de microbiologie à l’Université de Fribourg (Suisse) et directeur de l’unité Inserm «Résistance émergente aux antibiotiques».

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Le Figaro, 18/11/2016.
Article intégral en ligne : http://sante.lefigaro.fr/article/antibiotiques-la-hausse-de-la-consommation-inquiete

jeudi 17 novembre 2016

Antibiorésistance : un plan d'action pour réduire le nombre de morts

Pour maîtriser l'émergence de l'antibiorésistance, le gouvernement vient d'annoncer une feuille de route de 40 actions financées à hauteur de 330 millions d'euros sur 5 ans.  

Antibiorésistance : un plan d'action pour réduire le nombre de morts

Le gouvernement s’attaque aux bactéries résistantes. Pour réduire de 25 % la consommation d’antibiotiques d’ici à 2018 et limiter les conséquences sanitaires et environnementales de l’émergence de l’antibiorésistance, un programme interministériel financé à hauteur de 330 millions d’euros sur 5 ans va être lancé.
Une enveloppe conséquente pour une menace qui ne cesse de grossir. « La prévalence croissante de bactéries résistantes à la quasi-totalité des classes d’antibiotiques connues est inquiétante, a déclaré Marisol Touraine, ministre de la Santé. Le risque d’entrer dans une ère post-antibiotique est bien présent, compromettant les progrès médicaux acquis ces cinquante dernières années »
De fait, chaque année en France, plus de 12 500 patients meurent d’une infection à bactérie multirésistante. A l’échelle mondiale, si rien n’est fait d’ici 2050, l’antibiorésistance serait responsable de plus de morts que le cancer, soit plus de 10 millions de décès. Dans le même temps, les soins et interventions chirurgicales les plus courants ne pourraient plus être pratiqués.
Autant dire qu’il faut agir, et vite. Pour y arriver, il va falloir revoir « notre politique en matière d’antibiorésistance », a jugé la ministre. Et c’est tout l’objectif de cette feuille de route présentée ce jeudi. Celle-ci s’inspire largement du rapport de Jean Carlet et s’organise autour de 4 axes : mieux sensibiliser le public, mieux utiliser les antibiotiques, davantage soutenir la recherche et l’innovation et enfin, renforcer la surveillance.

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mardi 15 novembre 2016

Journée internationale des aides-soignants 2016 : stp, raconte-moi une histoire

Tous les ans, le 26 novembre marque la journée internationale des aides-soignants. L'occasion de rendre hommage à une profession sensible et à l'écoute qui exerce chaque jour au plus près du patient. C'est donc avec une profonde considération qu'aide-soignant.com et infirmiers.com célèbrent à nouveau cette journée et mettent à l'honneur des professionnels de santé plein d'humilité. Retour sur ce qui s'est fait l'an dernier, avant de découvrir le projet de cette année.

bienvellance sénior soignante
Rappelez-vous ce jour ou ce patient qui a donné du sens à votre métier...
Les aides-soignants faisant partie à part entière de la prise en charge du patient, c'est à juste titre qu'une journée leur est consacrée tous les ans à l'échelle internationale. Un jour pour leur dire « merci », un jour pour leur exprimer notre attachement, un jour qui se tient tous les 26 novembre et qui mérite d'être célébré.
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Infirmiers.com, 15/11/2016.

Article intégral en ligne : http://www.infirmiers.com/ressources-infirmieres/nos-collegues/journee-internationale-aides-soignants-2016-stp-raconte-moi-histoire.html

lundi 14 novembre 2016

Les chiffres du tabac en France

Du 1er au 30 novembre a lieu le « moi(s) sans tabac », 30 jours pour inciter les participants à arrêter de fumer. En France, 16 millions de personnes fument, essentiellement des cigarettes. Pourtant les hausses successives des prix ont fait reculer significativement les ventes.

