mercredi 10 septembre 2014

Alcool au volant : moins de tolérance pour les jeunes conducteurs ?

Un rapport dévoilé par Le Parisien recommande de faire passer le seuil limite de 0,5 à 0,2 gramme d'alcool dans le sang pour les conducteurs novices de moins de deux ans.

Ce ne serait pas une tolérance zéro, mais presque. Un rapport des inspections générales de l'administration, de la police nationale et de la gendarmerie, remis au ministère de l'Intérieur en juillet et détaillé dans Le Parisien ce mardi (article payant) suggère d'abaisser le seuil de tolérance d'alcoolémie au volant pour les jeunes conducteurs.
Actuellement, ce taux est le même pour tous les titulaires du permis, indifféremment de leur expérience : 0,5 gramme par litre de sang. Les auteurs du rapport recommandent qu'il soit fixé à 0,2 gramme pour les conducteurs novices de moins de deux ans, qu'ils aient passé leur permis en conduite accompagnée ou selon la méthode "traditionnelle".
"Compte tenu du manque d'expérience des conducteurs novices, de leur taux d'accident et de l'impact sur les temps de réaction d'une alcoolisation même légère, la réduction de l'alcoolémie admise pour les conducteurs novices a un sens", estime le rapport, toujours cité par Le Parisien.
Selon l'association de la prévention routière, "plus de la moitié des décès de jeunes dans un accident de la route se produisent la nuit" et ces accidents "ont souvent lieu le week-end, en rase campagne, sans implication d'un autre véhicule". Par ailleurs, les 18-24 ans représentent 25% des victimes dans les accidents mettant en cause une présence d'alcool chez l'un des conducteurs impliqués.
Photo d'illustration NR
Citée par Le Figaro, la sécurité routière précise que "ce n'est pas une piste nouvelle" et qu'il n'y a "aucun calendrier de prévu".

Les automobilistes réservés

Joint mardi après-midi, Daniel Quéro, président de l'association 40 millions d'automobilistes, se disait "très réservé" quant à cette piste de réflexion : "80% des accidents liés à l'alcool sont dus à des taux supérieurs à 1,2 gramme. Cette mesure aurait donc très peu d'effets. Il faudrait d'abord faire respecter la limite actuelle de 0,5 avant de penser à la baisser".
En Europe, sept pays pratiquent la tolérance zéro en termes l'alcool pour les jeunes au volant, dont l'Allemagne et l'Italie.

Source : Site internet du journal Sud-Ouest.

 

mardi 9 septembre 2014

En France, les pauvres encore plus pauvres

La pauvreté touche un peu moins de Français mais ceux qui en souffrent sont de plus en plus démunis, selon les statistiques publiées, mardi 9 septembre, par l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), pour l'année 2012.

Entre 2011 et 2012, la France comptait quelque 8,5 millions de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté (987 euros par mois), soit 200 000 personnes de moins que l'année précédente. Le taux de pauvreté s'élève à 13,9 % de la population, contre 14,3 % en 2011.
  
Lire la suite dans Le Monde du 09/09/2014 et sur le site de l'INSEE

Bruxelles prolonge son enquête sur Google

Le contentieux entre Google et les autorités européennes pourrait encore durer de longs mois. Lundi 8 septembre, Antoine Colombani, le porte-parole du commissaire à la concurrence, Joaquin Almunia, a confirmé que " les plaignants ont avancé de nouveaux arguments et données, dont certaines doivent être prises en considération. Nous sommes maintenant en contact avec Google pour voir s'ils sont prêts à offrir des solutions ".

