jeudi 5 octobre 2017

DOC BI MENSUEL Gazette Santé Social N°41 du 5 au 18 octobre 2017

Retrouvez et téléchargez le bulletin numérique de revue de presse DOC BIMENSUEL Gazette santé social N°41 du DPFI de Lormont qui présente l'actualité dans les domaines de la santé publique, des professionnels de santé, du droits des patients, des inégalités sociales et de santé du 5 au 18 octobre 2017 via ce lien : 

Désamour du travail : l’autre face du burn-out

Les besoins affectifs au travail, trop souvent déniés, peuvent mener à une crise personnelle profonde.


Votre travail, vous l’aimez depuis toujours. La mission qui vous incombe, la créativité qu’il requiert, les objectifs qu’il vous propose, tout vous va. Seulement voilà, depuis quelques mois ou même quelques années, c’est comme si votre activité perdait de son charme. Le contexte y est pour beaucoup: vos collègues vont déjeuner sans vous au restaurant d’entreprise… Tout en vous reprochant de ne pas vous intégrer. Vos compétences sont considérées comme «hautes» par votre hiérarchie, mais jamais on ne vous dit que vous avez bien travaillé; on vous demande en revanche de respecter des procédures de plus en plus rigides, et si vous posez des questions, on vous rétorque en haussant les épaules «Qu’est-ce que tu es négatif(ve)!». Alors, peu à peu, votre dose de stress augmente et vous vous rendez au travail avec anxiété. 

Désamour du travail: l’autre face du burn-outDésamour du travail: l’autre face du burn-outDésamour du travail: l’autre face du burn-out

Cette forme de désamour professionnel, la journaliste Danièle Laufer l’a vécue. Elle en raconte les conditions et les effets les plus délétères dans un récit subtil, acéré, jamais condamnateur: Le Tako Tsubo, un chagrin de travail (Éd. LLL). Neuf ans de difficultés relationnelles insidieuses dans un groupe de presse se sont achevés aux urgences en cardiologie. Là, on lui parle d’abord d’infarctus. Mais on découvre qu’elle souffre d’un «tako tsubo», une pathologie cardiaque bien étrange - le ventricule gauche se dilate et reprend sa forme au bout de quelques heures - qu’on a traduit par «le syndrome du cœur brisé».
«Je n’étais pas une cadre surchargée de responsabilités, je voulais tenir parce que j’aimais profondément mon travail, je me sentais privilégiée, même si je n’étais pas très bien payée»  
Danièle Laufer
Le burn-out est évoqué. Mais la journaliste préfère parler de «chagrin»: «Je n’étais pas une cadre surchargée de responsabilités, je voulais tenir parce que j’aimais profondément mon travail, je me sentais privilégiée, même si je n’étais pas très bien payée. Je ne me vivais pas non plus comme une victime ou un bouc émissaire. Tous mes proches, mes amis, me disaient “arrête”, mais moi je me sentais comme une guerrière qui faisait face… Et a perdu.»

Source : Le Figaro, 04/10/2017.

mercredi 4 octobre 2017

Perturbateurs endocriniens, quels impacts sur l’enfant à naître ?

ENTRETIEN. Une étude de l’Inserm met en évidence des corrélations entre l’exposition à certains phénols et phtalates durant la grossesse et des troubles du comportement chez l’enfant entre 3 et 5 ans.

 Source : Lacroix.com.
Article intégral en ligne : https://www.la-croix.com

Fin de vie, que permet la loi française pour abréger les souffrances ?

Le décès par euthanasie de l'écrivaine Anne Bert, lundi 2 octobre en Belgique, met en lumière les limites de la loi française du 2 février 2016 pour abréger les souffrances. Décryptage.


Que dit la loi Claeys-Leonetti du 2 février 2016 sur la fin de vie ?

La loi créant de nouveaux droits pour les personnes en fin de vie Téléchargeable pose le principe suivant : toute personne a droit à une fin de vie digne et apaisée. Cependant elle prévoit des barrières : directives anticipées, décisions collégiales etc. et est réservée aux malades en phase terminale. A comparer avec la loi belge à télécharger dans Infos + ci-dessous.

