vendredi 11 septembre 2015

DOC HEBDO N°48 - du 10 au 16 septembre 2015

Retrouvez et téléchargez le bulletin numérique de revue de presse DOC HEBDO N°48 du DPFI de Lormont qui présente l'actualité du 10 au 16 septembre 2015 via ce lien : https://drive.google.com/file/d/0B8K6AGV2iEkDNGpQXzVKdnZsMTA/view?usp=sharing


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samedi 5 septembre 2015

Migrants : la crise européenne expliquée en cartes

Depuis le début de l’année, plus de 350 000 personnes ont traversé la Méditerranée pour rejoindre l’Europe, ce qui représente la plus importante vague de réfugiés qu’a connue le Vieux Continent depuis la seconde guerre mondiale. Remise en cause de l’espace Schengen, divisions autour des quotas… face à ces arrivées massives et à la crise humanitaire qu’elles représentent, l’Europe se crispe et se voit ébranlée dans ses fondements.



Le Monde.fr,

Cartes sur table : comprendre l’évolution des routes migratoires

Pourquoi la route des Balkans est-elle fortement empruntée par les migrants depuis quelques mois alors que celle qui passait par les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla est aujourd’hui délaissée ? Comment expliquer l’évolution des routes migratoires au fil des années ? Réponses en cartes avec Francesca Fattori, journaliste au Monde et doctorante sur les questions migratoires à l’Institut français de géopolitique.



Le Monde.fr, Par

Le cerveau des natifs du numérique en 90 secondes

Avec les jeux vidéo et les différents écrans, les natifs du numérique sont rapides, multitâches et zappent facilement. Mais que se passe-t-il dans leur cerveau ? Cette vidéo proposée par Universcience explique les conséquences de ces nouveaux usages sur leurs apprentissages et leurs fonctions cognitives.



Le Monde.fr, 02/09/2015.

La péridurale, une pratique trop systématique ?

Le recours à la péridurale est-il trop souvent imposé aux femmes qui accouchent ? Le Conseil national de l’ordre des sages-femmes s’est inquiété, lundi 31 août, d’une telle dérive, en s’appuyant sur les conclusions d’une équipe de l’Inserm, selon laquelle la péridurale est fréquente chez les femmes qui souhaitent accoucher sans la demander.


La France, où quelque 800 000 accouchements ont lieu chaque année, est « l’un des pays, peut-être même le pays, où la pratique de la péridurale est la plus fréquente », rappelle l’Inserm. Cette anesthésie permet avant tout de mieux prendre en charge la douleur lors de l’accouchement. Mais elle semble dans certains cas révéler aussi les effets pervers d’une approche sécuritaire de la grossesse, particulièrement prégnante en France, où le taux de césariennes est élevé (21 %) et les durées d’hospitalisation sont longues (4,2 jours pour un accouchement normal en 2011 contre 3 jours en moyenne dans les pays de l’OCDE).
« En 1995, 54 % des femmes ont eu une péridurale. Elles étaient 75 % en 2003 et 81 % en 2010 »
Se fondant sur les dernières enquêtes nationales, l’épidémiologiste de l’Inserm, Béatrice Blondel, relève que le recours à la péridurale ne cesse de progresser : « En 1995, 54 % des femmes ont eu une péridurale. Elles étaient 75 % en 2003 et 81 % en 2010. La question est : est-on bien synchrone avec ce que veulent les femmes ? »
Après avoir écarté les femmes pour lesquelles cette anesthésie paraît incontournable ou obligatoire (césarienne), l’Inserm souligne en effet que, parmi les autres, « un quart avait déclaré pendant leur grossesse ne pas vouloir de péridurale lors de l’accouchement ; 52 % ont finalement reçu une analgésie péridurale au cours de leur travail ».
Les chercheurs ont tâché d’identifier les facteurs expliquant cet écart. L’un des premiers est la présence permanente d’un anesthésiste dans la maternité. Elle est obligatoire dans celles qui pratiquent plus de 2 000 naissances par an, soit la moitié des 530 maternités. Le service de ces anesthésistes est donc plus accessible. « Ils connaissent mieux les risques, notamment de césarienne. Leur présence autorise aussi plus facilement une femme à changer d’avis », développe Mme Blondel. 