Il y a quelques jours encore, la Commission, qui, depuis près de quatre ans, mène une enquête formelle pour abus de position dominante concernant le moteur de recherche Google (de loin le plus utilisé sur le Web), semblait pourtant sur le point de donner son accord à un " settlement ", un règlement à l'amiable avec le géant américain du Web.
Google avait en effet, début 2014, avancé une série de propositions (la troisième depuis le début de l'enquête) qui semblaient cette fois satisfaire M. Almunia. Elles consistaient globalement à laisser davantage de place, sur la page Web de réponses aux questions des internautes, aux services concurrents de Google.
Mais, à leur tour consultés par la Commission européenne (c'est la procédure habituelle), les plaignants – au premier rang desquels des éditeurs européens et Microsoft, grand rival de Google, avec son moteur Bing – ont fait savoir, cet été, à M. Almunia que ces concessions leur paraissaient inacceptables, car insuffisantes.
La semaine dernière encore, ils organisaient à Bruxelles une conférence pour faire valoir leur point de vue. " Les propositions de Google ne tempèrent ni n'éliminent toutes les restrictions que nos concurrents et nous-mêmes observons ", expliquait Jean-Yves Art, le directeur du droit de la concurrence chez Microsoft.
Supposé manque de dureté
Si M. Almunia comptait boucler cette enquête emblématique de son mandat avant le départ de la Commission Barroso, fin octobre (la nouvelle Commission Juncker doit entrer en fonctions le 1er novembre), c'est probablement raté.
Samedi 6 septembre, M. Almunia a concédé à Bloomberg TV : " Nous sommes dans un processus en cours dont je ne peux pas anticiper la fin ni les conclusions. Nous travaillons de manière rigoureuse, comme toujours, en essayant de comprendre les arguments des plaignants et en essayant d'obtenir des solutions de la part de Google. "
Les plaignants ont jusqu'à présent beaucoup reproché au commissaire son supposé manque de dureté vis-à-vis du groupe américain. Il est vrai que M. Almunia privilégiait depuis des mois un règlement à l'amiable, plutôt que le prononcé d'une amende, arguant que cette procédure était plus efficace, car elle avait au moins le mérite d'aboutir à un changement de pratiques de la part de Google.
Quelle méthode son (ou sa) successeur privilégiera-t-il ? Son nom devrait être connu dans les heures qui viennent.
Source : Cécile Ducourtieux, article tiré du journal Le Monde du 10/09/2014.

DIMANCHE : Duel gauche-gauche sur le travail dominical à Paris

Le compte à rebours est lancé. Mardi 9 septembre, Laurent Fabius devait être entendu par la Mission d'information et d'évaluation (MIE) mise en place par Anne Hidalgo mi-juin sur " le travail dominical et nocturne à Paris ".

Deux des quinze membres de cette mission représentative du Conseil de Paris traverseront la Seine pour s'asseoir dans le bureau du ministre, quai d'Orsay, à 16 h 30. " Un petit comité, c'est plus discret ", observe un élu parisien. Seuls Bernard Gaudillère, président de la mission, élu PS, homme de confiance d'Anne Hidalgo, et Jean-Baptiste de Froment, élu UMP du 9e arrondissement, son rapporteur, recueilleront l'avis du numéro deux du gouvernement de Manuel Valls.
Son opinion ? La maire de Paris la connaît. Le 22 avril, quinze jours après les élections municipales, celui qui vient de récupérer le portefeuille du tourisme lors du remaniement qui a suivi le scrutin lâche une bombe. Il se déclare favorable à une ouverture accrue des magasins le dimanche dans la capitale. Objectif : relancer le tourisme à Paris. Ses déclarations sur RTL tétanisent la majorité. Une première pierre dans le jardin d'Anne Hidalgo.
La machine à convaincre de M. Fabius est lancée. Elle ne s'arrêtera plus. Un mois plus tard, le ministre envoie au front sa secrétaire d'Etat chargée du tourisme. " Cela ne sert à rien d'ouvrir tout Paris, (…) il y a des zones où les touristes souhaiteraient pouvoir faire leurs courses de manière plus libre ", déclare Fleur Pellerin le 19 mai sur BFM Business. Puis M. Fabius " se fait de plus en plus pressant ", selon un élu parisien.
Mme Hidalgo " cherche, elle, à gagner du temps ", note une élue. Le 17 juin, à sa demande, le Conseil de Paris adopte la création de la MIE. " Perte de temps inutile ", raille un maire d'arrondissement. Elle doit " procéder à la plus large consultation possible " et rédiger un rapport à examiner au " plus tard le 16 décembre ".
Le calendrier de la Ville de Paris se télescope avec celui de Matignon. Le gouvernement a promis de se pencher sur l'imbroglio de la législation sur le travail dominical, à partir des conclusions du rapport Bailly remis par l'ancien patron de La Poste en décembre 2013. De nouvelles dispositions devraient être adoptées dans la future loi sur la croissance et le pouvoir d'achat. " Mais uniquement dans les zones touristiques. Et cette question sera réglée par un débat parlementaire et non par ordonnance ", a précisé le 4 septembre Jean-Marie Le Guen, ministre des relations avec le Parlement. 
Source : Juliette Garnier, article tiré du journal LE MONDE du 10/09/2014.

