vendredi 20 mai 2016
jeudi 19 mai 2016
Des salaires plutôt stables pour les aides-soignants en 2015
1717€, c'est le salaire brut moyen mensuel d'un aide-soignant français. Ce chiffre, publié dans le 5ème baromètre des salaires de la santé 2016 de l'Appel Médical, est en hausse (+5,2 %) par rapport à 2010 où le salaire des AS était estimé à 1632€. Mais il n'est pas homogène pour tout AS… Revue de détails.
390 000 aides-soignants (AS) exercent actuellement en France. Ce sont des professionnels indispensables dans le parcours de soin du patient, acteurs à part entière de toute équipe soignante. Si quelques 78 000 jeunes diplômés AS ont rejoint le marché du travail depuis ces 10 dernières années, qu'en est-il de l'évolution de leurs salaires ? Dans son 5ème baromètre des salaires de la santé, l'Appel Médical analyse de manière transversale la dynamique salariale de six familles de métiers phares de la santé. Celle des aides-soignants reste stable par rapport à 2014, même si on observe une légère évolution en cinq ans.
Une précision d'importance !
Bien que les données publiées proviennent d'une agence d'intérim, rappelons que les intérimaires sont rémunérés de la même façon que des salariés titularisés. En outre, aucune primes, indemnités, ni même avantages ne sont pris en compte dans les données publiées. Ce baromètre, qui s'appuie sur les missions d'intérim exercées par des aides-soignants entre 2014 et 2015, est donc représentatif des salaires bruts qui leur sont attribués dans les établissements de santé.
Des salaires corrélés à l'âge
Comme pour n'importe quel autre métier, le salaire des aides-soignants est corrélé à l'expérience qui est le plus souvent associée à l'âge. De fait, on constate que les aides-soignant de plus de cinquante ans ont un salaire moyen de 1819€, soit seulement 189€ de plus que les AS de moins de vingt-cinq ans. L'augmentation de salaire selon l'âge est donc être relativement faible, d'autant plus que l'évolution entre 2014 et 2015 est quasiment négligeable.Qui de la parité homme-femme ? Si près de 89 % des aides-soignants sont des femmes, les salaires restent cependant équivalents entre les genres, les femmes étant payées au même titre que les hommes.
Libellés :
actualité
,
aide-soignant
,
métier
,
salaire
,
santé
mardi 17 mai 2016
Ces « maladies de pays riches » qui gagnent du terrain en Afrique
Tueuse silencieuse
Les raisons de ce désastre sont les mêmes que dans les pays plus développés. « Des facteurs de risque, qui agissent seuls ou en se combinant : le tabac, la sédentarité et une consommation excessive d’alcool. Sans oublier une alimentation transformée, trop riche en sel, en sucres et en matières grasses. Dans le contexte de la mondialisation, se nourrir de ces produits industrialisés est devenu, en Afrique, l’option la plus économique », déplore le docteur Varghese.Conséquence directe, le nombre d’événements aigus comme les infarctus du myocarde et les accidents vasculaires cérébraux (AVC) explose. « Il y a dix ans, la première cause de consultation en neurologie était les infections du système nerveux central, comme les méningites, la toxoplasmose ou les abcès », note le docteur Laho Diallo, médecin chef du service de neurologie à l’hôpital de Kipé, en Guinée. « Désormais, la tendance a complètement changé. L’AVC est devenu la première cause d’admission aux urgences mais aussi la première cause d’hospitalisation en neurologie en Guinée. Les autres pays de la sous-région, comme la Côte d’Ivoire, le Bénin ou encore le Ghana, sont dans la même situation. C’est un véritable problème de santé publique. » En cause : l’hypertension artérielle, tueuse silencieuse qui abîme le cœur et les vaisseaux. C’est en Afrique qu’elle sévit le plus : en 2014, plus de 30 % des Africains de plus de 18 ans souffraient d’hypertension.
