mardi 26 septembre 2017

Réforme du code du travail : les ordonnances sont publiées

Les cinq ordonnances réformant le code du travail ont été signées le 22 septembre 2017 par le président de la République. Elles ont été publiées au Journal officiel le 23 septembre.

La réforme vise à renforcer le dialogue social dans l’entreprise et les branches, à simplifier le dialogue social dans les entreprises et à sécuriser les relations du travail.

Le contenu des ordonnances

Les ordonnances contiennent 36 mesures. Parmi celles-ci, figurent notamment :
  • de nouvelles règles de négociation dans les entreprises de moins de 20 et 50 salariés (possibilité de négocier avec les salariés ou directement avec un élu du personnel sur tous les sujets) ;
  • la barémisation des indemnités prud’homales en cas de licenciement abusif, avec un plancher et un plafond (inapplicable toutefois en cas d’atteinte aux droits fondamentaux du salarié, de harcèlement ou de discrimination). Jusque-là, ces indemnités étaient librement fixées par le juge ;
  • la faculté pour toute entreprise de conclure un accord majoritaire simplifié sur le temps de travail, la rémunération et la mobilité pour anticiper les évolutions du marché ;
  • de nouveaux champs de négociation ouverts à l’entreprise ;
  • la fusion des instances représentatives du personnel en un "comité social et économique" ;
  • la faculté pour les branches de favoriser les contrats de chantier et d’adapter les règles encadrant les contrats courts ;
  • le passage au périmètre national, et non plus international, pour apprécier les difficultés des multinationales qui licencient en France ;
  • la rénovation du droit au télétravail ;
  • l’augmentation de 25% des indemnités légales de licenciement ;
  • de nouvelles compétences pour les branches en matière de gestion et de qualité de l’emploi ;
  • de nouvelles garanties pour les syndicats et les élus du personnel ;
  • la transformation du compte prévention pénibilité en un compte professionnel de prévention.
Une partie des mesures entrent en vigueur immédiatement, d’autres dispositions nécessitent des décrets d’application.
Le projet de loi de ratification des ordonnances a été présenté au Conseil des ministres du 27 septembre 2017. Il est prévu qu’il soit examiné par le Parlement au cours de la semaine du 20 novembre 2017.

Source : vie-publique.fr
25/09/2017

lundi 25 septembre 2017

Les Françaises et la contraception : premières données du Baromètre santé 2016

A l’occasion de la journée mondiale de la contraception du 26 septembre 2017, Santé publique France publie les premières données du Baromètre Santé 2016 sur les pratiques contraceptives des femmes et leurs évolutions depuis 2010.

Le baromètre santé, c’est quoi ?

Il s’agit d’une enquête réalisée du 8 janvier au 1er août 2016 auprès d’un échantillon de 15 216 personnes âgées de 15 à 75 ans. Les analyses portent sur 4 315 femmes âgées de 15 à 49 ans concernées par la contraception, femmes non ménopausées, non stériles, non enceintes, qui ont eu un rapport sexuel avec un homme au cours des 12 derniers mois et qui ne cherchent pas à avoir un enfant.

Points clés à retenir

  • En 2016, la pilule reste le moyen de contraception le plus utilisé, devant le dispositif intra-utérin et le préservatif
  • Le recul de la pilule se poursuit, en particulier chez les femmes de 20-29 ans
  • Ce recul se fait au profit du dispositif intra-utérin, du préservatif et de l’implant
  • Il y a aujourd’hui une plus grande diversité des méthodes utilisées par les femmes

Méthodes de contraception utilisées en France en 2016 par les femmes concernées par la contraception selon leur âge

 

 En savoir + en visitant sur le site internet Santé publique France : http://inpes.santepubliquefrance.fr

vendredi 22 septembre 2017

Le sentiment de pauvreté progresse en France

Selon le sondage annuel de l’institut Ipsos en partenariat avec le Secours populaire, les Français se sentent de plus en plus exposés à la pauvreté, en particulier les plus âgés.

Comme Josiane, 61 ans, de plus en plus de Français craignent de tomber dans la pauvreté. « Ma pension de retraite s’élève à 850 € par mois. Une fois le loyer et les charges payés, il me reste 200 € pour manger. Avec l’augmentation du coût de la vie, je suis en permanence sur le fil. Au moindre imprévu, c’est la catastrophe », confie-t-elle.



Un phénomène dont se font l’écho l’institut Ipsos et le Secours populaire dans le nouveau « baromètre de la pauvreté en France » dévoilé jeudi 14 septembre. Ce sondage vise à recueillir le ressenti des Français vis-à-vis de la précarité avec des questions du type : « Rencontrez-vous des difficultés financières ? », ou bien « Vous est-il arrivé de vous dire à un moment que vous étiez sur le point de connaître une situation de pauvreté ? ».

« 37 % des Français ont déjà fait l’expérience de la pauvreté »


Le baromètre révèle, cette année encore, que le sentiment de pauvreté s’accentue chez les Français. 37 % des sondés déclarent avoir déjà fait l’expérience de la pauvreté et 57 % redoutent de connaître une telle situation, contre 55 % en 2016. C’est-à-dire que ces derniers ont connu – ou pense connaître – prochainement des difficultés pour subvenir à leurs besoins primaires (nourriture, vêtements, logements, etc.).
Toujours selon le sondage, près d’un Français sur cinq déclare ne pas parvenir à équilibrer son budget à la fin du mois et 19 % se retrouvent à découvert. Autre indicateur, le revenu mensuel en dessous duquel les Français se considèrent comme pauvres. En 2016, il s’élevait à 1 068 € nets. Ce montant atteint 1 113 € net cette année, soit « une augmentation extrêmement prononcée en l’espace d’un an », analyse Richard Béninger, secrétaire national chargé des ressources et de la communication au Secours populaire.


jeudi 21 septembre 2017

DOC BI MENSUEL Gazette Santé Social N°40 du 21 septembre au 4 octobre 2017

Retrouvez et téléchargez le bulletin numérique de revue de presse DOC BIMENSUEL Gazette santé social N°40 du DPFI de Lormont qui présente l'actualité dans les domaines de la santé publique, des professionnels de santé, du droits des patients, des inégalités sociales et de santé du 21 septembre au 4 octobre 2017 via ce lien :