Curriculum voilé

Faute de pouvoir travailler voilées, des musulmanes créent leur propre activité dans le e-commerce centrée sur des produits islamo-compatibles



Chaque jour, le salon coquet de Meryem Belmokhtar, à Compiègne (Oise), se transforme en atelier. Cette mère de famille de 39 ans installe son matériel sur la table, enfile des gants en plastique et pioche dans des bocaux la quantité de bonbons nécessaires pour remplir un sachet de 250 grammes, estampillé de son logo avec un sucre d'orge.
Meryem est la gérante du site Web Candine Halal, (un jeu de mot entre candies, " bonbons " en anglais, et dine, " religion " en arabe) qui propose de classiques nounours en guimauve enrobés de chocolat, des cerises gélifiées ou des fils acidulés – à la différence près qu'ils ne contiennent pas de gélatine de porc et sont halal, c'est-à-dire conformes aux prescriptions alimentaires de l'islam.
Pour Meryem, la vie d'autoentrepreneuse est une découverte. C'est la seule solution que cette ancienne secrétaire de laboratoire a trouvée pour ne plus devoir retirer son voile tous les matins, à contrecœur, en quittant la maison. Cette contrainte avait fini par la pousser à démissionner, bien qu'elle ait un diplôme de niveau maîtrise en langues et qu'elle ait besoin de travailler. Voilà deux ans, elle a créé cette activité sur mesure, chez elle, qui lui permet d'effectuer ses cinq prières quotidiennes à l'heure, sans avoir besoin de se rattraper le soir.
Plusieurs textes ont réglementé le port du voile. La loi du 15 mars 2004 interdit les signes religieux ostensibles aux personnels scolaires et la circulaire du 13 avril 2007 fait de même pour les salariés du privé qui exercent une mission de service public. Aucune loi n'existe pour le secteur privé mais, de fait, les règlements intérieurs d'entreprises peuvent interdire le port du voile au travail.

Lire la suite dans le journal le Monde du 09/09/2014.

Deux solutions pour faire baisser le chômage

Formation des jeunes et partage du travail : 
Denis Clerc propose deux pistes pour inverser la courbe du chômage.

La France ne va pas bien. Certes, ses résultats économiques et sociaux se situent dans la moyenne des pays de l’Union européenne (UE). Mais le pays est rongé par un chômage de masse qui dure depuis longtemps et qui ne semble pas devoir se réduire sensiblement dans les mois qui viennent. Renouer avec la croissance ? Difficile d’y croire, dans un ensemble européen plombé par son endettement et ses politiques d’austérité et dans un contexte environnemental critique. Alors, comment créer de l’emploi avec une croissance nulle ou faible ? Voici deux pistes envisageables.




L’emploi des jeunes


Un quart des 15-24 ans présents sur le marché du travail sont au chômage, soit 730 000 personnes. Presque la moitié d’entre eux sont dépourvus de diplôme (1). Leur taux de chômage est quatre fois plus élevé que celui des jeunes diplômés de l’enseignement supérieur. Essentiellement parce que, depuis trente ans, seuls les emplois salariés qualifiés (cadres, techniciens, infirmiers, aides-comptables, etc.) ont vu leur nombre augmenter (+ 4,9 millions depuis 1982), tandis que les emplois non qualifiés diminuaient (- 100 000). Le chômage des jeunes non qualifiés tient à la distorsion croissante – que la crise accentue – entre leur insuffisance de formation et le type d’emplois créés. À la sortie de l’école, seul un tiers d’entre eux travaille, les emplois qu’ils auraient pu occuper ayant disparu.