Des cancers mal traités
Le cancer est aussi devenu un problème de santé publique. « L’Afrique est concernée par tous les types », constate le docteur Varghese. Les cancers du col de l’utérus et du sein sont les plus fréquents chez les femmes. Les hommes, eux, sont touchés en premier lieu par le cancer de la prostate. Les cancers colorectaux et du poumon sont en train d’émerger, en lien avec l’adoption du tabagisme et de mauvaises règles diététiques. Mais la maladie a, sur le continent, ses spécificités : 25 % des cas sont dus à des infections virales chroniques. Les virus de l’hépatite B et de l’hépatite C exposent particulièrement les populations au cancer du foie. Le virus du sida peut, lui aussi, provoquer certains cancers, comme le sarcome de Kaposi, qui se manifeste par des tumeurs malignes sur la peau et dans les viscères.Diabète et obésité
Le diabète a également gagné énormément de terrain. Selon le dernier rapport de l’OMS sur l’épidémie, 3,1 % des Africains étaient diabétiques en 1980. Ils sont désormais 7,1 %, soit 25 millions de personnes. C’est pourtant une maladie encore largement méconnue : environ 70 % des malades ignorent qu’ils en sont atteints. Par ailleurs, les traitements, à base d’insuline et d’hypoglycémiants, ne sont accessibles que dans une minorité de pays. Le diabète non traité est source de très graves complications telles que la cécité, les accidents cardiaques, l’insuffisance rénale ou la gangrène des membres inférieurs. « C’est aussi un facteur de risque majeur d’accident vasculaire cérébral », rappelle le docteur Diallo.Beaucoup de décès dus aux maladies non transmissibles, de par les facteurs de risque qui les sous-tendent, pourraient être évités. Sur les 38 millions de décès provoqués par ces maladies en 2012, l’OMS estime que 16 millions, soit 42 %, étaient prématurés et évitables.
Par Héloïse Rambert (contributrice Le Monde Afrique),
dimanche 15 mai 2016
Newsletter de mai 2016 du DPFI
La newsletter du mois de mai 2016 du DPFI de Lormont du GRETA Nord Aquitaine vient de paraître.
Vous y trouverez toute l'actualité du GRETA Nord Aquitaine, les événements locaux en rapport avec les thématiques de l'emploi, des métiers, du social, de la santé ainsi que les différentes dates de concours.Pour la télécharger, cliquez via ce lien : https://drive.google.com/newsletter_mai_2016
Pour retrouver l'ensemble des publications du DPFI, cliquez via le lien suivant : http://actu33.blogspot.fr/p/blog-page_40.html
samedi 14 mai 2016
Le cancer en France en 2015 : 150 000 décès et des inégalités professionnelles persistantes
Chargé de coordonner la lutte contre la maladie la plus meurtrière du pays, l’Institut national du cancer a publié fin avril son édition 2015 des « cancers en France », qui recense chaque année une quantité gigantesque d’informations sur le sujet. Quels sont les principaux facteurs causant le cancer ? Comment évolue la prise en charge des soins en France ? Pourquoi existe-t-il des inégalités face à la maladie ?
Tabac et alcool, principaux facteurs de cancers
Pourquoi le cancer atteint une personne et pas une autre ? Selon l’Institut national du cancer (INCa), 60 % des cancers sont causés par des déterminismes indépendants de notre volonté : âge, hérédité et environnement sont les principales causes non évitables. Nos modes de vie, notre manière de consommer et, plus largement, la situation socio-économique et professionnelle des personnes recouvrent les 40 % restants.
47 000 décès par cancer liés au tabac
Le tabac reste la principale cause de mortalité liée au cancer avec 47 000 décès chaque année en France, soit 30 % de l’ensemble des décès par cancer. Une étude de l’Observatoire des drogues et toxicomanies (OFDT) estime que le « coût social » du tabac est de 120 milliards d’euros par an et 14 milliards pour les finances publiques, le coût des soins dépassant celui des recettes pour la collectivité. Le tabagisme favorise plus de quinze types de cancer avec, en tête de liste, celui du poumon, dont 82 % des décès sont imputables à l’usage de tabac.
15 000 décès par cancer liés à l’alcool
L’alcool est le deuxième facteur « avéré » et « évitable » de cancer, selon l’INCa. Environ 15 000 décès par cancer, chaque année, sont attribuables à la consommation d’alcool, selon la dernière étude datant de 2009. Soit près de 10 % des décès par cancer en France.
Les facteurs nutritionnels sont aussi mis en cause. D’après une étude britannique, qui intègre l’alcool à ses calculs, 20 à 27 % des cancers sont dus aux types de consommation de nourriture. En octobre 2015, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a d’ailleurs classé la consommation de viandes rouges comme « probablement cancérogène » pour l’homme et celle de « viandes transformées » comme cancérogène.
