dimanche 18 septembre 2016

Les douze étapes clés pour se préparer à un concours de la fonction publique

Les candidats aux concours de la fonction publique territoriale doivent remplir des conditions générales et, le plus souvent, des conditions propres à certains concours. Comment les préparer ? Comment s'y préparer ? Revue en détail.


Les concours de la fonction publique territoriale se répartissent en trois catégories (A, B ou C) et en trois types (concours externe, concours interne ou 3e concours). Le candidat peut suivre une préparation collective auprès d’organismes compétents en la matière, ou travailler individuellement à partir des annales des concours par exemple.
Sauf dérogation prévue par la loi, les fonctionnaires sont recrutés par concours. Le concours s’avère par conséquent le mode de recrutement de principe des fonctionnaires et repose sur le principe d’égal accès aux emplois publics.

01 – Connaître les différents types de concours (externe, interne, 3e concours)

Selon les candidats pour lesquels les concours sont ouverts, on distingue les concours externes, les concours internes et les concours dits « 3e
concours ».

Les concours externes sont ouverts aux candidats qui possèdent certains diplômes ou ayant suivi certaines études. Le niveau de diplôme varie selon la catégorie hiérarchique (A, B ou C) dont relève le cadre d’emplois.
Un candidat sans diplôme mais disposant d’une expérience professionnelle peut, lorsque la nature des fonctions le justifie, être admis à se présenter à un concours si son expérience conduit à une qualification équivalente à celle sanctionnée par le diplôme requis (lire la question n° 4, volet 2).
Par ailleurs, les concours internes consistent dans des concours sur épreuves. Ils sont réservés aux agents déjà en poste dans une administration ou une collectivité territoriale, dès lors qu’ils justifient d’une durée minimale de service et, le cas échéant, ont reçu une certaine formation. Les militaires, magistrats, les agents en fonctions dans une organisation internationale intergouvernementale peuvent également accéder à ces concours.
En outre, les concours internes sont ouverts aux candidats qui justifient d’une durée de services accomplis dans une administration, un organisme ou un établissement d’un Etat membre de la Communauté européenne ou d’un Etat partie à l’accord sur l’espace économique européen autre que la France, dont les missions sont comparables à celles des administrations et des établissements publics dans lesquels les fonctionnaires civils exercent leurs fonctions, et qui ont, le cas échéant, reçu dans l’un de ces Etats une formation équivalente à celle requise par les statuts particuliers pour l’accès aux cadres d’emplois considérés.
Les troisièmes concours sont ouverts pour l’accès à certains cadres d’emplois aux candidats qui justifient de l’exercice d’une activité professionnelle (dans le secteur privé, associatif) ou d’un mandat local pendant une durée déterminée. Ces concours sont des concours sur épreuves. Ils ne permettent l’accès qu’à certains cadres d’emplois, comme celui d’attaché territorial dans la filière administrative.
 (...)

Article intégral en ligne : http://www.lagazettedescommunes.com/458690/les-douze-etapes-cles-pour-se-preparer-a-un-concours-de-la-fonction-publique/?utm_source=flash-info-gdc&utm_medium=email&utm_campaign=flash-info-21-09-2016

vendredi 16 septembre 2016

Une personne sur sept sous le seuil de pauvreté en France : comment comprendre ce chiffre

Plus d’un million de personnes ont basculé sous le seuil de pauvreté en dix ans dans notre pays. Une information issue d’une étude de l’Insee et très reprise, mais qui demande quelques explications.
Comment détermine-t-on le seuil à partir duquel une personne est considérée en état de pauvreté ? En France – et en Europe – ce seuil représente 60 % du revenu médian ; et le revenu médian est celui qui partage la population en deux, une moitié gagne plus, l’autre moins. En 2014, ce revenu médian s’établissait à 1 679 euros mensuels pour une personne seule.


