mardi 21 juin 2016

La « précarité sociale », nouveau critère de discrimination

Après avoir été votée à l’unanimité au Sénat, la proposition de loi condamnant les comportements anti-pauvres a été définitivement adoptée par les députés le 14 juin.


Sur le Web, Marjolaine parle déjà de « misérophobie ». Une autre internaute, Salomé, propose « paupérophobie », tandis que Fernando tente « pauvrainitude », contraction de pauvre, haine et attitude.
Maintenant que la discrimination pour « précarité sociale » est définitivement adoptée à l’Assemblée nationale, le mouvement ATD Quart Monde poursuit son combat par une consultation en ligne, « #UnNomPourDireNon ». Objectif : trouver le néologisme qui évoquera le mieux les comportements anti-pauvres, et faire en sorte que l’interdiction légale s’ancre aussi dans le langage et les mentalités.

La « précarité sociale » est devenue le 21e critère de discrimination inscrit dans le code pénal. Au même titre que le racisme ou l’homophobie, le mauvais traitement des pauvres est passible de trois ans de prison et de 45 000 € d’amende.
ATD Quart Monde a répertorié un certain nombre de cas pour lesquels la justice pourrait être saisie. Il s’agit d’un refus de cantine pour un enfant de chômeur au motif que ce dernier a le temps de le faire manger à la maison. Ou d’un orthodontiste qui exclut de ses patients une mère qui a basculé à la CMU en perdant son emploi…
Néanmoins, il ne faut pas s’attendre à une explosion de procès : l’an dernier, seules 14 affaires ont été portées devant les tribunaux, tous critères de discrimination confondus. Et il n’est pas évident qu’une personne précaire se plaignant d’avoir été discriminée pour pauvreté puisse en apporter la preuve.
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La Croix, Jean-Baptiste François, le 15/06/2016.
Article en ligne : http://www.la-croix.com

lundi 20 juin 2016

Avec 65,3 millions de déracinés fin 2015, la planète bat un nouveau record


Pour la première fois, fin 2015, le seuil des 60 millions de personnes déracinées a été franchi. Ce sont 65,3 millions qui ont quitté leur foyer, chassés par les conflits et les persécutions, s’inquiète le rapport annuel du Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR), rendu public lundi 20 juin. L’augmentation a été importante en un an puisque, fin 2014, ils étaient 59,5 millions. Ces 65,3 millions représentent l’intégralité de la population française, ou un être humain sur 113.

Des réfugiés dans un camp à Paris le 27 mai.


Le groupe se compose des 21,3 millions de réfugiés que compte désormais le monde, auxquels s’ajoutent 3,2 millions de demandeurs d’asile en attente de traitement de leur dossier dans les pays industrialisés, et 40,8 millions de personnes déplacées au sein de leur propre pays.
Ce record s’explique par la multiplication des conflits. A ceux qui durent depuis des décennies, comme en Somalie ou en Afghanistan, s’ajoute en 2015 l’impact important de situations plus récentes, comme la guerre en Syrie (qui dure depuis plus de cinq ans), ainsi que celles du Soudan, du Yémen, du Burundi, de l’Ukraine, ou de République centrafricaine. Par ailleurs, le rythme d’intégration des réfugiés et des personnes déplacées internes est en chute depuis la fin de la guerre froide, ce qui ne contribue pas à faire baisser le nombre de déracinés.

La Syrie en tête des pays les plus fuis

 