Si l’impact de l’environnement sur la santé, et la survenue de cancers, ne fait « pas de doute », il reste encore complexe à évaluer et mesurer. L’INCa souligne le rôle néfaste de certains agents physiques (ondes, rayonnements), chimiques (métaux), ou biologiques (toxines, virus) présents dans l’atmosphère.
De fortes inégalités de risques de cancer existent également selon le secteur professionnel. Gaz d’échappement, poussières de bois, amiante : autant de facteurs favorisants, en fonction des métiers, les risques cancérigènes.
Cancers du sein et de la prostate, les plus répandus en France
En France, sur l’année 2015, 384 442 nouveaux cas de cancer ont été recensés, soit 30 000 de plus qu’en 2012. Hommes et femmes, jeunes et plus âgés n’endurent pas la maladie de la même manière, ni aux mêmes échelles : sur 100 000 hommes, 362 auraient été atteints d’un cancer en 2015. Tandis que pour 100 000 femmes, on en dénombre 272.
Les cancers les plus répandus en France en 2015 chez les hommes et les femmes
L’âge médian au moment du diagnostic est estimé à 68 ans chez l’homme et à 67 ans chez la femme, selon des données datant de 2012. En moyenne, on comptabilise 1 750 nouveaux cas de cancer par an chez les enfants de moins de 15 ans (quatrième cause de décès) et 450 nouveaux cas pour les adolescents, jusqu’à 19 ans.
En prenant les chiffres depuis 1980, on peut également constater une hausse du nombre de décès par cancer en France : + 11 % chez l’homme et + 20,3 % chez la femme. Pourquoi ? L’allongement de la durée de la vie, logiquement, fait que la maladie atteint plus de personnes. L’INCa estime ainsi que près de 150 000 personnes sont décédées en 2015 en France des suites de la maladie.
Encore de fortes inégalités sociales de mortalité
Les inégalités face au cancer ne sont pas uniquement liées à l’âge ou au sexe : elles sont aussi le fait de la situation socio-économique. « La France est un des pays d’Europe de l’Ouest où les inégalités sociales de mortalité par cancer sont les plus importantes, quel que soit le sexe », rappelait l’édition 2013 du rapport « Les cancers en France ».
Les cancers liés au milieu professionnel sont emblématiques de ces inégalités : en 2013, sur 2,37 millions de salariés exposés à des cancérogènes dans le cadre de leur travail, 70 % étaient des ouvriers. D’après le troisième plan cancer (2014-2019), les catégories sociales les moins favorisées ont également plus de mal à arrêter le tabac et l’alcool.
Quels sont les métiers les plus exposés aux produits cancérigènes ?
Secteurs d'activités les plus exposés aux produits cancérigènes et dépassant les 10% de risques en 2010.
Prévention, sensibilisation au dépistage, réduction des délais d’attente pour une IRM, accès à l’innovation et aux essais cliniques, préservation de la gratuité des soins font partie des principaux axes de travail du plan cancer, lancé en février 2014 par François Hollande, qui a alloué 1,5 milliard à la réduction de ces inégalités.
Il est encore difficile de mesurer précisément les causes précises de ces inégalités et donc de les réduire. « Pourtant, à l’échelle du système de santé, la détection des fragilités sociales reste encore difficile. Il manque en France un système de surveillance des inégalités sociales de santé », notait en 2013 le Haut conseil de la santé publique.
Moins de centres de soins, plus de chances de survie
Depuis 2009, un dispositif d’autorisation de traitement du cancer structure l’offre de soin sur le territoire national. Celui-ci cherche à mieux garantir des soins de qualité pour tous, mais a fait chuter le nombre d’établissements autorisés à utiliser les pratiques thérapeutiques soignant ou luttant contre le cancer : 1 200 établissements soignaient le cancer en 2009, contre 935 aujourd’hui. Depuis 2003, 1 265 établissements de santé publics et privés ont perdu l’autorisation, délivrée par les Agences régionales de santé, de traiter le cancer.
Plusieurs chiffres émergent également du compte rendu de l’INCa : l’introduction du numérique dans le programme de dépistage du cancer du sein, mis en place depuis 2008, tend à devenir la norme. En 2014, sur les 2,2 millions de mammographies réalisées, 95 % ont été réalisées avec une technologie numérique (contre 83 % en 2011).