Jusqu’au début des années 2000, l’Insee privilégiait un taux à 50 % du revenu médian pour établir le seuil de pauvreté, indique l’Insee, contacté par Le Monde, suivant les indicateurs de Laeken. Mais, depuis, l’institut a suivi Eurostat, l’organisme européen des statistiques, et s’est calé sur les 60 % de ses voisins européens, tout en publiant toujours les statistiques avec son ancien taux.


1 008 euros, quand le smic s’élève à 1 150 euros
Dans son étude annuelle sur le seuil de pauvreté, publiée mardi 6 septembre, l’Insee indique qu’en 2014, les 5 à 8,77 millions de personnes (selon le taux) qui vivaient en dessous du seuil de pauvreté touchaient donc moins de 840 ou de 1 008 euros par mois, quand le smic s’élève à 1 150 euros par mois, à peine plus.


Une nuance à ce chiffre toutefois : la population française ayant elle-même augmenté de 3,5 millions de personnes, il était prévisible que le nombre de personnes sous le seuil de pauvreté augmente lui aussi.

Mais l’affaire reste la même quand on regarde la part de personnes en situation de pauvreté au sein de la population. Il faut remonter à 1996 pour retrouver un pourcentage de plus de 14 % de la population sous le seuil de pauvreté (ou 8 %, si l’on choisit le seuil de 50 % du revenu médian).
Autrement dit, peu importe que l’on choisisse comme indicateur 50 % ou 60 % – l’Observatoire des inégalités calcule aussi sur la base de 40 % –, le constat est le même : la proportion du nombre de personnes sous le seuil de pauvreté augmente en France.


Et comme le seuil de pauvreté est calculé proportionnellement au revenu médian, des personnes considérées comme pauvres en 2011 pouvaient bien ne plus l’être en 2012, sans avoir eu des revenus supérieurs, mais simplement parce que le revenu médian avait lui aussi baissé.

Le Monde, 08/09/2016.


mercredi 14 septembre 2016

28 millions d’enfants déplacés de force

AFP

Près de 50 millions d'enfants à travers le monde vivent "déracinés" a dénoncé ce mercredi l’Unicef. 28 millions d’entre eux ont fui des violences et des persécutions.
Entre 2005 et 2015, le nombre d’enfants réfugiés relevant du mandat du HCR a plus que doublé. Pendant la même période, le nombre total d’enfants migrants a augmenté de 21 %. Fin 2015, environ 31 millions d'entre eux étaient des réfugiés et 17 millions étaient déplacés à l'intérieur de leur pays.
Sur les quelque 50 millions d'enfants déracinés dans le monde --une évaluation "prudente", selon l'Unicef-- 28 millions ont été chassés de chez eux par des conflits, et déplacés à l'intérieur comme à l'extérieur de leurs frontières. Ils ont urgemment besoin d'assistance humanitaire et d'un accès à des services vitaux.  Par ailleurs, environ 20 millions d'enfants ont quitté leur foyer pour diverses raisons dont l'extrême pauvreté et les violences perpétrées par des gangs.  En 2015, environ 45% des enfants réfugiés placés sous la protection de l'ONU étaient originaires de Syrie et d'Afghanistan. 

Le rapport souligne très justement que la population de réfugiés est beaucoup plus jeune que la population de migrants. Si la vaste majorité des migrants sont des adultes (1 migrant sur 8 est enfant), la moitié des réfugiés sont des mineurs. "Beaucoup risquent particulièrement d'être maltraités ou détenus, étant donné qu'ils ne possèdent pas de papiers, ne disposent pas d'un statut juridique précis et ne font l'objet d'aucun suivi systématique de santé", s’alarme l'Unicef. 

(...)

