dimanche 13 janvier 2019

Amazon, vendeur de destruction massive

En 2018, le géant du commerce en ligne aurait détruit 3,2 millions de produits invendus en France, selon les estimations de la CGT. Un documentaire choc diffusé ce soir sur M6.


Au rayon des aberrations commerciales, on connaissait déjà le gaspillage alimentaire ou encore l’obsolescence programmée, deux thèmes abordés dans Capital, le magazine d’information de M6, dimanche 13 janvier à 21 heures. Le sujet d’ouverture, en revanche, est inédit : Amazon organise la destruction massive de ses invendus. Près de 300 000 objets neufs ont été jetés en trois mois dans son entrepôt de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), le plus petit des cinq établis en France par le géant de la vente en ligne – les autres sont à Montélimar (Drôme), Orléans, Amiens et Lille. Au niveau national, cela représente 3,2 millions d’objets manufacturés neufs jetés en 2018, selon les estimations d’élus CGT.


« Pour tenir ses délais de livraison, clé de son succès, Amazon stocke les produits dans ses entrepôts. Le seul problème, ce sont les invendus. »

Des boîtes de Playmobil, vendues 36 euros sur le site, de Lego, de couches (31 euros), des machines à pop-corn, le tout dans leurs emballages d’origine, mis à la poubelle. Les chiffres sont à la démesure d’Amazon, devenue, lundi 7 janvier, l’entreprise la plus chère du monde : 300 millions de produits disponibles, 34 millions d’objets vendus par jour.
Guillaume Cahour, arrivé à Capital en septembre 2018, a mené l’enquête. Tout est parti d’un on-dit, signalé par Alma Dufour, membre des Amis de la Terre, en octobre 2018. Amazon détruirait des produits neufs… Après vérification, l’entreprise est contactée mais refuse de répondre. Deux anciens témoignent alors, dont Julie (à visage caché). « De 70 % à 80 % de ce qu’on jetait était vendable », dit-elle.
Il manque la preuve par l’image. Un membre de l’équipe de Capital va donc de se faire embaucher dans l’entrepôt de Chalon-sur-Saône. Un procédé journalistique – l’infiltration – discuté. « Je m’accorde ce procédé, soit quand on est certain d’avoir affaire à quelqu’un de malhonnête, soit si l’accès direct est impossible ou si l’on sait que l’on aura une démonstration totalement biaisée si on vient en caméra ouverte, répond Guillaume Cahour. Ce qui était ici mon cas. »

samedi 12 janvier 2019

SMIC, les montants 2019

Le SMIC est passé à 1500 euros par mois mais bruts, pas nets comme le réclament les cahiers des doléances. Voici les montants nets y compris du SMIC jeunes et apprentis. 


Les montants du SMIC au 1er janvier 2019 - décret du 19 décembre 2018


- 10,03 euros bruts de l’heure (7,72 euros nets après déduction des cotisations sociales),
- 1521,22 euros bruts par mois sur la base de la durée légale du travail actuellement de 35 heures par semaine ou 151,67 heures par mois, soit en déduisant 20,84% de charges salariales 1204,22 euros nets mensuels.
Le SMIC correspond au tarif minimum légal que doivent payer les entreprises à tous les salariés, embauchés sous CDI (contrats à durée indéterminée) comme sous CDD (contrats à durée déterminée) y compris saisonniers et si utilisation de titre ou chèque emploi-service.- articles D3231-5-et-D3231-6 du code du travail.
Il est calculé sur la base de l'horaire légal du travail soit 35 heures par semaine ou 151,67 heures par mois. Ce qui veut dire que les heures travaillées en plus sont payées en plus du SMIC.

Trois exceptions :


1.- les conventions collectives ou des accords interprofessionnels ou d’entreprises peuvent prévoir une rémunération plus favorable que le SMIC. Attention, suite à la publication des ordonnances qui privilégient les accords d'entreprise, ces derniers ne peuvent pas prévoir une rémunération moindre que le SMIC.

2.- les apprentis quel que soit l’âge, les jeunes de moins de 26 sous contrat de professionnalisation et les jeunes salariés (moins de 6 mois d’expérience) âgés de 18 ans ou moins peuvent être rémunérés à un pourcentage réduit du SMIC (montants SMIC jeunes ci-après)

3.- les stagiaires ne sont pas payés au SMIC mais perçoivent une gratification équivalant à 15 % du plafond-horaire-de-la-securite-sociale soit pour 2019 15% de 25 euros = 3,75 euros de l'heure ou 577,50 euros par mois après deux mois de stage chez le même employeur - simulateur-de-calcul
Notez bien : si les avantages en nature et les primes à la productivité sont inclus dans le SMIC, doivent être versés en sus :
- les frais effectivement supportés par les salariés,
- les primes forfaitaires telles que les primes au panier, d’outillage, de salissure, de petits ou grands déplacements,
- les majorations pour heures supplémentaires, travail du dimanche et de nuit, jours fériés (à défaut de compensation par des jours de repos),
- les primes d’ancienneté et d’assiduité,
- les primes liées à la situation géographique (insularité, barrages, chantiers etc.),
- les primes de transport,
- la participation et l’intéressement.


vendredi 11 janvier 2019

Après huit ans de hausse, le don d’organes a baissé en 2018

En 2018, il y a eu 324 greffes de moins qu’en 2017. En cause : une diminution du nombre de décès liés aux accidents vasculaires cérébraux.