Julia Pascual, Journaliste au Monde

DOC HEBDO N°47 - du 3 au 9 septembre 2015

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vendredi 28 août 2015

DOC HEBDO N°46 - du 28 août au 2 septembre 2015


Retrouvez et téléchargez le bulletin numérique de revue de presse DOC HEBDO N°46 du DPFI de Lormont qui présente l'actualité du 28 août au 2 septembre 2015 via ce lien : https://drive.google.com/file/d/0B8K6AGV2iEkDYkl4ajBncVZOUkU/view?usp=sharing

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vendredi 17 juillet 2015

Comment l’Assurance-maladie veut économiser 3 milliards d’euros

Comment économiser près de 3 milliards d’euros au cours des trois prochaines années (dont 715 millions dès 2016) sans dégrader la qualité des soins ? C’est la réponse que tente d’apporter, jeudi 2 juillet, la Caisse nationale d’Assurance-maladie (CNAM) en dévoilant 31 mesures de réduction des dépenses, dans son traditionnel rapport précédant le projet de loi de financement de la Sécurité sociale.


L’annonce de ces propositions intervient dans un contexte budgétaire encore plus contraint que les années passées, avec une hausse des dépenses de l’Assurance-maladie plafonnée à 1,75 % en 2016. Un niveau particulièrement bas qui implique de réaliser l’année prochaine « 3,4 milliards d’euros d’économies par rapport à la croissance tendancielle des dépenses » de santé, rappelle la CNAM. Si certaines préconisations, comme le recours accru aux médicaments génériques, sont consensuelles et courantes, d’autres le sont beaucoup moins, comme la mise en place de durées de référence pour les arrêts de travail.
  • Hospitalisation 

Après avoir engagé la réduction de la durée du séjour à la maternité ou à l’hôpital après une opération orthopédique, l’Assurance-maladie souhaite limiter le nombre des réhospitalisations, notamment pour les patients atteints de broncho-pneumopathie obstructive ou d’insuffisance cardiaque. L’amélioration du suivi effectué par le médecin traitant à la sortie de l’hôpital permettrait de dégager 840 millions d’euros sur trois ans. Prenant exemple sur l’opération de la cataracte, la CNAM assure aussi qu’il est possible pour les hôpitaux de dégager de « nouvelles marges financières » autour des actes chirurgicaux en « optimisant les processus » et en « diminuant les coûts de revient ».
  • Examens biologiques

La CNAM constate que 3,9 millions d’examens préanesthésiques réalisés en 2013 n’étaient pas pertinents. Elle annonce donc la mise en place d’« actions d’accompagnement » des établissements mauvais élèves et appelle la Haute Autorité de santé à mettre en place des « référentiels » pour préciser les bonnes pratiques sur la fréquence de réalisation d’examens de biologie, notamment pour dépister le diabète. Gain attendu : 200 millions d’euros sur trois ans.
  • Transports sanitaires 

5,6 millions de patients ont été transportés en 2014 pour un coût de 4 milliards d’euros. L’Assurance-maladie préconise de développer un système de plate-forme de commande de transport à la sortie de l’hôpital pour arbitrer s’il vaut mieux faire appel à un taxi, à un véhicule sanitaire léger ou à une ambulance. Estimant que 550 millions d’euros pourraient ainsi être économisés en trois ans, la CNAM annonce par ailleurs réfléchir à une « responsabilisation plus directe » des hôpitaux, via l’allocation d’une enveloppe « transport » à chacun.
  • Médicaments 