Article intégral en ligne avec Infographies : http://www.humanite.fr/28-millions-denfants-deplaces-de-force-615287
L'Humanité.fr, Mercredi, 7 Septembre, 2016
Humanite.fr

lundi 12 septembre 2016

Mixité sociale à l’école, le match public-privé

Dans une tribune du Monde du 6 septembre 2016, l’économiste Thomas Piketty dénonçait la « ségrégation sociale » dans les collèges et préconisait l’entrée des collèges publics et privés dans le même système d’affectation des élèves. Le 9 mai dernier, La Croix publiait les résultats d’une étude conduite par un chercheur de l’Edhec, qui montrait que les collèges privés sont surreprésentés parmi les établissements les plus mélangés socialement.

 

Voilà de quoi bousculer bien des idées reçues sur l’école. À en croire une étude (1) menée par Pierre Courtioux, chercheur à l’Edhec, l’une des principales écoles de commerce françaises (2), qui s’appuie sur des statistiques du ministère de l’éducation, « le privé fait plutôt mieux que le public » en matière de mixité sociale. Les collèges qui y concourent, précise cet économiste, sont ceux « dont la composition se rapproche le plus de la répartition moyenne des élèves français entre les différents groupes sociaux ».

Un plus grand brassage social

En retenant cette acception et en distinguant, parmi les établissements publics, ceux qui relèvent de l’éducation prioritaire de ceux qui n’en relèvent pas, Pierre Courtioux montre que « les collèges privés sont surreprésentés au sein des collèges les plus”performants” en termes de mixité sociale : alors qu’ils ne représentent que 20 % de l’ensemble des collèges, 50 % des collèges privés appartiennent au tiers des collèges les plus mélangés socialement », souligne ce chercheur, qui est aussi associé au Centre d’économie de la Sorbonne (CNRS et Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne).

En clair, s’il accueille globalement des élèves issus de milieux plus favorisés (avec une surreprésentation d’enfants de cadres, de chefs d’entreprise et de personnes exerçant une profession libérale), l’enseignement privé, très largement dominé par l’enseignement catholique, offre malgré tout un plus grand brassage social que le public. Celui-ci se caractérise plus souvent par des établissements scolarisant des enfants issus, dans une forte proportion, d’un même milieu, qu’il soit ou non défavorisé.

Une volonté d’ouverture sociale et scolaire

Bien entendu, ces phénomènes varient grandement d’un point de vue géographique. La question de la composition sociale des établissements se pose différemment dans un département comme la Vendée, où plus de la moitié des collégiens sont scolarisés dans le privé, que dans des zones largement « déchristianisées », dont Paris, où, estime l’auteur, l’inscription dans le privé répond souvent à une logique « d’entre soi ». La part des collèges privés au sein des collèges contribuant le plus à la mixité sociale est en tout cas supérieure à 52,3 % dans une vingtaine de départements.
Les résultats de l’étude sont sans doute en partie liés au fait que les collèges publics sont soumis à une sectorisation, et sont donc davantage tributaires de la composition sociale de leur territoire que les établissements privés, qui recrutent librement et du coup sont susceptibles d’accueillir des élèves venus de zones très différentes.
Mais cela n’explique pas tout. La volonté d’ouverture sociale – et aussi scolaire – de l’enseignement catholique ne date pas d’hier. « On peut même dire qu’elle remonte à nos pères fondateurs, Don Bosco ou saint Jean-Baptiste de La Salle, soucieux de l’accueil du “plus petit” et convaincus que l’on accède à la dignité par le savoir et la culture », relève Caroline Saliou, la présidente de l’Apel, l’Association des parents d’élèves de l’enseignement libre.