Pour la première fois depuis plusieurs années, le don d’organes a diminué de 5% en France en 2018, a annoncé vendredi l’Agence de la biomédecine. L’année dernière, il y a ainsi eu 324 greffes de moins qu’en 2017, ce qui est la première baisse après huit années de forte hausse. D’autres pays connaissent la même tendance.
L’an dernier, 5781 greffes ont été réalisées en France tous organes confondus, contre 6105 en 2017 et 5891 en 2016. L’essentiel de cette baisse vient des greffes de rein, qui sont aussi les plus pratiquées: il y en a eu 3546 l’an dernier (dont 537 grâce à un donneur vivant) contre 3782 en 2017 (dont 611 grâce à un donneur vivant).
 Après huit ans de hausse, le don d’organes a baissé en 2018Après huit ans de hausse, le don d’organes a baissé en 2018Après huit ans de hausse, le don d’organes a baissé en 2018

À l’origine, une diminution des décès liés aux AVC

Selon l’Agence de la biomédecine - l’instance chargée de superviser les prélèvements et les transplantations -, cette diminution serait principalement due à la baisse du nombre de décès liés aux accidents vasculaires cérébraux, et donc du nombre de donneurs d’organes. Ces dernières années, la mortalité liée aux accidents vasculaires cérébraux a baissé de 15%. «C’est un très grand succès de la médecine, qui entraîne une disponibilité de greffons moins importante», souligne le professeur Yves Pérel, directeur général adjoint de l’Agence.
La majorité des greffes, tous organes confondus, est réalisée à partir de donneurs en état de mort cérébrale. Or, si leur nombre était de 1796 en 2017, il est passé à 1743 l’an passé. «50 donneurs en moins, ça peut aboutir à 200 greffes de moins», puisque plusieurs organes peuvent être prélevés sur chaque donneur, a indiqué le professeur Olivier Bastien, directeur du prélèvement à l’Agence de la biomédecine, lors d’une conférence de presse.
Le nombre de transplantations à partir de donneurs vivants, qui concerne les greffes de rein et de foie, a lui aussi diminué, passant de 626 à 551. Outre les greffes de rein, il y a eu l’an dernier 1323 greffes de foie (dont 14 grâce à un donneur vivant, qui donne une partie de cet organe), 450 de cœur, 372 de poumons, 78 de pancréas, 9 coeur-poumons et 3 d’intestins.


Les Français de plus en plus favorables au don d’organes

Trois principes inscrits dans la loi régissent le don d’organes: le consentement présumé (chacun est un donneur potentiel, sauf s’il a exprimé son refus de son vivant), la gratuité du don et son anonymat (sauf pour les dons entre vivants, qui ne peuvent avoir lieu qu’entre proches).
«La baisse d’activité n’est pas liée au renforcement du consentement présumé en 2017», selon l’Agence. Ce changement, qui a facilité l’opposition des personnes au don de leurs organes, laissait craindre une baisse des dons. Depuis janvier 2017, il suffit de s’inscrire par internet sur le registre national des refus alors qu’auparavant, l’opposition se faisait uniquement par voie postale. «L’opposition de la population au don d’organes n’a pas augmenté depuis cette loi. Au contraire, le taux de refus exprime une tendance à la baisse (33 % en 2016, 30,5 % en 2017 et 30 % en 2018)», a indiqué l’Agence.

Source : Le Figaro, 11/01/2019.

lundi 7 janvier 2019

Un Guide « Aide-soignant » pour un parcours professionnel réussi

Les aides-soignants sont l'un des maillons forts de la chaîne de soin, au plus proche du patient qui trouve toujours en eux une oreille attentive et précieuse. Valoriser les compétences du métier aide-soignant est aujourd'hui indispensable alors que les conditions d'exercice restent tendues. Ce Guide, à l'initiative de la rédaction d'aide-soignant.com, s'adresse aux aides-soignants en formation initiale, en poste ou en quête d'évolution. Il leur apportera toutes les informations utiles pour évoluer sereinement dans leur vie professionnelle, en cours et en devenir.

aide-soignante, patiente
Ce Guide "Je suis aide-soignant : les clés pour un parcours professionnel réussi" vise à faire le point sur toutes les évolutions à venir, mais aussi à donner aux aides-soignants les clés pour réussir leur parcours professionnel.