Qu’est-ce que ça veut dire ?


Ca veut dire que les professionnels de santé mettent en œuvre tous les moyens à leur disposition pour que ce droit soit respecté. Il s’agit en fait de soins palliatifs jusqu’à la sédation profonde et continue (substances anti-douleur qui endorment le patient), et non d’euthanasie active ou de suicide assisté interdits en France.
Pour garantir l’accès à tous aux soins palliatifs sur l’ensemble du territoire, il est prévu une formation spécifique obligatoire pour les étudiants en médecine, les médecins, les infirmiers, les aide-soignants, les aides à domicile, les pharmaciens et les psychologues cliniciens.
Sous réserve de la prise en compte de la volonté du patient par directives anticipées, les traitements sont suspendus ou ne sont pas entrepris quand ils n’ont que pour seul effet un maintien artificiel de la vie et apparaissent inutiles ou disproportionnés.

Dans quels cas la sédation profonde est appliquée ?

- lorsque le patient atteint d’une affection grave et incurable et dont le pronostic vital est engagé à court terme présente une souffrance réfractaire aux traitements,
- lorsque la décision du patient atteint d’une affection grave et incurable d’arrêter un traitement engage son pronostic vital et est susceptible d’entraîner une souffrance insupportable,
- lorsque le patient ne peut pas exprimer sa volonté et, au titre du refus de l’obstination déraisonnable, dans le cas où le médecin arrêt un traitement de maintien en vie, celui-ci applique une sédation profonde et continue provoquant une altération de la conscience maintenue jusqu’au décès, associée à une analgésie.
A la demande du patient, la sédation profonde et continue peut être mise en œuvre à son domicile.

L'Humanité, 03/10/2017.

lundi 2 octobre 2017

Comment mesurer la pauvreté ?

Être pauvre, c’est disposer de peu. Définir la pauvreté revient à définir ce que représente ce « peu » : peu par rapport à quoi ? Pour cela, il existe plusieurs méthodes. Les explications de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.


Pour mesurer la pauvreté et son évolution, quatre méthodes sont les plus couramment utilisées : la première s’appuie sur un niveau de revenu (le seuil de pauvreté) défini par rapport au niveau de vie général de la population ; la seconde, sur le fait de recevoir une allocation de revenu minimum ; la troisième, sur des critères de privation en termes de conditions de vie ; et la dernière, sur la définition d’un train de vie minimum (pauvreté absolue).


La pauvreté relative au niveau de vie médian  

Dans la plupart des pays riches, le « peu » s’applique au niveau de vie : on est pauvre parce que l’on vit avec beaucoup moins d’argent que la moyenne. En fait, pas exactement la moyenne, mais la « médiane ». La moyenne prend en compte les revenus de toute la population divisés par le nombre de personnes, ce qui présente un inconvénient : un petit nombre de personnes très riches tirent la valeur de la moyenne vers le haut, sans que ce soit très significatif du niveau de vie global. D’où l’utilisation de la médiane qui est la valeur du niveau de vie pour laquelle autant de personnes gagnent plus et autant gagnent moins, elle sépare la population en deux. Quelques « hyper-riches » ne modifient pas le revenu médian   de la population.

Pour définir la pauvreté, reste à déterminer la distance à ce niveau de vie médian  . Pour cela on décide arbitrairement d’un seuil exprimé en pourcentage de ce niveau de vie. En Europe, le plus souvent, on utilise le seuil à 60 % du niveau de vie médian   (après impôts et prestations sociales). En France, le niveau de vie médian   est de 1 692 euros mensuels pour une personne seule en 2015. Le seuil de pauvreté à 60 % est donc de 1 015 euros (60 % de 1 692). Tous ceux qui vivent avec moins de 1 015 euros par mois sont considérés comme pauvres.

