Quelques cas de transmission d’une anomalie d’une protéine, qui fait partie des caractéristiques de la maladie d’Alzheimer, semblent avoir été découverts pour la première fois dans le cerveau de personnes mortes, rapporte une équipe médicale londonienne sur le site de la revue Nature, mercredi 9 septembre. Ces malades avaient été victimes d’une forme de la maladie de Creutzfeldt-Jakob provoquée par un traitement, plusieurs décennies auparavant, avec l’hormone de croissance contaminée. Ces constatations ponctuelles doivent encore être confirmées par d’autres équipes.
Plusieurs maladies neurodégénératives partageraient des mécanismes analogues : l’accumulation dans le système nerveux central de protéines anormales. La démonstration en avait été faite pour la maladie de Creutzfeldt-Jakob où la protéine prion, présente à l’état normal, devient infectieuse du fait d’une modification de sa forme. Depuis, des arguments concordant laissent entendre qu’il en irait de même avec les maladies d’Alzheimer et de Parkinson. Dans l’Alzheimer, l’une des caractéristiques est l’accumulation de la protéine ß-amyloïde, qui forme des plaques entre les neurones du système nerveux central.
Le scandale de l’hormone de croissance contaminée a montré qu’il pouvait exister au cours de certains actes médicaux une transmission d’agents infectieux dits non conventionnels puisque, à la différence des bactéries, des virus, des parasites et des moisissures qui ont en commun d’être des micro-organismes, ils ne sont pas dotés de matériel génétique.
Une patiente atteinte d'Alzheimer à New York en mars 2015. Richard Drew / AP
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