L'aide-soignant est un maillon essentiel de la chaîne du soin. Comme chacun le sait, il exerce quotidiennement au plus près du patient et contribue à son bien-être, en collaboration avec une équipe pluriprofessionnelle, en particulier avec l'infirmier. Malgré leur importance, les aides-soignants se sentent peu considérés et la valorisation de leurs compétences rarement observée.

Guide "Je suis aide-soignant : les clés pour un parcours professionnel réussi"disponible en téléchargement gratuit ici : https://www.infirmiers.com

Source : Infirmiers.com, 07/01/2019

vendredi 4 janvier 2019

De nouvelles sanctions pour les chômeurs

L'incapacité à justifier une recherche d'emploi entraîne désormais la suppression pure et simple des allocations pendant un mois au premier manquement, pendant deux mois au deuxième et quatre mois au troisième.


Alors que le patronat et les syndicats négocient actuellement une nouvelle refonte du régime d'assurance-chômage, un décret qui revoit le barème des sanctions s'appliquant aux chômeurs qui ne respectent pas leurs obligations vient d'être publié au Journal officiel. Un décret qui découle de la loi avenir professionnel votée cet été dont l'idée, sur ce volet, est non seulement de rendre les sanctions plus cohérentes mais aussi d'appliquer le programme présidentiel d'Emmanuel Macron qui prévoyait un durcissement des règles en vigueur.

(...)

Article intégral en ligne : http://www.lefigaro.fr
Source: Le Figaro, 02/01/2019.

jeudi 3 janvier 2019

Contrôle des chômeurs : comment ça marche ailleurs en Europe ?

Alors que de nouvelles règles relatives au contrôle des chômeurs entrent en vigueur en ce début janvier 2019, Le Figaro se penche sur la manière dont fonctionnent certains de nos voisins européens sur cette question.


Le décret qui revoit le barème des sanctions s'appliquant aux chômeurs ne respectant pas leurs obligations vient d'être publié au Journal officiel. Ce décret découle de la loi avenir professionnel votée cet été. Sur ce volet, l'idée est non seulement de rendre les sanctions plus cohérentes mais également d'appliquer le programme présidentiel d'Emmanuel Macron, qui prévoyait un durcissement des règles en vigueur. L'occasion pour Le Figaro de revenir sur ce que font certains de nos voisins européens en la matière.
Chaque pays a sa culture et la façon de contrôler qui va avec:
  • Au Royaume-Uni

Outre-Manche, où le taux de chômage est actuellement de 4,2%, c'est en quelque sorte la «tolérance 0». Pour bénéficier d'allocations, les chômeurs britanniques sont en effet soumis à un régime drastique de recherche d'emploi.
Tout d'abord, les chômeurs doivent se rendre au «Jobcentre Plus» (l'équivalent britannique de Pôle emploi) pour passer un entretien: ils signent notamment une déclaration selon laquelle ils cherchent bien un emploi et sont prêts à travailler. Le versement de l'allocation peut cesser si les bénéficiaires ne respectent pas leurs engagements sans «bonne raison». Dans ce «Jobcentre», les chômeurs rencontrent toutes les deux semaines (au moins) un conseiller. Ils doivent se présenter dès qu'ils sont convoqués, au risque de perdre leur allocation. Même un retard de dix minutes à un entretien peut entraîner la suspension des aides. 

(...)

Source : Le Figaro, 03/01/2019.
Article intégral en ligne : http://www.lefigaro.fr

Bonne année 2019

Les GRETA et les CFA Éducation Nationale s'unissent pour vous présenter leurs meilleurs vœux pour la nouvelle année 2019 !!

 

mercredi 2 janvier 2019

Prélèvement à la source, comment ça va se passer pour vous en 10 points clés ?

C'est l'an 1 du prélèvement à la source sur vos fiches de paie, de retraite etc. de janvier. Comment ça va se passer et quelles questions ça pose ? 



1.- Comment sont prélevés les impôts ?


A partir du 1er janvier 2019, les impôts seront prélevés directement sur les paies des salariés, les retraites des retraités, les allocations de chômages des demandeurs d’emploi etc.
Ça met donc fin à la mensualisation des Impôts qui marchait bien et aurait pu être modernisée comme le proposait le Sénat.
Ce sont les employeurs (y compris les particuliers employeurs de nounous par exemple), les caisses de retraites ou Pôle emploi qui les prélèveront et les enverront aux Impôts. Ils font en fait le boulot de collecteur jusqu’alors un service public de l’Etat. 

 2.- Combien vous sera-t-il prélevé ?