L’Assurance-maladie juge « essentiel » que les choix de prescription de certains dispositifs médicaux ou médicaments, en particulier les plus récents et les plus coûteux, notamment contre l’hépatite C, « soient guidés par le rapport coût-efficacité des traitements, au-delà de leur seule efficacité ». Prenant l’exemple des antidiabétiques, pas toujours prescrits à bon escient, elle appelle à la bonne observance par les praticiens des « règles et recommandations d’usage édictées par les agences de santé ». En poursuivant le développement des génériques, elle compte aussi économiser 38,8 millions l’an prochain.
Elle accorde cette année une place spécifique au traitement de l’apnée du sommeil, dont le nombre de cas a connu une hausse de 15 %. La CNAM prône le recours à la pose d’un appareillage spécifique plutôt que la prescription d’un système de ventilation nocturne. A la clé, un gain de 175 millions d’euros sur trois ans.
  • Prévention et accès aux soins 

Le rapport préconise d’amplifier dans des territoires prioritaires des programmes de prise en charge des enfants obèses et de prévention du diabète. Une façon d’éviter les dépenses ultérieures liées à l’aggravation de ces pathologies. Une réflexion sur l’amélioration de l’accès aux soins dentaires pour les plus démunis, via une rémunération forfaitaire supplémentaire accordée aux dentistes, est également lancée.
Arrêts de travail La CNAM propose la mise en place de « recommandations » pour aider les médecins dans la prescription d’arrêts pour les maladies chroniques, notamment les cancers. Couplée à une plus grande efficacité des contrôles des arrêts de travail, l’Assurance-maladie espère dégager 300 millions d’euros sur trois ans.

Source : Journal Le Monde, 02/07/2015, François Béguin.

La contre-offensive des parents Lambert

Jusqu’ici médiatiques et administratives, les manœuvres des parents de Vincent Lambert pour obtenir un transfert de leur fils tétraplégique et en état neurovégétatif ont pris, jeudi 16 juillet, une dimension judiciaire. Au lendemain de l’annonce du lancement d’une troisième procédure collégiale du CHU de Reims en vue d’une « éventuelle décision » d’arrêt des traitements, Pierre et Viviane Lambert ont décidé de concentrer leurs attaques sur le Dr Daniela Simon, la chef de service de l’unité de soins palliatifs, qui prendra bientôt la décision finale. L’accusant de partialité et de « conflit d’intérêts », ils avaient exigé, mercredi, qu’elle se récuse avant jeudi midi.


Viviane Lambert à Reims, mercredi 15 juillet.
Viviane Lambert à Reims, mercredi 15 juillet.  
FRANCOIS NASCIMBENI / AFP
 
 
N’ayant eu « aucune réponse » de l’hôpital, ils ont annoncé dans l’après-midi qu’ils s’apprêtaient à déposer une plainte pour « tentative d’assassinat sur personne vulnérable ». Sont également visés, au côté du docteur Daniela Simon, le CHU de Reims, en tant que personne morale, mais aussi le docteur Eric Kariger, le précédent chef de service, et le docteur Ana Oportus, c’est-à-dire les responsables de l’équipe médicale qui avaient mené la première opération d’arrêt des traitements en avril 2013.
Limité à l’arrêt de la seule alimentation artificielle, ce processus avait été mal conduit d’un point de vue médical. Il avait été interrompu au bout de trente et un jours par le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, au motif qu’une partie de la famille n’en avait pas été informée, comme le prévoit pourtant la loi Leonetti.
« Si on ne veut plus s’occuper de Vincent, qu’on nous le donne, je suis prête à l’accueillir »
La plainte de « trente-cinq pages » qui devrait être déposée vendredi sur le bureau du procureur du tribunal de grande instance de Reims porte également sur une toute série d’autres infractions : « délaissement » et « violences » sur personne vulnérable, « non-assistance à personne en danger », « séquestration et atteinte arbitraire à la liberté individuelle » ou encore « violation du secret médical ». « Il faut que la mascarade s’arrête, que les masques tombent et que tout le monde réalise que Vincent est mal pris en charge depuis le début », assure Jean Paillot, l’un des deux avocats des parents.
Derrière cette avalanche de poursuites, les parents dénoncent aussi bien le refus de l’hôpital d’autoriser le transfert de leur fils à leur domicile ou dans un établissement de leur choix que l’absence de soins de kinésithérapie ou de rééducation à l’alimentation par la bouche. « Si on ne veut plus s’occuper de Vincent, qu’on nous le donne, je suis prête à l’accueillir », dit Viviane Lambert.

