jeudi 21 septembre 2017

DOC BI MENSUEL Gazette Santé Social N°40 du 21 septembre au 4 octobre 2017

Retrouvez et téléchargez le bulletin numérique de revue de presse DOC BIMENSUEL Gazette santé social N°40 du DPFI de Lormont qui présente l'actualité dans les domaines de la santé publique, des professionnels de santé, du droits des patients, des inégalités sociales et de santé du 21 septembre au 4 octobre 2017 via ce lien : 
 
 

mercredi 20 septembre 2017

Le sentiment de pauvreté augmente, en particulier chez les seniors

Selon le 11e Baromètre annuel Secours populaire français-Ipsos, si plus d’un Français sur trois dit avoir déjà fait l’expérience de la pauvreté, la situation semble encore plus préoccupante pour les personnes âgées, y compris lorsqu’elles sont encore en situation de travailler. En cause, des petites retraites et des parcours professionnels plus hachés. Les Français, qui fixent le seuil de pauvreté subjectif moyen à 1 113 euros en 2017 pour un Smic à 1 149 euros, sont de plus en plus nombreux à avoir le sentiment de ne plus pouvoir y arriver…

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© Stanislau_V-Fotolia


Le sentiment de précarité s’accroît dans la société française, et en particulier chez les seniors. C’est la triste constatation du onzième Baromètre annuel Secours populaire français-Ipsos. Il montre que 37 % des Français, et même la moitié des seniors, ont déjà fait dans leur vie l’expérience de la pauvreté.
C’est, par exemple, le cas de Djamila, habitante de Drancy, qui, à 73 ans, explique qu’elle a un loyer de 700 euros pour une retraite de 750 euros ; avec un faible reste à vivre, elle a dû payer ses soins dentaires en plusieurs fois. C’est aussi le cas de Charlotte, bouquiniste sur les quais de Seine, qui, à 70 ans, continue de travailler pour survivre ; elle mange tous les jours dans son restaurant Émeraude, un établissement à bas coût mis en place à Paris pour les plus de 60 ans.

Plus personne n’est à l’abri

« De telles situations ne sont plus exceptionnelles. Aujourd’hui, 57 % des Français disent qu’ils ont été à un moment sur le point de basculer dans la pauvreté (et c’est arrivé pour 37 % du total). Ce sentiment de ne plus y arriver s’est élevé de plus de 10 points par rapport à notre premier baromètre. 84 % des Français estiment que le risque de précarité sera encore plus grand pour les générations à venir. Il y a quelques années, ce sentiment de précarité était surtout visible chez les ouvriers et les agriculteurs. Il se répand maintenant chez les employés. Plus personne n’est à l’abri de la précarité, en cas d’accident de la vie », affirme Étienne Mercier, co-directeur du département Opinion d’Ipsos.


lundi 18 septembre 2017

La PMA en 8 questions

L’ouverture de la procréation médicalement assistée à toutes les femmes sera proposée dans le cadre de la révision de la loi de bioéthique, en 2018.




  • La PMA est déjà légale en France mais seulement pour les couples hétérosexuels (au contraire de la GPA totalement interdite).
  • Le gouvernement souhaite étendre le dispositif à toutes les femmes, incluant donc les couples homosexuels.
  • En 2015, 24 839 enfants sont nés d’une PMA.
La secrétaire d’Etat à l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a annoncé mardi 12 septembre que l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes sera proposée dans le cadre de la révision de la loi de bioéthique, en 2018. Une véritable révolution.

1 - Que signifie PMA ?

Que l’on parle de « procréation médicalement assistée » (PMA) ou d’« assistance médicale à la procréation » (AMP), cela désigne les techniques médicales consistant à manipuler spermatozoïdes et/ou ovules pour aboutir à une fécondation et concevoir un enfant.

La PMA comprend deux techniques :
  • l’insémination artificielle : on introduit artificiellement le sperme dans l’utérus de la femme pour féconder son ovule ;
  • la fécondation in vitro (FIV), qui consiste à recueillir ovules et spermatozoïdes, à procéder à une fécondation artificielle et, ensuite, à introduire les embryons obtenus dans l’utérus de la femme.

2 - Est-ce légal en France ?

24 839 enfants nés d’une PMA en 2015
Oui, mais seulement pour les couples hétérosexuels dont l’infertilité est médicalement constatée. En 2015, ce dispositif a concerné 24 839 enfants, soit 3,1 % des naissances, selon le dernier rapport de l’Agence de biomédecine, publié ce jeudi. Contrairement à ce que peuvent dire certains de ses détracteurs, l’assistance médicale à la procréation n’a pas vu ses activités exploser sous le coup d’un changement de mentalité.