Le service des impôts vous a attribué un taux de prélèvement ou taux d'imposition dont vous pouvez prendre connaissance sur votre avis d'imposition et qui sera inscrit sur votre fiche de paie ou de retraite. Possibilité d’obtenir votre avis de situation déclarative en cliquant sur https://www.economie.gouv.fr/particuliers/impot-revenu-asdir
Ce taux de prélèvement  sera appliqué à votre salaire, votre pension de retraite, vos allocations de chômage ou vos revenus si vous êtes auto-entrepreneurs voire indépendants. Il devra obligatoirement figurer clairement sur vos fiches de paie, de retraite ou de Pôle emploi de janvier et les suivantes.
Pour ceux qui ont plusieurs employeurs (pluri-actifs) ou plusieurs caisses de retraite (polypensionnés), chaque employeur ou caisse de retraite effectuera le prèlevement d'impôt à la source en se basant sur le taux de prélèvement applicable proportionnellement au montant du salaire ou de la pension versée. Ce sera précisé sur le relevé de pensions vieillesses ou les bulletins de salaire.
Même chose pour les demandeurs d’emploi qui cumulent emploi et chômage, leur taux de prélèvement sera transmis à Pôle emploi et à l’employeur.
- vous employez une nounou, un ou une aide à domicile etc. cliquez sur particuliers-employeurs-et-prélèvement à la source
Le taux qui vous a été envoyé est celui de votre foyer fiscal qui tient compte de votre situation familiale et des charges et déficits déclarés pour vos revenus de 2017. Mais il ne tient pas compte des crédits et réductions d'impôts dont vous êtes bénéficiaire (voir question 10).


mardi 1 janvier 2019

Pesticides, prime d'activité, listes électorales : ce qui change au 1er janvier

Chaque année, le 1er janvier connaît son lot de nouveautés. Revalorisations, interdictions, modifications, simplification, augmentations : voici la liste - qu’on espère exhaustive - de ces ajustements.

Consommation

Énergie. 
Le repli des cours du pétrole y est pour quelque chose : à partir du 1er janvier, les tarifs réglementés de gaz naturel vont baisser de 1,9% par rapport à décembre 2018 pour 4 millions de foyers. Pour répondre à la crise des gilets jaunes, le gouvernement a par ailleurs gelé les hausses des tarifs de l’électricité et du gaz pour l’hiver.

Timbres. 
On s’y est habitué : comme l’an passé, les tarifs postaux augmentent. La hausse du prix des timbres est cette année d’en moyenne 10%. Ainsi, le prix du timbre rouge (lettre prioritaire) passe de 95 centimes à 1,05 euro et le prix du timbre vert de 80 à 88 centimes. Les tarifs Colissimo ne bougent pas, eux.

Tabac. 
La septième révision des prix du tabac entraîne mardi une nouvelle hausse du montant à acquitter pour s’acheter un paquet. Mais attention : toutes les références de cigarettes ne sont pas concernées. A titre d’exemple, le paquet de 20 Marlboro Red gagne 20 centimes (8,20 euros) tandis que celui de Chesterfield Blue de 20 unités augmente de 10 centimes (7,90 euros). A terme, le prix d’un paquet commun devrait dépasser les 10 euros fin 2020. C’est en tout cas le souhait de l’exécutif.

Promotions. 
L’affaire des bousculades pour des pots de Nutella à prix cassé en janvier 2018 aura eu raison des promotions : au 1er janvier, en vertu d’une disposition de la loi alimentation, les promotions sur les produits alimentaires ne pourront plus dépasser 34% du prix de vente. Par conséquent, fini l’offre du type «un produit acheté, un produit offert». L’objectif : lutter contre la guerre des prix entre concurrents de la grande distribution qui fait le malheur des producteurs.

Social/emploi

Smic. 
Pas de coup de pouce du salaire minimum, c’était annoncé. En revanche, comme prévu, le smic, indexé sur l’inflation, est revalorisé le jour de l’an de 1,5%. Concrètement, cela veut dire que le salaire minimum horaire brut passe de 9,88 à 10,03 euros, et le smic mensuel de 1 498 à 1 521 euros pour 35 heures hebdomadaires. Soit 16 euros net de plus par mois qu’en 2018.

Prime d’activité. 
Versée par les Caisses nationales des allocations familiales à partir du 5 février pour des raisons techniques, la prime d’activité augmente de 90 euros au 1er janvier. La hausse de cette aide née en 2016, pour laquelle 3,8 à 5 millions de foyers sont éligibles, avait été annoncée par Emmanuel Macron lors d’une allocution à la mi-décembre pour répondre à la crise des gilets jaunes. Elle concerne les salariés qui touchent jusqu’à 1,5 smic, mais dans ce cas le gain est plutôt «de 40 à 50 euros».