Le calcul n’est pas terminé. Avec 1 015 euros, on ne vit pas de la même façon si on est seul ou au sein d’une famille avec trois enfants. Pour en tenir compte, l’Insee utilise un système de parts, comme pour un gâteau. Dans une famille, le premier adulte vaut une part entière, toutes les personnes de plus de 14 ans comptent pour une demi-part et les moins de 14 ans pour 0,3 part. Chacun ne vaut pas une part entière car on fait des économies en vivant à plusieurs : nul besoin d’une cuisine ou d’une salle de bain par personne. Selon l’Insee, une personne seule est pauvre si elle perçoit moins de 1 015 euros par mois et un couple avec deux enfants en bas âge si ses ressources ne dépassent pas 2 132 euros (à 60 % du niveau de vie médian  ). L’institut décline ainsi des seuils pour tous les types de famille.
Pourquoi un seuil à 60 % ? On pourrait tout aussi bien décider que la pauvreté est définie par un seuil à 47 %, à 72 % ou à 83 %. Aucun ne serait plus juste ou plus « objectif » qu’un autre. Jusqu’à la fin des années 2000 en France, on utilisait celui à 50 %, soit 846 euros en 2015 pour une personne seule. Le choix du taux a un impact énorme : à 60 % du niveau de vie médian  , on compte près de neuf millions de pauvres ; à 50 %, on arrive à cinq millions. L’Observatoire des inégalités - comme l’OCDE - continue à utiliser le plus souvent (quand les données sont disponibles) le seuil à 50 %, car il estime qu’à 60 % on rassemble des populations trop différentes.

Ce n’est pas parce qu’il existe plusieurs seuils de pauvreté qui conduisent à des mesures différentes que « l’on peut faire dire ce que l’on veut aux chiffres », comme on l’entend dire trop souvent. En revanche, il faut avoir conscience que la statistique est une construction et qu’il faut utiliser ses outils en maîtrisant ce dont on parle, au risque, sinon, de porter des jugements erronés.

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Observatoire des inégalités : 28/09/2017.
Article intégral en ligne : https://www.inegalites.fr/Comment-mesurer-la-pauvrete

dimanche 1 octobre 2017

CONTRACEPTION Toujours moins de pilule

Quatre ans après, la « crise de la pilule » continue de faire effet sur les pratiques contraceptives féminines. Suite à la plainte d’une jeune femme contre un laboratoire, le ministère de la Santé avait décidé début 2013 de ne plus rembourser les pilules de troisième et quatrième générations.


A l’occasion de la journée mondiale de la contraception qui se déroule aujourd’hui, Santé Publique France a publié les données du « Baromètre santé 2016 ». Elle confirme le reflux progressif de la pilule. Si cette dernière reste le moyen le plus fréquent de contraception, elle n’était plus utilisée que par une femme sur trois en 2016, contre quatre sur dix en 2010. Cette baisse profite en premier lieu au stérilet (DIU), et secondairement au préservatif et à l’implant, dont les fréquence d’utilisation augmentent nettement sur la période. Les autres méthodes (patch/anneau, diaphragme, cape, retrait...) restent rares.

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Source : Alternatives économiques.
Article intégral en ligne : https://www.alternatives-economiques.fr

samedi 30 septembre 2017

Contraception : la pilule, oui, mais de moins en moins

Les dernières données de l'agence Santé publique France montrent que la désaffection envers la pilule contraceptive se poursuit, au profit notamment des dispositifs intra-utérins.

La contraception reste, en France, très largement médicalisée. C’est l’enseignement majeur de données passionnantes que révèle l’agence sanitaire Santé publique France (1), ce lundi matin, à l’occasion de la Journée mondiale de la contraception, le 26 septembre, et cinquante ans après la légalisation de la contraception en France par la loi Neuwirth.

Nos experts de santé publique se sont posé deux questions basiques : d’abord, quelles sont les méthodes utilisées par les femmes en France ? Ensuite, ces méthodes ont-elles évolué, et en particulier depuis la «crise des pilules» de 2012 où des centaines de plaintes avaient été déposées contre les pilules de troisième et quatrième générations en raison de leur risque éventuel de thrombose ?