Le Haut Commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, s’appuie d’ailleurs sur la sortie du rapport pour faire une nouvelle fois part de ses craintes. « Davantage de personnes sont déracinées par la guerre et la persécution, c’est déjà inquiétant en soi, mais en plus, les facteurs menaçant les réfugiés se multiplient », déclare-t-il, insistant sur le fait qu’« un nombre terrifiant de réfugiés et de migrants décède en mer chaque année » et qu’« à terre, les personnes fuyant la guerre ne peuvent poursuivre leur voyage car les frontières sont fermées. Des politiques se dressent contre l’asile dans certains pays. »
Avec ses 4,9 millions de personnes chassées, la Syrie arrive en tête des pays les plus fuis. L’Afghanistan vient ensuite avec 2,7 millions, et la Somalie avec 1,1 million. A eux trois, ces pays produisent la moitié des réfugiés à travers le monde. Pour les déplacés internes, c’est la Colombie qui décroche le triste record avec 6,9 millions, suivi de la Syrie avec 6,6 millions et de l’Irak avec 4,4 millions. En 2015, c’est le Yémen qui a généré le plus grand nombre de nouveaux déplacés internes.
Alors qu’ils se pensent exclusivement terre d’accueil, les pays du Vieux Continent ont aussi produit quelque 593 000 réfugiés – originaires d’Ukraine pour la plupart, puisque les chiffres fournis par Kiev font état de 1,6 million d’Ukrainiens déplacés internes – et en ont accueilli 4,4 millions. Ce chiffre comprend le gros million de réfugiés et de migrants arrivés en 2015 dans l’Europe des 28, auxquels s’ajoutent les 2,5 millions de réfugiés installés en Turquie.

183 déracinés pour 1000 habitants au Liban

 

En effet, 86 % des déracinés trouvent asile dans des pays à faible et moyen revenu, à proximité des situations de conflit, et la Turquie arrive au premier chef en 2015, comme les années précédentes. C’est même le plus important pays hôte au monde. Si l’on calcule en pourcentage de la population autochtone, c’est en revanche le Liban qui a accueilli le plus de réfugiés avec 183 pour 1000 habitants. L’Allemagne arrive en tête pour les demandes d’asile, avec 441 900 dépôts de dossiers, loin devant les Etats-Unis et leurs 172 700 dossiers.
Compte tenu de l’état du monde, seuls 201 400 réfugiés ont pu retourner dans leur pays d’origine en 2015. Le nombre des admis à une réinstallation n’a, lui, été que de 107 100, et moins de 32 000 réfugiés ont pu être naturalisés au cours de l’année, dont une majorité au Canada. Autant de données qui gonflent le groupe des déracinés.

LE MONDE | 20.06.2016

dimanche 19 juin 2016

Vers une universitarisation des formations paramédicales

A l' occasion des 71èmes Journées Nationales d'Etudes du Cefiec qui se sont déroulées à Saint-Malo du 1er au 3 juin, le Comité d'Entente des Formations Infirmières et Cadres (Cefiec) a organisé une tribune portant sur les «Perspectives d'évolutions des formations paramédicales en France».


Vers une universitarisation des formations paramédicales 

"Le Ministère des Affaires Sociales et de la Santé et l'Association des Régions de France, principaux acteurs de la mutation annoncée vers l'universitarisation ont répondu présent à l'invitation du Cefiec pour participer au débat" explique le Cefiec dans un communiqué. Seul regret, pour les instituts des formations infirmières et cadres : l'absence du Ministère de l'Education Nationale, de l'enseignement supérieur et de la Recherche.
"Que s'est-il passé depuis le 11 février 2016 ?" Ainsi commençaient les débats. "Plus de quatre mois après la Grande Conférence de Santé et de la feuille de route proposée par Manuels Valls, le CEFIEC souhaitait à travers ce débat connaître les orientations données par le Ministère sur, notamment les avancées vers l'universitarisation des formations paramédicales ou encore la place qui serait donnée aux instituts de formation dans l'organisation des Groupements Hospitaliers de Territoire qui semble complexe dans leur mise place" explique le Cefiec.

L'universitarisation "en phase de réfléxion"

 

"En préambule, Madame Evelyne Belliard, représentant le Ministère des Affaires Sociales et de la Santé a tenu à rappeler les objectifs et les enjeux de la grande conférence de santé. Précisant  notamment qu'en l'état actuel, le projet d'universitarisation pour les instituts de formations est en phase de réflexion pour l'élaboration d'une nouvelle gouvernance".

07/06/2016, Actusoins.

samedi 18 juin 2016

« En entreprise, la mère est plus discriminée que la femme »

« En cette période où l’on débat sur le temps de travail et le travail du dimanche », il ressort qu’« en entreprise, c’est la mère qui est surtout discriminée, bien plus que la femme », révèle l’Union nationale des associations familiales (UNAF), qui publie vendredi 10 juin, avec l’Observatoire de la parentalité en entreprise (OPE), son baromètre sur la conciliation entre vie professionnelle, vie personnelle et vie familiale.