L’initiative du gouvernement pour inciter les fumeurs à arrêter la cigarette semble bien fonctionner. Selon la ministre de la santé, Marisol Touraine, plus 160 000 personnes se sont inscrites au « moi(s) sans tabac », pour arrêter de fumer en novembre. Avec un kit gratuit, des SMS d’encouragement et des espaces d’entraide, cette opération pourrait aider quelques-uns des 16 millions de fumeurs en France. En 2015, 70 % des fumeurs réguliers ont déclaré avoir déjà essayé d’arrêter.

Plus d’un tiers des Français fume

Huit Français sur dix ont déjà essayé une cigarette, et un peu plus d’un tiers de la population française entre 15 et 75 ans fume, de façon occasionnelle ou régulière. Sans grande surprise, les hommes fument plus que les femmes : 38,9 % contre 30,5 %.
Par tranches d’âge, les jeunes, entre 20 et 35 ans, sont les plus grands consommateurs. Mais depuis 2005, la consommation de tabac chez les jeunes est en baisse, alors qu’elle a augmenté au-delà de 45 ans. Les gros fumeurs, plus de 15 cigarettes par jour, sont aussi moins nombreux, selon l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes). En 2013, 73 000 décès étaient liés au tabagisme, selon l’Institut de veille sanitaire (InVS).

Hausse du prix, baisse des ventes

Les prix du tabac ont connu des hausses successives depuis les années 1990. Au cours des dix dernières années, le prix d’un paquet de cigarettes a ainsi augmenté de 40 %. Et les ventes de cigarettes ont fortement diminué. Comme les paquets représentent 80 % des ventes totales de tabac, celles-ci ont donc également chuté. La diminution des ventes est particulièrement marquée dans les années 2000 : en 2001, les mentions de type « fumer tue » sont rendues obligatoires, en 2003 Jacques Chirac lance le plan cancer, et en 2004 le prix moyen du paquet a été augmenté d’un euro.

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La Croix, 10/11/2016.
Article intégral en ligne : http://www.la-croix.com/Sciences-et-ethique/Sante/Les-chiffres-du-tabac-en-France-2016-11-10-1200802242

dimanche 13 novembre 2016

Avec « La fille de Brest », personne n’oubliera le scandale du Mediator

Il y a une chose que je n’avais pas anticipée, avec la sortie du film La fille de Brest. C’est que, un peu partout en France, des étudiants en médecine allaient me demander de venir débattre avec eux des leçons à tirer du Mediator. Des « carabins » qui étaient encore des gamins de 13 ou 14 ans en 2009, lorsque le scandale a éclaté.

Dans son long métrage, la réalisatrice, Emmanuelle Bercot, raconte avec une grande fidélité aux faits – notamment scientifiques et médicaux – le combat que j’ai mené comme médecin au CHU de Brest pour dénoncer ce médicament coupe-faim, responsable de la destruction des valves du cœur des patients.

 

 

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The Conversation, 02/11/2016

samedi 12 novembre 2016

La Santé en action : la revue de Santé publique France


La Santé en action est une revue trimestrielle d’information, de réflexion et d’aide à l’action sur la prévention, l’éducation pour la santé et la promotion de la santé. Editée par Santé publique France, ce magazine de 52 pages est destiné aux professionnels de la santé, du social et de l’éducation.

N° 437 - septembre, octobre et novembre 2016

 La petite enfance est une période cruciale dans la construction de l’individu. Ce dossier central est consacré à la périnatalité et la petite enfance jusqu’à 3 ans. L’objectif est d’apporter un éclairage aux professionnels sur les connaissances et les conditions à réunir pour le développement de l’enfant. En particulier, agir sur les déterminants socio-environnementaux, dans une optique de prévention et de promotion de la santé. Une vingtaine d’experts y ont contribué. Également dans ce numéro : une enquête sur la connaissance des repères nutritionnels par les adolescents, un point sur les connaissances et bonnes pratiques pour promouvoir l’activité physique chez ces mêmes adolescents, ainsi qu’une séquence consacrée à la prévention du saturnisme.