Une convention avec ATD Quart Monde

Pour elle, l’école n’est pas là uniquement pour transmettre des savoirs. « Elle doit aussi aider chaque enfant à construire sa personnalité, à devenir un adulte responsable. Et cela suppose de rencontrer des personnes différentes », justifie-t-elle. « Si la contribution des parents varie grandement d’un établissement à l’autre (de 200 € à 2 000 € par an), il existe partout des systèmes de quotient familial, des tarifs différents, ou des caisses de solidarité permettant à ceux qui le souhaitent de payer plus pour permettre l’accueil d’élèves issus de familles moins aisées », rappelle Caroline Saliou.
Mais lever le frein financier ne suffit pas toujours. C’est la raison pour laquelle l’Apel a signé une convention avec ATD Quart Monde pour « aller chercher les familles les plus éloignées de l’école ». Elle propose entre autres des kits d’animation de rencontres parents-école.
Le niveau de mixité sociale dépend, en tout cas, assez largement de l’histoire et de l’implantation des établissements. De leur volonté politique et de leur effort de communication en ce sens, aussi. « Nous avons beau prendre les inscriptions dans l’ordre d’arrivée, le fait d’obtenir 100 % de réussite au bac nous donne une image élitiste qui détourne de nous certaines familles modestes », estime Philippe Mignot, directeur du collège-lycée La Malassise, à Longuenesse (Pas-de-Calais). Chaque année, il fait le tour des collèges privés des alentours pour convaincre notamment ces parents de « franchir la barrière psychologique ».

(...)

Article intégral en ligne avec infographies : http://www.la-croix.com/Famille/Education/Mixite-sociale-a-l-ecole-le-match-public-prive-2016-09-07-1200758854
LaCroix.com, 07/09/2016.
 

vendredi 9 septembre 2016

28 millions d’enfants déplacés de force

Près de 50 millions d'enfants à travers le monde vivent "déracinés" a dénoncé ce mercredi l’Unicef. 28 millions d’entre eux ont fui des violences et des persécutions.

Entre 2005 et 2015, le nombre d’enfants réfugiés relevant du mandat du HCR a plus que doublé. Pendant la même période, le nombre total d’enfants migrants a augmenté de 21 %. Fin 2015, environ 31 millions d'entre eux étaient des réfugiés et 17 millions étaient déplacés à l'intérieur de leur pays.
Sur les quelque 50 millions d'enfants déracinés dans le monde --une évaluation "prudente", selon l'Unicef-- 28 millions ont été chassés de chez eux par des conflits, et déplacés à l'intérieur comme à l'extérieur de leurs frontières. Ils ont urgemment besoin d'assistance humanitaire et d'un accès à des services vitaux.  Par ailleurs, environ 20 millions d'enfants ont quitté leur foyer pour diverses raisons dont l'extrême pauvreté et les violences perpétrées par des gangs.  En 2015, environ 45% des enfants réfugiés placés sous la protection de l'ONU étaient originaires de Syrie et d'Afghanistan. 
Le rapport souligne très justement que la population de réfugiés est beaucoup plus jeune que la population de migrants. Si la vaste majorité des migrants sont des adultes (1 migrant sur 8 est enfant), la moitié des réfugiés sont des mineurs. "Beaucoup risquent particulièrement d'être maltraités ou détenus, étant donné qu'ils ne possèdent pas de papiers, ne disposent pas d'un statut juridique précis et ne font l'objet d'aucun suivi systématique de santé", s’alarme l'Unicef. 

(...)

Article intégral en ligne : http://www.humanite.fr/28-millions-denfants-deplaces-de-force-615287

AFP

jeudi 8 septembre 2016

L’éducation des jeunes, la solution pour une planète durable

« Garantir l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité, et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie. » L’objectif est ambitieux… et ne sera pas atteint. Selon les auteurs du « Rapport mondial de suivi de l’éducation », publié par l’Unesco (l’organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture) mardi 6 septembre, sans accélération et sans changement dans les systèmes éducatifs mondiaux, « au rythme actuel, le monde parviendra à un enseignement primaire universel en 2042, à un enseignement secondaire du premier cycle en 2059 et secondaire du second cycle universel en 2084 ». Soit un demi-siècle de retard par rapport à la cible, qui est 2030, pour ce quatrième objectif de développement durable (ODD) adopté par les Nations unies en septembre 2015 – au total, dix-sept nouveaux objectifs avaient alors remplacé les huit objectifs du millénaire pour le développement (OMD) fixés pour la période 2000-2015.