Six salariés sur dix estiment toujours que leur entreprise ne fait rien ou fait peu de choses pour les aider à équilibrer leur temps de vie. Voilà le premier constat de la 8e édition du sondage réalisé en ligne entre le 25 février et le 10 mars, auprès de 1 002 salariés ayant au moins un enfant de moins de 25 ans vivant chez ses parents.
Qu’attendent-ils de leur employeur ? Cette année, le baromètre répond à cette question en mettant l’accent sur les inégalités femmes-hommes, ou plutôt mères-pères. Les espérances des salariés sans enfant, toutefois, sont du même ordre. Ainsi, la moitié (51 % pour les femmes, 45 % pour les hommes) pense qu’adopter des horaires de travail modulables est la meilleure mesure pour cette conciliation entre vie professionnelle et personnelle.
Mais quand au moins un enfant arrive dans le foyer familial, les priorités changent. « Les femmes se trouvent dans une logique pratico-pratique, alors que les hommes sont encore à demander la reconnaissance de leur statut de père », explique l’UNAF. Selon l’association, il est logique pour un employeur de dégager du temps pour qu’une mère s’occupe de ses enfants. L’UNAF estime, en revanche, que prendre un congé parental est très mal vu pour les pères dans les entreprises.

Les mères en paient le prix en matière de salaire

 

Chez les pères, elle constate des demandes avant tout de reconnaissance de leur situation. Dans son baromètre, la deuxième attente d’un père envers son entreprise est, par exemple, un emploi du temps et une charge de travail « raisonnable ». Elle arrive après la demande d’horaires adaptables selon les contraintes parentales. Vient ensuite le sujet de la sensibilisation et la formation de ses supérieurs à la prise en compte de la vie personnelle des salariés.
La mère, quant à elle, n’a plus à prouver qu’elle a besoin de temps pour éduquer ses enfants. Parmi ses attentes, une bonne mesure pour préserver sa vie privée est le télétravail et d’autres solutions de travail à distance, suivi des aides au financement des modes de garde, de la scolarité et des études. « C’est beaucoup plus terre à terre ! », insiste l’UNAF. Inévitablement, les mères en paient le prix en matière de salaire, selon l’association.
Glassdoor, un site qui recueille les avis de millions de salariés sur la façon dont ils ont été recrutés et les salaires dans leurs entreprises, a publié une étude sur la question en mai. Celle-ci relève que les femmes avec enfants sont payées 12 % de moins que les hommes en France. Et celles sans enfant, 0,4 % de moins. Des chiffres à prendre avec précaution toutefois, puisque l’Insee avançait une différence de salaires entre hommes et femmes de 19 %, dans son dernier rapport de 2013.

Le Monde, 10/06/2016.

vendredi 17 juin 2016

Un rapport alarme sur la détresse des migrants mineurs isolés en France


L'Unicef publie une étude préoccupante sur le sort des migrants mineurs non accompagnés, qui seraient au moins 500 dans le Nord de la France. Viols, persécutions, exploitations : ils subissent de nombreux sévices.


Un enfant devant un dessin de Banksy dans le camp de Calais.


«Ni sains, ni saufs»: tel est le titre du rapport alarmant de l'Unicef (agence de l'ONU dévolue à la protection de l'enfance) sur la situation des mineurs non accompagnés présents dans le flux de migrants sur le sol français. Vivant dans la précarité, l'angoisse et la solitude, ils sont des proies faciles pour les passeurs qui les exploitent, et sont insuffisamment protégés par les autorités. Cette enquête, menée de janvier à avril 2016, estime à 500 le nombre de mineurs non accompagnés (MNA) sur les sept sites étudiés en Nord-Pas-de-Calais et Normandie, dont Calais et Grande-Synthe, et s'appuie sur une soixantaine de témoignages. «Parmi les enfants et les jeunes rencontrés, trois enfants étaient âgés de 11 à 12 ans, neuf de 13 à 14 ans et 49 jeunes de 15 à 17 ans, de nationalité afghane, égyptienne, syrienne, kurde (d'Iran et d'Irak), soudanaise, érythréenne, éthiopienne, koweitienne, guinéenne et vietnamienne», précisent les auteurs.
Les lieux ont se trouvent les mineurs isolés. (source: rapport Unicef)
Lieux où se trouvent les mineurs isolés