Lire : Une étude montre la progression du taux de survie aux trois cancers les plus fréquents en France
Par ailleurs, on note une très légère progression de l’utilisation des IRM (imagerie par résonance magnétique), dont 798 appareils sont installés en France et dont le délai d’attente avant utilisation est souvent considéré comme très long. Le délai moyen d’obtention d’une IRM est passé de 29 jours en 2010 à 25 en 2015, avec un objectif de vingt jours de délai d’attente moyen d’accès à une IRM dans le cadre du troisième Plan cancer.
D’un point de vue global, les chances de survie face aux cancers se sont améliorées ces dernières années. Comme nous l’expliquions dans cet article, une étude publiée en février a été menée sur plus de 535 000 cas de cancers, sur deux périodes : 1989-1993 et 2005-2010. Elle montre notamment que, pour les tumeurs les plus fréquentes, des évolutions notables ont été réalisées.
Le Monde, 10/05/2016
Accéder aux infographies de l'article ici : http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/05/10/les-chiffres-du-cancer-en-france-en-2015_4916922_4355770.html
vendredi 13 mai 2016
Le Portugal ouvre la GPA à certaines et la PMA à toutes
Le Parlement vient d'autoriser le recours à une gestatrice aux femmes ayant des problèmes d'utérus. Et de permettre aux couples de femmes et aux célibataires de recourir à la procréation médicalement assistée.
D’accord, c’est une loi adoptée à une courte majorité du Bloc de gauche. Mais le Parlement portugais vient de voter une loi autorisant la gestation pour autrui (GPA). Certes pas pour tous : seules les femmes qui ne peuvent pas porter leur enfant, faute d’utérus ou de dysfonctionnement de cet organe, pourront recourir aux services d’une gestatrice (les couples d’homosexuels ne pourront donc pas en bénéficier). Et pas n’importe comment : pas question de rémunérer la gestatrice.Si cette loi cantonne donc la GPA dans une indication médicale (et non sociétale) et dans la gratuité, elle fait cependant sauter un gros bout d’interdit. Le Portugal met ainsi un pied dans le club des pays européens qui ne font pas de la GPA un tabou. En Belgique, aux Pays-Bas, en Pologne et en Slovaquie, aucune législation ne l’interdit, ce qui l’autorise de fait, tandis que la GPA est officiellement légalisée en Roumanie, mais aussi en Irlande et au Royaume-Uni (où il est interdit de pratiquer des GPA «à titre onéreux»).
PMA pour toutes
Cette toute nouvelle loi ne s’arrête pas là : les députés portugais ont aussi élargi aux couples homosexuels féminins et aux femmes seules le recours à la procréation médicalement assistée (PMA), jusqu’ici réservée aux unions hétérosexuelles. Ce faisant, le Portugal rejoint sept autres pays européens : la Belgique, le Danemark (pour les femmes mariées uniquement), l’Espagne, la Finlande, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et la Suède.Le Parlement portugais, qui a basculé à gauche lors des élections législatives du 4 octobre, avait aussi définitivement adopté en février une loi autorisant l’adoption par les couples homosexuels, jusque-là interdite alors que le mariage entre personnes de même sexe est autorisé depuis 2010.
La France à la traîne
Et la France dans tout ça ? Pour mémoire, la France a attendu mai 2013 pour autoriser les homosexuels à se marier et à adopter. Mais la PMA pour les couples de femmes n’est toujours pas autorisée, alors que le candidat Hollande s’y était déclaré favorable (sans en faire un engagement écrit) et qu’elle devait figurer dans une loi famille abandonnée en rase campagne.
A lire aussi la tribune d'Alice Coffin : «Mariage pour tous: Hollande nous a Barjoté.e.s»
Quant à la GPA, elle est non seulement interdite mais aussi
diabolisée au nom de la marchandisation des corps (même si certains pays
comme le Portugal aujourd’hui en font un geste gratuit), quand elle
n’est pas assimilée à une demande émanant avant tout de couples
d’hommes. Oui, c’est le cas de certains. Mais aussi celui de couples
hétérosexuels confrontés à des problèmes d’infertilité. Ceux que le
Portugal a choisi aujourd’hui d’aider.Libération, Catherine Mallaval, 13/05/2016.
jeudi 12 mai 2016
Conseils pour prendre des notes
Prendre des notes from OpenClassrooms on Vimeo.
