vendredi 1 juillet 2016

Le nombre d'IVG a diminué légèrement en 2015

Le nombre d'interruptions volontaires de grossesse a diminué de 3,9% en 2015 en France, alors que la baisse est amorcée depuis 2013.

 

Le nombre d'interruptions volontaires de grossesse (IVG) a diminué de 3,9% en 2015 à 218.100 en France (dont 203.500 en métropole), tandis que le recours continuait à décroître chez les moins de 20 ans, selon une étude de la Drees (Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques). La légère tendance à la hausse observée en 2013 a été suivie par une stabilisation en 2014, puis une légère baisse en 2015 (voir graphique ci-dessous), note la Drees. Le taux de recours est quasiment stable depuis 2006, à 14,4 IVG pour 1.000 femmes âgées de 15 à 49 ans dans la métropole, atteignant 26,5 outre-mer. Chez les moins de 20 ans, le taux de recours baisse légèrement depuis 2010, après avoir fortement augmenté entre 1990 et 2010. Il était de 12,3 pour 1.000 femmes de 15-19 ans en 2015. En métropole, 22.000 femmes de moins de 20 ans ont eu une IVG, soit 12 femmes sur 1.000, contre 26 pour 1.000 dans les DOM. C'est parmi les femmes de 20 à 24 ans que les IVG restent les plus fréquentes (27 femmes sur 1.000 dans toute la France).


Sciences et avenir, 01/07/2016.
Article intégral en ligne : http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20160630.OBS3664/le-nombre-d-ivg-a-diminue-legerement-en-2015.html

10 questions sur la place de l’usager dans le système de santé

Après la consécration de la notion de droits des malades dans le système de santé par la loi du 4 mars 2002, la loi du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé complète le dispositif de protection des droits individuels des patients et consolide les droits collectifs des usagers du système de santé.



La loi du 4 mars 2002 a consacré la notion de droits des malades dans le système de santé. Une panoplie de droits individuels leur est reconnue : information claire et loyale, codécision, respect de la vie privée, droit à la dignité, accès au dossier médical, droit de se plaindre et d’être indemnisé, etc.
Parallèlement, un embryon de démocratie sanitaire s’est mis en place autour d’associations représentant les usagers. Insuffisant, selon les rapports parus en 2011 à l’occasion de l’année des patients et de leurs droits, et depuis.
Avec la Stratégie nationale de santé (SNS) lancée en 2013, certains droits individuels sont révisés pour organiser une meilleure continuité de la prise en charge de l’usager du système de santé, dans un parcours allant de la prévention aux soins et à l’accompagnement. Dans la lignée du rapport « Pour l’an II de la démocratie sanitaire », remis à la ministre de la Santé début 2014 par Claire Compagnon, la loi de modernisation de notre système de santé introduit ainsi une dose de responsabilisation du patient, en associant davantage les patients, leurs proches et leurs représentants, à l’élaboration de la politique de santé, et en renforçant la représentation des usagers dans les agences nationales de santé et les instances de décision des établissements privés. Enfin, l’action de groupe en santé devrait permettre aux victimes d’accidents médicaux de déposer des recours collectifs pour demander réparation devant la justice.

1. Quels sont les droits fondamentaux de l’usager du système de santé ?

 

La politique de santé mise en œuvre par les pouvoirs publics établit, au bénéfice de toute personne, notamment celle admise dans un hôpital ou un établissement de santé privé ou public (code de la santé publique (CSP), art. L1110-3), un droit fondamental à la protection de sa santé (CSP, art. L1110-1).
Ce droit recouvre, outre les droits de la personne (CSP, art. L1110-1 à L1110-11), le droit à l’égalité devant le service public, c’est-à-dire l’égal accès à des soins de qualité (la généralisation du tiers payant pour tous au 30 novembre 2017 pour les consultations de ville – part sécurité sociale – y participe), la permanence de l’accueil et la continuité de la prise en charge, et le bénéfice des tarifs fixés par l’autorité administrative (CSP, art. L6112-2), quel que soit l’état de santé, le handicap, l’origine, le sexe, la situation de famille, les opinions politiques, la religion, la race ou les caractéristiques génétiques de l’intéressé.
Un nouveau droit à la médiation sanitaire et l’interprétariat linguistique apparaît (CSP, art. L1110-13). Le conseil national de chaque ordre des professions médicales se voit investi de la lutte contre les discriminations et les pratiques de refus de soins (CSP, art. L4122-1). La loi du 26 janvier 2016 conforte les prémices de démocratie sanitaire, posés par la loi du 4 mars 2002. Les droits collectifs du patient qui a vocation à devenir acteur de sa santé sont consolidés.

Gazette Santé Social, 01/07/2016.
Article intégral en ligne : http://www.gazette-sante-social.fr/16760/10-questions-sur-la-place-de-lusager-dans-le-systeme-de-sante

jeudi 30 juin 2016

Accès aux soins : la carte des régions les plus touchées

80 % des Français ne peuvent pas accéder à un gynécologue ou un ophtalmologue en secteur 1 et à moins de 45 minutes de route. La fracture sanitaire s'aggrave.



Accès aux soins : la carte des régions les plus touchées  

L’UFC-Que Choisir ne mâche pas ses mots. Dans son dernier bilan de l’accès aux soins en France, l’association d’usagers évoque tout simplement une « fracture sanitaire ». Il faut dire que l’état des lieux frôle la catastrophe dans certaines disciplines médicales. Certaines régions, dont le centre-est, sont particulièrement lésées. Afin d’aider les Français à mieux identifier leur situation, l’organisme publie une carte interactive sur son site.