Trio gagnant : pilule, préservatif et dispositif intra-utérin

De fait, dans les méthodes contraceptives, le trio gagnant reste le préservatif, la pilule et le DIU (dispositif intra-utérin). Il n’empêche qu’à l’intérieur de ce trio, il y a de fortes évolutions, directement liées aux polémiques sur les effets secondaires des pilules de dernière génération en 2012. Si la pilule reste le moyen contraceptif le plus utilisé, son utilisation continue de baisser : en 2010, 45% des femmes utilisaient la pilule comme moyen de contraception, elles ne sont plus que 40,5% en 2013, et 36,5% en 2016. Des données, plutôt très fiables, provenant d’une enquête auprès d’un échantillon de 15 216 personnes âgées de 15 à 75 ans. Et les analyses portent sur 4 315 femmes âgées de 15 à 49 ans concernées par la contraception.
Qu’en déduire ? Est-ce un mouvement de fond ? Ou une adaptation qui se poursuit ? Depuis cinquante ans, le paysage contraceptif a en tout cas fortement évolué, rappelle Santé publique France. Depuis 1967, avec la légalisation de la contraception, les méthodes se sont progressivement diversifiées (implant, patch, anneau vaginal…). Et les femmes ont désormais plus d’une dizaine de choix possibles. «Pour autant, bien que l’éventail de solutions se soit élargi, c’est un peu toujours le même schéma contraceptif qui demeure : le préservatif à l’entrée dans la sexualité, la pilule au moment de la mise en couple, remplacée par le DIU une fois le nombre d’enfants désirés atteint», note Santé publique France.
Comme l’écrivait déjà la spécialiste Nathalie Bajos, épidémiologiste à l’INSERM, en 2014, «le débat médiatique de fin 2012, début 2013 sur les pilules n’a pas entraîné de désaffection vis-à-vis de la contraception : parmi les femmes concernées, seules 3% d’entre elles n’utilisaient aucun moyen contraceptif en 2013, soit la même proportion qu’en 2010 ».

Un report vers le DIU

Si l’on reste sur l’usage de la pilule, son recul, donc, se poursuit et il est significatif, mais celle-ci reste toujours la méthode de contraception la plus utilisée, en particulier chez les moins de 25 ans. Pour autant, on assiste à un report vers d’autres méthodes. En 2017, «cette désaffection profite aux autres moyens de contraception, notamment au DIU (+6,9 points), au préservatif (+4,7 points) et à l’implant (+1,9 point)».
Dans cette évolution, «ce sont parmi les 20-29 ans que les plus grands changements sont observés depuis 2010». Quand on s’attarde sur les femmes de 20-24 ans, l’utilisation de la pilule diminue ainsi de façon progressive entre 2010 et 2016, le report se faisant au profit de différentes méthodes : le DIU dont l’utilisation a fortement augmenté entre 2010 et 2013 (+3,6 points), l’implant qui a fortement progressé entre 2013 et 2016 (+5,5 points).
Chez les femmes de 25 à 29 ans, la baisse importante de l’utilisation de la pilule entre 2010 et 2013 s’est faite largement au profit du DIU (+9,8 points) et du préservatif (+8,6 points). Les femmes de 25 à 29 ans utilisent désormais le DIU dans les mêmes proportions que les femmes de 30 à 34 ans en 2010. Pour devenir même ensuite le premier contraceptif utilisé.

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Libération, 25/09/2017.
Article intégral en ligne : http://www.liberation.fr/france/2017/09/25/contraception-la-pilule-oui-mais-de-moins-en-moins_1598677

 

jeudi 28 septembre 2017

Où en est l'accès à l'avortement dans le monde ?

Pour la Journée mondiale du droit à l'avortement, Le Figaro revient sur l'accès à l'interruption volontaire de grossesse. Un droit parfois bien fragile et accessible pour seulement 39,5% des femmes.