L'étude «met en évidence une série de violations de la Convention relative aux droits de l'enfant ratifiée par la France», écrivent les auteurs, qui dénoncent «une mise en danger permanente».Les mineurs non accompagnés disent tous souffrir du froid, de la fatigue due au manque de sommeil et aux tentatives répétées de passer en Grande-Bretagne. En outre, «les mineurs, pourtant plus fragiles, s'installent dans les abris les moins bien isolés, ont du mal à accéder aux distributions de repas et n'ont aucune priorité aux douches».


jeudi 16 juin 2016

Le burn-out sous les feux de la rampe

Mardi soir 14 juin, se jouait à Paris la pièce L’histoire de Nelly : voyage au pays du burn-out au Ciné XIII Théâtre, niché sur la butte Montmartre, comme pour prendre de la hauteur sur ce sujet grave et complexe.


Cette pièce écrite et mise en scène par Norbert Mouyal s’inspire du livre témoignage d’Aude Selly Quand le travail vous tue. Histoire d’un burn-out et de sa guérison (Maxima, 2013).
Elle est interprétée avec talent par deux comédiennes (Myriam Allais et Aurore Clarsen) qui jouent toutes les deux le même personnage de Nelly comme si la jeune femme se dédoublait, se parlait à elle-même, pour tenter de comprendre comment elle a pu en arriver à se perdre et à se désintégrer. « Avec cette pièce, j’ai voulu mettre des mots pour rendre visibles des choses trop souvent invisibles », explique Norbert Mouyal.
Durant une heure, les spectateurs sont emmenés dans les méandres et la complexité du burn-out professionnel. Les comédiennes, à travers des monologues ou dialogues imaginaires, retracent le parcours de Nelly. Jeune femme ambitieuse et animée d’un profond désir de bien faire, Nelly décroche avec fierté un poste de responsable de ressources humaines au sein d’une enseigne prestigieuse de sport.
Pleinement investie dans les (multiples) missions qui lui ont été confiées, toujours présente pour répondre aux sollicitations diverses des salariés dont elle assure le suivi, Nelly se retrouve écrasée par sa charge de travail, souffre d’un stress intense et, petit à petit, perd pied.
Les comédiennes évoquent les kilos en trop qui s’envolent, les douleurs cervicales, les maux d’estomac, les insomnies, les troubles de la mémoire, le corps qui envoie de multiples signaux d’alerte… et puis un jour, l’incapacité physique d’aller au bureau et la tentation du suicide pour enfin se reposer.

« Le burn-out n’épargne aucune catégorie professionnelle. Il concerne particulièrement les professionnels du soin (40 % des médecins généralistes libéraux seraient touchés, selon différentes études), les enseignants, les agriculteurs, les managers… »

Comment se reconstruire ?

 

Nelly ressent le besoin vital de rembobiner le fil des événements pour comprendre l’enchaînement qui l’a conduit au burn-out. Qui est responsable de cette explosion en pleine ascension professionnelle ? Nelly montre que les responsabilités sont multiples et entremêlées : elle-même et sa difficulté à dire non, à déconnecter, à prendre au sérieux les arrêts maladie de son médecin de famille, mais aussi ses managers, distants géographiquement et qui n’ont pas su ou pas voulu entendre ses appels à l’aide, mais aussi le système, l’organisation de l’entreprise dans son ensemble.
Mais après la déflagration, violente, comment se reconstruire ? Par la connaissance de soi, de ses limites et par la capacité à savoir dire stop. A l’issue de la représentation, un débat est lancé avec le public composé de DRH, de managers, de dirigeants, de coachs, etc.

Lire la suite sur le site internet du journal Le Monde : http://lemonde.fr/emploi/article/2016/06/16/le-burn-out-sous-les-feux-de-la-rampe_4951633_1698637.html

mercredi 15 juin 2016

Éduquer à la sexualité pour réduire les inégalités

Le Haut conseil à l’égalité fait trente recommandations pour améliorer l’éducation des jeunes à la sexualité.