« 263 millions d’enfants de 6 à 17 ans [la période retenue pour la scolarisation] ne sont toujours pas scolarisés, alors que la planète compte près d’1,5 milliard d’enfants de cette classe d’âge », explique Nihan Koseleci, chercheuse et membre du groupe d’une vingtaine de personnes qui travaille sur ce rapport mondial, qui existe depuis 2002.

Transformer radicalement le système éducatif

Mais le problème n’est pas qu’une affaire de chiffres et de statistiques. Au-delà du nombre d’enfants exclus de l’école, pour des raisons géographiques, sociales, de conflits ou encore de migration, il faut aussi transformer le système éducatif. « Nous devons changer radicalement la façon dont nous envisageons le rôle de l’éducation dans le développement mondial, car elle joue le rôle de catalyseur pour le bien-être des individus et l’avenir de notre planète », a ainsi déclaré la directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova.
A la différence des OMD, qui concentraient la problématique du développement dans une logique essentiellement d’aide aux pays en voie de développement, s’agissant de l’éducation, la santé, l’alimentation ou encore de l’égalité entre les sexes, les ODD visent à inciter tous les pays, du Sud comme du Nord, à atteindre les nouvelles cibles. Concernant l’éducation, alors que seul le primaire était visé par les ODD – de réels progrès ont été enregistrés, notamment en Afrique subsaharienne, même si l’objectif d’une scolarisation universelle n’a pas été atteint en 2015 –, l’ambition s’est étendue à l’ensemble du cycle jusqu’à la fin de la scolarité obligatoire.
Surtout, les ODD ont renforcé une vision globale du développement mondial, conjuguant les questions éducatives, sanitaires, sociales et environnementales pour une croissance inclusive. Et, pour la première fois, ce rapport mondial étudie un aspect fondamental pour l’avenir de la planète, le rapport entre l’éducation, ses contenus, et le développement durable, prenant en compte les problématiques liées au réchauffement climatique, notamment.
(...)
Le Monde, 06/09/2016.

mercredi 7 septembre 2016

Les Français renoncent de plus en plus aux soins, particulièrement les plus démunis

santé médecin prescription stéthoscope-UNE
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Le Secours populaire français a présenté les résultats de son dixième baromètre, réalisé par Ipsos, sur la perception de la pauvreté par les Français. Si les Français sont de plus en plus nombreux à se dire exposés à la précarité, ce n’est plus seulement aux loisirs qu’ils renoncent mais également désormais aux soins médicaux. Et les plus démunis sont les plus touchés. La loi de modernisation de notre système de santé a prévu des mesures telles que la généralisation du tiers payant ou des tarifs sociaux pour les bénéficiaires de l’aide à l’acquisition d’une complémentaire santé. Mais le Secours populaire reste sceptique et attend de voir les mesures concrètes pour en évaluer les impacts. La crise financière et économique de 2008 a aggravé la pauvreté des Français et accentué leurs difficultés à affronter leurs dépenses quotidiennes. C’est ce que révèle, sans surprise, le 10e baromètre du Secours populaire français (SPF) réalisé par Ipsos.
En 2016, 55 % des personnes interrogées jugent que leur vie est menacée par la pauvreté. Plus inquiétant encore, 38 % parmi elles ont vécu de telles situations (chiffre en augmentation de 3 % par rapport à 2015). Enfin, 83 % parmi elles considèrent que les générations futures sont davantage exposées à la pauvreté.