Cette fiche méthodologique est proposée par Sciences Po, associé à OpenClassrooms, pour accompagner les lycéens vers le bac et les études supérieures. Nous publions progressivement neuf fiches e-methodo conçues par des enseignants de lycée et de Sciences Po : rédiger une dissertation, un commentaire de texte, lire une carte, faire une recherche sur Internet, organiser son temps durant un examen ou un concours…
Introduction
Vous l’avez compris, prendre des notes est un réflexe indispensable qui va vous permettre de mieux comprendre le cours en vous le réappropriant, de gagner du temps et de vous préparer efficacement aux évaluations.Pour acquérir ce réflexe, il faut être capable de faire plusieurs choses en même temps :
- être attentif et comprendre ce qu’on écoute (ou ce qu’on lit) ;
- analyser et synthétiser ces informations pour en tirer l’essentiel ;
- écrire ce que l’on a retenu de manière concise et rapide.
C’est ce que nous allons découvrir maintenant !
Se préparer à la prise de note
Le matériel dont vous aurez besoinL’essentiel est de s’y retrouver. Que choisir ? Des classeurs, des fiches ou des cahiers ?
Le classeur a la préférence, car il permet d’y insérer des documents annexes.
L’avantage du cahier est qu’on ne perd rien. Ce n’est pas à négliger si vous êtes un peu désordonné ! Si vous utilisez des fiches, pensez à prendre toujours le même format pour classer correctement vos notes.
N’oubliez pas de prévoir des stylos de couleur et des surligneurs, qui vous permettront de mettre en valeur les points importants dans vos notes.
La présentation de vos notes
Une fois que vous êtes équipés, voici quelques points de présentation à garder en tête qui faciliteront votre prise de notes :
- Utilisez le même format de papier pour tous les cours et n’écrivez que sur les rectos. Ainsi, vous pourrez ajouter des feuilles, découper, coller, et le verso des pages vous servira pour ajouter des mémos, des schémas, du vocabulaire, et surtout vos questions à venir…
- Pour mieux vous préparer à l’exercice de synthèse, n’hésitez pas à relire les notes du dernier cours auparavant.
Que prendre en note ?
Le planLes notes, c’est fait pour s’y retrouver.
La première chose à faire est donc de bien noter le plan général du cours, et de réécrire les titres du plan au fur et à mesure de vos notes. Ensuite, pensez à aérer la mise en page de vos notes : abandonnez les pages « pleines de mots », sans blancs, sans alinéas ; et utilisez une numérotation, des tirets, des points, etc. Cela facilitera votre tâche de relecture lors des révisions !
Voici un exemple de mise en page dont vous pouvez vous inspirer :
Veillez à bien mettre en évidence les titres et les sous-titres, par des styles de typographie, de soulignement, de la couleur…
mercredi 11 mai 2016
Cancers en France : un décès sur trois attribuable au tabac
En 2014, près de 150 000 personnes sont mortes d'un cancer en France. Une part de ces décès est liée au tabac et à l'alcool, des facteurs de risque évitables.
Depuis 2005, l’incidence du cancer diminue en France, selon le dernier rapport de l’Institut National du Cancer (INCa). En 2015, 385 0000 personnes ont été diagnostiquées en métropole. Environ 211 000 hommes ont été touchés, principalement par un cancer de la prostate, du poumon et du côlon-rectum. Chez les femmes, 174 000 nouveaux cas ont été dépistés. Le cancer du sein reste de loin le plus fréquent devant les cancers du côlon rectum et du poumon.
L'an dernier, 149 500 décès en France métropolitaine ont été comptabilisés parmi lesquels 84 500 hommes et 65 400 femmes.
Mais pourquoi certaines personnes vont-elles être touchées par ces terribles maladies tandis que d’autres ne seront jamais inquiétées ? A cette question, l’INCa indique que l’âge et l’origine génétique sont responsables de 60 % des cancers. Les 40 % restants sont liés à l’environnement, l’alimentation et notre mode de vie.
Tabac et alcool
Parmi ces facteurs de risques comportementaux, le tabac et l’alcool sont les principales causes. « Premier facteur de risque de cancer évitable, la cigarette est responsable de 47 000 décès par an, soit 30 % de la mortalité par cancer », relève l’INCa.
Avec 15 000 décès par an, la consommation d’alcool est, quant à elle, la deuxième cause de cancer évitable.