De moins en moins de généralistes

Même pour les maladies banales, trouver un médecin semble bien difficile en France. L’accès à un médecin généraliste pose problème à quelque 15 millions de personnes. Parmi elles, 3 millions vivent dans un désert médical. La situation est particulièrement compliquée dans les zones rurales mais aussi montagneuses. Ainsi, les habitants du Massif central, des Pyrénées, des Alpes ou encore des montagnes corses ont plus de mal que les autres à consulter leur généraliste.
Mais dans l’ensemble, ce sont toutes les régions qui ont connu un recul de l’offre dans ce secteur – l’exception notable du Nord-Pas-de-Calais (actuels Hauts-de-France) et de l’Alsace. Deux paramètres correspondent à cette réalité : la proximité du professionnel de santé et le nombre de praticiens disponibles pour un nombre de patients donné.
 
pourquoidocteur.fr, 30/06/2016.

mercredi 29 juin 2016

Le revenu salarial des Français, en baisse depuis 2009

20 353 euros : c’est en moyenne le salaire net annuel des Français en 2013, selon une étude de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), un chiffre en baisse de 0,4 % par rapport à 2012.

Selon l’Insee, en 2013, les salaires nets perçus par les Français sont en baisse de 0,4 % en moyenne. Une évolution qui cache des disparités, notamment entre hommes et femmes.

Le revenu salarial annuel est, selon l’Insee, « la somme de tous les salaires nets perçus par une personne dans une année ». Les derniers résultats concernent l’année 2013, pour laquelle il apparaît que ce revenu est en baisse de 0,4 % par rapport à 2012. Mais si on remonte plus loin, le revenu salarial paraît progresser de 0,6 % par rapport à l’année 2011. 2013 semble en fait être la deuxième meilleure année aux revenus salariaux les plus élevés depuis le début des calculs de l’Insee sur le sujet.
(...) 


Le Monde, 29/06/2016.




mardi 28 juin 2016

Perturbateurs endocriniens : la Commission européenne fait le minimum

La définition de ces substances devant servir de base à une réglementation dans l'Union reprend celle de l'OMS mais conditionne l'interdiction  des produits à des effets prouvés sur la santé humaine.

Le suspens aura duré jusqu'au bout. La fameuse définition des perturbateurs endocriniens par la Commission européenne attendue depuis au moins décembre 2013 devait être publié ce 15 juin à 12h30. Soit en plein débat sur l'autorisation du Glyphosate, principe actif de l'herbicide Roundup, et sur la proposition de rachat de Monsanto (qui commercialise ce produit) par le géant chimico-pharmaceutique Bayer.

 

Un peu avant 13 heures, la journaliste et documentariste Stéphane Horel, auteure d'une vaste enquête, Intoxication, sur la manière dont les lobbies industriels ont fait pression pour tenter d'empêcher la définition de ces substances présentes dans un certain nombre de produits comme des pesticides et des plastiques, a tweeté :

Mauvais augure pour qui ne suit pas la conférence de presse depuis l'immeuble Berlaymont de la Commission à Bruxelles : fallait-il comprendre que l'orientation politique prise par l'Union allait vers une réglementation a minima ? Deux options étaient possibles selon Stéphane Horel :
"D’abord, celle qui est calquée sur la façon dont on aborde les cancérigènes – « certains », « possibles » ou « probables ». L’autre option est une astuce de lobbying pseudo-scientifique élaborée par l’industrie, qui permet de sacrifier certains perturbateurs endocriniens selon un critère dit de « puissance » (« potency ») et de laisser les autres hors de toute réglementation. D’après le peu d’informations qui filtrent d’un processus de décision particulièrement opaque, ça n’est pas l’option favorable à la santé publique qui est en tête."
 Politis, 16/06/2016.
Article intégral en ligne : http://www.politis.fr

lundi 27 juin 2016

Le nombre de réfugiés dans le monde équivaut à l’ensemble de la population française

Un seuil historique a été franchi. Selon le rapport statistique annuel du Haut Commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR), le nombre de personnes déracinées dans le monde en 2015 a dépassé les 60 millions, atteignant le seuil historique de 65,3 millions de personnes. Soit l’équivalent de l’intégralité de la population française (ou italienne), ou encore un être humain sur 113.

 

Ce chiffre prend en compte les réfugiés et demandeurs d’asiles, soit des personnes déplacées hors de leur propre pays, mais aussi les déplacés internes – au sein des frontières de leur propre pays.



Les réfugiés dans le monde depuis 1996.

Le Monde, 23/06/2016.
Article global en ligne : http://www.lemonde.fr

dimanche 26 juin 2016

La reconnaissance des pathologies psychiques comme maladies professionnelles est améliorée

Depuis le 10 juin 2016, les pathologies psychiques peuvent être plus facilement reconnues comme des maladies professionnelles. Toutes les affections psychiques sont concernées et notamment le syndrome d'épuisement professionnel, communément appelé « burn-out ».


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En effet, le décret du 7 juin 2016 vient de mettre en place des mesures permettant de renforcer l'expertise médicale pour la reconnaissance des pathologies psychiques : ainsi, il sera possible de faire appel à l'expertise d'un médecin psychiatre à tous les stades de la procédure de reconnaissance d'une affection psychique. Ce décret comprend par ailleurs plusieurs mesures de simplification de la procédure d'instruction qui faciliteront à terme la reconnaissance de l'ensemble des maladies professionnelles, notamment celle des affections psychiques.
Le texte s'applique à tous les assurés du régime général de sécurité sociale et du régime des salariés et des non-salariés agricoles.
Ce décret permet l'application de l'article 27 de la loi du 17 août 2015 relative au dialogue social et à l'emploi (dite « loi Rebsamen ») qui avait consacré au niveau de la loi, la reconnaissance des pathologies psychiques comme maladies professionnelles.