Magazine La Santé en action n°437   disponible en téléchargement : http://inpes.santepubliquefrance.fr/SLH/sommaires/437.asp





 

vendredi 11 novembre 2016

La Sécu, pas question ni le droit de la quitter

70 ANS DE LA SÉCURITÉ SOCIALE


Les allègements de charges patronales sont en passe d'atteindre les 20 milliards d'euros.Sources Les Echos et le Haut conseil du financement de la protection sociale http://www.securite-sociale.fr/HCFi-PS
Les allègements de charges patronales sont en passe d'atteindre les 20 milliards d'euros.Sources Les Echos et le Haut conseil du financement de la protection sociale http://www.securite-sociale.fr/HCFi-PS
Graphique Les Echos/HCFPS

La Sécu fête ses 70 ans, l’occasion d'aller voir "La Sociale" au cinéma et de rappeler que son affiliation est obligatoire ainsi que la garantie d’une sécurité sociale pour tous.

Ces derniers temps ont circulé des informations, des mails, des SMS du genre : la Sécu je la quitte, l’affiliation à la sécurité sociale n’est pas obligatoire, on peut la quitter si on trouve une meilleure assurance sociale en Europe. Ça ne date pas d'aujourd'hui mais ça continue.


Attention c’est faux et on risque gros !


En effet, la loi, c’est-à-dire l’article L111-1 de la sécurité sociale et la Constitution de 1946, dit bien que toute personne qui travaille et réside en France est obligatoirement affiliée au régime général de sécurité sociale pour les salariés et les régimes propres aux non-salariés comme le régime des indépendants ou la MSA. A cet effet, elle est soumise à cotisations obligatoires.

Ceux qui prétendent le contraire sont passibles d’une peine de 6 mois de prison et d’une amende de 15 000 euros. Ils s'appuient sur une interpétation de l'arrêt C59-12 du 3 octobre 2013 de la Cour de justice européenne http://curia.europa.eu qui ne concerne même pas la Sécu mais une assurance privée allemande. Celle-ci s'est faite épinglée pour ses pratiques commerciales déloyales vis à vis des consommateurs. Or d'après cet arrêt de la Cour de justice européenne ces pratiques déloyales s'appliquent aussi aux caisses maladie du régime légal. 


jeudi 10 novembre 2016

Danger à tous les étages de la tour Trump

La violence sourde de chaque chapitre du programme annoncé par le futur président élu. Au plan intérieur il veut réduire les droits sociaux et les impôts des entreprises, supprimer l’Obamacare et libéraliser l’accès aux armes. Quand il menace la Chine ou l’Iran au plan extérieur et entend agrandir le format de l’armée.


L’impensable est devenu réalité hier aux premières heures de la matinée : Donald Trump sera le 45e président des États-Unis. Devant ses supporters comblés il est apparu étonnamment tranquille et calme, appelant le « peuple américain à se rassembler et à ne faire qu’une nation ». Il s’est payé le luxe de féliciter la perdante, Hillary Clinton, publiquement ; elle qu’il dénonçait encore quelques heures auparavant comme « la plus corrompue » des dirigeantes, qu’il promettait de « jeter en prison ». « Nous devons lui être reconnaissants pour tout ce qu’elle a fait pour nous », a-t-il osé sans trahir une pointe ironie. La victoire du milliardaire, qui s’exprimait non loin de l’une des tours de Manhattan au sommet de laquelle il a installé son palais dans un luxueux triplex, marque un basculement dans l’histoire du pays. Tant ce séisme politique est d’abord le signe d’un formidable échec pour le clan Clinton au sein du Parti démocrate et plus généralement d’un désaveu pour l’« élite » politique traditionnelle et son inflexible foi dans la mondialisation libérale.
Donald Trump s’est adressé au cœur de son électorat : ces millions de citoyens accablés par la montée de la précarité ou taraudés par l’angoisse d’être aspirés à leur tour par la machine à précariser et à produire des souffrances ou des angoisses sociales. Il leur a promis de « reconstruire les ponts, les autoroutes, les hôpitaux, les écoles », ces infrastructures qui ont beaucoup souffert de l’austérité au cours des deux dernières décennies. Comme tout au long de sa campagne, il a plaidé pour une réhabilitation du « rêve américain », assurant que l’avenir serait « radieux ». Car chaque citoyen « aura l’occasion de réaliser tout son potentiel ».
Un démagogue de la trempe de Donald Trump, qui a misé sur l’exaspération de tout un peuple pour entrer à la Maison-Blanche, sait qu’il doit rapidement montrer sa détermination à agir. Et sur ce point l’examen de ses intentions ne fait que souligner la taille des dangers que recouvre son arrivée aux affaires. Dans un contexte où il aura les coudées franches puisqu’il a réalisé le « grand chelem » au Congrès, les républicains confortant leur position à la Chambre des représentants et conservant finalement la majorité au Sénat.