Des difficultés croissantes à se soigner

Cependant, ce n’est plus seulement aux vacances ou aux activités culturelles que renoncent les Français, mais également aux soins médicaux. « Le baromètre reflète ce que nous constatons au quotidien dans nos permanences d’accueil, de solidarité et relais-santé. Depuis quelques années, nous assistons aux difficultés croissantes des Français à se soigner. C’est pour cela que nous avons mis cette thématique en exergue », témoigne Julien Lauprêtre, président du SPF.
En effet, en 2016, 35 % des Français ont renoncé ou retardé l’achat de prothèses dentaires (+ 4 % par rapport à 2008), 28 % ont repoussé ou abandonné une consultation chez le dentiste (+ 5 % comparé à 2008).

31 % des plus démunis ont retardé ou renoncé à une consultation chez le généraliste

Ces privations sont bien sûr renforcées chez les plus démunis, ceux dont le revenu mensuel net par foyer ne dépasse pas 1 200 euros.
En 2016, 64 % parmi eux éprouvent des difficultés à payer certains actes médicaux mal remboursés par la Sécurité sociale. Les problèmes s’aggravent dans le domaine des soins dentaires et ophtalmologiques.
Ainsi, 50 % de ces personnes ont retardé ou renoncé à une consultation chez un dentiste, chiffre en croissance de 22 % par rapport à 2008.
Ils sont 39 % à avoir eu la même attitude face à une consultation chez un ophtalmologiste (+ 9 % par rapport à 2008). 42 % ont repoussé ou renoncé à l’achat de lunettes ou lentilles de contact (+ 5 %), et 39 % à l’acquisition de prothèses dentaires (+ 1 %).
Enfin, un résultat alarmant : 31 % ont retardé ou renoncé à une consultation chez le généraliste (+ 7 % par rapport à 2008).

Dans l’attente des effets de la loi Santé

Dans son volet accès aux soins, la loi de modernisation de notre système de santé du 26 janvier 2016, vise à pallier ces problématiques, notamment à travers la généralisation du tiers payant à partir du 1er janvier 2017 et l’extension aux bénéficiaires de l’aide à l’acquisition d’une complémentaire santé (ACS) d’un tarif social pour les soins dentaires (prothèses et orthodontie), optiques (lunettes) et les prothèses auditives.
Cependant, Julien Lauprêtre se montre sceptique : « Depuis des années, nous suivons les déclarations officielles et les efforts des pouvoirs publics, et nous constatons, sur le terrain, une aggravation continuelle de la situation économique des ménages. J’attends les conséquences concrètes de cette loi, avant de me prononcer ».

La Gazette Santé Social,07/09/2016 par Rouja Lazarova.

Article intégral en ligne : http://www.gazette-sante-social.fr/31053/les-francais-renoncent-de-plus-en-plus-aux-soins-particulierement-les-plus-demunis 

mardi 6 septembre 2016

Santé : les Français déboursent moins pour se soigner

La part des dépenses assumée par les ménages a poursuivi sa baisse en 2015. Le reste à charge des complémentaires a lui aussi diminué, selon un rapport de la Drees.

Santé : les Français déboursent moins pour se soigner
VALINCO/SIPA
 
Le reste à charge diminue en France. La part des dépenses de santé supportée par les ménages a baissé « pour la quatrième année consécutive », se réjouit le ministère de la Santé dans un communiqué, qui reprend les dernières données d’un rapport de la Drees, la division Statistiques du ministère.
En 2015, le reste à charge a ainsi diminué de 0,2 point pour atteindre 8,6 %. En 2011, la part des dépenses de santé assumée par les ménages s’établissait à 9,3 % puis à 9,1 % en 2012, 8,8 % en 2013 et 8,6 % en 2014. Elle s’établit aujourd’hui à un « niveau historiquement bas ».
« La baisse depuis 2011 atteint près de 1 point (0,9), soit environ 1,7 milliard d'euros. Malgré la progression continue des dépenses de santé, les dépenses à la charge des ménages ont diminué en valeur absolue », rappelle le ministère.