La nutrition est également pointée du doigt. Consommation trop importante de viande rouge, alimentation trop grasse ou trop sucrée, favoriseraient notamment l’apparition de cancers digestifs. « Les études menées au Royaume-Uni estiment que 20 à 25 % des cancers sont attribuables aux facteurs nutritionnels », souligne les experts dans leur rapport. A l’inverse, une alimentation riche en fruits et légumes, équilibrée et saine pourrait prévenir l’apparition de ces pathologies.
Un environnement néfaste
L’INCa cite également l’environnement mais rappelle que son effet sur la santé reste complexe à évaluer et mesurer. Des projets de recherches européens visent justement à évaluer son impact. Les premiers résultats sont attendus à l’horizon 2016.
De fortes inégalités de risques face aux cancers existent également selon l’environnement professionnel. L’exposition à l’amiante, aux poussières de bois ou à certains rayonnements sont des causes reconnues.
Institut National du Cancer, Publié le 12.05.2016 à 17h02
par Anne-Laure Lebrun , pourquoidocteur.fr
mardi 10 mai 2016
Quels calculs se cachent derrière les logos nutritionnels ?
Quatre types de logos nutritionnels seront testés à la rentrée dans des grandes surfaces françaises. Objectif: savoir lequel conduit le consommateur vers l'assiette la plus saine.
La ministre ne s'en cache cependant pas: la réglementation européenne interdira d'imposer quoi que ce soit aux industriels, car cela risquerait d'«entraver la libre circulation des marchandises, notamment donner lieu à une discrimination à l'encontre de denrées alimentaires provenant d'autres États membres». Le gouvernement pourra donc simplement «recommander» un ou plusieurs systèmes aux industriels et distributeurs, libres à eux de s'y plier.
Mais que se cache-t-il derrière chacun d'entre eux ?
• Le système Nutri Score (5-C, ou 5 couleurs)
Les aliments se voient attribuer une couleur parmi 5, du vert (produit de bonne qualité) au rouge (produit à éviter). C'est un système adapté du système des feux tricolores; mais disposer de 5 catégories laisserait une plus grande souplesse pour passer de l'une à l'autre, encourageant les consommateurs à améliorer leurs achats, comme les industriels à modifier leurs recettes.
Mitonné par l'équipe du Pr Serge Hercberg, professeur de nutrition et président du Plan national nutrition santé, il est bâti selon un score calculé avec:
- des points «négatifs»: 0 à 10 points sont attribués pour chacun de 4 nutriments considérés comme défavorables à la santé (calories, acides gras saturés, sucres simples, sel). En théorie, un aliment peut avoir O «point négatif» s'il n'apporte qu'une très faible quantité de calories, et ne contient quasiment pas de graisses saturées, sucres et sel ; à l'inverse, il aura au maximum 40 points négatifs s'il contient beaucoup de tout cela.
- des points «positifs»: de 0 à 5 points pour les nutriments jugés bons pour la santé (fruits et légumes, fibres, protéines). Un aliment aura donc un minimum de 0 «point positif» s'il ne contient que très peu de ces nutriments, et au maximum 15 s'il contient beaucoup de chaque.
Le score total, qui permet d'attribuer une couleur au produit, est égal au nombre de points négatifs auquel on soustrait le nombre de points positifs. Plus le score total est important, moins le produit est donc jugé de qualité. Quelques modulations entrent cependant dans le calcul, selon la quantité de points A obtenus (s'il est trop élevé, la quantité de protéines ne sera généralement plus comptée dans les points «positifs») et selon le produit jugé (une «prime» est donnée aux fruits et légumes, aux protéines des fromages, pour les matières grasses le ratio entre graisses saturées et lipides totaux est pris en compte, pour les boissons les seuils sont modifiés…).
Il s'agit ici de classer les aliments selon 4 catégories selon qu'ils peuvent être consommés «très souvent», «souvent», «régulièrement en petite quantité» ou «occasionnellement ou en petite quantité».
Développé pour les enseignes du commerce et de la distribution par Nicole Darmon, directrice de recherches à l'Inra. Le système SENS est une adaptation d'un système qu'elle avait mis au point dans le cadre de travaux sur le coût d'une bonne nutrition. L'algorithme, calculé selon les données des tableaux de valeur nutritionnelle, est fondé sur le principe «SAIN et LIM». Là encore, le score global mélange deux composantes:
- les nutriments «positifs»: le score SAIN (Score d'adéquation individuel aux recommandations nutritionnelles) mesure le respect des apports nutritionnels conseillés, selon le ratio pour 100 kilocalories de protéines, fruits et légumes, fibres, et un nutriment spécifique pour trois catégories d'aliments (par exemple le calcium pour les produits laitiers, la vitamine C pour les boissons…)
- les nutriments «négatifs»: le score LIM (pour «Limiter») mesure la teneur en acides gras saturés, sel, sucres libres pour 100g.