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Le Monde, 14/09/2017.
Article intégral en ligne : http://www.lemonde.fr

samedi 16 septembre 2017

Plus d'un Français sur trois a connu la pauvreté

 Selon le baromètre Ipsos-Secours populaire diffusé ce jeudi, 37% de la population a déjà fait l'expérience de la pauvreté et 20% a cru être sur le point de connaître une telle situation. L'association y voit le signe que la pauvreté s'enracine, notamment chez les seniors.

Seule une minorité de la population n'a jamais craint de tomber dans la pauvreté. C'est l'enseignement livré par les derniers chiffres du baromètre Ipsos-Secours Populaire, réalisé chaque année pour l'association depuis dix ans.


D'après l'enquête menée cette année, plus d'un Français sur deux indique avoir connu ou avoir eu peur d'être sur le point de connaître une situation de pauvreté. Les chiffres publiés, que l'association juge «dramatiques», traduisent une tendance visible depuis plusieurs années: les difficultés financières sont ressenties de plus en plus durement, jusqu'à renoncer à des dépenses essentielles, et la crainte vis-à-vis de l'avenir s'accroît. Voici cinq enseignements à retenir de ces résultats pour l'année 2017.

Plus d'un tiers des Français a expérimenté la pauvreté

En 2017, 57% des sondés déclarent ainsi s'être dit, au cours de leur vie, qu'ils étaient «sur le point de connaître une situation de pauvreté» s'être trouvés menacés par la pauvreté. Ils étaient 55% en 2016 et 52% en 2015.

Dans le détail, en 2016, plus d'un tiers (37%) des Français font part de cette crainte en indiquant avoir déjà connu une telle situation et un sondé sur cinq indique avoir craint de connaître une telle situation sans l'avoir en réalité expérimentée.

Un chiffre illustre cette précarité ressentie par de plus en plus de Français: un sur cinq indique vivre à découvert, faute de pouvoir boucler le budget mensuel en étant à l'équilibre (11%) ou en ayant des difficultés telles que la crainte de basculer dans la précarité s'installe (8%). Ces chiffres «apportent la preuve de l'immense détresse à laquelle sont confrontés de plus en plus de Français», estime le Secours populaire.

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Le Figaro, 14/09/2017.

Article intégral en ligne : http://www.lefigaro.fr

jeudi 14 septembre 2017

Santé : deux nouvelles catégories de consultations créées à partir du 1er novembre

Les tarifs, 46 et 60 euros, de ces nouvelles classes de consultations ont été publiés au « Journal officiel » jeudi.

La nouvelle convention médicale signée en août 2016 entre les syndicats de médecins et l’Assurance-maladie a fait apparaître deux nouvelles catégories de consultations chez les médecins généralistes et spécialistes, dont les tarifs viennent d’être publiés au Journal officiel. Elles ont été créées pour prendre en charge des actes plus longs et plus complexes et entreront en vigueur le 1er novembre.

  • La consultation « complexe » à 46 euros
La consultation « complexe » sera facturée 46 euros. Elle concernera plusieurs pathologies et certains rendez-vous de prévention. Seront concernées les séances de prise en charge des enfants en risque avéré d’obésité, tout comme les soins aux nouveau-nés nécessitant un « suivi spécifique » par le pédiatre, de la naissance à vingt-huit jours. Pour les jeunes filles de 15 à 18 ans, la première consultation pour obtenir une contraception, ou en prévention des maladies sexuellement transmissibles, rentrera dans cette catégorie.
Les troubles graves du comportement alimentaire, la tuberculose, l’asthme, les pathologies oculaires graves notamment entrent également dans cette catégorie et verront la consultation majorée de 16 euros, soit 62 euros.
  • La consultation « très complexe » à 60 euros
Elle concernera les malades rénaux chroniques en vue d’une greffe rénale, les malformations congénitales graves, les consultations d’annonce de cancer, les maladies graves du fœtus. Son tarif sera de 60 euros.
  • Les consultations longues majorées
Les visites à domicile sont réévaluées, quand elles concernent certains patients atteints de maladies neuro-dégénératives, comme la maladie de Parkinson ou d’Alzheimer. Le médecin traitant devra facturer 70 euros au lieu des 56 euros aujourd’hui, et pourra réaliser cette visite trois fois par an, contre une seule visite annuelle précédemment.
Les remboursements seront toujours pris en charge à hauteur de 70 % par l’Assurance-maladie et à 100 % pour les personnes atteintes d’affections de longue durée.

Le Monde, 14/09/2017.

mardi 12 septembre 2017

Les questions que vous vous posez sur la réforme du code du travail

Une manifestation nationale est organisée mardi contre les ordonnances présentées par le gouvernement Philippe. Que contiennent-elles et qu’est-ce qui va changer ?