Les dispositifs en place pour l’éducation sexuelle des jeunes sont encore trop peu nombreux.
Les dispositifs en place pour l’éducation sexuelle des jeunes
sont encore trop peu nombreux. / Iakov Filimonov/JackF - Fotolia
 
Le Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE) a rendu mercredi 15 juin un rapport sur la sexualité des jeunes à Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’éducation nationale et à Laurence Rossignol, ministre des familles, de l’enfance et des droits des femmes. Il avait été chargé l’été dernier d’identifier les outils permettant d’améliorer les dispositifs d’éducation à la sexualité.

La loi du 4 juillet 2001 prévoyait de créer trois séances annuelles d’éducation à la sexualité dans tous les établissements scolaires. Quinze ans plus tard, sa mise en œuvre demeure encore « parcellaire, inégale selon les territoires car dépendante des bonnes volontés individuelles », selon le HCE. Son étude menée sur 3 000 établissements révèle qu’un quart des écoles n’ont pas mis en place ces ateliers.

Inégalités persistantes

Les personnels de l’éducation nationale sont également peu formés sur ces questions, et se heurtent au manque de moyens financiers et à la difficile gestion des emplois du temps. Le rapport observe par ailleurs « une difficulté à reconnaître la sexualité des jeunes et à en parler de manière sereine et équilibrée », qui aboutit à une approche de la sexualité « le plus souvent sanitaire, restrictive et moralisatrice. »
« Les jeunes hommes sont valorisés selon une norme de virilité et notamment une appétence supposée naturelle pour la sexualité, les jeunes femmes subissent la double injonction de devoir se montrer désirables mais ’respectables’ », souligne encore le rapport.
Ces dernières sont particulièrement touchées par le harcèlement via les réseaux sociaux, dans les transports, ainsi que par les violences au sein du couple. Selon un sondage Ipsos réalisé en 2014 auprès de 500 jeunes, en Île-de-France, une lycéenne sur quatre a déclaré avoir été victime d’humiliations et de harcèlements en ligne, concernant notamment son apparence physique ou son comportement sexuel ou amoureux.

Une politique interministérielle

Le HCE préconise donc de bâtir « une véritable politique interministérielle d’éducation à la sexualité, suivie, évaluée et dotée des moyens adéquats, en lien avec les associations et acteur (trice) s de terrain » et adresse trente recommandations au gouvernement.
Parmi celles-ci, le lancement d’une enquête nationale sur les comportements, les pratiques, les sources d’information et les représentations des jeunes en matière de sexualité. La dernière enquête d’envergure sur ce sujet remonte en effet à 1995. Le HCE propose également de recenser sur un même site l’ensemble des structures pouvant délivrer des informations fiables aux jeunes, afin d’éviter qu’ils se tournent vers des informations erronées présentes sur Internet.

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La Croix, 15/06/2016.
Article global en ligne : http://www.la-croix.com

mardi 14 juin 2016

Journée mondiale des donneurs du sang : l'EFS vous attend !

Près de 3 millions de dons sont recueillis chaque année par l’Établissement Français du Sang (EFS) grâce aux sites de prélèvement et aux collectes mobiles. Mais en ce début juin 2016, les réserves sont insuffisantes. Pour la Journée mondiale des donneurs de sang (JMDS) le 14 juin prochain, l'EFS demande donc à tous les citoyens de se mobiliser pour un geste solidaire essentiel et précieux : le don du sang.

poches de sang
En 2015, 69 505 dons ont été collectés lors de la semaine de la JMDS

Mise en œuvre en France en 2006 à l'initiative de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la Journée mondiale des donneurs de sang (JMDS) incite les « non donneurs » à effectuer ce geste altruiste et remercie les donneurs réguliers qui se mobilisent chaque année. En 2015, 1 645 325 donneurs, dont plus de 300 000 nouveaux participants, l'ont fait, et pour l'édition 2016, au moins 30 000 dons supplémentaires sont attendus. Plus de 300 collectes sont ainsi organisées à cet effet du 13 au 19 juin sur l'ensemble du territoire… On compte sur vous pour ne pas manquer l'occasion d'effectuer cette bonne action !
114 malades sont soignés chaque heure grâce aux dons du sang

Je donne mon sang : mode d'emploi !