 

Le mépris bien réel que Trump porte aux « petites gens »

 

L’imposteur vomit « l’establishment » depuis les hublots de son Boeing 757 privé ou des fenêtres de ses tours de Manhattan, lui qui a fait fortune dans l’immobilier à l’ombre de son papa promoteur, qui lui accorda jadis un « prêt » d’un million de dollars pour « (s)e lancer ». Ses envolées électorales contre le système ne sauraient cacher le mépris bien réel qu’il porte aux « petites gens ordinaires » en mal d’accéder à un emploi et la conception toute particulière qu’il a du « rêve américain », lui qui s’est fait connaître du grand public entre 2004 et 2010 grâce à The Apprentice, une émission de télé-réalité diffusée par la chaîne NBC dont la règle était très simple : un groupe de postulants à l’emploi était mis à l’épreuve devant les caméras. Et à chaque étape Donald sélectionnait et tranchait d’un retentissant : « Vous êtes viré. » Jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un, recruté à un poste important au sein de la Trump Company.
Ainsi le futur président élu pourra être amené d’autant plus fort à donner le change à ses électeurs qu’il ne voudra pas toucher aux règles sélectives impitoyables du capital financier. C’est ainsi qu’il faut prendre très au sérieux les diatribes xénophobes qu’il a formulées durant la campagne, contre les migrants mexicains « violeurs et voleurs » ou les musulmans globalement soupçonnés de complicité avec le terrorisme, ou encore les hommes d’affaires chinois accusés de dérober « l’emploi des Américains ». L’expulsion des migrants sans papiers et la construction promise d’un mur à la frontière sud du pays font partie de ces boucs émissaires qu’il entend livrer rapidement à ses supporters. À défaut de changer réellement leur situation. Ce qui ne manquerait pas d’attiser les haines et les violences au sein d’une société déjà fracturée.
Le milliardaire n’a jamais fait mystère qu’il considérait, à l’instar de nombre de patrons, les droits sociaux comme des freins à la prospérité. En ligne de mire, de nouvelles restrictions des acquis sociaux, voire une chasse ouverte aux syndicalistes, pénalisant systématiquement les salariés désireux de s’organiser, comme l’a fait, il y a quelques années, le gouverneur républicain du Wisconsin, Scott Walker. C’est dire combien la résistance va constituer, dans les tout prochains mois, la tâche essentielle des mouvements sociaux et des syndicats qui avaient placé tant d’espoir dans la candidature de Bernie Sanders lors de la primaire démocrate. Eux qui visaient réellement le système, jusqu’à prôner – première dans la vie publique états-unienne – une « alternative socialiste », ont été pris dans un terrible piège. Ils ont dû se résoudre à jouer la carte du « moindre mal » face au danger d’extrême droite. Mais avec une Hillary Clinton détestée de la population, au point que nombre de citoyens n’ont pu se résoudre à voter pour elle tant elle incarne fort le lien du monde politique traditionnel avec Wall Street.