Les emplois d’avenir, réservés aux jeunes non qualifiés qui ne sont ni en emploi ni en formation, sont une réponse intéressante, mais insuffisante. En effet, ces emplois sont situés principalement dans le « secteur non marchand », qui dépend largement d’un financement public (associations, organismes publics) : au terme du contrat aidé, quand bien même le salarié se serait révélé être une perle, le manque de financement empêche l’employeur de prendre le relais. Dans le secteur marchand, au contraire, aucun employeur n’hésitera à passer d’un contrat aidé à une embauche si le jeune est jugé capable de produire davantage qu’il ne coûte.


On pourrait positionner ces contrats dans le secteur marchand, en leur donnant, la première année, un statut de stage de formation professionnelle, rémunéré au smic et financé en partie par le budget de la formation professionnelle continue qui, aujourd’hui bénéficie essentiellement aux plus diplômés. Le complément de financement apporté par l’État le serait moyennant trois conditions : qu’il s’agisse, comme pour les contrats d’avenir, d’un jeune non diplômé au chômage ; qu’un tuteur soit chargé de son encadrement et de sa formation dans l’entreprise ; qu’il y ait, au terme de l’année de formation sur le tas, une « reconnaissance des savoir-faire professionnels » acquis. Ensuite, en cas d’embauche en contrat à durée indéterminée et à temps plein par un employeur, une aide publique couvrirait 30 % du coût salarial durant un an. En mobilisant en partie le budget de la formation professionnelle continue, l’actuel budget affecté aux 100 000 emplois d’avenir pourrait, sans dépense publique supplémentaire, financer 150 000 contrats de « formation-embauche » annuels débouchant majoritairement (100 000 par an ?) sur une embauche. Et redonnant un avenir professionnel aux jeunes concernés. 

Pas de formation suffisante, donc pas de travail : c’est ce cercle vicieux qu’il faut parvenir à casser. À terme, il s’agit de réduire l’échec scolaire, puisque, actuellement, un jeune sur six quitte l’école sans diplôme (2). Mais en attendant, il s’agit d’empêcher ces jeunes de s’enfoncer dans la pauvreté faute d’emploi. 




Le partage de l’emploi


Dans une économie sans croissance, ou à faible croissance, la création d’emplois implique de partager une partie de ceux qui existent. Les économistes, majoritairement, n’y croient pas, estimant que le travail ne se partage pas, tant chacun lui imprime sa marque et sa personnalité. Pourtant, c’est déjà une réalité massive : l’intérim, les contrats de courte durée ou le travail posté sont des emplois partagés entre plusieurs personnes qui se succèdent ou se remplacent sur le même poste. 



Source : extrait du grand dossier N°36 des Sciences Humaines, disponible au Centre de ressources

Quelques films en salle

LES AUTRES FILMS DE LA SEMAINE À ABSOLUMENT VOIR


On a grèvé
Documentaire français de Denis Gheerbrant (1 h 10).

En 2012, les femmes de chambre de deux hôtels de Suresnes (Hauts-de-Seine) se mettent en grève. Motif ? Elles sont payées " à la chambre " et non pas " à l'heure ", ainsi que l'impose la législation du travail. Venant pour la plupart d'Afrique noire ou du Maghreb, souvent illettrées, soutenues par un syndicaliste " professionnel ", elles vont " grèver " dans la bonne humeur pendant plusieurs semaines, jusqu'à faire céder la direction du groupe hôtelier. Une grève exemplaire, et un film nécessaire. F. N.

POURQUOI PAS
Les Recettes du bonheur
Film américain de Lasse Hallström (1 h 56).

A la tête du Saule Pleureur, célèbre table française étoilée au Michelin, Mme Mallory (Helen Mirren) voit d'un mauvais œil la famille Kadam ouvrir un restaurant indien juste en face… Le curry défie le cèpe, et rapidement, sur fond de musique bollywoodienne, la guerre est déclarée. Proprement réalisé selon un scénario intégralement cousu de fil blanc, ce film sans surprise et sans saveur n'empoisonnera personne, mais ne réjouira pas plus les sens du cinéphile que ceux du gastronome. N. Lu.

ADN, l'âme de la Terre
Film français de Thierry Obadia (1 h 34).