« Conflit d’intérêts »

 

Signe qu’une nouvelle étape s’est ouverte à Reims, Rachel Lambert, l’épouse de Vincent Lambert, qui avait donné son accord en 2013 au processus d’arrêt des traitements, et qui avait été jusque-là relativement épargnée par les parents, est cette fois dans leur viseur. Dans la plainte qui devrait être déposée, elle est accusée de « faux témoignage ». Il lui est reproché d’être partie vivre depuis deux ans en Belgique sans en avoir informé l’hôpital. « Nous disposons d’un rapport d’enquête privée qui l’atteste », admet sans détour Me Jean Paillot. « Tant pis pour Rachel, elle nous a trahis… », lâche Viviane Lambert.
Dans cette stratégie de contestation tous azimuts, un point évoqué mercredi par Viviane Lambert, et jusque-là passé inaperçu, pourrait se révéler décisif lorsque le tribunal administratif sera – vraisemblablement – saisi en référé par les parents. Dans l’arrêt rendu le 5 juin par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), Daniela Simon et Ana Oportus, les deux médecins du CHU de Reims, sont présentées comme les « conseillers » de Rachel Lambert. Pour Jean Paillot, c’est bien la preuve de l’existence d’un « conflit d’intérêts » chez la responsable médicale qui aurait « pris officiellement le parti » de l’épouse.

 
Laurent Pettiti, l’avocat de Rachel Lambert, juge cette accusation « totalement absurde » et dénonce une « stratégie alors que le processus est dans sa phase finale ». Pour lui, si la CEDH a « affublé les médecins du titre de conseiller », c’est parce qu’il a lui-même envoyé le courrier demandant à ce qu’elles puissent assister à l’audience publique de la grande chambre le 7 janvier à Strasbourg. A la CEDH, on explique que les demandes de rectification envoyées par l’avocat et les deux médecins ne pourront être examinées qu’en septembre.
Même s’il ne s’agissait que d’un « quiproquo », cette mention crée un « doute sérieux » quant à la légalité d’une future décision d’arrêt des traitements, souligne le juriste Nicolas Hervieu. Dès lors, « une suspension de cette décision par le juge administratif des référés n’est plus si improbable », analyse-t-il, alors même que l’hôpital de Reims, en choisissant de reprendre la procédure de zéro, avait tout fait pour l’entourer d’un maximum de précautions juridiques.

Source : Journal Le Monde,
17/07/2015, François Béguin.

Du bac à la fac : une vraie réforme est nécessaire

Les gouvernements passent, l’enjeu est le même : réduire l’échec en premier cycle universitaire. Et l’un des moyens d’y parvenir serait d’instaurer une meilleure articulation avec les années du lycée. Le rapport parlementaire sur « les liens entre le lycée et l’enseignement supérieur », rendu public mercredi 8 juillet, était donc très attendu. D’autant que la mission d’information de l’Assemblée nationale, présidée par Dominique Nachury (Les Républicains), et dont le rapporteur était Emeric Bréhier (Parti socialiste), comprenait des élus de droite et de gauche comme l’écologiste Barbara Pompili ou l’ancien ministre du logement de François Fillon, Benoist Apparu. Ils ont réussi à se mettre d’accord sur 33 recommandations.