Pourquoi docteur,




lundi 5 septembre 2016

« Je réussis mes études en IFSI » : un guide pratique pour y parvenir

On y est ! Le moment tant attendu (enfin, n'exagérons rien...) de rejoindre les bancs de l'IFSI est arrivé. Pour certains, cette rentrée marque le début d'une nouvelle aventure. Pour d'autres, notamment les plus « anciens », c'est l'occasion de retrouver ses camarades de promo, sa pince Kocher et... ce bon vieux cadre formateur un tantinet casse-pied. Vous savez ? Celui qui ne cesse de vous interroger à chaque cours. Mais, bonne nouvelle ! Cette année, la rentrée commence plutôt bien car Infirmiers.com vous offre un cadeau conçu rien que pour vous : un guide qui vous donne toutes les clés pour réussir votre année. En version papier (et oui!) ou à télécharger sur le site !

Pour la rentrée 2016, 31 061 étudiants infirmiers sont
attendus dans les IFSI pour leur première année d'études.

Nombreux sont ceux passés par la case IFSI avant vous et qui, à l'époque, auraient aimé avoir à leurs côtés un compagnon de route pour les accompagner tout au long de leur formation. Aujourd'hui, ce partenaire existe bel et bien sous forme d'un guide intitulé « Je réussis mes études en IFSI ». Issu d'une collection de quatre ouvrages, il décrypte pour vous de façon inédite et pratique les trois années d'études en soins infirmiers afin que vous puissiez mieux les appréhender.mais
Un guide en version papier (et oui ! demandez-le dans votre Ifsi, il est gratuit !) ou à télécharger sur infirmiers.com sur un espace dédié (c'est encore mieux !)

Un guide écrit pour vous et avec vous

Enrichi de témoignages d'étudiants, de conseils éclairés et d'informations avisées, « Je réussis mes études en IFSI » donne d'efficaces moyens d'y parvenir. De la check-list des choses à faire pour bien commencer son année à une méthodologie explicite permettant de rédiger son mémoire de fin d'études, tout y est pour faciliter votre vie d'ESI. Comment valider son stage ? Quel est le principe de la compensation ? Que se passe-t-il en cas d'interruption ? Les réponses aux questions les plus fréquentes se trouvent dans ce livret de 80 pages disponible gratuitement dans votre IFSI ou en téléchargement.
Un guide qui décrypte (...) les trois années d'études en soins infirmiers  afin que vous puissiez mieux les appréhender.

Guide études en IFSI 

80 pages écrites sur un ton divertissant

Nous le savons, tout programme d'études s'accompagne de références indispensables à l'apprentissage. De fait, se plonger corps et âme dans une lecture supplémentaire, qui plus est un guide, n'est pas ce qu'il y a de plus attrayant. C'est la raison pour laquelle sa rédaction a été imaginée pour faciliter sa prise en main. Des rubriques variées, un ton distrayant et dynamique, des conseils astucieux… Tous les ingrédients pour faire de cette première édition un « must have » sont réunis. Il ne vous reste donc plus qu'à vous le procurer (vite) !

Infirmiers.com, 01/09/2016.
Article intégral en ligne : http://www.infirmiers.com/etudiants-en-ifsi/etudiants-en-ifsi/je-reussis-mes-etudes-ifsi-guide-pratique-pour-parvenir.html


Retrouvez tous les guides : http://www.infirmiers.com/profession-infirmiere/guides/home-guides-infirmiers.html

jeudi 1 septembre 2016

Comment bien entamer son année d'études en soins infirmiers ?

Le temps des parasols et des tongs est maintenant bien loin. Le roman d'été laisse place au bouquin de biologie fondamentale et le maillot de bain coloré s'incline devant le pyjama de travail blanc. Avec l'arrivée du mois de septembre, la rentrée a en effet sonné pour des milliers d'étudiants en soins infirmiers (ESI). Mais pas de panique ! Voici les conseils d'Infirmiers.com pour bien commencer son année.

groupe d'étudiants extérieur
En septembre 2016, 30 997 étudiants devraient
être admis en 1ère année d'études en soins infirmiers.