L'aliment sera classé en quatre catégories selon les scores SAIN et LIM obtenus: si le SAIN est très fort et le LIM très faible, l'aliment sera vert, si c'est l'inverse il sera violet (les industriels ayant préféré éviter le rouge…). Là encore des modulations sont prévues pour certaines catégories d'aliments. De même, un aliment descendra d'une classe s'il est trop énergétique.
• «Nutri-Repères»
Ce système existe déjà depuis plusieurs années. Il s'agit d'indiquer la quantité de calories, matières grasses, acides gras saturés, sucres et sel apportés par une portion de l'aliment, mais en précisant quelle part des «apports journaliers recommandés» (pour un adulte de d'âge et de corpulence moyenne) est consommée avec le produit. Il s'agit de mettre en valeur la quantité de nutriments «négatifs» consommés avec le produit.
• «Traffics Lights (feux de circulation en anglais)»
Utilisé en Grande-Bretagne, le système reprend les mêmes éléments que le «Nutri-Repère» mais en y ajoutant une composante tricolore: pour chaque nutriment visé, le vert signifiera que les apports sont réduits, l'orange qu'ils sont moyens, le rouge qu'il faut s'en méfier.
• L'étiquetage nutritionnel «traditionnel»
Rendu obligatoire par le règlement Inco (Information des consommateurs sur les denrées alimentaires) en décembre 2014, qui a uniformisé l'étiquetage alimentaire dans toute l'Europe, il est présenté sur la face arrière des emballages alimentaires et est considéré trop complexe pour les consommateurs dépourvus de connaissances nutritionnelles. Les mentions obligatoires sont: la valeur énergétique, la quantité de matières grasses (dont les acides gras saturés), les glucides (dont les sucres simples), les protéines, et le sel. Le tout doit être indiqué pour 100 g ou 100 ml de produit, et éventuellement pour une portion.
• Le design de l'étude qui va être menée en France
L'expérimentation sera conduite «en conditions réelles d'achat». Cinquante grandes surfaces seront sélectionnées, réparties en cinq groupes: dix points de vente pour chacun des quatre systèmes testés (deux synthétiques, le «Nutri-Score» développé par le Pr Serge Hercberg, responsable du Plan national nutrition santé, et «SENS», qui a la préférence des industriels, et deux analytiques, le «Nutri-Repère» existant déjà et les «feux tricolores» des Britanniques) , et dix autres points de vente sans logo en guise de groupe contrôle.
Les logos seront apposés en face avant des produits sélectionnés pour l'étude, sachant que tous les produits appartenant à une même catégorie seront étiquetés (par exemple, toutes les pizzas). Il s'agira de savoir si le fait de donner ce type d'information nutritionnelle pousse le consommateur à composer un panier d'achat, et de savoir quel système l'aide le mieux. Restera une inconnue: l'étude ne dira pas ce que le client du supermarché achète éventuellement ailleurs, ni ce qu'il mange réellement une fois rentré chez lui…
Le Figaro santé, 10/05/2016.
lundi 9 mai 2016
Les études servent-elles à intégrer le monde du travail ?
Avec deux masters obtenus dans une université lilloise, Khalil Kheddar, 28 ans, pensait avoir de bonnes cartes en main pour trouver un emploi. Mais le jeune homme a déchanté. « J’ai bien galéré », constate-t-il, sans compter que « le fait d’avoir un prénom et un nom arabes ne m’a pas du tout aidé ». Aujourd’hui, il a trouvé un emploi de responsable commercial dans une jeune entreprise. Un emploi bien éloigné des études en commerce international et en stratégie qu’il a suivies. « Ce que j’ai appris à la fac, estime-t-il, ne m’a pas du tout servi dans la vie professionnelle. Je pense que l’université ne nous prépare pas au monde du travail. »
Des compétences trop académiques ?