Le père d'Akim lui a transmis le secret des plantes qui soignent, mais surtout ses extraordinaires pouvoirs de guérisseur. Ce don ne passe pas inaperçu, et le jeune homme devient la cible d'un laboratoire pharmaceutique louche, qui veut s'emparer de son sang pour faire fortune… S'il s'éparpille entre le conte, le film de gangsters et la romance, la sincérité sensible de la démarche et de jolis personnages font d'ADN, l'âme de la Terre un ensemble maladroit mais attachant. N. Lu.

Mademoiselle Julie
Film irlando-norvégien de Liv Ullmann (2 h 13).

Soixante-quatre ans après Alf Sjöberg, quinze ans après Mike Figgis, Liv Ullmann s'essaie à l'adaptation cinématographique de Mademoiselle Julie, la célèbre pièce écrite par August Strindberg en 1888. Une mise en scène incertaine, une production au rabais et une interprétation pour le moins inégale – si Samantha Morton est convaincante en Kathleen, Colin Farrell compose un John très éloigné du valet imaginé par Strindberg – font malheureusement de ce film un énième avatar de théâtre filmé dont on peut se passer. Restent deux ou trois morceaux de bravoure de Jessica Chastain, impressionnante lorsqu'elle joue les grandes hystériques. F. N.

Sex Tape
Film américain de Jake Kasdan (1 h 37).

Faute de maîtriser les chemins impénétrables de la Toile, Jay (Jason Segel) et Annie (Cameron Diaz) ont mis en ligne les ébats qu'ils avaient filmés afin de réveiller leur libido. Le couple américain se lance dans une opération de limitation des dégâts qui relève plus de la course-poursuite burlesque que de la satire des mœurs sexuelles contemporaines. Les rires seront très épisodiques (mais pas inexistants), la morale sera sauve et le film restera sage, trop sage. T. S.

ON PEUT ÉVITER
So Long
Film français de Bruno Mercier (1 h 25).

Un musicien désargenté se révèle un as de la finance. Mais, un soir, son destin bascule. Dans les limbes, il lui faudra choisir sa voie. Il y a, pour ce premier film, la volonté de mettre en scène une balade romantico-folk dans un Paris nocturne. Une gageure, surtout quand le manque de moyens se cogne à un scénario hasardeux. Entre saillies réalistes et errements fantastico-oniriques, So Long rate son mariage des genres. S. Ma.

À NOTER
Les Gens du " Monde "
Documentaire français d'Yves Jeuland (1 h 22).

En 2012, le documentariste Yves Jeuland débarque au Monde muni d'une caméra. Son projet ? Filmer le travail des journalistes du service " France " pendant la campagne présidentielle. Il découvre une rédaction d'autant plus mobilisée que, pour la première fois de son histoire, elle " couvre " une élection majeure sur un mode bimédia (" print " et " Web ").


Source : Le Monde du 09 septembre 2014.

L'INSTITUTRICE EXCELLENT

CINÉMA

Quelques grammes de poésie dans un monde de brutes Nadav Lapid filme, à Tel-Aviv, la relation protectrice entre une maîtresse et un petit garçon poète au génie naissant......

Film franco-israélien de Nadav Lapid, durée : 2 heures.


Avec Sarit Larry, Avi Shnaidman

lundi 8 septembre 2014

Lundi 8 septembre 2014 : Journées nationales d’action contre l’illettrisme

En écho à la journée internationale de l’alphabétisation de l’Unesco qui se tient chaque année le 8 septembre, l'ANLCI et le collectif « Agir ensemble contre l’illettrisme » organisent les premières journées nationales d’action contre l’illettrisme. 

L’attribution du label Grande cause nationale 2013 au collectif « Agir ensemble contre l’illettrisme » a donné du souffle à la mobilisation pour l’accès de tous à la lecture à l’écriture et aux compétences de base.

Les nombreux partenaires du collectif fédérés par l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme ont choisi de poursuivre cette dynamique en 2014 en renforçant leur coopération et en organisant les premières journées nationales d’action contre l’illettrisme en septembre 2014, dans le but d’amplifier la prise de conscience sur ce phénomène invisible mais présent partout, de valoriser les solutions qui marchent et d’en installer de nouvelles.