Vais-je rapidement m'intégrer au sein de ma « promo » ? Les cours de l'unité d'enseignement 2 (UE) seront-ils toujours aussi ennuyeux ? Qui sera mon directeur de mémoire ? Comment se déroulera mon prochain stage ? Autant de questions que sont amenés à se poser les étudiants en soins infirmiers les premiers jours de la rentrée, l'étape « obligée » pour sauter à pieds joints dans une année remplie de défis et… de surprises. Mais bien souvent de telles interrogations provoquent des inquiétudes. Alors, pourquoi ne pas mettre tous les atouts de son côté en suivant quelques conseils pour bien préparer sa rentrée ? 

10 choses à adopter

L'organisation

C'est bien connu. Un infirmier est or.ga.ni.sé. Par conséquent, c'est ce que les cadres formateurs attendront des ESI. Depuis la dernière réforme du programme d'études en soins infirmiers, les IFSI sont rattachés aux universités. Ainsi, une grande autonomie individuelle est désormais indispensable pour réussir ce cursus. Un important travail personnel doit de ce fait être fourni tous les jours. Alors, l’un des meilleurs moyens d’appréhender cette année est de s’organiser dès le début de la rentrée. Ce travail personnel peut être organisé en établissant un planning quotidien ou un emploi du temps hebdomadaire.  Une organisation individuelle permettra de planifier des révisions régulières, d’éviter le stress et d’effectuer un travail efficace sur le long terme.

Une nouvelle méthode de travail

Apprendre les cours par cœur, c'était bien, oui mais… en primaire. Les études en soins infirmiers abordent des disciplines aussi complexes qu'intéressantes telles que la physiologie, l'anatomie et les grandes fonctions. Appendre un cours sans le comprendre est une méthode limitée qui sera rapidement mise à dure épreuve lors des stages.

Le travail en groupe

La profession infirmière s'inscrit dans une démarche pluridisciplinaire. L'infirmier n'est pas seul dans son coin à prendre en charge les patients. Il s'agit d'un travail d'équipe. C'est la raison pour laquelle les IFSI privilégient le travail en groupe pour les travaux dirigés (TD), les travaux personnels guidés (TPG) et certains examens. Il est donc conseillé de se familiariser avec cette méthode de travail (si ce n'est pas déjà fait). Malheureusement, celle-ci peut réserver bien des surprises… surtout lorsque certains étudiants se reposent sur le travail et les efforts des autres membres du groupe. Bien souvent, ils s'attribuent ainsi une bonne note sans avoir eu à bouger le petit doigt. Alors petite astuce : repérer les personnes qui partagent votre désir d'efficacité, celles avec lesquelles la communication a tendance à mieux passer. En outre soigner les relations au sein du groupe. La qualité du travail reflétera la cohésion et l'entente de l'équipe.

Les fiches de révisions

Ah, les bonnes vieilles fiches bristols. En général, les étudiants tout droit sortis du lycée y sont déjà accoutumés. Mais quid de ceux qui reprennent leurs études ? Pour autant, leur utilité est indéniable, que ce soit pour les stages que pour les révisons. Elles facilitent également l'apprentissage. Quoi de plus ingénieux pour renforcer ses connaissances ?

Une activité sportive

Les études en soins infirmiers sont rudes et difficiles. Elles demandent beaucoup d'investissement personnel, physique et intellectuel. Le sport permet de réduire le stress, de faire le vide et de garder un esprit zen. Alors pour mieux appréhender cette palpitante année, mieux vaut pratiquer une activité sportive régulièrement.
(...)

01/09/2016, Infirmiers.com. Article intégral : http://www.infirmiers.com/etudiants-en-ifsi/etudiants-en-ifsi/comment-bien-entamer-annee-etudes-soins-infirmiers.html