La réforme du code du travail est un projet complexe, qui suscite de nombreux commentaires et interprétations. Que contient le texte ? Qu’est-ce qui va changer pour les salariés français ? Les Décodeurs proposent de répondre aux questions les plus fréquentes des lecteurs :

    • Comment s’appelle exactement cette nouvelle réforme : « loi travail », « loi Pénicaud », « loi travail XXL » ?

    Premier gros chantier du quinquennat d’Emmanuel Macron, la réforme s’inspire directement de son programme de campagne, où elle est présentée comme une opportunité pour les entreprises et les salariés de « négocier au plus près du terrain » et de « lever les freins à l’embauche en CDI ».
    Elle se situe dans la continuité de la loi relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels, communément appelée « loi travail » ou « loi El Khomri », qui avait été adoptée à la fin du quinquennat de François Hollande, malgré une vive opposition syndicale et politique.
    Cette nouvelle réforme est désormais portée par Muriel Pénicaud, mais elle n’est que rarement présentée comme la « loi Pénicaud ». Ses détracteurs l’ont renommée « loi travail XXL », considérant qu’elle amplifie la réforme précédente. Techniquement, elle a pris la forme d’ordonnances (« pour faciliter le dialogue social », selon le gouvernement) plutôt que d’une loi discutée au Parlement. Pour rester descriptifs, nous avons choisi de la qualifier de « réforme du code du travail ».
    • Pourquoi faire passer la loi par ordonnances ?

    L’objectif est de gagner du temps et d’éviter des crispations politiques. Emmanuel Macron ne souhaite pas revivre le long et périlleux feuilleton de la loi El Khomri. Alors que les premières orientations avaient été dévoilées dès février, le texte avait provoqué une douzaine de manifestations d’ampleur tout au long du printemps et provoqué tant de dissensions à l’Assemblée nationale qu’il avait dû être adopté par la procédure du 49-3 fin juillet – soit plus de cinq mois de crise.
    Les ordonnances accélèrent la procédure en contournant le débat parlementaire. Il se déroule tout de même en plusieurs étapes. L’Assemblée nationale et le Sénat ont voté début août une loi d’habilitation qui autorise le gouvernement à légiférer par ordonnances sur la réforme du travail. Le contenu des textes (disponible sur le site du gouvernement) a été rendu public le 31 août. Les ordonnances doivent être adoptées en conseil des ministres le 22 septembre et seront alors applicables. Mais ce n’est qu’après avoir été ratifiées par le Parlement, probablement en octobre, qu’elles deviendront une véritable loi.
    Parallèlement, le gouvernement a lancé une concertation avec les syndicats et le patronat durant l’été pour les associer à la préparation de la réforme, davantage que pour la loi El Khomri. Ce qui n’empêchera pas la contestation dans la rue : la CGT a appelé à une manifestation le 12 septembre, alors que La France insoumise organise son propre défilé le 23 septembre.
    • Qu’est-ce qui change par rapport à la loi El Khomri ?

    L’esprit reste le même : développer une « flexisécurité » du marché du travail en se rapprochant du modèle danois. Il s’agit de donner plus de souplesse aux entreprises en termes d’embauches et de licenciements (la « flexibilité »), tout en accordant plus de droits au travailleur en termes d’indemnisation du chômage ou de formation (le volet « sécurité »).
    Plusieurs points qui figuraient dans la première version du projet de loi El Khomri avaient été abandonnés dans le texte final sous la pression des syndicats, notamment le plafonnement des indemnités prud’homales (comme nous l’avions détaillé dans cet article) ou la possibilité pour une multinationale de procéder à des licenciements économiques en France même si leur maison mère est en bonne santé financière.
    Concernant la hiérarchie des normes, la loi El Khomri avait opéré un premier bouleversement, en faisant primer les négociations au niveau des entreprises sur celles des branches professionnelles, uniquement sur la question du temps de travail. Le nouveau texte étend le champ des négociations possibles au niveau des entreprises, tout en limitant ce qui relève de l’accord de branches.
    Enfin, d’autres mesures nouvelles ont été introduites, comme la rupture conventionnelle collective, qui devient une version moins contraignante pour l’employeur du plan de départ volontaire, ou la fusion de différentes instances de représentation du personnel.
    • C’est quoi exactement « inverser la hiérarchie des normes » ?