Image DR

En savoir plus sur le site de l'ANLCI : http://www.anlci.gouv.fr/

samedi 6 septembre 2014

Management et handicap : les trois clefs de la réussite

Nos entreprises doivent accompagner les salariés handicapés pour qu’ils réalisent un véritable,sal parcours professionnel. Pour réussir l’accompagnement, un acteur clef est à prendre en compte : le manager. Pour lui, l’intégration du salarié au sein de l’équipe, le suivi et l’adaptation mutuelle sont autant de bonnes pratiques et de devoirs à bien appréhender… 

Aujourd’hui, le manager est souvent isolé pour appréhender un handicap dans son équipe. Une meilleure communication des solutions existantes et des leviers de management doit être assurée.

En effet, l’appropriation des contraintes liées au handicap peut mettre en difficulté le manager, le salarié et l’équipe entière.
S’adressant aux managers, FO énergie et mines donne 3 clefs pour réussir à dépasser ces contraintes au sein de votre équipe.

1ère clef : l’intégration comme motivation 

Bien souvent, la réaction première d’un manager est de se poser des questions sur l’intégration du salarié handicapé. Il peut être intimement convaincu que cela va être difficile. Les habitudes, les réflexes et les organisations lui donnent raisons.
Pour FO énergie et mines, l’expérience mérite d’être tentée. De nombreux cas ont montré que l’intégration d’une personne handicapée est bénéfique à l’équipe et assure une meilleure adhésion à celle-ci.
Elle permet aussi de développer les qualités du manager. Pour réussir une intégration, chacun s’approprie, à sa manière, les aménagements et adaptations. Bien qu’ils soient parfois source d’instabilité, c’est un véritable défi pour l’ensemble de l’équipe de travail. En plus, c’est motivant.  

2ème clef : un suivi tout en souplesse 

Le manager assure un suivi régulier du salarié handicapé, tout au long de son parcours professionnel. Il fait preuve d’empathie, sans tomber dans la complaisance. Le salarié handicapé est un salarié normal avec une contrainte. Le manager est accompagné par sa hiérarchie pour ce suivi. Afin de l’aider, une formation ou un coaching peut lui être proposé. Une tierce personne participe éventuellement à l’amélioration de la relation entre le manager et le salarié handicapé, en cas de besoin.
L’équipe médicale chargée du suivi du salarié peut venir en appui du manager et l’aider à mieux appréhender et comprendre le handicap en question au vu de certains comportements ou réactions.
Certains gestes quotidiens (toilette, habillage, déplacements…) peuvent nécessiter plus de temps pour une personne handicapée.
Dans ce cas, le manager doit pouvoir prendre en charge un aménagement des horaires qui favorise la bonne gestion de cette contrainte au sein de l’équipe, sans pénaliser le fonctionnement de celle-ci.
Le manager doit pouvoir prendre du recul par rapport au déficit généré par le handicap. Ainsi, il ne fige pas les activités du salarié et lui permet de dynamiser et de faire évoluer positivement sa carrière.
Le salarié handicapé doit impérativement participer et s’inscrire dans les actions menées par le manager et son équipe.  

3ème clef : une adaptation mutuelle 

Le salarié, son manager et l’équipe se montrent réactifs et créatifs. L’entreprise se doit de les aider à évoluer sereinement vers la réussite, notamment par l’accessibilité et l’aménagement des espaces de travail.
L’objectif est d’inclure la contrainte dans le projet d’équipe : c’est l’inclusion (voir encadré). L’entreprise doit avoir une réelle volonté de réussir le management face aux problèmes qui peuvent apparaître en cas de handicap. L’ensemble des salariés peut être mobilisé pour réussir cet engagement. 
Adaptons le système aux différences !
FO énergie et mines, signataire des accords handicap, reste un véritable acteur dans ce domaine. Ses représentants locaux handicap et du personnel sont le premier niveau de son action. Pour FO énergie et mines, l’intégration est indispensable et une véritable inclusion* dynamisée dans nos entreprises serait la solution la plus adaptée.
* L’intégration consiste à faire entrer des personnes handicapées dans un système. L’inclusion consiste à adapter le système aux différences.

Source : http://www.miroirsocial.com/