Séverin Millet

Mais ce rapport a, du coup, le défaut de ses qualités. Il propose une série d’améliorations consensuelles mais manque de mesures-chocs pour parvenir à ses objectifs, parmi lesquels : renforcer l’orientation des élèves et la rendre plus précoce, faciliter les passerelles entre les filières, améliorer la formation des enseignants et la pédagogie, développer le tutorat, proposer une année de rattrapage facultative après le bac pour les élèves les plus « faibles », préserver l’offre de formation sur le territoire, etc. Sa préconisation la plus audacieuse est de réduire le nombre d’épreuves finales du baccalauréat « sur un nombre limité de matières fondamentales et en instituant un contrôle continu sur les options ». Les épreuves majeures seraient soumises à des seuils éliminatoires, et l’examen pensé en fonction des compétences nécessaires dans le supérieur. D’autre part, le système d’orientation Admission post-bac (APB) serait réformé, le premier vœu des futurs bacheliers devant notamment être motivé.
« On aurait espéré un rapport parlementaire plus “décapant” », réagit Christian Forestier, ancien recteur et ex-directeur de cabinet de Jack Lang au ministère de l’éducation nationale. « Il propose de faire d’APB un outil d’orientation, d’affectation et de sélection, c’est beaucoup. Mais pourquoi alors Dauphine ou Sciences Po Paris n’y figurent pas ? Par ailleurs, pourquoi deux grands lycées parisiens – Louis-le-Grand et Henri-IV – ont seuls le droit de recruter dans toute la France dès la classe de seconde ? », souligne-t-il.

Manque de place

 

Le risque est aussi que les mesures sur lesquelles tout le monde s’entend demeurent des vœux pieux, faute de moyens et alors que le nombre d’étudiants ne cesse d’augmenter : « Permettre d’étaler le cursus de licence sur quatre ans, offrir des semestres de soutien ou des DUT [diplômes universitaires de technologie] en année décalée, nous le faisons déjà dans certaines universités. Le problème pour le généraliser, c’est que ça coûte très cher, comme les nouvelles pédagogies et l’accompagnement du numérique lorsqu’il est bien fait », explique Gilles Roussel, président de l’université Paris-Est-Marne-La-Vallée et de la commission de la formation et de l’insertion professionnelle de la Conférence des présidents d’université. Et de souligner que le rapport, s’il ne prône pas la sélection, n’aborde pas la question du manque de places à l’université dans certaines filières – comme les Staps [Sciences et techniques des activités physiques et sportives] –, où la pratique d’une sélection aléatoire par tirage au sort s’est généralisée.
La mission parlementaire ne va pas assez loin en matière d’orientation, estime aussi Jean-Marc Monteil, ancien recteur et ex-directeur général de l’enseignement supérieur au ministère, qui recommande de réserver les BTS aux bacheliers professionnels et les DUT aux bacheliers technologiques : « La meilleure préparation à l’université pour les bacheliers professionnels, ce n’est pas la peine de l’inventer, elle existe : c’est le BTS, qui peut déboucher sur la vie professionnelle, et qui donne aussi des passerelles vers l’université. » La critique est partagée par Christian Forestier : « En proposant un BTS en trois ans [au lieu de deux] aux bacheliers professionnels, on affiche que le BTS n’est pas construit pour eux alors qu’il faudrait au contraire reconstruire cette filière sur les prérequis des bacs pro. »

Peser sur l’orientation

 

M. Forestier recommande aussi de « marcher sur deux jambes » en unifiant les voies générale et technologique – qui ouvrent toutes les deux aux études longues –, parallèlement à la voie professionnelle, orientée vers les BTS, voire les DUT et les licences pro. Le système des trois voies (générale, technologique et professionnelle) n’existe en effet qu’en France. Une fois cette simplification faite, il prône aussi « des mesures coercitives » pour peser sur l’orientation dans les filières : leurs financements pourraient être modulés selon les profils des bacheliers reçus, ce qui conduirait à « diminuer le coût des classes préparatoires et sanctionner financièrement les STS [section de technicien supérieur] et IUT accueillant trop de bacheliers généraux. On pourrait aussi réserver les prépas commerciales aux bacheliers des séries ES et de gestion. Ou bien ouvrir une filière en médecine pour les bacheliers littéraires », dit-il.
Les auteurs du rapport ont auditionné Thierry Mandon, avant qu’il ne soit nommé à l’enseignement supérieur. Le rapport n’est pas destiné au ministère. Il a le mérite de poser le débat, qui reste cependant très ouvert.

Source : Journal Le Monde, Adrien de Tricornot, 13/07/2015.