samedi 25 août 2018

Aux États-Unis, les opioïdes tuent plus que les armes à feu

Près de 64.000 personnes ont fait une overdose en 2016 après avoir consommé des doses excessives de ces médicaments, obtenus pour la majorité sur prescription.

 
Les overdoses par opioïdes font plus de victimes que les accidents de la route ou les armes à feu aux États-Unis. En 2016, près de 64. 000 personnes ont perdu la vie après avoir consommé des doses excessives d’opioïdes obtenus pour la majorité sur prescription, soit 175 morts par jour. «Aucune région des États-Unis n’est épargnée par cette épidémie. Nous avons tous un proche, un membre de la famille, un être aimé détruit par les opioïdes», s’est émue Anne Schuchat, directrice des Centres de prévention et de contrôle des maladies (CDC), en mars dernier en annonçant ce nouveau bilan dramatique en constante augmentation.

 

vendredi 29 juin 2018

Santé. L’addiction aux écrans, cette maladie juvénile

Une enquête dévoilée vendredi alerte, entre autres, sur la dépendance des jeunes de 14-24 ans. Ses initiateurs invitent les pouvoirs publics à l’action.

Les jeunes et leurs écrans, un problème de santé et de sécurité publiques? C’est ce qu’avancent la Fondation pour l’innovation politique, la Fondation Gabriel-Péri et le Fonds Actions Addictions, qui se sont associés à l’institut de sondage Ipsos pour mener une enquête sur les addictions chez les jeunes. Dévoilée vendredi dans le Parisien, cette enquête réalisée auprès de 1 000 jeunes âgés de 14 à 24 ans et 402 parents met des chiffres sur « une réalité que la population percevait déjà », d’après Michel Reynaud, président du Fonds Actions Addictions. Le constat est alarmant : 26 % des 18-22 ans estiment passer plus de cinq heures par jour sur les réseaux sociaux, et 16 % de la même population prétendent passer le même temps devant les jeux vidéo.


(...)

Source : L'Humanité.fr, 11/06/2018.
Article intégral en ligne : https://www.humanite.fr/sante-laddiction-aux-ecrans-cette-maladie-juvenile-656610

lundi 14 septembre 2015

La France paye cher ses addictions

Coût des vies perdues, coût des pertes de production ou de la qualité de vie mais aussi montant des dépenses publiques de soins, de prévention et de répression… En s’appuyant sur des données épidémiologiques et sanitaires se rapportant à 2010, l’économiste Pierre Kopp a calculé la totalité de ce que coûtent chaque année les drogues licites et illicites à la société française. Les chiffres sont impressionnants : 120 milliards d’euros pour le tabac, 120 milliards pour l’alcool et 8,7 milliards pour les drogues illicites. Ces chiffres prennent en compte les recettes des taxes et les économies que représentent les retraites non versées.


Publiés vendredi 11 septembre, ces chiffres chocs du coût social des drogues sont la conclusion d’une étude financée par la Direction générale de la santé et pilotée par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT). A trois jours du début de l’examen du projet de loi de santé au Sénat, ils tombent à point nommé pour la ministre de la santé, Marisol Touraine, qui s’apprête à faire face à de nouveaux assauts parlementaires contre la loi Evin ou la mise en place du paquet de cigarettes neutre. La France compte 13,4 millions de fumeurs quotidiens et 3,8 millions d’usagers « à risque » de l’alcool.

« Ce rapport doit permettre de prendre conscience du coût important des drogues pour la collectivité » et de « hiérarchiser les problèmes afin de mieux éclairer les choix d’engagement de dépenses publiques », souligne Pierre Kopp, déjà auteur il y a quinze ans d’une première édition de cette étude. Professeur à l’université Panthéon-Sorbonne (Paris-I), il est également l’avocat du Comité national contre le tabagisme pour le compte duquel il a déposé en janvier une plainte contre les quatre grands cigarettiers pour « entente illicite sur les prix ». Il y a quelques mois, il a co-écrit pour le think tank Terra Nova une étude sur les gains qu’apporteraient à l’Etat une libéralisation et une taxation du cannabis.

Le Monde, 11/09/2015, François Béguin.

lundi 30 juin 2014

Addiction au tabac: résultat de l'action des lobbies?