À l'occasion de la Journée mondiale pour le droit à l'avortement, des rassemblements sont organisés ce jeudi à Paris et dans 25 villes françaises, sous le slogan «les femmes décident». Des mouvements semblables se déroulent dans toutes les capitales européennes. Le Figaro dresse un état des lieux de cette pratique, généralisée en Occident mais encore interdite dans de nombreux pays.

• Dans le monde, 47.000 décès sont causés par des avortements non sécurisés

Entre 2010 et 2014, il y a eu 55,7 millions d'avortements par an dans le monde, ce qui représente un taux d'interruption volontaire de grossesse (IVG) d'environ 25%. Selon les chiffres de l'ONU et de l'ONG Guttmacher, 25,5 millions d'IVG sont non sécurisés. C'est-à-dire, d'après l'OMS, qu'il s'agit d'une interruption de grossesse pratiquée par des personnes non qualifiées ou dans un environnement non conforme aux normes médicales minimales. Ces avortements, effectués dans de mauvaises conditions, débouchent sur environ 47.000 décès par an.

En 2016, 39,5% des femmes ont eu un accès total à l'avortement à travers le monde. De nombreux pays en Afrique et en Amérique latine restreignent fortement cette pratique et une vingtaine d'entre eux l'interdise totalement. Des pays comme le Salvador ou le Suriname sont notamment dans le viseur de l'OMS pour leurs législations très sévères. Même en cas de viol ou d'inceste, une femme risque jusqu'à vingt ans de prison pour avoir mis un terme à sa grossesse. Le continent africain est également très restrictif, puisque seulement trois pays autorisent l'IVG sans restriction: le Malawi, la Tunisie et l'Afrique du Sud.

Si l'avortement est autorisé aux États-Unis, l'arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche inquiète les défenseurs de l'IVG. Depuis avril 2017, une loi autorise les États à interdire le transfert d'argent public à une clinique qui pratiquerait l'interruption volontaire de grossesse.

• En Europe, seuls Malte, l'Andorre et le Vatican interdisent totalement l'IVG

La majorité des pays membres de l'UE autorisent l'avortement sans restriction jusqu'à 10 ou 12 semaines de grossesse, 18 semaines en Suède et jusqu'à 24 semaines aux Pays-Bas et au Royaume-Uni.

Mais des pays ont des législations plus drastiques. En Pologne, l'avortement n'est permis qu'en cas de viol, d'inceste, de danger pour la vie de la mère ou de malformation irréversible du fœtus. À Chypre également, l'avortement est illégal et ne peut être pratiqué que si deux médecins certifient que la grossesse présente un risque pour la femme ou l'enfant à naître. Il est toléré en cas de viol et d'inceste.

L'IVG reste totalement prohibé à Malte où, en cas d'infraction, la peine encourue va de 18 mois à trois ans de prison. En-dehors de l'UE, deux États européens sont dans le même cas: l'Andorre et le Vatican.

Après des années de débat, le gouvernement irlandais a annoncé mardi l'organisation en 2018 d'un référendum sur l'avortement, actuellement illégal dans le pays sauf en cas de menace pour la vie de la mère. Le viol, l'inceste ou la malformation du fœtus ne sont pas des raisons légales d'avorter, et une telle intervention constitue un crime passible de 14 ans de prison.

En Pologne, le gouvernement a tenté de restreindre l'accès à l'IVG à l'automne 2016, tout comme Madrid en 2015. Si ces procédures n'ont pas abouti, elles témoignent d'un droit pour les femmes européennes encore fragile, d'après de nombreuses associations. Une pétition ayant reçu environ 20.000 signatures réclame une harmonisation du droit européen sur la question. Elle sera transmise jeudi au Parlement européen.

• En France, le nombre d'avortements en baisse depuis trois ans

En France, l'accès à l'IVG est dépénalisé depuis 1975. De nombreuses autres lois ont depuis été promulguées afin de protéger davantage les femmes qui y ont recours. En 2016, selon la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DRESS), 210.149 avortements ont été pratiqués en France, dont 197.777 en métropole.
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Le Figaro, 28/09/2017.
Article intégral en ligne : http://www.lefigaro.fr