Audrey, 26 ans, a suivi la voie royale : trois années de prépa littéraire puis un master à Sciences Po Paris. « Mes deux formations m’ont apporté beaucoup sur le plan humain, confie-t-elle, la façon d’analyser et d’écrire, sans compter la culture générale. » Mais en entrant sur le marché du travail, elle a déchanté. Il lui a fallu « plus d’un an » pour trouver un emploi. Malheureusement, dit-elle en effet, l’intérêt de ce qu’elle a appris a laissé les employeurs froids : « Cela ne suffit pas pour convaincre un recruteur, qui veut quelqu’un d’opérationnel tout de suite. »
Le « baromètre de l’humeur des jeunes diplômés », réalisé tous les ans par Deloitte, le montre régulièrement : quatre jeunes diplômés sur dix considèrent que les compétences qu’ils ont acquises ne « correspondent jamais ou rarement » aux attentes des entreprises. « Les études leur ont permis d’acquérir des compétences techniques, académiques, mais ils n’ont pas appris un métier, explique Géraldine Segond, DRH adjointe de Deloitte, ni à l’exercer dans son quotidien. Les études en France manquent de pratique, de stages, et plus généralement de la connaissance du monde de l’entreprise. »
Dans une interview accordée aux Echos en 2013, Pierre Gattaz, président du Medef, estimait que « les formations dispensées à l’université sont trop souvent orientées pour la toute petite minorité d’étudiants qui se destinent à l’enseignement, et pas pour ceux qui vont aller travailler en entreprise. »
Pourtant, paradoxalement, les directeurs des ressources humaines paraissent moins sévères que leurs jeunes recrues. « Sinon, nous n’aurions pas ces taux d’insertion, et les entreprises ne se battraient pas pour venir sur les forums emploi repérer nos futurs diplômés », assure Francis Jouanjean, secrétaire général de la Conférence des grandes écoles.
Spécialisation progressive
La 5e édition du baromètre Deloitte, parue en décembre 2015, en apporte la confirmation : la même question a été posée aux DRH, et ils ne sont qu’un quart à considérer que les études ne collent pas aux besoins des entreprises. « En arrivant sur le marché du travail, les jeunes peuvent être perdus, constate Mme Segond : ils mesurent l’écart qui existe entre ce qu’ils savent et ce qui est demandé en entreprise. Les DRH sont plus expérimentés ; ils savent que sur le moyen terme, le long terme, ces compétences techniques, ces méthodes de travail seront utiles. La différence de perception entre les jeunes diplômés et les DRH est donc aussi liée au manque de recul des premiers. »
De fait, souligne Jean-Loup Salzmann, président de la Conférence des présidents d’université, il faut prendre en compte le temps long, et pas seulement « l’employabilité immédiate ». « A l’évidence, ce qu’on apprend en première année de licence est très loin des besoins du marché du travail, reconnaît M. Salzmann, mais en fin de cursus, en licence professionnelle ou en master, les étudiants en sont beaucoup plus proches. C’est d’autant plus normal que la spécialisation est progressive à l’université. »
Mettre l’accent sur la notion d’employabilité
La France est un pays « adéquationiste ». La tendance, depuis longtemps, est de fortement spécialiser les étudiants et d’adapter la formation à l’emploi. Cette politique a porté ses fruits. Selon une étude conduite par le Centre d’études et de recherches sur les qualifications (Céreq) en 2015, les jeunes diplômés considèrent que ce qu’ils ont appris, en termes de compétences techniques ou professionnelles, correspond à ce que les entreprises attendent.
Mais leur avis est opposé pour ce qui est des « compétences générales » (celles qui ne sont pas spécifiques à une formation : organiser le travail, communiquer, poser un problème, monter un projet, etc.). Par conséquent, l’impression qu’ont beaucoup de jeunes de ne pas être suffisamment formés aux besoins des entreprises montre peut-être « les limites de notre politique adéquationiste », note Philippe Lemistre, ingénieur de recherche au Céreq.
Selon lui, le pays devrait davantage mettre l’accent sur la notion d’employabilité : une bonne formation n’est pas forcément celle qui permet de trouver un emploi dans sa spécialité, ce qui est déjà le cas d’une majorité de diplômés, mais tout simplement de s’insérer. « Dans d’autres pays, poursuit M. Lemistre, le sentiment de décalage est sûrement beaucoup plus important qu’en France, mais il est assumé. Nous demeurons un pays adéquationiste, y compris dans les mentalités. »
Le Monde, 04/05/2016.
Inscription à :
Articles
(
Atom
)