Atlantico publie un article qui met en lumière, à travers une interview,la responsabilité des fabricants quant aux substances addictives contenues dans les cigarettes.Il ne s'agit pas vraiment d'un scoop, mais il est utile de se rafraîchir la mémoire de temps à autres:

Une association de lutte anti-tabac britannique a comparé le rapport du Surgeon General publié en 1964 sur les méfaits du tabac avec des documents rendus public et provenant de l'industrie du tabac. La conclusion est sans appel : les cigarettes seraient bien plus dangereuses aujourd'hui qu'il y a 60 ans. Les cigarettes sont-elles vraiment plus dangereuses ? Qu'est-ce qui a changé dans leur composition ? Gérard Dubois : Si l’on regarde les résultats des différentes études épidémiologiques, la mortalité liée à la consommation de tabac ne change pas en fonction de la cigarette. Ce qui a changé véritablement est la notion que l’on a de la cigarette. L’industrie du tabac a voulu faire croire que ses cigarettes étaient moins dangereuses. D’où la notion de cigarettes légères et de cigarettes avec filtre. Or, il s’avère que les cigarettes légères ou non, avec filtre ou sans, ont la même dangerosité. Il n’y a que quelque type de cigarettes qui ont vraiment changé. On trouvait vers les années 50-60 des cigarettes vraiment très chargées, du type gitane maïs, qui pour le coup étaient encore plus dangereuses que les cigarettes habituelles...

 Extrait de Atlantico
Article consultable en ligne: Les stratégies secrète...

vendredi 25 avril 2014

Les liens entre la consommation de boissons énergisantes et la consommation de psychotropes chez les jeunes / Que connaissons-nous du phénomène?


C’est dans les années 1960 que les «boissons énergisantes» font leur apparition en Asie et en  Europe (Reissig, Strain & Griffiths, 2009). Par contre, l’ampleur du phénomène, tel qu’il est connu aujourd’hui, provient surtout de l’arrivée de Red Bull® en Autriche en 1987 et en Amérique du Nord en 1997 (Reissig, Strain & Griffiths, 2009). Au Québec, la première marque mise en marché, le Guru®, est offerte depuis 1999 (Allard, Bélanger & Paquin, 2011). La caféine est le principal ingré-dient actif présent dans ces boissons. Selon la variété du produit offert, ce stimulant est ajouté à du sucre, de la taurine, du glucuronolactone, des vitamines et diverses autres substances en quantité variable (ex.: ginseng, inositol, etc.) (INSPQ, 2010). Depuis leur introduction sur le marché, les boissons énergisantes (BÉ) connaissent une popularité grandissante (Simon & Mosher, 2007). Les BÉ font l’objet d’une promotion qui incite les jeunes à consommer ces liquides sucrés et caféinés en prônant des bienfaits tels un regain d’énergie, un état d’éveil prolongé et une augmentation de la performance physique et intellectuelle dans différents contextes. Certains auteurs déplorent le fait que les stratégies de marketing ciblent majoritairement les jeunes de l’école secondaire et du collé-gial, les incitant ainsi à consommer de la caféine en banalisant la consommation de ces boissons (Allard, Bélanger & Paquin, 2011). 

Extrait de Drogue-sante-societé.ca
Article en ligne: Les liens entre la consommation de boissons  énergisantes

lundi 17 mars 2014

Alcoolisme / l’utilisation du baclofène autorisée en France

La décision était attendue depuis cet été. Vendredi, l’Agence nationale de sécurité du médicament a donné son feu vert au Baclofène pour traiter la dépendance à l’alcool. L’institution a publié une « recommandation d’utilisation temporaire » (RTU). Valable trois ans, celle-ci permettra au corps médical de prescrire ce médicament en toute légalité, dans l’attente de la réalisation d’essais cliniques permettant de prouver l’efficacité du produit. C’est le premier médicament à bénéficier d’une autorisation de type RTU, une possibilité née de la loi Bertrand de 2011.









Extrait du Lesechos.fr

Article en ligne: Alcoolisme

vendredi 20 septembre 2013

DROGUE / Le délicat équilibre entre prévention et répression

Un équilibre délicat entre répression et prévention : la lutte contre la drogue n'échappe pas à la règle. Jeudi 19 septembre, un comité interministériel a présenté un nouveau "plan gouvernemental de lutte contre la drogue et les conduites addictives". S'il propose d'améliorer la prévention, il ne revient pas sur la forte répression mise en place par Nicolas Sarkozy.


                                                                                       ©Permanently scattered brain


Extrait du Monde, septembre 2013, consultable au centre de ressources.

LA GALERE DES TOXICOMANES DESCAMPAGNES

Il s'est garé là, sous le préau de l'ancien collège, en périphérie de Châtillon-sur-Loire (Loiret), 3000 âmes. A l'abri des regards. Il ne porte aucun logo : seuls ceux qui le cherchent doivent pouvoir le trouver. Le camping-car blanc de l'association d'aide aux usagers de drogues, Espace, basée à Montargis, a déjà parcouru des milliers de kilomètres à travers les villages de la région.


        © Permanently scattered brain



Extrait du Monde, septembre 2013, consultable au centre de ressources.