Quelles sont les conditions pour donner son sang ?

Pour participer au don du sang, il faut être âgé entre 18 et 70 ans et peser plus de 50 kg. Puis, lors de l'entretien individuel de prédon, il faut être reconnu apte par un professionnel de santé. Dès lors, vous pouvez donner votre sang. Il faut cependant respecter un délai d'au moins 8 semaines entre deux dons. De plus, sachez que les femmes peuvent donner leur sang jusqu'à 4 fois par an et les hommes jusqu'à 6 fois.

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Infirmiers.com, 14/06/2016.
Article global en ligne : http://www.infirmiers.com

lundi 13 juin 2016

Cancer: la réparation de l'ADN, nouvelle voie d'attaque

Des molécules empêchent les cellules cancéreuses de corriger les erreurs dans leur matériel génétique endommagé. 

 
Un essai clinique en cours sur des patientes touchées par un cancer des ovaires est en train de démontrer l'efficacité d'une nouvelle approche pour tuer les tumeurs. La molécule olaparib, développée par le laboratoire américain AstraZeneca sous le nom de Lynparza, vise à perturber les mécanismes de réparation de l'ADN des cellules cancéreuses.
«La réparation des erreurs dans l'ADN est un processus absolument vital pour notre organisme, qui subit chaque jour des mutations dans certaines cellules sous l'action de toxiques externes comme la radioactivité, les UV, ou la fumée du tabac», explique le Dr Susan Galbraith, responsables des approches innovantes en cancérologie chez AstraZeneca. Mais les plus grosses utilisatrices de ces réparations d'ADN sont les cellules cancéreuses, dont la réplication rapide et incontrôlée entraîne de nombreuses erreurs dans les mécanismes de copie de leur matériel génétique. Lorsqu'on empêche la correction des erreurs, les anomalies s'accumulent dans les cellules tumorales, qui deviennent incapables de fonctionner correctement et finissent par mourir.
L'olaparib empêche le fonctionnement d'une voie de réparation du matériel génétique appelée PARP, qui ressoude entre eux les brins d'ADN cassés. C'est une cible intéressante en cancérologie car elle est déficiente dans toutes les formes de cancers liées aux mutations héréditaires du gène BRCA, celles-là mêmes qui avaient poussé Angelina Jolie à subir une double mastectomie. Les cellules non tumorales peuvent avoir recours à d'autres voies de réparation, ce qui leur permet d'être infiniment moins affectées par le médicament.
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Le Figaro santé, 07/06/2016.
Article en ligne : http://sante.lefigaro.fr/actualite/2016/06/07/25069-cancer-reparation-ladn-nouvelle-voie-dattaque

samedi 11 juin 2016

Quiz : avez-vous le niveau bac en français ?

Le bac français 2016, officiellement baptisé épreuve anticipée de français pour les élèves de 1ere, a lieu vendredi 17 juin. Pour vous y préparer ou tout simplement vérifier vos connaissances en grammaire et orthographe, Sylviane Pons, professeur certifiée hors-classe de lettres classiques, a élaboré l’année dernière le quiz ci-dessous, à partir des erreurs rencontrées dans les copies de ses élèves.

Il est suivi de la (savoureuse) introduction proposée par cette examinatrice aux épreuves anticipées de français du bac depuis près de trente ans, enseignante au lycée militaire de Saint-Cyr-l’Ecole. Nous vous proposons de le (re) découvrir cette année :


Orthographe et grammaire : êtes-vous prêts pour le bac ?

L'épreuve de français du baccalauréat 2015 débutera vendredi 19 juin à 8 heures. Avant de vous lancer dans le grand bain, Sylviane Pons, professeure de français au lycée militaire de Saint-Cyr, vous a préparé un quiz sur les difficultés du français en se basant sur les erreurs récurrentes que font ses élèves. Une bonne occasion de se préparer en testant ses compétences en orthographe.

Participez au quizz du site internet du Journal Le Monde en cliquant ici : http://lemonde.fr/bac-lycee/article/2016/06/11/quiz-avez-vous-le-niveau-bac-en-francais_4948459_4401499.html