    La « hiérarchie des normes » est un principe d’organisation juridique pyramidal : chaque texte doit être conforme ou compatible avec des règles d’un ordre supérieur. La Constitution ne doit pas être contraire à un traité international signé par le pays (bien que certains juristes s’opposent sur ce point), une loi doit être conforme à la Constitution, un décret ou un contrat doit respecter la loi…
    Cette notion s’applique aussi pour le code du travail. Régi par la loi, il prime sur les accords de branches (négociés par les représentants d’un secteur d’activité, comme la métallurgie), qui eux-mêmes ont plus de force qu’un accord d’entreprise, et que le contrat de travail. En principe, un accord de niveau inférieur ne peut pas être « moins disant », c’est-à-dire moins favorable au salarié, que le niveau supérieur.
    Mais pour favoriser la souplesse au niveau des entreprises, des dérogations avaient déjà été introduites par plusieurs lois, notamment en 2004 et 2008, en conservant le principe d’éviter les dispositions moins disantes pour les salariés. En 2016, la loi El Khomri est allée plus loin, car elle permet qu’un accord d’entreprise sur le temps de travail soit moins favorable que l’accord signé par la branche professionnelle.
    • Qu’est-ce qui sera négocié au niveau des branches et au niveau des entreprises ?

    En présentant sa réforme à l’Assemblée en juillet, Muriel Pénicaud s’est défendue d’inverser la hiérarchie des normes mais a expliqué qu’« on clarifie ce qui est du champ de la loi – droits et principes fondamentaux – et ce qui n’a pas lieu d’être défini dans la loi ». Désormais, la primauté de l’accord de branche n’est plus la règle mais l’exception. On distingue trois cas de figure :
    • dans 11 domaines, la branche aura forcément la primauté : salaires minima, classifications professionnelles, pénibilité, égalité hommes-femmes, période d’essai, temps partiel, prévoyance, mutualisation des fonds paritaires et de la formation professionnelle, modalités du CDD et recours aux CDI d’opération. Comme le détaille Libération, certains de ces domaines « redescendent » d’un cran dans l’échelle des normes car ils étaient jusqu’à présent gérés par le code du travail, sans dérogation possible.
    • dans 4 domaines, les branches peuvent choisir de faire primer leurs accords sur les accords d’entreprise : prévention des risques professionnels, insertion des handicapés, primes pour travaux dangereux, nombre de représentants syndicaux.
    • pour tout le reste, des accords d’entreprises peuvent désormais primer sur le code du travail, même s’ils sont moins avantageux pour les salariés.
    • Pourquoi le plafonnement des indemnités prud’homales est si important ?

    Lorsqu’un salarié estime qu’il a été licencié « sans cause réelle et sérieuse », autrement dit qu’il juge le licenciement abusif, il peut saisir le conseil des prud’hommes. Si aucun accord n’est trouvé, cette juridiction étudie le dossier et fixe l’indemnité que touchera le salarié si la faute de son employeur est retenue. Son montant peut varier en fonction de la situation, de la gravité des faits, avec une marge d’appréciation laissée au tribunal. Le recours aux prud’hommes reste rare (moins de 150 000 cas par an, soit 8 pour 1 000 salariés), mais c’est l’endroit où les salariés peuvent se défendre s’ils s’estiment lésés.

    Le Monde, 12/09/2017.
    Article intégral en ligne : http://www.lemonde.fr

    lundi 11 septembre 2017

    Pourquoi nous consommons de moins en moins de viande

    Depuis 1990, la consommation de viande, en France, connaît une baisse générale, sauf celle de volaille, qui augmente. Pierre Sans, chercheur associé à l’INRA-Aliss (alimentation et sciences sociales), explique pourquoi.

     
    Tendance végane de plus en plus présente, scandale à répétition dans les abattoirs, crises sanitaires ou recherche d’une meilleure santé… ? La filière viande est en crise, même si les professionnels du secteur croient encore en l’avenir de la viande. Les chiffres de la consommation de viande indiquent, eux, une baisse générale, en France, depuis 1990. Seule la consommation individuelle de volaille connaît une forte hausse. Comment expliquer une telle tendance ?


    Pour Pierre Sans, chercheur associé à l’INRA-Aliss (alimentation et sciences sociales) d’Ivry-sur-Seine et enseignant à l’Ecole nationale vétérinaire de Toulouse, ce changement de comportement alimentaire s’explique par une conjonction de plusieurs facteurs. « S’il est difficile de déterminer une unique cause à l’origine de la baisse de la consommation de viande en France depuis une vingtaine d’années, il est en revanche possible d’identifier trois paramètres responsables de ce phénomène. »

    Nombre d’abattoirs en France en 2015
    Nombre d’abattoirs en France en 2015 Infographie Le Monde
    Si les Français consomment aujourd’hui moins de viande qu’il y a vingt ans, « c’est d’abord à cause de la hausse de son prix », explique Pierre Sans. Et pour cause, les tarifs des produits carnés, en particulier ceux issus des espèces bovines (bœufs, vaches) et ovines (moutons, agneaux), ont considérablement augmenté depuis les années 1990, comme l’indiquait le rapport de France AgriMer en 2015.

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    Le Monde, 12/09/2017.